Trois couleurs - Rouge
Note moyenne
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Manset
Manset

6 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2021
Trois couleurs : rouge est indubitablement le meilleur film de Kieslowski. Clôturant sa trilogie sur la devise du drapeau français liberté, égalité, fraternité Kieslowdki se révèle ironique en nous contant la rencontre improbable entre un vieux juge misanthrope joué impeccablement par un Jean-Louis Trintignant au zénith de sa performance d acteur et une jeune gourgandine exercant la profession de mannequin interprétée par une Irène Jacob lumineuse de bienveillance.
De ce contraste antagoniste naît une ode ironique à la fraternité. Le vieux juge à la retraite passant son temps à écouter sans vergogne ses voisins.
Découvrant avec horreur et stupéfaction le vice de notre sympathique (?) juge notre jeune gourgandine entreprend de le remettre sur le droit chemin à la stupéfaction du juge qui lui préfère la vérité.
Indiciblement la fraternité pointe le nez dans le conte pervers de Kieslowski. Le juge se dénonce auprès de la justice révélant son vice caché à ses compatriotes suisses.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2021
Celui des trois que j'ai le moins aimé.
Ni Valentine ni le juge ne m'ont touché, mais j'ai aimé l'affiche de départ, rouge, que l'on retrouve à la fin. Une très belle fin.
Et toujours ces 3 femmes qui se croisent.
Un réalisateur de talent.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mai 2023
En 1994, Krzysztof Kieslowski réalise le dernier volet du triptyque « Trois couleurs » (Bleu, Blanc, Rouge) explorant les valeurs « Liberté, Egalité, Fraternité ». Il s’agit certainement du volume le moins intéressant compte tenu d’un scénario peu palpitant. La rencontre fortuite d’une jeune femme (Irène Jacob, qui ne dégage pas beaucoup de charisme) avec un ancien juge (Jean-Louis Trintignant, tout juste parfait) donne lieu à une série de bavardages existentiels sur le thème du voyeurisme. Seul le final sympathique, avec ce clin d’œil à tous les acteurs principaux de la trilogie, donne un léger sursaut. C’est en visionnant l’ensemble de l’œuvre que l’on saisit la mise en avant des valeurs de la République française avec l’utilisation prédominante d’une des trois couleurs selon les scènes (le bleu exprimant la liberté, le blanc l’égalité et le rouge la fraternité). Bref, on ressent un certain essoufflement de la part du cinéaste.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2021
D’abord la femme, Irène Jacob, magnifiée dans sa sobriété, ensuite l’évolution du juge aigri vers la fraternité, sujet final de la trilogie. Scénario bien construit, excellente BO, bonne mise en scène à clins d’œil… un bon film d’auteur quoi !
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mars 2021
Comment se fait-il que lorsqu'un film est ennuyeux et fait semblant d'être quelque chose nous sommes censés le prendre plus au sérieux que disons une comédie. Ce film m'a en fait rendu malade pour le cinéma en général. Après cette expérience il m'a fallu un certain temps pour regarder un autre film. Quels que soient les clichés de film que ce film évite il les remplace par la stupidité. Le rôle principal français, boudeur, silencieux est si sérieusement ennuyeux comment peut-on le regarder. Le vieil homme est censé être sage dans les manières du monde et des gens mais avec ce dédain blasé qui lui donne un sentiment de supériorité. Les choses que ce type dit sont si scandaleusement fausses et ennuyeuses qu'il est difficile de garder un visage droit. Je suppose qu'il est le renard rusé qui éduque le bébé innocent peu importe à quel point c'est faux et ennuyeux. Car c'est du cinéma sérieux souvenez-vous. Trois couleurs : Rouge est comme une sculpture ennuyeuse assise dans le vide. Chaque scènes semblent être sculptée dans du plomb. C'est une violation de ce que je pense être une des règles d'une dramaturgie efficace. Ces films sont censés nous émouvoir et nous faire ressentir quelque chose mais ils ne font que nous mettre en transe avec leur ressemblance émotionnelle. Un film tous aussi vide et ennuyeux que le Trois couleurs : Blanc ou le Trois couleurs : Bleu...
leotain
leotain

11 abonnés 80 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2020
Je termine enfin la trilogie tricolore de Krzysztof Kieślowski. Une jeune modèle découvre le petit secret d'un juge vieillissant et amoindri : Il écoute les conversations téléphoniques de ses voisins. Une relation de confiance, presque de "fraternité" se noue entre les deux, mais aussi avec le spectateur qui doit questionner ses fondements moraux pour pouvoir entrer dans la danse poétique de ces bribes de vie volées.

Et que c'est beau, ces éclats de rouges, ces étendues magentas, ces reflets écarlate. Ce rouge qui nous illumine autant qu'il nous écrase.

Le final clôt l'ensemble en sortant bizarrement le spectateur de la diégèse, comme une sorte de salut morbide et amusé en fin de représentation.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2020
Après Trois Couleurs : Bleu et Trois Couleurs : Blanc, Trois Couleurs : Rouge est sans doute le volet de cette trilogie de Krzysztof Kieslowski qui m'a le plus séduit.
Le personnage de Jean-Louis Trintignant est sans doute la raison qui m'a fait préféré ce chapitre aux autres. Son personnage plus qu'ambigu nous questionne sur notre moralité et notre manichéisme. Jean-Louis Trintignant est impeccable dans ce rôle à la hauteur de son talent. Face à lui, Irène Jacob est également assez irréprochable.
L'histoire est plutôt intéressante (la rencontre via un chien retrouvé entre une jeune mannequin et un juge à la retraite complètement isolé dans sa maison) avec la confrontation entre le cynisme de Jean-Louis Trintignant et l'idéalisme d'Irène Jacob.
J'avais très moyennement apprécié Trois Couleurs : Bleu et Trois Couleurs : Blanc à côté desquels j'étais passé malgré leurs indéniables qualités esthétiques et la qualité de ses interprètes ; mais la trilogie se termine sur une note que j'ai davantage apprécié.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2020
Malgré la présence assez magnétique de Trintignant et quelques fulgurances narratives potentiellement intéressantes, le film se fait d'autant plus bavard que le principe de mise en scène ne bénéficie plus de l'effet d'originalité. Une trilogie longuette...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 mars 2020
Ce film a obtenu le cesar du meilleur réalisateur, du meilleur film, du meilleur scénario en 1995, un an avant la mort de Kieslowski. C'est sans doute banal mais il y a quelque chose d'autobiographique dans ce film. L'histoire d'un amour impossible entre un vieux juge désabusé et une jeune étudiante qui cherche l'amour sans jamais le trouver, sauf à la dernière minute du film. On nous montre les trajectoires de personnages sans rapport évident, en demi-teinte, tout est suggéré, l'humanité des acteurs s'exprime plus dans leur amour pour les animaux. Eux ne savent pas mentir, ne savent pas trahir. Un JL Trintignant au sommet de son art et une Irène Jacob bluffante de sincérité portent un scénario dont l'objectif n'apparaît pas immédiatement. Il y a toujours ce phénomène de synchronicité dans le cinéma de Kieslowski : expliquer le hasard, comment des personnages qui n'avaient pas de lien apparent vont être amenés à se rencontrer, comment Valentine va-t-elle trouver l'amour dans cet homme rescapé comme elle du naufrage, sous le regard bienveillant du vieux juge...enfin apaisé...Un film qui fait aimer le cinéma !
Uther Zendrest
Uther Zendrest

4 abonnés 321 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 février 2020
Une histoire étouffée par une musique bien trop présente et des lenteurs dans le scénario laissant le spectateur dans une torpeur.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 décembre 2019
Un petit intérêt scénaristique avec une petite pirouette artistique, une jolie photo (même si avec un titre pareil le soin photographique était presque évident...), le film reste malgré tout assez soporiphique et l'ennuie gagne rapidement. Les dialogues sont souvent incohérents et heureusement que Trintignant est la parce que Irène Jacob joue comme un pied... Bref bof bof pour ma part.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2019
Il faut voir dans ce film le passé corrigé par le présent. L'amour déchiré des années et des années en arrière qui se réalise dans le présent. Une belle leçon où les blessures d'antan sont corrigées et se referment dans le bonheur d'amours épanouies dorénavant.

Et patati et patata. Laissons là les blablas à l'eau de rose. Arrêtons les simagrées. C'est mièvre et niais.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2019
L'histoire d'une amitié qui débute de façon plutôt étrange mais qui devient un bel échange tendre et mélancolique. Les symboles sont forts et expliquent une bonne partie du film.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2019
C’est avec Jean-Louis Trintignant et Irène Jacob dans les rôles principaux que Krzysztok Kieslowski termine sa trilogie sur les valeurs républicaines. Conformément aux deux films précédents, la couleur citée dans le titre est très largement présente. Le rouge est souvent qualifié d’agressif, aussi je me suis demandé si le cinéaste n’avait pas gardé cette dernière couleur pour conclure sa trilogie sur un ton plus agressif, tout du moins plus percutant. Il s’avère que le rouge a beau être omniprésent, il ne parait jamais agressif, Kieslowski utilisant des objets que nous avons l’habitude de voir au quotidien : store de cafés, feux des véhicules, chaises… Je ne sais pas si ça a un lien de cause à effet, mais le fait est que le ton de ce troisième volet est le moins percutant des trois films. Au contraire de ça, il a tendance à mettre mal à l’aise le spectateur par une ambiance lourde, imprimée sur un rythme très lent. Pire, le temps semble se ralentir encore dès lors que nous entrons dans l’antre du juge retraité Joseph Kern. Conséquence, l’ennui pointe le bout de son nez, d’autant qu’on a du mal à comprendre comment on peut rester à discuter avec quelqu’un d’aussi cynique, faisant perdre à mon sens pas mal de crédibilité à cette histoire. Ce qui me fait dire que ce "Rouge" est le moins bon des trois films. Malgré tout, cette ambiance lourde est également envoûtante, suffisamment en tout cas pour savoir comment vont tourner les choses. Il faut dire que l’air de rien, à côté de cette croisée de destinées entre le vieux juge et le jeune mannequin Valentine (Irène Jacob), il s’en dessine une autre entre celle-ci et un autre homme. Ils sont voisins mais ne se connaissent pas. Ils ne logent pas dans le même immeuble mais habitent le même quartier. Quand l’une s’en va, l’autre rentre quand ce n’est pas l’inverse. Au cours de leurs pérégrinations, ils ne sont jamais loin l’un de l’autre, mais jamais en face l’un de l’autre. On sent que le cinéaste prend tout son temps pour les faire se rencontrer, mais vont-ils seulement se rencontrer un jour ou l’autre ? Kieslowski y est pour beaucoup dans sa façon de filmer, avec ses plans millimétrés entre ombre et lumière. Aucun de ces trois personnages n’y échappe du reste. Toujours est-il que cette question a tendance à prendre le pas sur l’évolution des deux personnages principaux. De ce fait, on perd plus ou moins de vue la notion de fraternité, valeur qui ne sera d’ailleurs jamais prononcée, contrairement à "Bleu" et "Blanc". Alors que Kieslowski semble se perdre dans les tourments méandreux de la psychologie humaine avec semble-t-il un brin de poésie ("Le cercle des poètes disparus" sera d’ailleurs évoqué), il maîtrise quand même le maniement de sa caméra. En témoignent les travellings effectués pour passer d’un endroit à un autre, d’une personne à une autre, ou pour terminer ses plans sur des objets anodins, comme le verre cassé au bowling. Ah ce verre cassé et laissé seul pour compte… une symbolique au propos tenu ? Un parallèle avec le plan qui viendra plus tard sur ce vieux juge au crépuscule de sa vie, ce plan qui fixe l’homme entre deux troncs d’arbre ? En attendant que l’histoire se décante enfin, la qualité artistique et technique du réalisateur parvient à meubler un scénario erratique. Et c’est juste au moment où on n’y croit plus vraiment, qu’on ne sait plus trop où il veut en venir, en bref que l’ennui se fait le plus sentir, que la tension monte enfin, certes formidablement orchestrée Zbigniew Preisner, lequel signe encore une fois une très belle musique. Il était temps, parce que nous en sommes arrivés à la première heure, Kieslowski semblant se rappeler subitement ce qu’il était venu filmer. Que ça plaise ou non, cela permet de mieux surprendre le spectateur par des destinées qui se répètent, et par la scène finale où tous les personnages principaux sont réunis à l’écran les uns après les autres, juste histoire de faire triompher l’air de rien les valeurs républicaines, lesquelles prennent une dimension plus humaine. Point de vue acteurs, il n’y a pas grand-chose à dire car il n’y a rien d’extraordinaire, même s’ils jouent plutôt bien le coup, y compris Jean-Louis Trintignant qui, pour moi, constitue la grosse erreur de casting. Ce qui me fait dire ça ? Il transpire l’école d’art dramatique à l’ancienne dans sa façon de faire, tant au niveau de son évolution que de sa façon de parler. Il en ressort certes un homme ravagé par ses expériences passées de citoyen et de juge en le dotant d’une psychologie certes crépusculaire mais bien trop monolithique. Il n'en reste pas moins une belle trilogie très intéressante à découvrir, et si possible dans l'ordre (à cause du final de "Rouge").
Shawn777

807 abonnés 3 938 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2018
Ce troisième et dernier volet de la trilogie "Trois couleurs", toujours réalisé par Krzysztof Kieślowski et également sorti en 1994 (comme le précédent film) est très bon et c'est d'ailleurs, pour moi en tout cas, le meilleur. Nous avons ici l'histoire de Valentine qui renverse une chienne. Elle la rapporte à son propriétaire qui n'est autre qu'un voyeuriste aigri. Le synopsis m'attirait beaucoup car j'aime beaucoup ce genre de rencontres improbables entre deux personnes différents. Nous avons également le thème du voyeurisme que j'apprécie également beaucoup. Surtout qu'ici, il y a évidemment beaucoup de messages derrière, comme dans les deux premiers films j'ai envie de dire. Comme son titre l'indique, nous sommes ici sur la couleur rouge et la réalisation est toujours aussi fidèle à ce principe. Je dirais qu'elle est dans ce film encore plus travaillée que dans les deux autres, nous offrant des plans très intéressants. L'histoire s'en suit sans déplaisir, on s'attache vite aux personnages et puis les dialogues sont très bien écrits. Le rythme est lent (de même que dans les deux premiers) mais on ne s'ennuie pas pour autant si on rentre dans l'histoire. Si les deux premiers fonctionnaient principalement sur la dépression et désespoir, nous avons enfin ici quelque chose qui est un peu plus "joyeux". Le film nous présente en effet une très belle histoire d'amitié mais qui n'est pas clichée, au contraire, qui peut même se trouver quelques fois surprenante. Le film clôt donc très bien cette trilogie surtout qu'il y fait des clins d’œils aux premiers. Nous avons par exemple toujours cette vieille dame qui a du mal à mettre sa bouteille dans la poubelle mais pour une fois, le personnage va aller l'aider, ce qui en dit beaucoup sur son état d'esprit par rapport aux autres et qui, en même temps, résonne directement avec les propos de Joseph. Nous pouvons également apercevoir les caméos des acteurs des films précédents, de cette façon, la boucle est bouclée. En ce qui concerne les acteurs, nous avons les très bons Irène Jacob et Jean-Louis Trintignant qui jouent très bien. "Trois couleurs : Rouge" est donc un très bon film qui clôt cette trilogie en beauté !
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