Rocco et ses frères
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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2017
Rocco et ses frères est un excellent film de Luchino Visconti, sans doute un des meilleurs films du réalisateur avec Le Guépard.
L'histoire est très bien, on accroche complètement aux personnages, on comprend leurs émotions, leurs dilemmes, leurs décisions.
Les acteurs sont très bon : Alain Delon, Renato Salvatori, Annie Girardo, Claudia Cardinale, Max Cartier, Roger Hanin … il n'y a aucune fausse note dans le casting.
Les scènes de boxe sont plutôt bien réalisées.
La musique est pas mal du tout.
Le film a beau durer plus de trois heures, on ne s'ennuie pas trop (à part peut-être à quelques moments) car l'histoire est très efficace et très riche (elle n'a pas été étirée).
Un très beau film de Luchino Visconti sur la famille et les émotions.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2016
Rosaria et ses quatre fils quittent l'Italie du Sud pour Milan où vit déjà l'aîné Vincenzo. Chacun tente de s'en sortir à sa façon. Mais l'harmonie familiale vole vite en éclat : Rocco et Simone sont tous les deux amoureux d'une jeune prostituée, Nadia.
Film réalisé par Luchino Visconti, "Rocco et ses frères" raconte l'histoire d'une famille d'Italie du sud qui migre dans la région industrielle de Milan.
Le film raconte par petites touches le déracinement de cette famille à l'heure de la reconstruction, de la ré industrialisation et les solutions pour s'en sortir.
A coté de cette chronique socio-économique, Visconti aborde une cruelle rivalité amoureuse au sein de la même famille, Rocco et Simone étant tous 2 amoureux d'une jeune prostituée, Nadia.

Visconti conte dans "Rocco et ses frères" une histoire dure et sans fard qui est aussi celle de l'innocence perdue. Les rebondissements amoureux et dramatiques de l'intrigue ont quelque chose d'inattendu et de définitif...je ne suis pas sur que j'aurais personnellement réagi comme les 2 personnages masculins au coeur de l'intrigue.

Le film a un coté méridional assez prononcé voire excessif: des simagrées de la mère de famille Rosaria aux résolutions de "Saint" de Rocco en passant par la brutalité imbécile de Simone détruit par son amour perdu, le film est clairement dans le registre de la tragédie grecque "à fleur de peau".

L'interprétation des acteurs est excellente: Alain Delon est "christique" dans le rôle de Rocco, Renato Salvatori inquiétant et primaire dans sa brutalité et Annie Girardot vraiment ravissante dans le rôle de Nadia.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 28 décembre 2016
J'ai passé une bonne partie du film à chercher quelque calembour avec "Rocco" que j'aurais utilisé en guise d'introduction... ah bah voilà ! j'ai trouvé.

D'avance rapide en avance rapide, je suis quand même arrivé à mon grand dam au bout de ces trois plombes de cette viscontinerie qui n'en finit pas. L'occasion de regretter plus encore cette longueur excessive (allons, on arrête les blagues, Rocco !) alors que pourtant l'histoire n'est pas inintéressante en soi.

En effet, dans le genre mélodramatique italien, on retrouve dans ce film toute l'exubérance des Latins, surtout les péquenots du sud qui montent dans le nord pour trouver du boulot avec la mamma et toute la smala. Sauf que contrairement à bien d'autres films italiens, Rocco et ses frères n'est pas drôle pour un sou ni pour une lire : il se complaît dans le larmoyant du premier degré et dénonce maladroitement la misère du sud comme s'il cherchait à excuser l'acte inqualifiable qui survient vers la fin du film.

Disons-le sans ambages, Annie Girardot ne sauve pas le film du naufrage total mais reste le catalyseur qui nous aide à tenir : elle est tout bonnement exceptionnelle. On ne peut en dire autant d'Alain, Alain Delon qui tire le film vers le fond, lui qui n'a pas besoin de ça pour sombrer tout seul. Mais on a l'habitude, c'est Alain Delon qui veut ça.

Visconti est donc un tocard et a toujours été un tocard malgré le drame, que dis-je, ce psychodrame familial dont un réalisateur moins con aurait pu sortir quelque chose de présentable à tout le moins. Dommage.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2016
Un film magnifique, d'une rare intensité, qui n'a pas vieilli d'un poil. Le drame de cette famille de paysans pauvres qui a fui la misère du sud pour immigrer à Milan illustre toute l'histoire de l'Italie. Chaque personnage s'intégrera à sa façon dans la société milanaise, l'un deviendra ouvrier de l'automobile, l'autre délinquant minable, le troisième boxeur, seul moyen de s'en sortir. La fin nous montre que, selon la vision de Visconti de l'époque, alors proche du parti communiste, l'avenir est à la classe ouvrière qui se forme dans le développement industriel des trente glorieuses. Ce film, d'une incroyable dureté, avec ses scènes de viol et de meurtre quasiment insupportables, qui avaient été coupées lors de sa sortie, est servi par une photo superbe et une très belle bande son de Nino Rota. Un chef d'oeuvre inoubliable.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2016
A travers le destin tragique d'une famille du sud de l'Italie venue s'installer à Milan après la mort du père pour y trouver une vie meilleure, Luchino Visconti réalise une fresque impressionnante, réflexion sur le déracinement, le tiraillement entre respect des traditions et soif de modernité, les fausses promesses de l'émigration. Il réalise aussi une œuvre magistrale en forme de tragédie grecque sur la famille, notamment à travers l'affrontement destructeur de deux frères, superbement incarnés par Alain Delon et Renato Salvatori. Et dresse un portrait désenchanté de l'Italie d'après-guerre. La mise en scène est magistrale, la musique signée Nino Rota est très belle. Un chef-d'œuvre incontesté.
demoph
demoph

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2017
Rocco et ses frères est une fresque signé Luchino Visconti. Le film réunit différentes inspirations: littératures russes, italiennes, et j'y retrouve aussi comme chez Camus l'importance du thème de l'exil. Le titre du film aurait presque pu être celui du recueil de nouvelles de Camus "l'exil et le royaume" tant le souvenir du Sud de l'Italie joue un rôle important: il définit d'emblée le ton sombre de l’œuvre: qu'il réussissent ou non, les frères (surtout Rocco et Simone) restent marqués par le cruel souvenir d'avoir été chassés du paradis. Camus disait que la vraie pauvreté n'était pas de vivre sans argent sous le soleil, mais de vivre loin du soleil. Rocco est un personnage qui est hanté par le regret de sa terre natale, et qui sait qu'il a échoué, qui ne cherche même pas à réussir dans le Nord. Il prononce ainsi un discours mélancolique au sommet même de sa gloire.
Les personnages de Rocco et Simone sont très bien écrit, dans la scène où ils se battent, la caméra s'éloigne et enchaîne les plans larges pour marquer la distance irrémédiable qui se crée entre eux, on voit Simone constamment rattraper Rocco et celui s'enfuir à nouveau. Séparés, ils se rapprochent, proches ils se battent. Mais les deux personnages sont surpassés par Nadia. Visconti offre à Girardot un des plus beaux rôles féminins et elle se montre à la hauteur. Une femme que tout le monde maltraite et qui finit entre deux hommes: un qui la bat et l'autre qui la trahit en lui préférant sa famille. spoiler: Elle finit par accepter la mort et elle lui ouvre les bras. Il y a quelque chose de terrible et qui serre le cœur à l'agonie dans le portrait de cette femme qui ne peut conquérir sa liberté que dans la mort, qui dans une société qui lui a tout pris ne peut choisir que de mourir ou de renoncer. Mais la cruauté de Visconti atteint son paroxysme quant après avoir feint de rendre sa dignité et sa gradeur à Nadia dans le choix de mourir, il lui fait soudain regretter ce choix et c'est ainsi qu'elle implore son meurtrier. De toutes les scènes de meurtre dans l'histoire du cinéma, c'est l'une des plus belles, des plus révoltantes et des plus dignes qui suffit à elle seule à hisser le film parmi les chefs d’œuvre du cinéma italien et mondial.

Le film a de nombreuses autres grandes scènes: spoiler: les adieux de Rocco et Nadia, leur discussion dans un café, le discours final du frère à l'usine...

Avec trois grandes figures tragiques, la femme qui perd tout, l'homme qui veut faire le bien mais dont toutes les actions mènent au pire, et l'homme qui a échoué, que la société a vaincu et qui décide de se venger, Visconti signe une tragédie poignante sur la famille, l'amour, la réussite, l'exil, la place des femmes dans la société, les inégalités économiques, la violence de la société et de l'homme, et l'histoire qui ne sauvera jamais les hommes d'eux-même.
Le film ne se veut pas d'une noirceur implacable et Visconti montre également la réussite de certains des frères. Il alterne les scènes dramatiques avec les scènes légères: la première ressemble ainsi à une comédie sociale, mais par fulgurance le drame s'immisce, et d'abord pour des raisons économiques: ainsi au milieu d'une scène comique où Simone rend visite à son frère au travail, il vole une chemise... Progressivement la légèreté disparait mais jamais totalement et elle revient avec violence quand tous les voisins sont invités à célébrer la réussite de Rocco, pour mieux introduire la catharsis finale, le cri du cœur, et l’étreinte fraternelle.
Je pensais avoir vu le meilleur de Visconti avec le Guépard, j'ai été détrompé.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2016
C'est un film qui marque ! A ce 2eme visionnage plusieurs années après le 1er je reste emballé par ce film. C'est un film dramatique, et en même temps un film d'action ou presque. Malgré ses 3 heures on ne s'ennuie pas. Heureusement que Rocco n'a que 4 frères :) Rocco c'est celui du milieu, ni l'ainé ni le cadet, mais le plus sincère, le plus vrai et le plus gentil. Il est gentil et il pardonne tout bien qu'il soit un excellent boxeur. On a plaisir un voir évoluer ces personnages surtout Rocco mais aussi son grand frère Simone, qui est resté un enfant capricieux, qui passe du rire au larmes très vite, qui peut être doux comme un agneau mais aussi fort et buté qu'un taureau. Le conflit entre ces 2 là auquel s'ajoutent les autres frères, la "mère matriarcale" et la femme fatale incarnée par A. Girardot fait la force du film. C'est donc un plaisir de voir Alain Delon si jeune, et si beau, ainsi qu'Annie Girardot dans un Milan des années 1960.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2016
Je sors bien moins marqué de mon deuxième film de Luchino Visconti qu'après avoir visionné Le Guépard, chef-d'oeuvre qui aura installé son réalisateur en plein milieu de mes centres d'intérêt. Si Rocco et ses frères n'a en rien démenti la maîtrise que je trouve au cinéma du maestro, dont le mouvement et le rejet des plans fixes embrasse à merveille le déroulement du temps et l'avancée nécessaire du Monde, je trouve ici un petit excès de théâtralité qui tranche clairement avec la dignité élégiaque du Guépard, personnifiée par un Lancaster magistral. Il est vrai que le comédien avait pour personnage un homme conscient de glisser tout doucement vers l'oubli, et tentant de le faire sans esclandre, avec toute la retenue et tout l'honneur possible. Ici, la jeunesse des personnages, tout comme la si proche possibilité de leur bonheur (ils sont talentueux et portés par un amour familial dont la force devrait constituer une armure imprenable) explique facilement quelques excès dans l'épanchement et la fureur ; il est d'autant plus difficile d'échouer que tout vous était promis. Cet échec dans leurs vies, l'explosion de leurs idéaux familiaux, amoureux et personnels, les personnages le déplorent donc avec exacerbation, comme dans tant de récits tragiques (le développement du récit mérite bien l'appellation, d'ailleurs) où on crie sa douleur à la face du Monde, dans un geste de défi comme pour éprouver sa propre vitalité. N'empêche, je trouve le final et le retour du personnage de Simone au bercail un peu trop larmoyant, pas dans son écriture mais plutôt dans le jeu des comédiens, excellents par ailleurs. Sans doute sent-on un peu trop l'influence de la Nouvelle Vague française et toute sa propension libertaire souvent exprimée par l'emphase. Bon, je pinaille un peu, c'est vrai, mais il me faut bien trouver des raisons à une petite déception que je dois sans doute avant tout aux attentes que Le Guépard m'avait forcé à formuler. Pour le reste, tout a été dit ; Visconti est un grand auteur, et ses forces nombreuses ; il lie tout d'abord très bien tous ses personnages dans un maillage dramatique qui les rend inter-dépendants. Très attachés, et souvent pourvus des ressources qu'il manque aux autres pour affronter les événements, les membres de ce noyau familial sont pris dans un tableau absurde qui les réunit et les sépare à la fois de distances infranchissables et destinales. Pris part à part, ensuite, les personnages sont en eux-mêmes souvent bouleversants : la mère, possédée par le rêve qu'elle imagine pour ses fils, les aime sans condition aucune, mis à part celle qu'ils continuent à respecter le caractère sacré qu'elle donne à sa famille (elle se distancie de Ciro, qui rejette Simone). Elle est, en fait, aliénée par un amour hors de tout contrôle, qui ne s'occupe même plus de son objet, c'est-à-dire de savoir si ses fils le méritent, mais gonfle de lui-même sans plus aucune clairvoyance et se donne simplement à celui qui l'acceptera sans condition. Le petit Luca, bien que plutôt secondaire, est aussi touchant, gamin privé d'une cellule familiale confortable et idyllique et obligé de recoller par lui-même les morceaux. Ciro est le contre-point à l'idéalisme de sa mère et de son frère Rocco, préférant rester fidèle à ses principes qu'à sa famille, ayant sans doute compris que la famille n'existe plus vraiment si les principes qu'elle doit porter sont bafoués. Vincenzo, plus en retrait, suit la marche de l'existence en donnant le préférence à la propre famille qu'il est en train de fonder, sans jamais oublier celle qui l'a vu grandir. Il est sans doute l'image, un peu lâche en apparence, de celui qui prend ses distances pour ne pas trop s'impliquer et continuer à vivre selon le plein droit qu'il en a. Seul Simone, bestial et (auto-)destructeur, parait un peu sacrifié sur le plan de l'émotion, mais il fallait bien ses excès impardonnables pour questionner profondément les limites de l'amour fraternel et le droit qu'il a sur les hommes. Rocco, enfin, peut agacer un moment par son sens du sacrifice sans faille, mais cela ne tient pas bien longtemps. Visconti, en effet, se sert du charisme de Delon comme personne après lui, multipliant les gros plans pour en faire une figure christique, qui cherche le spectateur du regard, comme pour prendre Dieu à témoin. Le plus beau personnage, quoi qu'il en soit, demeure Nadia, jouée par une Annie Girardot incandescente de beauté et de constance dans son évolution. En apparence cynique, elle réapprend à vivre avant de se voir bafouée à nouveau. La scène entre elle et Rocco au sommet de la cathédrale est un sommet d'émotion, et condense en un point d'éclatement la destinée de tous les personnages dans ce qu'elle a de plus meurtrier. Le tout est porté par la musique de Nino Rota, et le sens historique toujours aussi aiguisé de Visconti, qui en re-contextualisant le film dans une époque et une problématique sociale, ouvre sur toutes les autres en dressant un fabuleux miroir de la vie des hommes face à l'immensité du Monde et aux bouleversements qu'il leur inflige sans cesse.
Françoise P.
Françoise P.

9 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2015
Bon film. Bon divertissement.
Film bien joué et réalisé où l'histoire paraît limpide.
Film plaisant pour passer un bon moment.
Personnages intéressants. Film bien fait.
Intéressant.
fred p.
fred p.

11 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2013
une oeuvre magistrale, une réalisation d'orfèvre, bref un film culte...
adicte
adicte

74 abonnés 700 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2012
Magnifique film de Visconti, sublime dans la forme et dramatique dans le fond. Une histoire de famille qui se déchire, une fratrie partagée, un véritable portrait social dans une Italie en reconstruction. Les acteurs livrent de très bonnes performances: ils sont beaux, passionnés et ils ont la classe. Des personnages bien étoffés, une photographie contrastée qui sert à merveille ce film admirable. Du très grand cinéma.
Damien S
Damien S

37 abonnés 480 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2012
Le film néo-réaliste italien qu'il faut voir. Une vitrine de ce qu'était l'Italie dans les années 50.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2012
Entre l'austérité du néo-réalisme italien de ses débuts et la flamboyance de ses mélodrames ultérieurs,Luchino Visconti synthétisait les deux tendances dans le superbe "Rocco et ses frères"(1960).Peinture amère d'une Italie en pleine reconstruction industrielle et sociale dans laquelle une famille sicilienne en exil à Milan ne reconnait plus.Les Parondi,composé d'une mère imposante et de ses 5 fils,sont une famille soudée,qui va se dégagréger lentement,à cause du déracinement,de la jalousie,de l'obsession de l'argent et du dénuement.Le cheminement de cette chronique réaliste est presque christique entre un frère aîné inconséquent et violent(Renato Salvatori,effrayant d'imprévisibilité)et le cadet candide et magnanime(Alain Delon,d'une pureté sans égale).C'est un peu l'opposition entre l'ange et le démon,tous les deux attirés par la même femme,une jeune prostituée sans illusions aucune et au franc parler(Annie Girardot,sensuelle et triste).La fraternité explose et toute la famille avec.La B.O de Nino Rota insiste sur cette mélancolie d'une Italie révolue.Certaines séquences sont époustouflantes de poésie brute,comme celle des révélations au café ou au sommet de la cathédrale de Milan.Sans parler du pardon final,malheureusement trop tardif,pour empêcher le drame.Le cinéma italien d'époque à son meilleur.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2017
«Rocco et ses frères» a quelque peu vieilli, mais son intrigue n'a aucunement perdu de sa vigueur, et ce malgré son ancrage profond dans le contexte socio-économique de l'Italie de l'après guerre. La raison en est son universalité : cette histoire de famille qui se déchire, de fratrie partagée entre le bien et le mal est absolument intemporelle. En cela on ne peut que saluer une fois de plus le grand talent de dramaturge de Luchino Visconti. Il a toujours su conjuguer chronique sociale et tragédie classique. On peut lui reprocher un style visuel plus conventionnel (j'ai toujours pensé que Visconti était meilleur dramaturge que cinéaste), mais la force du récit qu'il propose, sa mise en scène magnifique et sa direction d'acteur remarquable font de son long métrage un chef-d'oeuvre du néoréalisme italien. Certes à l'époque sortait «A Bout de Souffle», Resnais venait de réaliser «Hiroshima mon Amour», Fellini et Antonioni faisaient scandale et révolutionnaient le cinéma avec «La Dolce Vita» et «L'Avventura». Pas aussi majeur que ces films, «Rocco et ses frères» n'est pas pour autant à délaisser. Les interprètes sont inoubliables, le duo Delon/Salvatori en tête, mais c'est surtout la vision de Visconti et la puissance de ce drame familial éclatant au beau milieu des pauvres immigrés de l'Italie du sud qui le rend inoubliable. Magnifique. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2012
Un drame bien pensé, qui nous propose une intéressante histoire d'une famille italienne gagnant Milan pour fuir la pauvreté du sud (un thème toujours d'actualité). Le tout surtout centré sur deux frères au caractère diamétralement opposé.

Je regrette tout de même n'avoir pas pu profiter de la version originale, combien même la traduction est tout à fait correcte.
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