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Zebrakelo
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4,0
Publiée le 15 avril 2026
Farce excellente et riche. Le trio d'acteurs-rice se complète bien, et l'univers Gilliam est on ne peut plus présent : humour, fantaisie & absurdité battente leurs pleins. La comédie est vivante tout en étant pleine de satire et de critiques sociales. Un feel-good movie politique à savourer sans modération.
Peut-être parce qu’il s’agit d’un film de commande, le réalisateur Terry Gilliam livre une œuvre plus aboutie qu’à l’accoutumé sans être exempt de défauts avec toujours ses nombreux tics de mise en scène agaçants mais aussi ingénieuse avec des fulgurances clinquantes. Néanmoins, le scénario écrit par Richard LaGravenese qui parle de rédemption et de deuil est émouvant, porté par les formidables Jeff Bridges et Robin Williams. Un poil trop long et brouillon mais aussi touchant.
un film hors du temps et des critiques peu ou prou une humanité s'en dégage certes le comportement du radio fan de conseils et de jean passe s'en trouve bien ennuyé vis à vis des attentats mais à vrai dire je n'ai pras trop de choses à dire sur ce film sauf que j'ai aimé et c'est un film qui fait oublier tant de mauvais films et ils sont nombreux sinon la scène des raviolis est chouette mais bon les avis sont différents car on a pas toujours la même compréhension d'un même fait je trouve nez en moins que ce film est chouettisime !
Quel dommage que le film comporte quelques longueurs et problèmes de rythme, car il en ressort tellement de sourires et de rires, à travers des acteurs d'exception.
Le style du réalisateur est largement présent, il ne faut pas y être hermétique.
Malgré la rudesse de certains sujets, le film se révèle au final "feel good".
Maître tout puissant de son émission de radio le jour, adulé pour un "franc-parler" d'un cynisme confinant à la méchanceté gratuite, mais seul le soir, au point de proférer depuis son très confortable appartement surplombant tout New-York des jugements lourds de prétention à l'égard de ses semblables, Jack ne vit que pour l'argent, la gloire et la satisfaction de dominer son monde. Se complaisant dans un schéma de "supériorité" vis-à-vis d'autrui révélant le peu de sens de son existence et sa profonde solitude, l'animateur, star intouchable complètement déconnectée des réalités terrestres, se retrouve subitement confronté à la portée de ses mots. Vertigineuse, sa chute dévoile pourtant la part d'humanité logée au fond de son cœur. Au contact de Parry, Jack se transforme. Surmontant progressivement le sentiment de culpabilité qui l'afflige par rapport à cette tuerie dont-il se sent - injustement - le responsable, il tente d'aider cet homme brisé, fou à lier mais indéniablement plein de vie. Dans cette œuvre frénétique, riche de personnages tous plus bariolés les uns que les autres, la quête du graal n'est qu'un prétexte à la mise en place de situation absurdes et parfois hilarantes (La scène ou le clochard chanteur va chanter et danser dans les bureaux de Lydia en est merveilleux exemple), et à une réflexion de fond sur nos rapports aux uns et aux autres. Quel sens pouvons nous leur donner ? Et quel sens donner à l'existence ? Bah, quelles questions ! Il faut vivre vraiment, dans l'amour que nous portons à nos semblables et sans lesquels tout est plus gris, sombre, triste et sans intérêt. Nous sommes trop seuls, confrontés à nous mêmes, et c'est pourquoi Terry Gilliam nous engage à avoir un peu de folie et à nous éclater tous ensemble. Et, s'il faut finir dans l'insouciance tel un Parry à poil, dans un parc ou au bord d'une rivière à contempler les étoiles, au moins on aura une belle connerie à raconter pour rigoler !
Magnifique histoire de rédemption, plutôt simpliste, un peu convenu voir même naïve mais bien plus profonde qu'elle n'y parait. Terry Gilliam était à son sommet, on reconnait parfaitement son style si particulier et unique. Mais cette histoire serait peut-être ennuyeuse à suivre si la performance des 4 acteurs principaux n'était pas aussi qualitative.
Jolie romance dans le N.Y du début des années 90, jazzy et urbain. Gilliam choisi l'audace dans des prises de vue dynamiques (à l'image de l'intro et le plan séquence en plongé). Tout rappel N.Y : les bruitages, les ombres/lumières, prises de vue plongées/contre plongées (me font penser aux grattes ciel/ cave, à la réussite/échec), la folie. Folie douce parfaitement personnifiée par R.Williams et certains personnages secondaires. On peut regretter les décors studio qui manquent d'authenticité et vieillissent mal.
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0,5
Publiée le 10 février 2021
Le style de Terry Gilliam à a voir avec ce film décevant sur un journaliste radio insatisfait à New York qui se cache après avoir connu le malheur de sa carrière. Apprenant à vivre à nouveau après avoir rencontré un ancien professeur qui est maintenant une sorte de gourou parmi les sans-abri. Une comédie dramatique peut-être mais qui se déroule dans les méandres de la réalité avec Jeff Bridges qui lutte visiblement à l'écran aux côtés de Robin Williams. Les traditions folkloriques et le symbolisme des contes de fées détournent l'attention du récit et Gilliam n'est jamais capable d'émouvoir le public avec sa main trop lourde. C'est vraiment un voyage dans l'esprit et un voyage que je ne pouvais pas supporter. Certains vont adorer ce film. Le style de Terry Gilliam a certainement ses fans mais je n'en fais pas partie...
Premier film de commande de Terry Gilliam au début des années 90, cette semi-épopée arthurienne dans les bas-fonds new-yorkais nous amène à suivre Jack Lucas, un ex-animateur star de radio (Jeff Bridges) sauvé d'une agression nocturne par Parry (Robin Williams), un clochard qui est à la recherche du Saint Graal. Ce film se savoure donc tout particulièrement par la rencontre entre nos deux personnages principaux, incarnés de manière magnifique par Jeff Bridges et Robin Williams, cabossés par la vie et des évènements contraires. Terry Gilliam parvient à insuffler son style reconnaissable dans une très belle mise en scène convoquant l'heroic fantasy et le rythme trépidant de la Grosse Pomme. Rempli de poésie et d'humour, notre histoire convoque également deux personnages féminins très bons et justes dans leur interprétation. Malgré la durée un tout petit peu excessive, j'ai été complètement transporté dans cette quête de sens de nos personnages et avec une envie folle de contempler le mouvement des nuages à la nuit tombée.
Il était évident qu'un grand réalisateur incubait sous couvert des Monty Python, mais j'ai longtemps cru que c'était avec Brazil qu'il s'était vraiment lâché. Il fallait en fait attendre son arrivée dans un cinéma pleinement américain pour qu'il fût révélé sous un nouveau jour – et accessoirement qu'il cesse de vouloir concilier ses délires graphiques aux jeux de rythme.
On sent qu'il se retient de fantaisies en s'élançant dans ce scénario assez familier se donnant pour objectif de toucher au maximum de liens entre les personnages. Mais en 2014, lors de mon premier visionnage, j'avais décroché assez vite à cause d'une sorte de retour à des sources dont j'ignorais alors l'existence.
Car Robin Williams n'est pas qu'un homme traumatisé qui devient le fou attachant pour lequel on connaît Le Roi Pêcheur : il est l'avatar de l'imagination de Gilliam, sa créativité presque diabolique perchée sur son épaule pendant qu'il tourne, enfermée dans un rôle psychologiquement profond convenant parfaitement au comédien. D'abord modeste et assez matérialiste dans son déroulé, Le Roi Pêcheur dévoile vite l'intérêt qu'il avait à exploiter des filons faciles, car pour le dire simplement : il va plus loin. Beaucoup plus loin.
On ne garde pas longtemps l'impression qu'il s'agissait surtout de multiplier les interactions, car elles sont soignées : la pitié, l'affection, l'amitié, l'affliction, l'amour, tout a sa place et fait l'objet de parties parfois très complètes où l'on prend le temps de temporiser, de faire semblant de passer à la suite pour finalement revenir en arrière et montrer à quoi servait quelque allusion mise en place longtemps avant. Gilliam fait toujours un pas de plus par rapport à ce qu'on attend de lui.
Assez abordable, le film explore sans faire semblant l'épais cauchemar de la dépression et la solidité d'une relation, tout en faisant éprouver à ces thèmes la force d'un attachement très humain donnant lieu à plusieurs beaux moments, à des débordements géniaux dans des genres apparemment hors-sujet, et au retour pertinent des atouts du réalisateur en matière de graphisme. Il faut, comme Gilliam et à l'inverse de moi à 16 ans, savoir voir plus loin que le bout de son nez afin de profiter de ce récit aussi exhaustif sur quelques semaines que joliment allusif sur le temps qu'il élide.