The Player
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JR Les Iffs
JR Les Iffs

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4,0
Publiée le 25 janvier 2016
La vie à Hollywood. Un responsable des scénarios pour les films tue par accident une personne qu'il prend pour un maître chanteur. spoiler: Il réussira à se disculper, réussira aussi à épouser la femme de sa victime, à exclure un concurrent qui lui faisait de l'ombre dans son travail, et à vivre très bien ainsi.

Bon film d'Altman. La vie des créateurs de film à Hollywood est bien décrite, avec tout le cynisme de ces gens qui ne pensent qu'à leur réussite et à éliminer un concurrent potentiel. C'est un vrai panier de crabes dans lequel notre héros sait très bien patauger. C'est très bien réalisé avec un scénario très original et Altman connaît très bien ce dont il parle....
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2015
La décennie 80 qui s’achève aura été maudite pour Robert Altman qui depuis “Popeye” (1980), son dernier succès, accumule les échecs, aucun de ses films n'ayant trouvé grâce auprès de la critique et encore plus grave auprès du public. A plus de 60 ans, le réalisateur est désormais considéré comme un has-been. Toujours en lutte avec les studios pour obtenir sa liberté artistique, il n’est plus depuis un moment en position de force pour imposer quoi que ce soit à Hollywood où l’on ne goûte guère aux sautes d’humeur de cet iconoclaste, certes capable de coups de génie, mais aussi peu regardant à la dépense, transformant ses plateaux en communautés libertaires où la marijuana circule volontiers. Il faut donc que Sidney Lumet abandonne le projet pour que cette adaptation du roman éponyme de Michael Tolkin lui tombe dans les mains. La charge sur Hollywood qui sert de toile de fond à ce thriller est bien sûr très motivante pour Altman qui a quelques comptes à régler et qui voit d’un très bon œil l’occasion qui lui est offerte d’inscrire ses pas dans ceux de Billy Wilder (« Sunset Boulevard » en 1950), Vincente Minnelli (« Les ensorcelés » en 1952) ou Robert Aldrich (« Le grand couteau » en 1955, « Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? » en 1962 ) qui avant lui, ont montré les dessous peu reluisants de l’usine à rêves. Ce ne sont pas les stars déchues qui seront ici l’angle choisi pour aborder le cynisme des studios mais plutôt le mode de production des films notamment la mise à nu du processus de décision qui incite à tuer dans l’œuf toute innovation pour préférer surfer sur les recettes déjà éprouvées, meilleures garantes d’un retour rapide sur investissement. Un tropisme toujours dénoncé, jamais résolu qui n’a fait qu’empirer avec l’arrivée dans les années 1970 des blockbusters. Robert Altman toujours facétieux, on n’est pas l’auteur de « M.A.S.H » pour rien, le fait avec sa décontraction, sa légèreté et sa dérision habituelle. Le travelling de huit minutes qui ouvre le film procède à une mise en abyme des plus délicieuses où l’on voit le petit monde d’un studio s’affairer successivement autour de Griffin Mill (Tim Robbins) un directeur de production courtisé à qui chacun tente de placer son idée de film, illustrée de références à d’anciens succès et à des castings mirobolants qui vont casser la baraque. Le ton est donné, Altman se moque gentiment d’une mascarade qu’il connait trop bien pour en être dupe. Dans cet univers où tout le monde semble copain, où l’on se retrouve dans les meilleurs restaurants et les cocktail-party, le moindre faux pas est guetté car les chaises ne restent pas longtemps vides. Griffin ne le sait que trop, voyant un adjoint débauché de la Fox venir le seconder. A ce nouveau contexte inconfortable, s’ajoute des cartes postales de menaces émanant sans doute d’un des nombreux scénaristes dont la copie a été rejetée sans ménagement. A partir de ce canevas de départ classique du film noir qui nous présente un homme sur la tangente magnifiquement campé par le très longiligne Tim Robbins (Prix d’interprétation à Cannes en 1992), Altman sur un faux rythme pour le moins fascinant, marie adroitement la satire avec le suspense d’un thriller de bonne facture. S’ajoute à ce mélange la surprise renouvelée tout au long du film de reconnaître la pléiade d’acteurs renommés, ravis d’apparaître un court moment chez Altman qui en dépit de son passage à vide a conservé toute son aura de grand directeur d’acteurs. Cette dilution dans le genre policier et la dérision n’en permet pas moins à Altman de faire passer son message de fond sur le sort qui est réservé aux scénaristes à qui Hollywood dénie le statut d’auteur, préférant les cantonner à celui de petites mains de luxe. Pour bien illustrer le comportement pavlovien des producteurs, Altman ira même jusqu’à imaginer la production d’un film dans le film pour nous montrer lors d’une projection-test hilarante de flagornerie, l’écart entre les intentions de départ et le résultat final. Cocktail jouissif auquel s’ajoute la sensualité torride de Greta Scaachi, « The player » marque le retour en forme d’un réalisateur qui sans se renier parvient à trouver une seconde jeunesse qui lui permettra dans la foulée de monter « Short Cuts » le projet qui lui tenait à cœur depuis un moment, mélange « altmanien » s’il en est de nouvelles de Raymond Carver.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2015
Le film est ambitieux, trop peut-être, et souffre de nombreux défauts, des longueurs, des digressions, une certaine confusion, on se demande quand ça va démarrer et quand ça le fait l'intrigue policière reste boiteuse. Ajoutons qu'on ne sait pas trop à quoi se raccrocher, pas à Tim Robbins en tous cas (son interprétation n'est pas en cause, mais difficile d'avoir de l'empathie pour le personnage). Sur la forme, il est évident qu'Altman sait filmer et il tient à nous le montrer (attention je vous fais un plan séquence) Sur le fond on pourrait dire beaucoup de choses, opposer le cinéma d'aujourd'hui à celui des années 40 procède du syndrome du rétroviseur, le cinéma a toujours été une usine à fric, ce qui ne l'a jamais empêché aujourd'hui comme hier de produire des chefs d'œuvre. Une scène m'a surpris par sa naïveté, spoiler: un moment Robbins salue cordialement deux mecs à une table, une fois éloigné, l'un deux dit à son compère : "Quel con !". Altman vient-il seulement à 67 ans de découvrir l'hypocrisie sociale ? (qui n'est en rien l'apanage d'Hollywood).
Le film vaut malgré tout pour certaines excellentes scènes, son cynisme et sa surprenante double fin.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2014
Sympa cette petit plongée dans le même corrompu d'Hollywood. Altman n'y va pas avec le dos de la cuillère et critique une industrie qui n'a apparemment pas été tendre avec lui. Après l'histoire de meurtre qui tourne autour de cette vision cynique d'Hollywood n'est pas géniale, le film se perd un peu dans ses travers, dommage.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2014
Mis sous pression par des menaces de mort, et par la crainte de perdre son emploi, un producteur cynique commet un meurtre, et s'enfonce dans une dangereuse spirale. "The Player" a des allures de polars, mais se veut avant tout une satyre et une mise en abîme sur l'univers des studios hollywoodiens. Comme l'illustrent d'ailleurs le plan séquence initial, assez impressionnant (où des personnages évoquent les techniques de plans-séquence...), la soixantaine de stars jouant leur propre rôle, ou les très nombreux clins d'oeil au grand cinéma. Derrière les paillettes et les chef d’œuvres, Robert Altman dépeint ainsi un monde impitoyable, où des producteurs arrivistes sont prêts à tout pour dégoter (et transformer !) le scénario qui marchera, et écraser leurs concurrents. Tim Robbins est excellent dans le rôle principal, avec face à lui de solides seconds rôles (Fred Ward, Whoopi Goldberg, Brion James...). Et si l'intrigue contient quelques longueurs, elle propose de nombreuses bonnes idées, et se termine spoiler: de manière délicieusement caustique.
En somme, "The Player" est un film original, et qui frappe très juste.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2014
Débutant avec un long plan séquence et une conversation évoquant celui de "La soif du Mal" de Orson Welles, "The Player" de Robert Altman nous fait suivre Griffin Mill, directeur de production à Hollywood qui, en plus de craindre pour son emploi, se voit recevoir des lettres anonymes menaçantes.

Passé ce long plan séquence, Robert Altmant braque sa caméra sur le personnage de Griffin sans plus jamais le lâcher. Altman décrit ce producteur comme assez cynique et arrogant, tout en le rendant attachant, notamment lorsqu'il le met peu à peu face à ses peurs et ses doutes, le poussant dans ses derniers retranchement. Le scénario est habilement et intelligemment écrit (tout comme les personnages), brouillant les pistes et nous emmenant dans des sentiers inattendus.

Brillamment mis en scène, Altman arrive à créer une atmosphère troublante et presque paranoïaque mais souvent prenante. Il met en scène une galerie de personnages intéressants autour de Griffin (très bien interprété par Tim Robbins) qui lui semble totalement perdu dans ce monde hollywoodien. Assez habilement, Altman n'oublie pas quelques touches d'humours.

Si le cinéma n'est pas le sujet principal de son film, il est néanmoins omniprésent. Sous couvert de thriller, il en profite pour mettre en scène une critique acerbe, intelligente, cynique et réaliste (malheureusement) d'un monde Hollywoodien impitoyable et malhonnête, que ce soit à travers les personnages ou les méthodes. Il truffe aussi son film de nombreuses références que ce soit dans les dialogues, les affiches ("Laura", "L'ange Bleu"...) ou les apparitions (Jack Lemmon en retraité, Rod Steiger prenant l'apéritif, Bruce Willis, Julia Roberts...).

Somptueuse mise en abyme intelligente, cynique, impitoyable et passionnante, "The Player" est une réussite et se place, à mes yeux, comme l'une des plus belle de son auteur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 novembre 2013
Je viens de le voir en Dvd à l'instant,c'est un bon film.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juillet 2013
Un film fabuleusement cynique sur le monde hollywoodien moderne, à la maîtrise étonnante et au casting de dingue. Et comme à son habitude, Altman nous emballe avec une mosaïque de personnages et de situations riches en détails.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 mars 2013
Que dire de plus, outre que ce film est un chef d'oeuvre... en effet le scénario certes assez banal trouve une expansion dramaturgique dans la réalisation d'Altman. Tout pourrait y être analysé, avec des procédés qu'on nous retrouve habituellement chez Hitchcock ou Welles. Ce film est donc un grand hommage au cinéma aussi bien d'un point de vu dramaturgique que de la réalisation. Et un film d'un tel niveau ça fait plaisir à voir :-)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2013
Robert Altman dissèque la jungle hollywoodienne et livre une des plus belles mise en abyme qui soit. D'un scénario gigogne, qui jongle avec plusieurs registres sans pour autant se casser la figure, l'auteur réussit un très bon numéro d'équilibriste scénaristique. Bourré de références, subtil, intelligent, bien écrit, drôle, caustique et un rôle en or pour Tim Robbins qui compose un personnage complexe, fascinant et à la fois impitoyable. Plus que jamais aujourd'hui, il reste une référence des films sur le monde du cinéma et ses incroyables autochtones.
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 janvier 2013
La magie n’a pas opérée, pas pour moi. Pas à cause du manque de moyens, plus à cause du manque distance. Altman nous fait un objet un peu abstrait, en même temps c’est une étude des mœurs à Hollywood. Cela commence par un plan séquence, (que je n’ai même pas remarqué !C’est dire qu’il ne m’a pas marqué), et des gens qui parlent, parlent, que de cinéma,(caricatural), avec au mur des affiches des chefs-d’œuvre passés sur toutes les cloisons, (cela induit sûrement que maintenant, Hollywood n’est pas au niveau, ce qui est faux, c’est l’époque qui a changée). C’est de la nostalgie que l’on a là. Il en oublie la crédibilité, et on voit un producteur censé être poursuivit par la police, dans un aéroport rebrousser chemin et aller tranquillement faire de la thalasso avec sa maîtresse. Comme si de rien n’était ! Altman fait un film pour les fans qui passeront outre les longueurs ou incohérences. Tous les acteurs qui font leur apparition font leur beurre avec des blockbusters, donc le côté iconoclaste tombe à l’eau. C’est un choral, sans prétention artistique, avec Hollywood pour prétexte, on parle d’intégrité des scénaristes face aux producteurs pendant tout le film. Scénaristes ?producteurs ? qui va gagner ? On ne le saura jamais.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 janvier 2013
Robert Altman prouve une fois de plus toute son intelligence et sa lucidité avec ce film. Description peu flatteuse des studios hollywoodien, arrivisme, meurtre et malhonnêteté (intellectuelle et artistiques). Le casting est solide et une bonne cinquantaine de guest. La réalisation est quant à elle assez froide et même irréelle. Un film avec plusieurs niveau de lecture et une mise en abîme finale.
Dr.Reid
Dr.Reid

20 abonnés 405 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2012
Altman nous fait découvrir ici l'envers du décor du milieu cinématographique et de l'univers hollywoodien, en jouant sur les techniques de réalisation, notamment par le célèbre plan séquence du début. On aperçoit beaucoup d'acteurs encore peu connus à l'époque, comme Julia Roberts, qui gravitent autour des personnages principaux. On suit l'évolution du charismatique Tim Robbins au travers d'un scénario brillamment pensé.
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2012
Mise en scène cynique de Hollywood, "The Player" est un peu la revanche d'Altman sur les grands studios qui ont sans succès tenté de l'apprivoiser dans les années 60-70. Griffin Mill (Tim Robbins), producteur ambitieux, sans scrupules, manipulateur et arrogant personnifie tous se que le cinéma peut avoir de pire. Pour lui, un scénario doit pouvoir se résumer en 25 mots maximum, on ne lui propose que des projets aussi passionnants que "Le Lauréat II" (!),... Car dans se studio, on ne jure que par le happy end, les stars et les résultats du box-office. L'un des collègues de Griffin va jusqu'à faire une distinction entre film d'auteur et film-film, comme si le film d'auteur n'était pas un vrai film ! Et à Hollywood, on n'a aucun scrupule à sacrifier l'art au profit du succès commercial assuré. C'est selon se principe que le petit film « indépendant » sur une femme condamnée à mort à tort et finissant pourtant exécutée deviendra un film à stars avec Julia Roberts dans le rôle de la condamnée, Susan Sarandon jouant sa mère et Bruce Willis sont avocat qui parvient au dernier moment à l'arrachée à la chambre à gaz ! Et c'est ce qu'Altman considère ironiquement comme un film à Oscars... Tout ça est d'autant plus douloureux quand on compare la médiocrité des films produits avec les chefs-d'œuvre passés dont les affiches ornent les murs, de "L'ange bleu" à "Laura" en passant par "Les enchaînés". Le début comme la fin mettent tous deux en scène une intéressante concordance entre cinéma et réalité. Le film s'ouvre sur un formidable plan-séquence de huit minutes durant lequel les personnages ne pouvaient trouver de sujet de conversation plus pertinent que celui de plan-séquences célèbres. Et la fin présente quand à elle le happy end le plus cynique de toute l'histoire du cinéma, dont on se gardera bien de révéler la teneur. Dommage que "The Player" s'enlise dans une intrigue policière qui n'est qu'un prétexte mais fini tout-de-même par tourner en rond. Mais on peut toujours s'amuser à jouer à celui qui reconnaîtra le plus de stars, car il y en a beaucoup !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 mai 2012
Un film sur les coulisses d'Hollywood par Robert Altman, il y a de quoi se réjouir. Globalement, The Player manque un peu de rythme, mais il s'agit tout de même d'un très bon divertissement.
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