Rocco et ses frères
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Oeuf4419
Oeuf4419

82 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2025
Chef d'oeuvre de Visconti, avec une dramaturgie incroyable, Annie Girardo magnifique. Emotion garantie.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2025
On peut considérer « Rocco et ses frères » comme un film de transition dans l’œuvre de Visconti, puisque, sur un fond franchement néo-réaliste, les déboires d’une famille pauvre du Sud de l’Italie venue chercher fortune à Milan, Visconti introduit une forte dimension passionnelle et baroque, romanesque et mélodramatique, et surtout tragique. « Rocco et ses frères » aurait aussi bien pu s’appeler « Violence et passion ».
Le film est découpé en cinq parties, chacune au nom de l’un des frères, mais le récit d’ensemble se focalise surtout sur Rocco et Simone. Rocco (Alain Delon), qui ressemble à un ange protecteur prêt à renoncer à son propre bonheur pour faire le bien, confère au film une dimension chrétienne assez étonnante chez Visconti, Simone (Renato Salvatori), l’homme en perdition, terrifiant mélange de douceur et de violence, en quelque sorte le double maléfique de Rocco. Entre les deux, Nadia (Annie Girardot), la femme de petite vertu, une Marie Madeleine qui pourrait être sauvée, mais qui sera littéralement crucifiée dans une scène géniale et d’une incroyable violence, aussi bien par l’ange Rocco que par le démon Simone.
« Rocco et ses frères » est un film sur l’échec et les vaincus, thème de prédilection de Visconti, un film vraiment sombre et d’un pessimisme absolu, comportant des scènes qui firent scandale et entraînèrent des coupes et des interdictions de projection dans certaines régions de l’Italie.
Les acteurs étant tous prodigieux, la photo du grand Giuseppe Rotunno étant superbe, nous avons ici un chef-d’œuvre que Martin Scorsese a inclus dans sa liste des « 39 films étrangers à voir avant de mourir », et que Francis Ford Coppola cite comme source d’inspiration pour « Le Parrain ».
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
Le cinéaste Luchino Visconti prend son temps pour raconter l'histoire de "Rocco et ses frères" de 3 heures dans un pays d'Italie ou il y a de la pauvreté sur un ton pessimiste. Il révèle aussi des jeunes comédiens dont Alain Delon qui deviendra une star mondiale grâce à ce film mais aussi Renato Salvatori, Annie Girardot, Roger Hanin, Claudia Cardinale et le reste du casting essentiellement occupé par des Italiens. La première partie qui présente les personnages et le milieu où ils vivent est un peu lente mais largement sauvé par la seconde avec quelques scènes magistrales, comme le viol ou le duel entre Rocco et Simone avec en toile de fond le milieu de la boxe. J'ai bien aimé le jeu d'Alain Delon qui passe du jeune homme timide au fauve blessé, belle évolution. La mise en scène de Luchino Visconti est intéressante aussi avec un scénario écrit passionnément. Annie Girardot est une excellente comédienne, on a tendance à l'oublier de nos jours. Une bonne œuvre à voir ou à redecouvrir.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2024
Je ne comprends pas ces notes dithyrambiques pour ce film bavard qui a beaucoup vieilli et où il ne se passe pas grand chose, avec une longueur vraiment insupportable car injustifiée. On apprécie néanmoins la présence des acteurs français (Delon, Girardot, Delair, Hanin) qu’il faut voir en VF avec leur voix. A aucun moment je n’ai adhéré à l’un ou l’autre des personnages, beaucoup trop artificiels, et je n’apprécie guère le milieu de la boxe (à part le must de Clint Eastwood « Million dollars baby »). Pour moi évitable.
Juliette Arnould
Juliette Arnould

2 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2024
Drame melancolie
Famille qui vole en eclat a cause jalousie d aimer la meme femme, immigration, argent
Delon gentil, doux, pas une once de violence ds son personnage, différent de dhabitude
Film sur la Fraternite, l amour
Tragedie familiale sentimentale
Anne Girardot epoustouflante
Voir les avis, il y a de tres bonnes explications
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 906 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2024
Film étonnant, sur fond d'immigration au sein d'un pays, l'Italie, pour fuir la misère du sud et de ses oliviers. Pour l'avoir vu pour la première fois en 2024, soit soixante-quatre ans après sa sortie, et encore, en version restaurée, il faut désormais s'armer de patiente et d'indulgence pour aller au bout de ce film. On y apprécie de talentueux acteurs au tout début de leur carrière. Claudia Cardinale toute discrète. Annie Girardot toute jeune. Alain Delon tout timide et boxeur crédible. Les deux derniers crevant l'écran par leur talent. Le côté laborieux de cette famille, la durée du film (près de trois heures !), la piètre qualité sonore (malgré la restauration), le Milan ouvrier, les paysages ternes, sont autant de lourdeurs difficiles à apprécier de nos jours. Le script manque aussi de belles répliques, à part celle de la patronne de la blanchisserie : "Les belles choses on les obtient quand elle ne nous servent plus." De quoi méditer sur l'accumulation de richesses au fil de la vie et leur disponibilité inutile dans nos dernières années. Peut-être ai-je vu Rocco Et Ses Frères beaucoup trop tard pour l'apprécier pleinement. À (re)voir comme on lit de vieux classiques de la littérature.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mai 2024
On peut louer à juste titre la réalisation, la phographie et la direction d'acteurs (un véritable sans faute, Girardot n'a jamais été aussi bonne ). N'empêche que j'ai trouvé le temps long dans ce film trop long et que je n'ai jamais été passionné par le scénario qui abuse de plans mélodramatiques, à ce propos spoiler: la fin christique de Girardot est ahurissante, quand à la pleurnicherie collective qui s'en suit, elle
est à la limite du supportable. Et puis il y a le fond, l'attitude de Delon envers son frère n'a aucun sens, vous me direz on est au cinéma et le cinéma est souvent fable ! Mais ici que serait-elle ? Certainement pas dans le sparadrap "social" qui nous arrive in fine comme un cheveu sur la soupe.
Doppeljünger
Doppeljünger

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2024
Le bien contre le mal, pas vraiment. Si Rocco est un saint et Simone le diable alors oui, le bien et le mal, mais celui du monde d'avant, celui des chrétiens. Ici rien du Christ, de ses actes et paroles mais l'Eglise, son omerta, sa volonté d'assujettir le peuple, de lui inculquer des règles et normes arbitraires pour asseoir son contrôle et son pouvoir. Aussi, de le diviser de pans entiers de l'humanité pour mieux régner.

Rocco parce qu'il ne peut faire de mal à une mouche mais surtout parce qu'il ne peut se défaire des traditions portant les liens du sang au dessus de tout, pardonnera tout. Pardonner tout pour des actes commis contre soi même est sans doute de la sainteté, une réussite christique mais pardonner tout pour des actes commis contre autrui sans s'enquérir de l'oppressé est a minima de la lâcheté. Nadia, martyre de ce film, n'est pourtant pas réductible à un destin de victime. Bien au contraire, c'est par son indépendance d'esprit, de corps, par sa liberté en somme, qu'elle resplendit. Elle incarne le monde humaniste, celui de l'émancipation morale, la foi en son propre coeur, en sa propre raison et donc où le doute est partout et ainsi l'absolu, le fascisme, nulle part. C'est le monde de demain comme le croit Ciro, le frère auquel on se raccroche pour nous sortir de ce cloaque familial. Mais alors que Ciro énonce ce monde qui vient, la sirène d'usine retentit pour rappeler les travailleurs à l'aliénation. Tel un avertissement elle nous dit ô combien il faudra se battre pour faire et parfaire un tel monde.

Rocco à tout prix tient à ses racines, à une identité. Il veut rentrer au pays, être toujours avec ses frères et sa mère, c'est un homme bon mais qui refuse de vivre la beauté d'une personne, Nadia, car sa bonté s'exerce dans le respect de traditions qui s'opposent à cet amour. La famille de sang, sacrée, encore et toujours elle. La sclérose de Rocco, sa manière réactionnaire de voir le monde, lui fera tout perdre, la femme qu'il aime et sa liberté, autant dire que les deux se confondent. Se croyant christique il n'est en réalité que le pur, pour ne pas dire le pire, produit de l'Eglise. En choisissant le respect aveugle de valeurs qui contrecarrent à sa sensibilité, à son amour, Rocco perd tout sens moral et devient le bras armé du mal : Simone, le déraciné qui ne trouvera pas sa nouvelle vie et qui sombrera dans un total nihilisme. Simone est le chaos, Ciro le renouveau, Rocco le statu quo. En somme ils sont la Trinité divine hindoue: Simone est Shiva, il a détruit Vishnou, c'est à dire Rocco qui laisse place à Brahmā, Ciro. Et puis, autour d'eux, la plus importante, Nadia, si proche de Jésus car elle incarne tout, elle est la plus humaine de tous.

L'enfer est pavé de bonnes intentions paraît-il, ces bonnes intentions doivent être celles de ne jamais questionner notre monde et de préférer appliquer avec dévotions les règles inculquées, pour ne faire nulle peine à nos aînés. Mais à ne pas vouloir peiner les anciens et leurs certitudes, on perd tout libre arbitre et donc la seule chose qui vaille de vivre, la quête perpétuelle de soi et de nos semblables. Une quête qui crée de la beauté et nous ouvre les portes du sens et donc du bonheur. Si perdre de vue cette quête pour le monde fait intervenir Brahmā-Ciro pour le sauver, dans notre vie, Simone-Shiva armé de sa faux et peut-être d'un jeu d'échecs viendra la sceller. Alors écoutons notre cœur, restons éveillés.
Marty
Marty

22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2023
Delon, en saint qui pardonne toujours et qui n'est pas sûr de lui, est étonnant. Les relations fortes entre les frères , comme les 5 doigts de leur mère sont belles. Annie Girardot est magnifique
evariste75
evariste75

210 abonnés 249 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2023
J'aime beaucoup le cinéma italien, mais là j'ai été très déçu... Annie Girardot est magnifique mais je n'accroche pas à son personnage, ni à celui de Delon... Claudia Cardinale déçoit... Film beaucoup trop long... Ennui mortel...

Je mets quand même 2 étoiles (pas terrible) car il y a quand même de belles images...
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2023
Luchino Visconti signe l’une des plus poignantes chroniques familiales italiennes. Malgré sa longueur, difficile de ne pas être sensible à cette tragédie, riche en thématiques, portée par une distribution qui donnent son meilleur, dont le tourmenté Renato Salvatori, le bienveillant Alain Delon et l’étincelante et bouleversante Annie Girardot.
Pradetmaryse75
Pradetmaryse75

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2023
quelle merveille ce film, je l'ai déjà regardé plusieurs fois et encore hier soir !chaque fois, c'est la même "claque" très salutaire ! car en effet, le problème des immigrés est partout le même, déchirant et inquiétant ... et puis, aussi, je voudrais souligner qu'Alain Delon n'est pas , comme tant de gens le qualifient, qu'un "beau mec" sans talent, et il suffit de voir ce film pour en être convaincu !
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 073 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2023
Une fratrie qui se déchire pour une femme, pour l'argent, la gloire, par jalousie. Ce qu'on en retient, une exceptionnelle Annie Girardot belle, attirante et vénéneuse, des jérémiades à l'italienne et un récit où la tragédie est véhiculée de façon soudaine, sous la brutalité et la bêtise du premier des cadets de cinq fils expatriés à Milan, dans la débâcle d'une grande ville, avec la mama protectirce, jeune veuve; L'aîné déjà fiancé et isolé des autres, un benjamin bien trop jeune pour comprendre et attaché à tous, un cadet qui maintient la famille par ses décisions et ses efforts, puis Rocco - Alain Delon- qui par respect et amour se sacrifiera toujours; Celui qu'on doit accabler. Les émotions n'y sont pas. Certaines thématiques comme l'homosexualité, déjà en lumière à l'époque, sont à peine effleuré. Le contexte de crise financière sert la tragédie mais en retour l'évolution des caractères est brusque sans transition, comme des tableaux qu'on nous impose, jusqu'à un dénouement inévitable.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2023
Ce film raconte une intrigue forte avec notamment un frère maudit et l'autre exemplaire, qui rappelle les frères Karamazov. Très différent d'autres films de Visconti, plus académiques. On regrette un film un peu trop long, parfois surdoué notamment par les actrices.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2023
Un film à l'arrière plan politique auquel je ne m'attendais pas.
J'ai aimé découvrir la ville de Milan dans ces années.
Le sujet principal m'a peu intéressé mais j'ai adoré découvrir Annie Girardot très jeune.
J'ai trouvé que le jeu d'acteur d'Alain Delon était proche du zéro ; aucune émotion n'est passé de lui à moi.
J'ai vu le film en italien sous-titré français, et il m'a été pénible de constaté le décalage entre les acteurs qui parlent français et leurs voix italiennes.
J'ai souris lorsque la mère en fait trop dans les cris et les gestes.
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