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Xavier D
82 abonnés
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4,5
Publiée le 10 mars 2021
L'un des premiers rôle d'Alain Delon et déjà le charme opère, indéniablement. Une vraie leçon de cinéma italienne avec un bon casting comme Annie Girardot, extra, Renato Salvatori, Roger Hanin, qui joue les macros, et Claudia Cardinale. La musique signé Nino Rita, qui signera celui du Parrain de Francis Ford Coppola, bien des années plus tard. Une réalisation sobre, réaliste, et passionnante de Luchino Visconti, qui épluche un à un, chacun de ces frères pour leur donner plus de profondeur. Le destin de Rocco et ses frères aux fils des années, avec la boxe et Nadia, qui d'ailleurs aura des répercussions, et qui sonne la fin de la fraternité. Un peu longuet mais un drame magnifique.
OMG quel chef d'oeuvre , si je pouvais mettre 10 étoiles, je les mettrais ! Delon est merveilleux dans ce film, tellement différent de ce qu'il sera plus tard, Salvatori et Girardot sont aussi sensationnels, et la musique ... m'a fait pleurer !
Difficile de croire que le brillant réalisateur du Guépard et des Damnés ait pu commettre cette purge de 3 heures, ratée à peu près sur tous les points. L'un des principaux défauts du film réside dans l'écriture bâclée des personnages, avec une Rosaria (Katina Paxinou) en matriarche caricaturale et un Simone (Renato Salvatori) affublé de toutes les tares possibles (il est jaloux, paresseux, égoïste, sadique, violent et voleur), ce qui le rend totalement sans intérêt. Quant à Rocco (Alain Delon), il est impossible de comprendre sa vocation sacrificielle – quasi christique – au bénéfice de son frère. S'il est certain, souligne Visconti, que l'excès de bonté est aussi dangereux que la méchanceté, l'un comme l'autre nuisent également au film lorsqu'ils sont appuyés à ce point. La musique de Nino Rota est également mal employée, surjouant certaines scènes que les dialogues rendaient déjà suffisamment lourdes. Quant aux acteurs, ils font ce qu'ils peuvent, de manière très inégale puisque certains passages balourds tranchent avec des séquences plus subtiles et vraiment touchantes. Mention spéciale à la dernière scène en famille, insupportable d'hystérie. Seule l'interprétation d'Annie Girardot, malgré quelques excès, et celle de Max Cartier sont à retenir de l'ensemble. Et c'est peu. Bien trop peu…
Bon, j'ai trouvé que c'était quand même autre chose que "Le Guépard" qui m'avait pas mal indifféré dans sa retranscription scolaire et non-nuancée de la mutation de l'Italie noble des années 60' à l'Italie bourgeoise (en même temps c'est le sujet qui voulait ça) mais là c'est intéressant de voir le regard d'un descendant de noble comme Visconti sur le classe populaire italienne sudiste, ça touche à des thématiques sensiblement plus fortes et universelles comme la sacralisation familiale et son déracinement, le rapport difficile et contrasté entre les classes sociales, la précarité exacerbée, la discrimination, la rapport bouleversé d'une jeune fratrie... etc On peut y déceler une dramaturgie et un schéma narratif encore pas mal didactique et toujours extrêmement illustratrif avec un format de 3h qui finit par diluer un peu le propos mais pas de doute, le grand cinéaste derrière la caméra a le sens de la mise en scène, de l'imagerie et de la direction d'acteurs (avec une bonne petite partie de frenchies comme Delon, Girardot, Cardinale). La durée du film peut évidemment un peu rebuter mais cela sert à développer sa grande richesse thématiques pour pas que ces dernières se retrouvent survolées et seulement citées... Ce film nous souligne bien la pression exercée par le déracinement familial et donc ses répercussions avec son éclatement. Ce qui peut nous faire comprendre les limites de la sacralisation familiale dans un milieu dans lequel on ne se retrouve pas. La durée sert donc aussi à épouser les différents points de vue de cette fratrie de 5 italiens. Delon est extraordinaire, loin du rôle de monolithique et de tombeur qui lui aura par la suite collé à la peau. Sil y a bien une oeuvre qui démontre bien son talent innée j'estime que c'est celle-ci. On a le portrait d'une jeune homme sensible et saint un peu naïf sur les bords mais profondément attachant. En somme, un drame social à voir pour sa puissance évocatrice limpide, humaniste et sensible. Attention quand même aux longueurs. Même si celles-ci servent l'intrigue et l'atmosphère...
Visconti signe un mélodrame poignant et magnifique sur une famille de migrants italiens avec toute la condition sociale relative à la situation qui les happe. Les acteurs sont tous bouleversants et la mise en scène est sublime. Chef d’œuvre intemporel.
C'est un drame poignant sur une Italie des années 50 en pleine reconstruction. L'ambiance est la et bien menée : la famille italienne, la mama imposante et théâtrale, le monde ouvrier, les combines , le monde de la boxe. Bref tout est extrêmement bien soigné et mise en scène avec une modernité qui encore aujourd'hui passe parfaitement. Annie Girardot est pétillante et apporte de la vie dans ce film qui flirte avec la misère humaine. Seules quelques scènes un peu surjouées prêtent à sourire plutôt qu'à émouvoir.
Cela commence et finit par le symbole de la mère qui reste au milieu du schéma du bien et du mal. Car c'est bien cette dichotomie qui est présente aussi avec la victime au centre. Rocco qui symbolise l'avenir et veut recoloniser sa terre ancestrale. D'où cette grande certitude en lui mais aveugle et le frère, le passé qui n'évolue jamais enterrant tous ceux qui s'accrochent à lui. C'est bouleversant et plus fort dans toute la dernière partie.
Un classique du cinéma réaliste italien des années 60 qui traite à la fois de l'âme italienne (la famille, etc..) et de l'émigration du sud vers le nord. Dans l'ensemble le film résiste bien au temps. Le N&B et les scène soit de rue, soit d'intérieur, lui fournissenr ce cadre inimitable nécessaire au propos plutôt pessimiste. Delon qui se révèle ici être déjà le garnd acteur qu'il fut ensuite, est à la hauteur, tout autant qu'une Annie Girardot jeune et pétillante, mais déjà Girardot elle-aussi. Ceci étrant dit, il y a, à mon avis quelques scènes un peu trop lméloramatique dans lesquelle les acteurs surjouent, ce qui (avec les critères d'aujourd'hui) prête davantage à sourire qu'à pleurer : par exemple l'assassinat de la jeune prostituée, où laa scène des 2 frères sur desespérés sur le lit.
Une plongée dans l Italie des années 60 avec une description quelque peu caricaturale des us et coutumes de ce pays et l exode rural en toile fond, quelques maladresses au niveau de la mise en scène, reste le plaisir de revoir Alain Delon(peu crédible en fils idéal ) et la regrettée Annie Girardot parfaite en prostituée malmenée par la vie. Renato Salvatori est parfait dans le rôle du roublard anéanti par un amour non partagé .
Une grande tragédie à l'Antique dans le contexte du néoŕéalisme italien. Avec en premiers rôles Alain Delon et Annie Girardot au sommet de leur art. Et curieusement, Suzy Delair et Claudia Cardinale dans de petits rôles secondaires. Luchino Visconti est un seigneur.
Au départ émouvante evocation de la grande migration des Italiens du Sud vers le Nord industriel, 'Rocco et ses frères' prend progressivement de l'ampleur pour devenir une grande fresque tragique aux accents quasi-bibliques. Du grand art.
Attention, cette critique dévoile des éléments essentiels de l'intrigue. Certains synopsis orientent naturellement une mise en scène; quand on lit celui de "Rocco et ses frères", on imagine plutôt un film naturaliste qui prendrait acte des souffrances de ses protagonistes. Tout en faisant le constat d'un malaise et d'une misère sociale éprouvés par cette famille du Sud qui arrive à Milan pour y rejoindre l’aîné Vincenzo – la scène qui suit l'ouverture à la gare, en donnant une saisissante impression d'un espace hyper compressé, dit tout de la haine entre gens du Sud et ceux du Nord –, Visconti déploie une mise en scène lyrique, même opératique par instants, pour raconter cette tragédie familiale et sentimentale. L'équilibre de la famille Parondi tient à l'amour qui unit tous ses membres, avec en tête une mère protectrice qui prend toujours la défense de ses fils et se refuse à les voir fâcher; parmi ses enfants, Rocco possède le même état d'esprit malgré les sentiments qu'il partage avec son frère Simone pour la belle Nadia. Tandis que Simone apprend que Rocco et Nadia se voient discrètement le soir, sa jalousie éclate lors d'une séquence littéralement déchirante dans laquelle il viole Nadia puis se bat longuement avec Rocco. Comment rétablir l'équilibre quand deux cœurs sont attirés par un troisième – fatal dénominateur commun ? Un geste pourtant, sublime et bouleversant, aurait pu changer l'issue : dans une scène sur le dôme de Milan où la succession de gros plans et une caméra qui finit par s’élever au-dessus des personnages confèrent une intensité dramatique phénoménale, Rocco annonce à Nadia qu'il la quitte. Mais n'aimant pas Simone, la jeune femme rend le sacrifice vain. Alors commence une véritable descente aux enfers pour Simone, qui arrête la boxe, se met à flamber son argent et s'obstine à entretenir Nadia tout en sachant qu'elle ne veut pas de lui. Dans une dernière partie inoubliable, le sort est scellé dans un montage alterné qui fait date dans l'histoire du cinéma : le combat victorieux de Rocco dévoile un des rares instants de bonheur du personnage tandis que, dans le même temps, Simone tue Nadia à coups de couteau. Debout contre un poteau, les bras écartés, sa mort est amorcée dans un mouvement de crucifixion; elle doit autant au désespoir de Simone qu'au choix du "saint" Rocco – c'est le mot employé par Ciro –, qui a cru faire le bonheur de son frère en quittant Nadia : erreur irrémédiable d'un homme qui s'est trompé à force de toujours vouloir faire le bien. Avec l'assassinat de Nadia et la division de la famille Parondi, la tragédie est accomplie mais la fin reste pourtant ouverte : entre un avenir à Milan dans une ville dynamique qui offre du travail et un retour aux sources, les frères Parondi feront leur choix.
Un drame familial fort et bouleversant dans une Italie des années 50 en pleine reconstruction, soutenu par la mise en scène magistrale du maître Visconti et porté par une interprétation tout aussi brillante.
Un très grand classique du cinéma italien (et mondial), justifiant en immense partie son statut tant ses qualités de mise en scène, de scénario et d'interprétation sont impressionnants à bien des égards. Remarquable.
Et hop ! un nouveau classique du cinéma mondiale consommé sur le tard ! Et celui-ci j'aurai regretté d'être passé à côté ! Delon et surtout Girardot y sont excellent même si cette dernière par son jeu ou la psychologie de son personnage nous donnes l'envie de la tarter. L'italie est là, l'opposition pouilleux du sud VS riche du nord est omniprésente, les personnages secondaires comme la mama italienne apporte un vrai plus au film. Les frères de Rocco sont pas mal notamment l'horrible Simone qu'on a bien envie d'aider au début puis tarter également à la fin. Au final seul Delon garde la même ligne de conduite, ses proches le surnomme même "le saint" inutile de préciser qu'il s'agit finalement de l'un de ses seuls rôles où il incarne un "gentil", du moins un gars respectable et supportable. Ensuite il y a Visconti sans qui tout ça ne serait possible, cadrage parfait, noir et blanc à tomber par terre, scénario magnifiquement découpé en partie bien distinctes empêchant l'ennuie qui menace naturellement ces films de près de 3h. L'ensemble est parfait, le message est clair et n'a pas forcément vieillit 60 ans après. Malgré un bon scénario j'ai quand même du mal à le faire passer au rang de chef d'oeuvre, son sujet ayant ses propres limites au chef d'oeuvre. Formellement, visuellement, on frôle la perfection, il manque peu de chose.