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Charlotte28
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4,0
Publiée le 23 février 2026
Par sa candeur devenue complaisance, l'(agaçant) héros symbolise le comportement des Alliés ayant accepté voire cautionné le nazisme par une lâcheté érigée en pacifisme, même après la découverte de wagons dont ils ne soupçonnaient pas l'existence. Ainsi, l'écho créé entre l'Allemagne de l'après-guerre et d'avant aggrave le pessimisme de ce drame dans lequel les considérations économiques, pragmatiques, personnelles prévalent sur l'éthique. Narrée par la voix-off d'un hypnotiseur soit le cinéaste même faisant apparaître les circonvolutions de l'inconscient, les traumas enfouis, les fantasmes cachés, la réalisation s'habille de morosité grâce à une mise en scène méticuleuse où les couleurs ne sont que des traquenards et de sarcasme face au comportement des protagonistes. Passant de la déambulation touristique décalée au film noir, l'histoire dévie vers le thriller en conservant un regard distancié objurgateur - jusqu'à un final engloutissant tout espoir. Radical.
Arrivé au générique de fin, on ne peut se départir de ce sentiment d'avoir visionner une oeuvre unique pourvue de nombreuses qualités. Formellement déjà, Lars Von Trier fait des merveilles. Il nous livre une magnifique photographie au service d'une excellente mise en scène. Ambiance presque science-fictionnelle pour une histoire dont l'action se passe en Allemagne juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'atmosphère est pesante et crasse du début à la fin. De quoi secouer un peu le spectateur malgré quelques longueurs qui se font ressentir vers la fin. Du grand cinéma !
C’est la forme qu’a priorisé Lars Von Trier dans ce film, et c’en est bien le premier intérêt. La composition des plans et l’utilisation de la lumière sont extrêmement soignées, renvoyant souvent à l’expressionisme ; les alternances noir et blanc / couleur, les surimpressions (pas gratuites, mais signifiantes), l’inventivité créative sont impressionnantes. Pas que la forme tout de même, car dans cette plongée dans l’Allemagne chaotique d’après-guerre où le nazisme vit ses derniers soubresauts (avec l’action du groupe nazi des « loups garous »), elle participe à la triple impression de malaise, de mystère et de poids du récent passé. Un film choc, presque un ovni, qui laisse groggy mais peut-être pas longtemps de traces…
Certes lars von trier est un très bon metteur en scène et il le prouve dans ce film qui est en terme d image et de cadre très beau avec un graphisme et des insertions époustouflantes et surtout grandiose pour l epoque. Néanmoins le scénario est trop alambiqué et de surcroît trop opaque qui m a laissé au bord du chemin. Je n ai pas compris les tenants et les aboutissants de l l'histoire. C est dommage.
"Europa", c'est le gros joujou sophistiqué de Lars Von Trier. Ici, le truc plus fort que la mise en scène, c'est littéralement la scénographie. Le paroxysme baroque de décors sans cesse traversés par la caméra en long, en large et en travers crée un mix esthétique qui convoque l'expressionisme allemand, le surréalisme et le trompe-l'oeil pour mieux traiter de l'immédiate après guerre en Allemagne. Ce foisonnement ambitieux est assez impressionnant mais laisse un peu le spectateur sur le quai de la gare. Car le problème majeur, c'est que LVT n'a aucune passion pour ses personnages. Ce sont juste des signes froids et désincarnés qui se contentent de traverser l'écran. Jean Marc Barr fait ce qu'il peut, mais une fois le film fini on oublie presque qu'il était dedans. "Europa" ferait figure de conte absurde et édifiant s'il ne manquait pas une vraie charge émotionnelle. Sans ça, le film est juste théorique. Rétrospectivement, il faudra attendre "Breaking the Waves" pour que LVT découvre l'émotion, enfin.
A l'image des deux précédents films de la trilogie sur l'Europe de Lars Von Trier, j'ai encore une fois été peu emballé par Europa. Il y a pourtant un début de film qui m'a bien emballé et des belles envolées lyriques avec la musique je trouve, mais comme dans les deux précédents films, je ressens qu'il y a une monotonie dans le film qui me fait peu à peu désintéressé de ce dernier. Ces 3 films sont sûrement thématiquement aussi intéressants que les œuvres plus récentes de Von Trier et j'adorerais en voir des analyses, mais à l'heure actuelle je décroche tellement de cette trilogie que je n'arrive pas à y déceler de message intéressant. Bref, dommage mais je suis complètement passé à côté.
En 1991, Lars von Trier termine sa trilogie nommée « Europe ». Comme souvent, le réalisateur danois offre une mise en scène soignée s’appuyant sur une belle photographie en noir et blanc assortie d’insertions en couleur. Sur le fond, l’histoire possède son lot de métaphores abstraites sur les dérives d’une société. Pourtant, l’auteur ancre son récit juste à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans une Allemagne complètement ravagée, où l’on découvre les blessures d’un pays tentant de se reconstruire (élimination des complices des nazis, cas de conscience des familles qui se sont enrichies durant le conflit, patriotisme, etc.). Ce chaos est exposé à travers les yeux d’un jeune Américain d'origine germanique (Jean-Marc Barr) à l’aide d’une multitude de séquences décousues. En raison d’une approche résolument cynique, l’ensemble reste confus. Bref, du cinéma d’auteur difficile d’accès.
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0,5
Publiée le 22 octobre 2020
Je viens de regarder Europa et cela m'a donné un mal de tête incroyable. Cette fois, M. von Trier a vraiment exagéré ce genre de chose artistique stylée et tellement existentialiste de l'Europe centrale. À la fin lorsque le protagoniste principal meurt il suffit de hausser les épaules. Et dire à quoi ça sert ?. De toute façon vous ne vous souciez d'aucun des personnages. La réalisation est sombre et sombre et parfois il y a ce technicolor bizarre. Tout cela revient à dire que ce film est étonnamment sans originalité et même sans inspiration à mon humble avis. Très bien peut-être que vous pouvez l'appeler kafkaïen.et jamais aimé Kafka de toute façon d'ailleurs. En fin de compte une bouteille de vodka peut vous donner beaucoup plus d'illusions et d'effets visuels que ce film n'a jamais espéré obtenir. De plus il peut vous rendre tout aussi déprimé que si vous la buviez seul...
Un très gros film encore de van Tiers. Tout d'abord une esthétique flamboyante , rappelant l'expressionnisme noir et blanc de Murnau ou F. Lang, avec quelques inserts modernes en couleur .Superbe et magique .Et puis le scénario est très bon, abordant le sujet peu connu des ce milices nazis , post guerre 39-45, ces Loups Garous. Les acteurs sont excellents ; J.M. Barr , solide , sérieux, inquiétant, B. Sukova que l'on retrouve avec grand plaisir .Eddy Constantine , surprenant dans ce rôle improbable. Un film envoutant et très fort.
Ce film mélange tout, genre, style et contenu, pour se vouloir universel. A mes yeux, il est une injure évidemment aux juifs, mais aussi à tous ceux qui ont fait cette guerre horrible. Pastiche et enfilage de lieux communs, invraisemblances et poncifs, il n'épargne rien au spectateur qu'il faut espérer inculte. L'hagiographie, livresque ou cinématographique, ne manque pas pour opposer à ce salmigondis ce que fut la réalité d'une violence incommensurable. A trop vouloir dénoncer, on banalise. On n'est pas loin de la servilité, alors que tout propos sur le thème devrait s'en écarter.
Pour moi le meilleur film de Von Trier, avec son pendant 'the element of crime'. L'ambiance délétère de cette Allemagne d'après-guerre quasiment fantasmée, décrépite et minée de l'intérieur, avec ses intrigues amères et sa pénombre quasi perpétuelle, est décrite de manière unique par Von Trier, avec cynisme et poésie, et non sans un certain humour grinçant. Chacun dans sa direction et à sa manière, tout le monde court à sa perte. Les personnages sont comme pris dans des engrenages, le 'héros' du récit en premier, qui est comme guidé implacablement à son destin par la voix-off de von Sidow... et les rails. Les images et la lumière sont superbes, la mise en scène est riche et inventive, elle utilise un grand panel d'effets pour ajouter à l'expressivité des scènes, superpose, mélange, passe du noir et blanc à la couleur... toujours avec une superbe virtuosité (on est bien loin de Dogma...). Le film est puissant, tragique, cynique, expressionniste, romantique, fort et beau, et remplis de trains... en un mot fascinant !
Je vois le train de l'Europe d'après-guerre mais pas l'Europe d'après-guerre ! Un film assez graphique, mais sombre ce que je n'apprécie pas. Le noir et blanc n'apportent rien de macabre, c'est juste une facilité ! Le train est sans doute une metaphore de l'Allemagne. Il y a de la corruption. J'ai trouvé ce film assez hypnotisant, c'est l'effet recherché avec cette voix off. Je ne sais expliquer ce qui m'a rendu perplexes sur ce film de Lars Von Trier ? Europa est assez spéciale. L'histoire d'amour est assez simple, on peut appeler sa de l'amour .
CE film est vraiment magnifique, et rien que pour ça je le place dans mes meilleur expérience cinématographique , j ai rarement voir jamais vu un film aussi graphiquement parfait, bien que l histoire est peux intéressante j ai réussi a passer a cote pour me concentrer sur ces sublime plan!! Un film incontournables de cinéphiles
Film de Lars von Trier, de 1991 Un film très original, le sujet étant un aspect de l'Allemagne après la défaite du pays en 1945. Un jeune homme devient Controleur de train grâce à son oncle, et ainsi traverse l'Allemagne avec ses fantômes et ses fantasmes , où règnent encore et agissent des terroristes nazis. Ainsi, à cause d'une femme dont il est amoureux, il doit faire exploser un train. La réalisation très particulière de Trier fait de ce film un chef d'oeuvre du genre grâce à un langage cinématographique très recherché : cadrages, plan, couloir, trains, noir et blanc contrastés, superposition d'images... L'auteur adopte un style vraiment particulier qui donne à l'ensemble une atmosphère de déliquescence, de déstructuration, de décadence de tout un pays, tout en posant de bonnes questions sur la politique, l'engagement, la guerre, le terrorisme, le patriotisme. Film étrange et dérangeant, avec une technicité parfaite dans la réalisation, ce qui en fait vraiment une oeuvre à part.