1029 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
86 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
37 critiques
3
19 critiques
2
11 critiques
1
5 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
xavierch
54 abonnés
1 167 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 6 mai 2012
Ce film a terriblement vieilli, une véritable claque. Et en général, quand c'est le cas, c'est mauvais signe. Et effectivement, malgré un scénario loin d'être inintéressant le film s'embourbe dans une série de personnages qui complique le film, et il y a beaucoup trop de longueurs pour être complètement dedans, dommage.
Pas mal du tout ce film d'Altman (réalisateur reconnu comme doué mais dont je ne suis pas très fan), The Player c'est une satire sur le milieu du cinéma possédant un certain suspense amené par l'histoire du meurtre. Je trouve que souvent le défaut d'Altman c'est le rythme un peu lent de ses films mais ce n'est pas le cas dans The Player, cette satire du milieu hollywoodien est vraiment construit comme un polar noir et Tim Robbins est excellent dans la peau du type amoral aux dents longs mais gaffe à lui d'autres requins sont là. On s'amuse aussi de toutes ses courtes apparitions de nombreuses célébrités du milieu et on apprécie cette fin qui n'a rien de politiquement correct.
Un polar cynique et original , une histoire terrible et une vision d'Hollywood pleine d'expérience et de cruauté pour les gens du métier . Constat de l'évolution de la plus grand usine de cinéma US , le scénario raconte... un scénario en quelque sorte , l'histoire de ce producteur qui se retrouve au milieu du chantage d'un scénariste qu'il a jeté et d'un meurtre accidentel qu'il commet , l'antihéros incarne le cynisme et la mécanique implacable d'un système qui privilégie l'argent sur la qualité , tout en créant une vraie ambiance de polar très sombre . Prix d'interprétation a Cannes pour son rôle , Tim Robbins excelle de cynisme dans ce personnage a double facette , entre manipulateur insensible et homme étouffé par sa conscience , un personnage qui doit se confronter a un casting cohérent , comme un Vincent D'Onofrio puissant et impliqué . Habitué aux comédies sur des sujets sensible (la guerre de Corée par exemple) , Robert Altman s'essaye au polar noir en rendant hommage a ce vieil Hollywood qu'il respecte tant , une mise en scène très sombre et ambigu qui parfois frôle l'immobilisme fade a la Sofia Coppola , et c'est un peu dommage... Un polar terrible , cynique et intéressant qui offre un regard particulier sur le grand milieu du cinéma .
R. Altman est dans le circuit hollywoodien depuis suffisamment longtemps pour connaître tous les rouages du système et sa réputation lui a permis de s'attirer les faveurs de nombreux acteurs. Avec ce film, il signe une satire très acide de ce microcosme, égratignant tout le monde (des producteurs aux spectateurs en passant par les agents et les créatifs). L'intrigue policière en fond sert plus à développer un aspect du perso principal. On plonge dans cet univers que l'on sent décrit avec beaucoup de réalisme (plus que dans de nombreux autres films du genre) et les multiples caméos (savoureux pour la plupart, démontrant le recul qu'ont ces stars) participent à construire la légende du film. Scénario dense (on se perd parfois dans tous les noms), mise en scène exquise, acteurs au top, musique réussie bref, un film indispensable pour les cinéphiles et les passionnés de cinéma en général. D'autres critiques sur
Le plan-séquence du début est sympatoche, le nom des stars qui font une apparition clin d'oeil à de quoi foutre le tournis même aux plus endurcis des cinéphiles, Tim Robbins est parfait dans le rôle d'un directeur de production cynique et qui ne croule pas du tout sous les remords, bref l'antihéros complet, et il ne faut pas longtemps pour s'apercevoir que le côté thriller de l'histoire est juste un prétexte pour Robert Altman pour réaliser une critique caustique d'Hollywood qui trouve son summun dans une fin qui égratigne tout le monde même le spectateur. Dommage que la partie qui commence après le meurtre jusqu'au début de la fin soit moins à la hauteur donnant l'impression d'être décousue car sinon c'est du bon cinéma bien acidulé.
Ce thriller au sein des coulisses hollywoodiennes était, pour Robert Altman, bien connu pour ses déboires avec les grands studios, l’occasion d’un revanche acide. Pour cela le pari est réussi grâce à la vision sans concession qu’il donne de ce petit monde superficiel pour lequel l’art cinématographique s’efface machinalement devant les notions de recherche de profits. Une pléiade de guest-stars alléchante et une satire pleine de cynisme donnent à cette attaque frontale tout son charme et son répondant. Cependant, l’intrigue ne décolle jamais et laisse donc le sentiment d’assister, entre son beau plan séquence d’ouverture à son rebondissement final ingénieux, à une série de saynètes sans de réel fond passionnant ni suspense. Les acteurs sont tous prodigieux, même dans leurs apparitions pleines d’autodérision.
Altman est un génie, que ce soit dit. La façon dont il crée ses films est tellement jouissif, cette énergie qu'il y met. The Player est le récit captivant d'un producteur sans scrupule (magnifique Tim Robbins) qui se retrouve entraîné dans une série d'évènements dramatiques auxquels il fera face tout en évoluant dans ce milieu si particulier qu'est Hollywood. Une cinquantaine d'artistes font leur apparition. Le récit se construit en se faufilant dans les bribes de dialogues tout en se focalisant sur le personnage de Tim Robbins. Derrière sa caméra, Altman passe pour un vrai chef d'orchestre et son film est un pur chef d'oeuvre.
Admirateur des films de Robert Altman, "Short Cuts", "Gosford Park", je devais me remettre dans son cinéma. Et "The Player" fut une claque. "The Player" est un chef d'oeuvre satirique sur le monde cruel d'Hollywood. Griffin Mill est un producteur intéressé uniquement par les happy ends, qui ne rappelle pas les scénaristes et dont la fonction est menacée par l'ascension d'un de ses collègues. Un jour, paranoiaque, suite à la série de cartes postales de menaces d'un scénariste, il tue un scénariste qu'il a gentiment délaissé jadis. Mais il s'avère que ce n'est pas celui qui le harcèle. Descente aux enfers jubilatoire d'un salaud de producteur, dans l'humour Altman, "The Player" est un film brillant, que ce soit dans la mise en scène, dans les répliques cinglantes, dans les nombreuses réfèrences cinématographiques, dans la prestation des acteurs et guest stars, dans la maitrise du suspens... Regard misanthropique sur le monde d'Hollywood où l'on ne s'intéresse qu'aux films d'action avec du sexe et des stars et une fin heureuse, où ceux d'en haut ne s'intéressent qu'à la gloire et au profit en clamant haut et fort qu'ils aiment le cinéma pour se faire applaudir par une audiance d'imbéciles incultes. Au passage, certaines scènes en sont mémorables. La première séquence, après le "Action" astucieux d'Altman, est captivante, avec ses allures de film choral, style "Short Cuts". On comprend là encore l'inspiration de Paul Thomas Anderson. La seule scène de sexe où pendant l'acte Griffin avoue son meurtre à la veuve... La scène de la projection de leur dernier film d'un pessimisme réaliste, et bien entendu le rebondissement final. Un grand film.
Un faux thriller qui s'amuse à peindre le portrait vénal du monde de la production cinématographique. Robet Altman se joue finalement de ce qu'il raconte et renverse ce qu'il critique. Une satire sur le monde dans lequel il vit qui pointe également du doigts les spectateurs victimes du comportement moutonnier que vous pouvez être.
Le film est bourré de grande référence cinématographique et est entouré entièrement par le cinéma,ce qui m'a beaucoup plu.Mais c'est surtout la prestation de Tim Robbins et la fin qui m'ont beaucoup plu.
Vertitable oeuvre dressant un portrait peu flatteu d'Hollywood, le film s'ouvre sur un plan séquence magique qui montre tous le génie de Altman (mise en scène génial, travelling parfait, discussions sur l'idée absurde d'un Lauréat 2 et même une discussion sur les plan séquences), bref ce plan séquence est génial, un chef d'oeuvre à lui seul. Par la suite, le film s'enfonce dans un drame plus sombre que l'on pensé au début, entre meurtre, trahison, tromperie... tout y est pour rendre cette univers froid et peu accueillant. Cependant l'intrigue tourne trop en rond (histoire des cartes postales limite pesante à la fin), et le tout pour nous réserver un final sans surprise mais pas sans saveur car il palie le manque d'étonnement par une belle trouvaille (l'histoire et l'idée de scénario que conte le scénaristique est celle que l'on a eu devant les yeux depuis 1H50, sans trop en dire).
Un film dans le film complétement amorale! Un polar bien vide dégager pour pondre une critique cinglante d'hollywood! EN somme un très bon Levinson qui manque un peu de consistance mais très enrichissant! Un film qui parle du cinéma et qui nous rapproche un peu plus du problème que ce pose au scénariste entre le style, le happy end et l'amoral!
Je reconnais que la mise en scène de Robert Altman est vraiment bonne (il suffit de voir ce long plan-séquence qui ouvre), mais malheureusement le film ne m'a jamais vraiment intéressé.
C'est regrettable, car j'ai bien aimé le côté "envers du décor du septième art", le côté ironique, satirique de The Player. Mais à aucun moment je n'ai vraiment été captivé par le tout. Le scénario n'est pourtant pas mauvais, mais le tout n'a pas pris.
Dommage, car la réalisation était bonne et les nombreux caméo assez sympathiques.