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The Player
note moyenne
3,2
785 notes dont 78 critiques
18% (14 critiques)
47% (37 critiques)
18% (14 critiques)
13% (10 critiques)
4% (3 critiques)
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Votre avis sur The Player ?

78 critiques spectateurs

devilfencer
devilfencer

Suivre son activité 43 abonnés Lire ses 30 critiques

5,0
Publiée le 16/03/2013
Que dire de plus, outre que ce film est un chef d'oeuvre... en effet le scénario certes assez banal trouve une expansion dramaturgique dans la réalisation d'Altman. Tout pourrait y être analysé, avec des procédés qu'on nous retrouve habituellement chez Hitchcock ou Welles. Ce film est donc un grand hommage au cinéma aussi bien d'un point de vu dramaturgique que de la réalisation. Et un film d'un tel niveau ça fait plaisir à voir :-)
Benjamin A
Benjamin A

Suivre son activité 317 abonnés Lire ses 1 900 critiques

4,0
Publiée le 02/09/2014
Débutant avec un long plan séquence et une conversation évoquant celui de "La soif du Mal" de Orson Welles, "The Player" de Robert Altman nous fait suivre Griffin Mill, directeur de production à Hollywood qui, en plus de craindre pour son emploi, se voit recevoir des lettres anonymes menaçantes. Passé ce long plan séquence, Robert Altmant braque sa caméra sur le personnage de Griffin sans plus jamais le lâcher. Altman décrit ce producteur comme assez cynique et arrogant, tout en le rendant attachant, notamment lorsqu'il le met peu à peu face à ses peurs et ses doutes, le poussant dans ses derniers retranchement. Le scénario est habilement et intelligemment écrit (tout comme les personnages), brouillant les pistes et nous emmenant dans des sentiers inattendus. Brillamment mis en scène, Altman arrive à créer une atmosphère troublante et presque paranoïaque mais souvent prenante. Il met en scène une galerie de personnages intéressants autour de Griffin (très bien interprété par Tim Robbins) qui lui semble totalement perdu dans ce monde hollywoodien. Assez habilement, Altman n'oublie pas quelques touches d'humours. Si le cinéma n'est pas le sujet principal de son film, il est néanmoins omniprésent. Sous couvert de thriller, il en profite pour mettre en scène une critique acerbe, intelligente, cynique et réaliste (malheureusement) d'un monde Hollywoodien impitoyable et malhonnête, que ce soit à travers les personnages ou les méthodes. Il truffe aussi son film de nombreuses références que ce soit dans les dialogues, les affiches ("Laura", "L'ange Bleu"...) ou les apparitions (Jack Lemmon en retraité, Rod Steiger prenant l'apéritif, Bruce Willis, Julia Roberts...). Somptueuse mise en abyme intelligente, cynique, impitoyable et passionnante, "The Player" est une réussite et se place, à mes yeux, comme l'une des plus belle de son auteur.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

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4,0
Publiée le 19/01/2016
La vie à Hollywood. Un responsable des scénarios pour les films tue par accident une personne qu'il prend pour un maître chanteur.spoiler: Il réussira à se disculper, réussira aussi à épouser la femme de sa victime, à exclure un concurrent qui lui faisait de l'ombre dans son travail, et à vivre très bien ainsi. Bon film d'Altman. La vie des créateurs de film à Hollywood est bien décrite, avec tout le cynisme de ces gens qui ne pensent qu'à leur réussite et à éliminer un concurrent potentiel. C'est un vrai panier de crabes dans lequel notre héros sait très bien patauger. C'est très bien réalisé avec un scénario très original et Altman connaît très bien ce dont il parle....
Redzing
Redzing

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4,0
Publiée le 12/10/2014
Mis sous pression par des menaces de mort, et par la crainte de perdre son emploi, un producteur cynique commet un meurtre, et s'enfonce dans une dangereuse spirale. "The Player" a des allures de polars, mais se veut avant tout une satyre et une mise en abîme sur l'univers des studios hollywoodiens. Comme l'illustrent d'ailleurs le plan séquence initial, assez impressionnant (où des personnages évoquent les techniques de plans-séquence...), la soixantaine de stars jouant leur propre rôle, ou les très nombreux clins d'oeil au grand cinéma. Derrière les paillettes et les chef d’œuvres, Robert Altman dépeint ainsi un monde impitoyable, où des producteurs arrivistes sont prêts à tout pour dégoter (et transformer !) le scénario qui marchera, et écraser leurs concurrents. Tim Robbins est excellent dans le rôle principal, avec face à lui de solides seconds rôles (Fred Ward, Whoopi Goldberg, Brion James...). Et si l'intrigue contient quelques longueurs, elle propose de nombreuses bonnes idées, et se termine spoiler: de manière délicieusement caustique. En somme, "The Player" est un film original, et qui frappe très juste.
this is my movies
this is my movies

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4,5
Publiée le 18/04/2012
R. Altman est dans le circuit hollywoodien depuis suffisamment longtemps pour connaître tous les rouages du système et sa réputation lui a permis de s'attirer les faveurs de nombreux acteurs. Avec ce film, il signe une satire très acide de ce microcosme, égratignant tout le monde (des producteurs aux spectateurs en passant par les agents et les créatifs). L'intrigue policière en fond sert plus à développer un aspect du perso principal. On plonge dans cet univers que l'on sent décrit avec beaucoup de réalisme (plus que dans de nombreux autres films du genre) et les multiples caméos (savoureux pour la plupart, démontrant le recul qu'ont ces stars) participent à construire la légende du film. Scénario dense (on se perd parfois dans tous les noms), mise en scène exquise, acteurs au top, musique réussie bref, un film indispensable pour les cinéphiles et les passionnés de cinéma en général. D'autres critiques sur
chrischambers86
chrischambers86

Suivre son activité 1033 abonnés Lire ses 10 094 critiques

4,0
Publiée le 24/01/2009
Tandis que dèfile le gènèrique, après un clap,la camèra, montèe sur grue, dètaille les multiples personnages s'agitant dans la cour et les bureaux d'un grand studio hollywoodien!En huit minutes, cadres supèrieurs et scènaristes survoltès, coursier accidentè et visiteurs japonais se succèdent et reviennent comme des abeilles dans une ruche en dèlire!Robert Altman voulait montrer au spectateur dès ce premier plan quel genre de film ils vont voir!C'est un film sur le cinèma,sur les prètentions du cinèma et les prètentions de ceux qui en font!Cette peinture fèroce mais rèaliste du monde nombriliste des studios reçu le prix de la mise en scène au festival de Cannes!Altman s'inspire ici de sa propre expèrience et d'un roman de Michael Tolkin, adaptè par l'auteur!Le cinèaste èpingle la cupiditè et l'arrivisme de la sociètè amèricaine,en faisant le rècit de l'irrèsistible ascension d'un arrogant producteur hollywoodien,un "player", chargè d'opèrer la sèlection entre les scrips abracadabrants qui lui sont racontès en vingt-cinq mots maximum! Une mystèrieuse affaire criminelle pimente le scènario de cette satire qui a valu à Tim Robbins un prix d'interprètation à Cannes en 1992 pour son rôle de yuppie ambitieux, harcelè par Whoopi Goldberg et le chanteur country Lyle Lovett, un tandem de flic hilarants!Bourrè de rèfèrences cinèmatographiques et d'un casting prodigieux, cette oeuvre remarquable est impressionnante par la maîtrise absolue dont il fait montre...
labellejardinière
labellejardinière

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3,5
Publiée le 29/07/2016
Un brin daté (1992), pas assez vigoureux dans la charge (le "monde impitoyable" de Hollywood), mais ce "The Player" (vu sur Arte) est d'une bonne facture (Altman), et, entouré d'une kyrielle d'acteurs (dont de nombreux, en simples apparitions, dans leur propre rôle), Tim Robbins en arriviste, opportuniste et cynique est un vrai atout. La "morale" est à tiroirs....
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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4,0
Publiée le 08/10/2015
La décennie 80 qui s’achève aura été maudite pour Robert Altman qui depuis “Popeye” (1980), son dernier succès, accumule les échecs, aucun de ses films n'ayant trouvé grâce auprès de la critique et encore plus grave auprès du public. A plus de 60 ans, le réalisateur est désormais considéré comme un has-been. Toujours en lutte avec les studios pour obtenir sa liberté artistique, il n’est plus depuis un moment en position de force pour imposer quoi que ce soit à Hollywood où l’on ne goûte guère aux sautes d’humeur de cet iconoclaste, certes capable de coups de génie, mais aussi peu regardant à la dépense, transformant ses plateaux en communautés libertaires où la marijuana circule volontiers. Il faut donc que Sidney Lumet abandonne le projet pour que cette adaptation du roman éponyme de Michael Tolkin lui tombe dans les mains. La charge sur Hollywood qui sert de toile de fond à ce thriller est bien sûr très motivante pour Altman qui a quelques comptes à régler et qui voit d’un très bon œil l’occasion qui lui est offerte d’inscrire ses pas dans ceux de Billy Wilder (« Sunset Boulevard » en 1950), Vincente Minnelli (« Les ensorcelés » en 1952) ou Robert Aldrich (« Le grand couteau » en 1955, « Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? » en 1962 ) qui avant lui, ont montré les dessous peu reluisants de l’usine à rêves. Ce ne sont pas les stars déchues qui seront ici l’angle choisi pour aborder le cynisme des studios mais plutôt le mode de production des films notamment la mise à nu du processus de décision qui incite à tuer dans l’œuf toute innovation pour préférer surfer sur les recettes déjà éprouvées, meilleures garantes d’un retour rapide sur investissement. Un tropisme toujours dénoncé, jamais résolu qui n’a fait qu’empirer avec l’arrivée dans les années 1970 des blockbusters. Robert Altman toujours facétieux, on n’est pas l’auteur de « M.A.S.H » pour rien, le fait avec sa décontraction, sa légèreté et sa dérision habituelle. Le travelling de huit minutes qui ouvre le film procède à une mise en abyme des plus délicieuses où l’on voit le petit monde d’un studio s’affairer successivement autour de Griffin Mill (Tim Robbins) un directeur de production courtisé à qui chacun tente de placer son idée de film, illustrée de références à d’anciens succès et à des castings mirobolants qui vont casser la baraque. Le ton est donné, Altman se moque gentiment d’une mascarade qu’il connait trop bien pour en être dupe. Dans cet univers où tout le monde semble copain, où l’on se retrouve dans les meilleurs restaurants et les cocktail-party, le moindre faux pas est guetté car les chaises ne restent pas longtemps vides. Griffin ne le sait que trop, voyant un adjoint débauché de la Fox venir le seconder. A ce nouveau contexte inconfortable, s’ajoute des cartes postales de menaces émanant sans doute d’un des nombreux scénaristes dont la copie a été rejetée sans ménagement. A partir de ce canevas de départ classique du film noir qui nous présente un homme sur la tangente magnifiquement campé par le très longiligne Tim Robbins (Prix d’interprétation à Cannes en 1992), Altman sur un faux rythme pour le moins fascinant, marie adroitement la satire avec le suspense d’un thriller de bonne facture. S’ajoute à ce mélange la surprise renouvelée tout au long du film de reconnaître la pléiade d’acteurs renommés, ravis d’apparaître un court moment chez Altman qui en dépit de son passage à vide a conservé toute son aura de grand directeur d’acteurs. Cette dilution dans le genre policier et la dérision n’en permet pas moins à Altman de faire passer son message de fond sur le sort qui est réservé aux scénaristes à qui Hollywood dénie le statut d’auteur, préférant les cantonner à celui de petites mains de luxe. Pour bien illustrer le comportement pavlovien des producteurs, Altman ira même jusqu’à imaginer la production d’un film dans le film pour nous montrer lors d’une projection-test hilarante de flagornerie, l’écart entre les intentions de départ et le résultat final. Cocktail jouissif auquel s’ajoute la sensualité torride de Greta Scaachi, « The player » marque le retour en forme d’un réalisateur qui sans se renier parvient à trouver une seconde jeunesse qui lui permettra dans la foulée de monter « Short Cuts » le projet qui lui tenait à cœur depuis un moment, mélange « altmanien » s’il en est de nouvelles de Raymond Carver.
Caine78
Caine78

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4,0
Publiée le 27/06/2006
C'est l'un des meilleurs films d'Altman et pourtant il n'emballe qu'a moitié. Ce film profondément cynique est méchant est néanmoins doté d'immenses qualités, avec notamment la participation d'un nombre impressionnant d'acteurs, et il est aussi vrai que le sujet est tout à fait captivant. Et la fin est un vrai régal. Tom Robbins formidable comme d'habitude. C'est tout de même bien.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

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4,0
Publiée le 28/09/2016
Nombreux sont les films à parler d'Hollywood mais rares sont ceux qui en font la critique avec autant de justesse... Griffin Mill travaille comme producteur dans un gros studio d'Hollywood. Un petit nouveau met sa carrière en péril et un scénariste lui envoie des menaces de mort. Mais tous ces ennuis vont peut-être lui apporter plus de chances qu'il ne pensait... La réalisation est bonne, jolies prises de vue, plans soignés, cadrage bien maîtrisé, bref c'est du bon travail. Le scénario est très bon, avec du suspense et une critique dure sur Hollywood et son système pourri jusqu'à la moelle et ses producteurs qui sont prêts à tout pour avoir leur argent. Certains personnages sont peut-être un brin stéréotypés mais l'ensemble est très bon. Les acteurs sont très bons et les dialogues crédibles. La photographie est mauvaise, pas beaucoup de différents tons de lumière et les couleurs sont assez moches. Le montage est linéaire mais fonctionne plutôt bien. Les décors sont bons, les costumes sont très beaux et la bande son est très sympa. The Player est un film très divertissant avec un scénario captivant et solide.
blacktide
blacktide

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4,5
Publiée le 25/09/2016
Sweet Smell of Success Au boulevard du crépuscule, le corbeau satirique flagelle d'une spirale cynique, un système détournant l'art vers un conformisme assassin. Ô Altman, toi le révolté à la caméra, où t’avances-tu dans les abîmes de la contestation ? Des Nuits Debout, tu en as passé, la contre-culture, ça te connaît. Le cinéma, en un sens, tu aimes le haïr, ou plutôt, tu intensifies sa réalité autodestructrice. Toi et moi, on a beaucoup voyagé, de Nashville à la Corée, tu n’as jamais manqué une occasion de batailler ; Che Guevara dans l’âme avec un soupçon de Lenny Bruce. Je t’assure, It don’t worry me,… à vrai dire j’apprécie tes torgnoles virulentes, non que je sois masochiste. The Player est pour moi ton œuvre la plus incendiaire, énigmatique dans la mesure où les références fusent à la vitesse de la décadence de ces Ensorcelés. Dès l’ouverture, Altman flirte avec les codes, accroit les références, s’inscrit dans la longue lignée des plans-séquences tout en s’adonnant à un jeu destiné à éveiller la curiosité du spectateur. Un décryptage s’impose. La caméra vogue au milieu de l’effervescence d’un studio, sorte de fourmilière agitée par l’happy end et le profit contre-artistique. Griffin Mill, lui c’est un peu l’opposé du producteur, habituellement nabab, cigare à la bouche et sourire en coin. Le lauréat 2 ? Julia Roberts ? Voilà qu’un scénariste lui propose un projet pour le moins surprenant, archétype de la soif de succès, quitte à abuser d’absurdité. Aucune coupe, le plan se mythifie au moment où deux types discutent cinéphilie et plan-séquence : Welles et Hitchcock y passent. Un hasard ? Sûrement pas, Altman a commencé son épopée satirique, acclimate son spectateur à ce qui sera son chef d’œuvre. Un facteur tombe, une carte postale, les menaces planent. La caméra ne s’arrête pas, elle met à nue la structure du film, pointe les détails d’un futur prémédité. Chez Griffin, on parle Goldie Hawn et Bruce Willis, tout n’est que cinéma ; même à travers le chantage de l’homme à la carte postale, instituant un climat polaresque pendu à la pellicule. Les engrenages étalent une vaste plaisanterie, si évidente qu’elle en devient audacieuse. Le film d’Altman est un film de Voyeurs/ Voleurs au sens où la caméra vogue à travers une intimité exposée, parabole d’une célébrité aliénante, fascination pour un monde amputé des hydres de la pellicule, ce que Griffin trouvera en la personne de June, son Ange Bleu, elle-même isolée de l’écran mais pourtant captive d’un cadre et du cinérama de son existence. Un regard presque pervers sur la vie, anéantie par celle créée à l’écran. Vie et mort se conjuguent dans une seule et même cruauté subversive ; le producteur, faucheur de scénaristes en devenir, signe un pacte avec le diable pour massacrer des projets par le conformisme Hollywoodien. C’est l’occasion pour Altman d’effectuer une prodigieuse mise en abyme, véritable Bûcher des vanités où la survie par manipulations, sexe et violence devient une nécessité. Dès lors, un microcosme nébuleux, reflet du Film Noir, s’installe pour tracer un parallèle formel avec Sunset Boulevard : usant de la même ironie sur « la complaisance dans le fétichisme artificieux d’Hollywood », The Player tisse par des « sous-entendus subtils, un regard lucide et audacieux d’une usine à rêves truquée par la mécanique du succès ». Griffin Mill, stoïque passif, semble perdu dans cette industrie dont la mort d’un scénariste prétentieux constituera sa seule délivrance (un crime qui restera impuni, simplement couché sur un papier devenu pellicule), sorte de réveil spirituel au cours d’errances nocturnes en milieu urbain, un Kill your Friends fustigeant un système rapace de best-seller. Parce que The Player ne porte pas son titre par hasard. Altman joue littéralement avec notre culture cinéphile, fusion de références ultra-codifiées, préfigurations incisives d’une filiation logique. La plus symbolique reste sûrement celle du Voleur de Bicyclette, fable néoréaliste aux antipodes d’Hollywood, imbriquée dans la malversation quotidienne des producteurs. Tous des Freaks, en somme. Fenêtre sur cour d’un système highly dangerous, basé sur les faux-semblants et les mystères ambiants. Tout n’est qu’une question d’apparences et de bicyclettes… - What do you call this thing? - The Player. - The Player. I like that. Vivre une vie ? Non, la vie n’est qu’un film qui se répète inlassablement, une bobine après l’autre, succession de clichés à l’épreuve des déboires sociétaux. Chez Altman, la mort n’est qu’une étape pour gravir les échelons, une lutte intérieure de l’individu s’adonnant à son égoïsme fructueux. Mais le véritable manipulé de cette histoire, c’est bien le spectateur, un ignorant qui pousse à la création d’œuvres standardisées, de Batman Vs Iron Man Vs Predator à Fast and Furious 18 : l’offre et la demande, bitch ! Insipide ? Le résultat l’est du moins, à l’image du faux-film final mettant en scène des stars à tire-larigot à coup de happy-end et de cliffhanger gratuitement nauséeux, contrastant avec la vision d’une œuvre initialement atypique. C’est alors que ce cinéma lucratif coïncide malicieusement avec l’ordinaire de Griffin, enlaçant sa dulcinée sur fond d’américanisme conscient et de projection normalisée. Traffic was a bitch Mine d’or cinéphile, The Player passe au crible la vanité d’un cirque de charognes intraitables, dénaturant l’art par la félonie du Dollar. Altman déflagre ces imposteurs de sa rhétorique tranchante, exhortant une ingénieuse impudence et sa missive caustique. D’une impitoyable acidité, The Player nous mène en bateau pour amplifier sa gravité systématisée, ressuscitant un raisonnement enragé à la Barton Fink ou Mulholland Drive. Paradis du cinéphile, Altman distribue les cartes, invoque une réussite irréfutable pour notre incommensurable satisfaction, la crème de la crème étouffée par un Hollywood gangrené par ses récoltes sans cœur. La satire était presque parfaite… Un vortex pervers, en somme.
Antoine B.
Antoine B.

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5,0
Publiée le 02/09/2016
Le film porte sur un scénariste. Le scénario du film est lui même extra. Un piège. On est piégé. Tim Robbins excelle. Psychologiquement, jusqu'au dernier instant! J'ai cru, vraiment, que le générique de fin était faux et que le film sortirait d'un écran de cinéma... Mais non. Baladé depuis le début! J'ADORE ! Et mention spéciale à toutes les "guest stars", que ce soit Bruce Willis ou Jack Lemmon : tous excelles ! Et toi Robert (Altman), je ne te connaissais pas, mais crois moi, je ne vais plus te lâcher !
selenie
selenie

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4,0
Publiée le 01/08/2016
Altman débute son film par un plan-séquence de plus de 7 minutes pendant lequel tous les dialogues sont improvisés. Une plongée directe dans les méandres fourmillants de Hollywood pour un film doté d'un des plus beaux et grands génériques du Septième Art avec plus de 50 stars jouant leur propres rôles ! Un regard à la fois sans concession et détaché sur le monde de studios et un cynisme tout aussi léger quant à l'enquête criminelle et à ses conséquences. Une belle réussite.
willydemon
willydemon

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3,5
Publiée le 30/11/2014
Sympa cette petit plongée dans le même corrompu d'Hollywood. Altman n'y va pas avec le dos de la cuillère et critique une industrie qui n'a apparemment pas été tendre avec lui. Après l'histoire de meurtre qui tourne autour de cette vision cynique d'Hollywood n'est pas géniale, le film se perd un peu dans ses travers, dommage.
Hotinhere
Hotinhere

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4,5
Publiée le 24/07/2013
Un film fabuleusement cynique sur le monde hollywoodien moderne, à la maîtrise étonnante et au casting de dingue. Et comme à son habitude, Altman nous emballe avec une mosaïque de personnages et de situations riches en détails.
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