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Admirateur des films de Robert Altman, "Short Cuts", "Gosford Park", je devais me remettre dans son cinéma. Et "The Player" fut une claque. "The Player" est un chef d'oeuvre satirique sur le monde cruel d'Hollywood. Griffin Mill est un producteur intéressé uniquement par les happy ends, qui ne rappelle pas les scénaristes et dont la fonction est menacée par l'ascension d'un de ses collègues. Un jour, paranoiaque, suite à la série de cartes postales de menaces d'un scénariste, il tue un scénariste qu'il a gentiment délaissé jadis. Mais il s'avère que ce n'est pas celui qui le harcèle. Descente aux enfers jubilatoire d'un salaud de producteur, dans l'humour Altman, "The Player" est un film brillant, que ce soit dans la mise en scène, dans les répliques cinglantes, dans les nombreuses réfèrences cinématographiques, dans la prestation des acteurs et guest stars, dans la maitrise du suspens... Regard misanthropique sur le monde d'Hollywood où l'on ne s'intéresse qu'aux films d'action avec du sexe et des stars et une fin heureuse, où ceux d'en haut ne s'intéressent qu'à la gloire et au profit en clamant haut et fort qu'ils aiment le cinéma pour se faire applaudir par une audiance d'imbéciles incultes. Au passage, certaines scènes en sont mémorables. La première séquence, après le "Action" astucieux d'Altman, est captivante, avec ses allures de film choral, style "Short Cuts". On comprend là encore l'inspiration de Paul Thomas Anderson. La seule scène de sexe où pendant l'acte Griffin avoue son meurtre à la veuve... La scène de la projection de leur dernier film d'un pessimisme réaliste, et bien entendu le rebondissement final. Un grand film.
Ajoutée le 06 déc. à 23h58 Signaler un abus
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