Ce grand classique français est d’une beauté étincelante, d’une intensité si grande. Jean Cocteau nous a concocté en 1946 une pure merveille, un chef d’œuvre artistique comme on en verra certainement plus. La belle est « belle », la bête est terrifiante, mais à la fois attachante. La photographie, en noir et blanc, est impeccable, si bien traitée… Le réalisateur est un génie, avec un immense talent. « la belle est la bête » en est la preuve. Incontestablement.
Le film commence. Jean Cocteau nous a écrit. Il nous demande simplement d’y croire, comme les enfants, et son message se finit par « il était une fois »… le conte démarre. Le noir, la frayeur, la musique qui nous fait trembler ; la tension est palpable. On ne se sent pas tranquille. Et puis d’un coup, le surhumain apparait, dans cette demeure, ressemblant à un lieu hanté. Il y a de l’animé, de l’inanimé. Il y a le monde réel, le monde « imaginaire », si je puis dire. Tout est mystique, mystérieux, parfois angoissant. On y rencontre le fantastique, puis en deuxième partie de film, tout devient plus tendre, plus romantique : la poésie des gestes, les mouvements au ralenti… et le vent qui caresse les rideaux par exemple. L’histoire évolue, les personnages aussi. Et la fin ; Sublime, symbolique. La magie opère. L’enchantement aussi.
Tout est symbole dans ce film. Tout. L’escalier, les relations entre les personnes, les décors, le sombre, la forêt. L’opposition Belle et Bête surtout !
Aussi, parlons des couleurs. Cela peut sembler paradoxal, puisque ce film est en noir et blanc ! Et pourtant… Aussi, parlons des couleurs. Cela peut sembler paradoxal, puisque ce film est en noir et blanc ! Et pourtant… c’est un film, c’est une histoire qui ne pouvait être qu’en noir et blanc ! le « beau » est dans l’image, dans cette formidable photographie. Le noir accentue la terreur et le sombre, et le blanc pour la beauté, la lumière, la magie. Sans oublier les nuances… et l’hommage aux œuvres de Doré et de Veemer.... ARTICLE COMPLET SUR SUPER BOBINE