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Trois couleurs - Rouge
note moyenne
3,4
493 notes dont 35 critiques
26% (9 critiques)
31% (11 critiques)
17% (6 critiques)
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Votre avis sur Trois couleurs - Rouge ?

35 critiques spectateurs

Ciemonde

Suivre son activité 62 abonnés Lire ses 98 critiques

4,5Excellent
Publiée le 10/09/2013

La découverte de Kieslowsi est un évènement au sein de l'univers cinématographique. Ce Polonais à la poésie facile, à l'humanité débordante et pourtant à l'approche virtuose d'un monde de concepts abstraits à la limite du métaphysique, est un grand. Trop écrire serait presque ternir l'affection débordante et l'amour que véhicule chaque plan de cette troisième et dernière couleur. Après Bleu et Blanc, voici Rouge. Irène Jacob pleine d'une naïveté de jeune première, l’œil doux et les lèvres surprises. Trintignant à l'oreille vive, aux rêves surprenants et à la voix qui ferait tomber le monde entier. Rouge est encore à la croisée des destinées. Aux regards manqués, aux écoutes décisives et aux évènements surprenants. Ici on se justifie, on se raconte, on se découvre et on s'aime. Bien plus que la fraternité se trouve alors représenté. C'est rêche, puis dur, puis triste, puis compréhensif, puis heureux. Ce qui avait été perdu fut vite retrouvé, sans certitude mais avec bonheur. Toute cette flambante poésie portée de nouveau par la partition géniale de Preisner. La mise en scène de Kieslowski qui aurait pu paraître plus simpliste que dans ses précédents tableaux (et ce par la douceur ici choisie) où l'on souhaitait juste contempler sans y pénétrer, est alors pleine de vie et d'envie. Calme ou rapide, désignant et accompagnant les différents points de vues des protagonistes. Je pensais rester en dehors de son œuvre au complet. Respectant la technique, l’inventivité et l'intelligence. Je suis alors maintenant prise aux tripes, ravalant l'eau de mes larmes trop salées dont l'arrivée sur ces lieux m'a quelque peu surprise. Débordant de bizarrerie sublime, ce rouge est rouge.

Plume231

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4,0Très bien
Publiée le 04/02/2010

Troisième et dernier volet, "Rouge" est de loin le meilleur film composant la trilogie de Kieslowski car l'émotion, qui faisait défaut à "Bleu", et l'esthétisme, qui manquait à "Blanc", vivent en très grande harmonie. C'est bien sûr le thème de fraternité qui est évoqué et la couleur rouge qui prédomine. La notion de destins qui se ressemblent et s'entrecroisent n'a rarement aussi bien été évoqué au cinéma que dans ce film. Le film doit beaucoup aussi aux merveilleuses interprétations de la délicieuse Irène Jacob et de l'excellent Jean-Louis Trintignant qui nous offrent une confrontation pleine d'émotions. Un exercice très brillant qui clôt magistralement une trilogie et une carrière de cinéaste.

RENGER

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2,5Moyen
Publiée le 07/03/2008

Dernier chapitre de la trilogie des Trois Couleur, entamé en 1993 avec Bleu, suivit de Blanc en 1994. Cette fois, c’est avec Rouge que Krzysztof Kieslowski clôture en beauté ce recueil dramatique, en y instaurant pour thème principal, le voyeurisme. Avec un scénario multipliant les intrigues, on part à la rencontre de divers personnages, tous ayant un lien direct ou indirect que l’on découvre au fur et à mesure du film (comme cela était le cas avec les précédents opus). On appréciera aussi le twist final, faisant par la même occasion un clin d’œil aux précédents chapitres, puisque à la fin, on retrouve furtivement Juliette Binoche (présente dans le premier volet : Bleu), ainsi que Julie Delpy & Zbigniew Zamachowski (présent quant à eux, dans le second volet : Blanc).

loulou451

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4,0Très bien
Publiée le 09/05/2010

L'épisode le mieux construit de la trilogie, pas le plus intense, mais sans doute le plus juste. L'interprétation d'Irène Jacob est magnifique, subjuguée par la présence de Jean-Louis Trintignant plus crépusculaire que jamais. Un moment magique et beau à la fois.

gimliamideselfes

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/06/2009

Film à la fois profond, très bien joué, intéressant de bout en bout, on se plaît à chercher les petits détails, tout est maîtrisé, un très grand film. Meilleur que bleu et blanc. Une très bonne trilogie, Rouge est un pur moment de cinéma.

il_Ricordo

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4,0Très bien
Publiée le 10/07/2012

Ce qu'il y a de plus exceptionnel dans les films de Krzysztof Kieslowski, ce sont peut-être les actrices. Juliette Binoche dans Bleu, Julie Delpy dans Rouge, mais surtout, avant toutes, Irène Jacob. Impossible de ne pas oublier la splendide (les splendides, devrions-nous dire) Véronique, mais aussi Valentine de Rouge. Son personnage, Valentine, est certainement le plus pur aussi de tous les films de Kieslowski : belle, fraîche, spontanée et gracieuse, elle est quasiment une allégorie de la vie (comme Julie ou Karol, elle ne peut mourir, on le voit dans l'extravagante scène finale). Chez elle, tout est spontané. On le ressent dans les dialogues : "-Et si j'avais écrasé votre fille, ça vous ferait le même effet ?", "Je ne veux rien. - Vous n'avez qu'à arrêter de respirer". Son interlocuteur ? Un vieux bougon de juge, l'admirable Jean-Louis Trintignant. Valentine est une femme dans l'action, elle aime le mouvement et le rapport à autrui : sans répit du matin au soir, entre deux séances photos et deux défilés, elle aime montrer son corps, débordant de vie et d'enthousiasme. Mais inconsciemment, elle est lassée de cette vie micro-réglée. Certes, elle nage voluptueusement dans le succès, mais elle s'ennuie, même si elle ne s'en aperçoit pas. Elle s'arrête le soir dans sa voiture, mélancolique. Sa vie sentimentale est agitée, sa famille est fragile. Elle perd sa confiance en elle, cette confiance qui était pourtant toute sa force. Entourée d'hommes (Jacques le photographe, Michel le jaloux, son frère etc.), c'est pourtant du plus vieux et du plus étrange qu'elle se rapprochera le plus. Car il est bien inquiétant, ce vieux juge, à espionner ses voisins. On l'avait vu dans Le Décalogue, les voyeurs de Kieslowski sont inoffensifs. Par ailleurs, à y réfléchir, la vie du juge n'est pas moins insensée que celle de Valentine. La fraternité : c'est le troisième terme de la devise. Fraternité, car les habitants de ce quartier suisse sont liés entre eux malgré eux grâce au juge espion. Cette affaire a même des conséquences : une météorologiste abandonne son copain le jeune juge pour le photographe. Il se trouve que ce jeune juriste a exactement la même vie que Trintignant, les deux devenant des juges hors-la-loi (l'un entre en infraction chez les gens, l'autre les espionne). Mais ils sont guidés non pas par la méchanceté, mais presque par ennui ou désespoir. Leur seul remède ? D'aller vers les autres. Dans la trilogie des trois couleurs, ce sont des accidents qui changent les autres dans leurs rapports : l'accident de voiture de Bleu, celui avec le chien dans Rouge, et même dans Blanc, le divorce constitue un accident. Kieslowski étudie la réaction de plusieurs personnages face à un événement minime : une vieille dame qui a du mal à mettre sa bouteille dans la poubelle pour verres. Julie est impuissante à l'aider, Karol le peut mais ne le fait pas, Valentine le fait spontanément. Cette action est sans doute ce qui résume tout ce qu'a pu dire la Trilogie sur le caractère des êtres.

Parkko

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2,0Pas terrible
Publiée le 29/01/2012

Enthousiasmé par bleu, déçu par blanc, j'en attendais beaucoup de ce troisième opus. D'autant plus qu'il avait la réputation d'être excellent. Tout commençait bien, le générique est excellent mais après le film devient un grand n'importe quoi. La faute notamment à des dialogues terriblement faux et une Irène Jacob qui ne croit pas elle même en son personnage. La faute à des situations improbables et grotesques où le réalisateur cherche tant bien que mal à mener sa réflexion sur l'idée de fraternité (heureusement, quelques bribes intéressantes persistent). Mais quelle déception.

stebbins

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2,5Moyen
Publiée le 23/06/2011

Etrangement, ce troisième volet demeure moins appuyé que les précédents. Sans être un chef d'oeuvre Rouge a le mérite de s'effacer derrière l'émotion qu'il génère minutieusement : beaucoup plus lyrique que le Bleu et que le Blanc, il parvient même à nous toucher à travers la présence de l'immense Jean-Louis Trintignant, qui incarne un personnage désespérant de cynisme et d'amertume. La musique de Zbigniew Preisner est cette fois-ci superbement associée aux images glamours dans lesquelles irradie la magnifique Irène Jacob. Krzysztof Kieslowski réussit même à se montrer spontané dans les moments les plus émouvants du film, semblant être parvenu à mettre de côté sa technique d'habitude si étudiée. Rouge reste tout de même assez inégal, faute à une intrigue brumeuse qui s'achèvera par une synthèse comiquement optimiste de l'intégralité de la trilogie : on retrouvera Juliette Binoche, Julie Delpy ou encore Zbigniew Zamachowski pour une cérémonie officieuse et symbolique du triptyque. A voir ne serait-ce que pour la présence de Jean-Louis Trintignant, dont la sécheresse de visage et le timbre de voix cassant alimentent le métrage en mélancolie et en intensité. Le meilleur film de la trilogie, à mon humble avis.

calamarboiteux

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4,0Très bien
Publiée le 02/03/2010

Genève : rapportant le chien qu’elle a heurté avec sa voiture à son propriétaire, la jeune Valentine (Irène Jacob) découvre qu’il s’agit d’un juge retraité (Jean-Louis Trintignant) dont l’activité principale est d’écouter les conversations téléphoniques de ses voisins. D’étranges rapports se nouent entre eux. Pour le dernier volet de sa trilogie, Kieslowski est fidèle aux thèmes qui lui sont chers : solitude, courts instants de chaleur humaine, importance du hasard (un de ses films porte ce titre), sens du destin, pessimisme concernant les rapports humains. La mise en scène ne déroge pas à ses habitudes : utilisation adéquate du couple musique-silence, construction impressionniste, et images somptueuses, avec ici primauté de la couleur rouge bien sûr. Centré sur les rapports entre les deux personnages principaux, l’œuvre est toute de subtilité, servie par deux grands comédiens entre lesquels le courant passe visiblement. Les dialogues ont de la tenue, les personnages secondaires de l’importance, le décor du lac de Genève baigne l’ensemble dans un calme trompeur, la musique de Priesner, rare, a la nostalgie nécessaire, et tout cela participe à créer un climat émotionnel fort, de même niveau que celui du premier volet (bleu). La recherche formelle existe ici, mais elle se fond dans le thème, devenant ce qu’elle doit être : un des éléments qui participent à la réussite de l’ensemble. Ce qui nuit au film, c’est le jeu de correspondances artificielles qui lie les destins semblables en tout point du juge retraité et d’un jeune venant de réussir le concours de la magistrature ; et l’on retrouve là le thème pesant de « la double vie de Véronique », lié sans doute au destin personnel de l’auteur. S’y ajoute le côté devin du juge, évidement facile à développer au cinéma, qui brouille un peu l’image de ce personnage atypique, meurtri, et fort. Ces réserves empêchent le dernier film de Kieslowski d’être un chef d’œuvre, mais la production est cependant remarquable.

A.S

Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 858 critiques

4,0Très bien
Publiée le 12/07/2008

Dernière pièce du puzzle de Krzysztof Kieslowski, Rouge est sans contexte le meilleur opus de la trilogie. Pertinent, il aborde un thème aussi effrayant que volontairement tabou : le voyeurisme non au sens propre et explicite du terme, mais une véritable étude d'une psychologie complexe ammenant du faux vice une ambiguïté qui n'est autre que le support d'une personnalité en pleine perdition. Et de ce fait, le personnage qui incarne d'un premier point de vu le vice et le dégoût nous fait découvrir peu à peu son humanité. Et c'est à ce moment là que l'on reconnaît la patte de l'auteur. Entre-autre, le cynisme prend une place considérable dans le rôle de ses personnages. Jamais sérieux dans sa démarche, il les peints avec une réflexion aussi intélligente que personnelle. Le personnage de Jean-Louis Trintignant est évidemment le plus fascinant. Alors que le réalisateur lui donne en première partie son écoeurement, il le lui pardonne et l'explique en deuxième partie. Comme si finalement le vilain monsieur était au final un bon et honnête homme faussement antipathique au servir de la morale contre le vice humain. Avec un fond dérisoire de déception amoureuse. Absolument mordant en tous les sens, le film repose comme Bleu dans une ironie omniprésente prenant le chemin magnifique et complexe du sarcasme. Sombrement lumineux et un brin péssimiste, Rouge est un film éclatant. Une réussite.

chrischambers86

Suivre son activité 1215 abonnés Lire ses 9 996 critiques

4,0Très bien
Publiée le 08/03/2008

Troisième et dernier volet tricolore du metteur en scène Krzysztof Kieslowski ou "Rouge" signifie fraternitè!C'est certainement le film le plus intense de la trilogie ou toute l'oeuvre est placèe sous le signe du voyeurisme!Le film est la double histoire d'une redemption et d'un accomplissement sur fond de destin et de hasard,bercè par la musique chaude et prenante de Zbigniew Preisner!La mise en scène est toujours aussi remarquable avec la beautè radieuse d'Irène Jacob et la prèsence inquiètante et calcinè de Jean Louis Trintignant!Leurs multiples tête-à-tête est un règal pour les yeux!!!Un très beau film d'espoir et d'amour ou l'on trouve (enfin!) sa conclusion à la fin de ce troisième volet que conclut brillamment le réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski...

vin163

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2,0Pas terrible
Publiée le 13/06/2011

En deux mots : absolument dormitif. Si un(e) spectateur éclairé(e) veut bien me dire quel est le rapport avec le thème de la « fraternité » prétendument abordé ici je lui en serais très reconnaissant. C’est bien joli que de vouloir en mettre plein la vue avec de l’esthétisme à tout va et de foutre des couleurs rouges partout uniquement parce que son film s’appelle « Trois couleurs – Rouge », mais encore faut-il faire passer l’amère pilule avec une vraie intrigue prenante et des personnages intéressants, sans quoi le film ne serait qu’un globi-boulgua fade, un délire rougeâtre idéalisé par les matons de Panurge cinéphiles psychorigides ayant décrété péremptoirement que ce film est excellent, une orgie nauséabonde de plans « oh que c’est joli », de dialogues inintéressant, de narration léthargique, … et j’en passe. « Trois couleurs – Rouge » c’est un peu tout ça à la fois, un concentré de tout ce que je n’aimerais pas trouvé dans un film : intrigue qui vieillit très mal (mais quel ringard ce Jean-Louis Trintignant, aujourd’hui avec Facebook je suis bien plus pervers que lui et j’assouvie à la puissance mille son appétit insatiable quand il s’agît d’espionner ses petits voisins et de satisfaire sa malsaine curiosité !), dialogues dormitifs, personnages ayant à peu près autant de charisme qu’un plat de moules-frites fade, et narration léthargique. En outre ce film n’est encore une fois pas à la hauteur de ses prétentions, calibré à l’époque pour plaire aux cinéphiles péteux et cuistres se gargarisant d’eux-mêmes à chaque fois qu’ils ouvrent Télérama confortablement assis dans leurs canapés cuirs et installés dans leurs minables trois pièces parisiens, aujourd’hui ce film est bien paresseux, vieux et son message, si message il y a, est depuis longtemps éculé dans d’autres films infiniment plus intéressants que le dernier volet de cette trilogie.

pascalchevalier

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/07/2008

Le meilleur film de la trilogie, un homme coupé du monde qui ne vit plus qu'épiant ses voisins grace à une jeune femme renait à la vie, exceptionnelle composition de Trintignant film d'une grande sensibilité.

riri2

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4,0Très bien
Publiée le 28/02/2008

Rouge est un trés beau film tant par l'image et la façon de filmer que par le sujet et son traitement. Une façon aussi de clore de manière optimiste la trilogie sur un thème, la fraternité, qui recèle de bien des surprises.

Je suis mort.

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0,5Nul
Publiée le 02/12/2015

Un drame anti-raciste-sexiste pas touchant et plein de maladresse. Valentine est si énervante que par moment on a peine à ne pas péter un câble. En un mot: navrant!

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