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Alolfer
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4,0
Publiée le 21 novembre 2025
"Indiscrétions" est peut-être la meilleure comédie américaine. Pourquoi ? Car avec ce film, George Cukor, révolutionne le genre. Comédie mais pas seulement : Comédie romantique avant l'heure, c'est un film écrit magistralement comme cela n'a pas refait depuis : Chaque personnage est une parodie de la société américaine, juxtaposé par des dialogues avant-gardistes sur le fond comme sur la forme. Katherine Hepburn est exceptionnelle tout comme Gary Grant et James Stewart. Chacun et chacune, allume une mèche scenaristique, rendant le film drôle à chaque instant.
Le film est juste sur tout les points : dialogues, jeux d'acteurs, écriture etc... Tout atteint son paroxysme.
Un grand film et un pionnier de son genre qu'on ne fait plus
Du rythme, de bons dialogues percutants et des acteurs charismatiques qui donnent un film assez décousu mais pourvu d’une certaine profondeur et noblesse.
Sentimentale et satirique, la comédie de George Cukor ne fait pas dans l'excès, c'est-à-dire qu'elle n'est tentée ni par le mélo ni par le comique burlesque. C'est pour cette raison qu'elle figure le type-même de la regrettée comédie sophistiquée américaine. Bien qu'elle s'y prête assez souvent par son sujet et par son aspect théâtral, l'histoire se démarque du vaudeville par son refus du quiproquo et des effets faciles. Dans ce milieu bourgeois qui se prépare à un mariage, Cukor dénonce sans agressivité les journaux à ragots, la presse du cœur, dont les méthodes sont incarnées par James Stewart, puis, rompant avec la satire ou la comédie de situations, il fixe la frustration sentimentale de Tracy Lord (Katharine Hepburn) dans une fausse insouciance qui laisse deviner des dispositions plus sensibles. Chacun des comédiens fait un brillant numéro. Le film demeure une comédie mais, en dépit que le cinéaste s'en soit volontairement abstenu, il manque peut-être au sujet une véritable dynamique de comédie et des péripéties plus cocasses. Au point que j'ai trouvé le film un peu bavard.
L'Age d'Or d'Hollywood, avec le brillant trio " Katharine Hepburn, Cary Grant et James Stewart " à l'affiche, c'est toujours un plaisir. Cependant niveau scénario c'est pas le plus folichon ni le plus captivant. C'est vraiment le charisme des acteurs qui porte l'ensemble.
une des grands films de l'histoire fdu cinéma où sont abordés plusieurs thèmes. Globalement c'est une vision de la haute bourgeoisie américaine. Chaque personnage en traduit un aspect particulier. K.Hepburn une femme apparemlent parfaite, belle, sans faille qui se révèle insatisfaite dans ce rôle. C.Grant play boy un peu perdu qui aurait besoin de l'aide de sa femme Puis les personnages secondaires le postulant mari, américain type, stupide, ne comprenant rien à la situation dans laquelle se débat sa promise. Le comble étant cette jeune fille observant tout ce monde avec ironie mais amenée à singer les comportements des adultes. Tout cela parfaitement orchestré par G.Cukor.
Classique de la comedie hollywodienne, " the philadelphia story" est le portrait d'une adulte capricieuse de la haute bourgeoisie de la cote Est qui finit par se transformer pour son bien et celui de son entourage.
Cukor dirige a merveille cette piece qui fut un succes a Broadway. Le casting est exceptionnel et permet de voir ensemble les deux grands acteurs de la comedie americaine Cary Grant et James Stewart au cote de K. Hepburn.
Les dialogues sont ciseles et fusent pendant toute la duree du film. Leur importance est grande, puisque ce seront les mots qui reussiront la conversion du personnage principal.
A titre personnel, il me semble qu'on peut peut etre reproche au film ses circonvolutions tres ( trop ?) nombreuses dans la premiere partie.
Neammoins, " indiscretions" reste un opus de haute tenue de Cukor, classe parmi les titres emblematiques des comedies du remariage, categorie chere au philosophe Stanley Calvel.
James Stewart obtint l'oscar de l'interpretation en 1941 pour sa prestation dans ce film.
Portée par des comédiens manifestement ravis par leur partition cette comédie enlevée et sautillante alterne entre légèreté aux inspirations théâtrales et satire sociétale grâce à l'accent mis sur la psychologie de l'héroïne autant que sur les péripéties des mâles qui gravitent autour d'elle. Bien que s'appuyant sur des procédés connus, l'accord se fait harmonieux entre les questionnements sentimentaux des uns et les ambitions vindicatives des autres. Plaisant.
Cette délicate comédie de Cukor reste d’une grande modernité de ton, avec des dialogues d’une rare finesse. Katherine Hepburn tient la dragée haute à Cary Grant et James Stewart tout en laissant transparaître une touchante fragilité. Un sommet d’intelligence et de subtilité, à revoir régulièrement pour mieux appréhender ce qu’était l’âge d’or de Hollywood.
Grand classique de la comédie américaine, un délicieux triangle amoureux aux dialogues savoureux et raffinées, servi par des pépites d'acteurs, Katharine Hepburn, Gary Grant et James Stewart (oscarisé) en tête.
Comédie américaine de l'âge d'or d'Hollywood. Un casting en or (Gary Grant, James Stewart et Katharine Hepburn). Le film est malin et assez sournois pour l'époque mais le rythme a pris un sacré coup de vieux. C'est de qualité mais on s'ennuie parfois...
Born again. On a souvent dit qu’« Indiscrétions » (1940) mettait en scène la victoire de la classe dominante sur la classe populaire : la victoire de Dexter Haven (Cary Grant) et de Tracy Lord (Katharine Hepburn) sur Macauley Connor (James Stewart) et George Kittredge le parvenu (John Howard). Je n’en suis pas sûre. Ce film met en scène la victoire de l’hédonisme et de l’humanité sur les déterminations sociales. C’est bien parce que Cary Grant est humain que Katharine Hepburn finit par retomber dans ses bras et par délaisser son richissime fiancé patron d’usine. Ce film est l’histoire d’une révélation. Et Cary Grant en est le catalyseur. Pendant tout le film, il essaye discrètement de toucher le cœur de Katharine Hepburn pour qu’elle accède enfin à l’humanité et qu’elle descende de son piédestal où elle régnait en « déesse » incontestée depuis si longtemps. Il lui apprend à accepter ses faiblesses et celles des autres. Il lui apprend à vivre, tout simplement. Quant à James Stewart, il lui offre un moment d’égarement et de lâcher-prise qui lui permettra, au terme d’une longue nuit d’ivresse, de retrouver la sensibilité qu’elle avait enfouie au fond d’elle-même pour l’offrir avec ingénuité à son premier mari, Cary Grant. C’est une Katharine Hepburn revivifiée, plus humaine et plus éblouissante que jamais, qui dit « oui » une seconde fois à son premier amour – le seul et l’unique – Cary Grant. Et l’on se prend à regretter que celui-ci n’ait pas obtenu l’oscar du meilleur acteur attribué à James Stewart, sachant combien son jeu subtil et délicat, tout en retenue et en suggestion, aura fait pour extraire sa partenaire de la tour d’ivoire où elle s’était enfermée. Tu peux sourire, Cary, et rouler tes yeux de velours, c’est bien sur toi que reposent la magie du film et la renaissance de Katharine Hepburn. Avec cette œuvre, George Cukor a réécrit « Holiday » (1938) et porté aux nues son couple-fétiche, Cary Grant-Katharine Hepburn. Ce deuxième film - comme un second mariage – célèbre une nouvelle fois la victoire de la liberté, de l’amour et de l’art cinématographique. Cette fois-ci, l’alchimie est totale.