Winchester 73
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ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2021
Je dois dire que je comprend mal l'engouement pour ce western tristounet, rempli de banalités et surtout d'une extraordinaire laideur due au noir et blanc, avec de superbes paysages tout gris !
ils n'avaient pas l'argent pour tourner en couleurs ?
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2020
Premier des cinq films du cycle de westerns d’Anthony Mann avec James Stewart, Winchester 73 se démarque des autres films du genre par l’identité de son personnage principal : la Winchester modèle 1873, réputée pour être « l’arme qui a conquis l’Ouest ».
Le scénario de Winchester 73 est le fruit d’une collaboration entre Borden Chase, scénariste de La Rivière rouge nommé à l’Oscar du meilleur scénario original en 1949, et Robert L. Richards. Tous deux, avec le réalisateur, qui participe également à l’élaboration du scénario, adaptent le roman de Stuart N. Lake, Big Gun, qui narre l’histoire de plusieurs hommes qui, en 1873, convoitent un nouveau modèle de carabine à répétition. A noter que quelques années plus tôt, en 1941, un autre roman de Stuart N. Lake a fait l’objet d’une nomination aux Oscars, pour Le Cavalier du désert, réalisé par William Wyler en 1940, avec Gary Cooper et Walter Brennan, acteur légendaire que tous les fans de westerns doivent connaître.
Travaillant pour le studio Universal Pictures depuis 1948, Aaron Rosenberg est chargé de produire ce deuxième western d’Anthony Mann, après La Porte du diable la même année, et en produira d’ailleurs deux autres composant le cycle avec James Stewart (Les Affameurs, en 1952, et Je suis un aventurier, en 1954). Fritz Lang est initialement choisi pour la production de Winchester 73, mais finit par renoncer.
Quant à Anthony Mann, c’est James Stewart lui-même qui a suggéré son nom, l’acteur ayant été impressionné par son travail dans La Porte du diable. Mann avait fait la connaissance de Stewart au moment où il avait fondé sa propre compagnie théâtrale en 1934, la Stock Company. Ils s’étaient perdus de vue depuis quasiment dix ans quand James Stewart lui proposa de faire un premier film ensemble. Universal engage Anthony Mann pour tourner un western : c’est l’occasion rêvée pour qu’ils se réunissent à nouveau. James Stewart devient alors l’acteur préféré du réalisateur et tourne encore sept autres films avec lui.
Ici, James Stewart endosse le rôle de Lin McAdam, un homme déterminé et acharné (« Il y a des choses qu’un homme doit faire, il les fait », « C’est mon fusil et je le veux »), à la recherche de son demi-frère, l’assassin de leur père adoptif. « La force d’un personnage n’est pas dans sa manière de distribuer les uppercuts ou de faire saillir ses muscles : elle est dans sa personnalité, c’est la force de sa détermination » disait Anthony Mann. Une description parfaite pour le personnage de Lin McAdam, car c’est avant tout son opiniâtreté très affirmée à assouvir sa vengeance qui est le moteur principal de Winchester 73, celui qui pousse l’intrigue du film en avant. Lin McAdam est d’ailleurs tellement résolu et obstiné que son caractère, comme ceux des autres protagonistes, en est quasiment réduit à ces simples stéréotypes.
En effet, les principaux protagonistes ne possèdent pas encore la profondeur psychologique et morale qu’ils acquerront par la suite. Cela est valable pour le personnage interprété par James Stewart, mais aussi et surtout pour les méchants. Stephen McNally et Dan Duryea interprètent ici des vilains sans nuance, de véritables truands vicieux et méprisants qui n’attirent à aucun moment une quelconque sympathie. Si Lin McAdam couve une certaine sauvagerie, et qu’il est plus monolithique et moins ambigu que les personnages que l’acteur interprètera par la suite, il n’en suscite pas moins la sympathie de par les relations de grande tendresse et d’estime qu’il entretient avec son ami High Spade (« Si un homme a un ami, il est riche : je suis riche ! »).
L’intrigue s’ouvre dans une ville qui propose une vision pacifiste et progressiste : sous la houlette de Wyatt Earp, les armes sont bannies, mais l’exercice de l’autorité consiste moins à mettre en place une justice qu’à gommer l’expression de la violence, repoussée aux bordures de la ville. C’est dans cette ville qu’est organisée un concours dont le prix est justement le fusil qui donne son titre au film, et que Lin remporte loyalement contre son ennemi. Ce dernier lui tend dans la foulée un piège qui lance la chevauchée du récit et la transmission du fusil entre diverses figures archétypales du genre. L’acquisition et la perte du fusil par un individu reposeront toujours sur un duo de valeurs antinomiques : d’abord le mérite (Lynn) contre le vol (Dutch), puis la ruse (le joueur de cartes) contre la force (le chef indien), la bravoure contre la couardise (Steve), l’autorité d’un supérieur et la concession tactique de son subalterne (Dutch et Waco), et enfin le bon frère contre le mauvais.
Le personnage principal, c'est la Winchester modèle 1873, la carabine qui a repoussé les frontières et conquis la Californie. Les cow-boys, hors-la-loi, shérifs, soldats et même Indiens sont prêts à tout pour en acheter une, même en contrebande. Or, l’usine Winchester avait coutume d’en exhumer un exemplaire d’exception, une sur mille, surpassant toutes les autres et mis en jeu lors du concours de tir qui ouvre le film. Le scénario fait ainsi circuler l'arme de main en main à travers tout l'Ouest jusque dans les territoires indiens. Mais son légitime propriétaire n'abandonne jamais l'espoir de la retrouver.
Si le fil rouge du film est ce fusil qui change plusieurs fois de main, le fond du scénario est celui de la traque d’un homme et d’une vengeance. La construction du récit se démarque donc par son efficacité, son dynamisme et sa modernité. De plus, Anthony Mann parvient à y intégrer toutes les scènes qui constituent le grand classicisme du western : longues chevauchées, confrontations, attaque d’indiens hostiles, hold-up de banque, duel final.
De plus, Winchester 73 a la spécificité d’être, sous ses faux-airs de film choral, un traité sur la violence, qui replierait l’Histoire du Far West (Lin McAdam et Dutch) sur celle de la Bible (Caïn et Abel). Cette réflexion se déroule sous plusieurs formes.
Le regard que porte Lin à Dutch quand ils se retrouvent est empli d’une haine qui ne laisse aucune chance de s’en sortir à ce dernier : la vengeance aura lieu et Lin n’aura aucune pitié, aucun remord. La violence du combat qui s’ensuit lors du vol de la carabine est d’une grande dureté pour l’époque. Nous assistons ensuite à la mort et au scalp d’un marchand d’armes sans scrupules (dont la mise en scène est mémorable), à la mort violente d’un soldat lors de l’échauffourée avec des Indiens, puis au duel final entre les deux frères ennemis. Un duel marquant dont la fonction est à la fois de contenir et de laisser éclater la violence, la vengeance, bref la haine inextinguible, qui tenaille ces deux ennemis jurés. Un jeu de miroir qui révèle autant l’héroïsme que la part sombre des deux hommes dont le salut et la perte sont intimement liés
De plus, Mann va assez loin dans la sauvagerie et la violence qui règne chez les bandits. Tout d’abord, c’est l’humiliation de l’acolyte couard avant son assassinat pur et simple par Waco qui ne lui donne pas l’occasion de se défendre. Acculé par les hommes du shérif à leur recherche, pour sauver sa peau et pouvoir s’enfuir, Waco, le chef de bande, envoie ses hommes au massacre : la violence est aussi sauvage du côté des truands que des hommes de loi puisque ces derniers ne laisseront personne vivant, tuant les bandits un à un comme des lapins. Bref, la vie et les coutumes rudes et sauvages de l’époque sont ici montrées dans toute leur crudité et leur sécheresse, soit l’un des facteurs de l’étonnante modernité de ce western.
Winchester 73 inaugure une nouvelle ère du western qui va mettre en scène des individus névrosés, hantés par des conflits intimes et violents. L’histoire du film s’articule ainsi autour de la haine mortelle entre deux frères, du meurtre du père et de l’obsession fétichiste pour l’exemplaire parfait d’une arme de précision. La traque du frère parricide et la succession des infortunés propriétaires de la Winchester, qui tuent et meurent pour sa possession, offrent à Mann et son scénariste Borden Chase l’occasion d’un récit aux résonnances psychanalytiques, mais aussi d’une évocation de l’histoire sanglante des Etats-Unis. Au gré des rencontres et des péripéties incessantes du film sont rappelés des épisodes de la Guerre de Sécession (batailles de Gettysburg et de Shiloh) ou la bataille de Little Big Horn. Le début du film s’ouvre même sur la présence de Wyatt Earp et de son édit interdisant le port d’armes à feu dans l’enceinte de la ville, et le concours de tir se déroule un 4 juillet, fête de l’indépendance. Ainsi, à la modernité et au dynamisme du scénario s’ajoute son didactisme historique.
Au sein d’un récit sans aucun temps mort, porté par un James Stewart magnifique, une sorte d’anti-John Wayne, on a le plaisir de retrouver la belle et faussement naïve Shelley Winters, ainsi que Dan Duryea, détestable mais savoureux en fripouille sadique.
A sa sortie américaine, en juillet 1950, Winchester 73 rencontre un franc succès dans les salles et cumule 2,3 millions de dollars de recettes. En France, plus de 900 000 personnes se sont déplacées dans les cinémas. Anthony Mann a déclaré : « Ce fut l’un de mes plus gros succès. C’est aussi mon western préféré : ce fusil qui passait de main en main m’a permis d’embrasser toute une époque, toute une atmosphère. Je crois qu’il contient tous les ingrédients du western et qu’il les résume tous ». Dans une interview de 1957, il ajoute avec humilité : « [Winchester 73] est un western honnête et franc ».
Winchester 73 constitue une entrée précoce et magistrale du western dans la modernité et la réflexivité, portée par le duo Mann-Stewart, un duo aussi important pour le genre que celui formé par John Wayne et John Ford. La réalisation d’Anthony Mann est particulièrement riche tout en restant sobre, avec de très beaux mouvements de caméra qui dynamisent les scènes d’action. Winchester 73 est vraiment un western particulièrement brut, jusque dans son manichéisme, remarquable dans son classicisme.
La même année, James Stewart joue dans l’un des deux premiers westerns déclarés "pro-Indien", La Flèche brisée, de Delmer Daves, alors qu'Anthony Mann tourne l’autre, La Porte du diable. Winchester 73 est adapté pour la télévision en 1967, avec une qualité bien moindre et un remplacement en tête d’affiche, Tom Tryon prenant le relais de James Stewart.
BettyB
BettyB

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2020
Le style expressioniste et sec qu’Anthony Mann a exploré dans ses films noirs fonctionne à partir de Winchester 73 comme un acquis au service d’un propos. La série de cinq westerns que le cinéaste va faire avec James Stewart ont ainsi une identité thématique autour de la notion du double et de la régénérescence, qui va se complexifier au fur et à mesure des films. Loin d’être une thèse, ce propos se présente d’avantage comme une méditation sur la nature humaine et son rapport à l’Histoire. La force incroyable de ce corpus de western est qu’ici le style de Mann sert totalement l’élaboration de ce propos.
C’est avant tout dans le paysage et sa mis en scène que le style se déploie. En faisant éclater les limites du studio, le paysage du western élargit le théâtre du monde à l’infini : ce monde-là est un théâtre au sens où il est un lieu de jeu, un lieu pour les rôles qui s’y jouent. Ce nouvel espace du western que le cinéaste explore a l’ampleur de l’action autant que la puissance du drame humain. Car chez Mann, il y a bien un lien entre le personnage et le paysage - comme il y en a entre le rôle et son théâtre. L’homme, en le parcourant, devient le paysage, et, inversement, ce paysage s’instille dans le personnage, lui imposant une échelle faite de démesure et d’excès. A tel point que la violence tellurique est d’abord une composante de l’homme lui-même : l’espace mis en scène n’est pas le lieu de l’action, il est l’action elle-même. Voilà pourquoi les westerns de Mann sont des modèles absolus du genre et ont gardés toute leur modernité. On ne s'en lasse pas !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Toujours allergique au western, j’ai plutôt apprécié celui-ci. Peut-être parce que je me sens plus proche des James Stewart que des John Wayne de ce monde. Peut-être aussi parce qu’en plus d’être très bien réalisé (les décors et le noir et blanc sont superbes), le film repose sur un scénario relativement original, organisé autour d’une arme qui passe de main en main. On rencontre au passage la traditionnelle « galerie de personnages pittoresques », plutôt bien dépeints en peu de traits. Rien d’extraordinaire à l’arrivée, mais un film plus qu’honnête qui m’a fait passer un assez bon moment. Avec de courtes apparitions de Rock Hudson et Tony Curtis en début de carrière.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2019
Winchester ‘73, du nom d’un fusil mythique de l’Ouest américain, est un western culte qui nous fait suivre une série de péripéties passionnantes autour d’une telle arme, gagnée lors d’un concours de tir par James Stewart, et qui va passer de main en main suite à un vol. Brossant le portrait de nombreux personnages, parfois un peu caricaturaux – le cow-boy honnête et courageux, le cow-boy pleutre, le bandit méchant, le bandit très méchant, l’Indien belliqueux, la chanteuse de music-hall – ce film riche est superbement mis en scène et parfaitement rythmé.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 août 2018
Un petit film avec rien de bien spécial qui s'avère original pour un western et qui est doté d'une histoire assez rythmée et qui est assez bien réalisé.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2018
un western de 1950 qui a pas mal vieilli ce qui est assez logique.
quand au film en lui même il y a tout les duels le poker les indiens la cavalerie
la femme fatale et le fratricide...rien que ça.
et James Stewart et le futur tony curtis en vedette et débutant.
babidi
babidi

6 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2018
anthony mann derriere la camera et james stewart devant

un western avec un scenario original très bien réalise ou l on peut voir cette arme mythique traverser l ouest
par un imbroglio vraiment intéressant

a voir aussi pour la composition de stewart encore une fois impeccable ( encore une fois )
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2017
Très bon western signé par un A. Mann plutôt inspiré et qui donne à un J. Stewart exceptionnel un rôle complexe. L'acteur est en grande forme, livrant une prestation complète qui met une énième fois en valeur son talent unique. Western assez violent et bondissant, enchaînant cavalcades, batailles contre les Indiens, duels de virtuosité, bagarres et autres péripéties, le film se révèle toutefois assez mal rythmé et un peu longuet en dépit de sa courte durée. Quant à la mise en scène d'A. Mann, autant elle est incroyablement classique, autant le bougre spoiler: trousse un affrontement final palpitant au milieu de roches escarpées et labyrinthiques tout en restant lisible grâce à son sens du cadre et de la topographie
. Le scénario est également très bon, avec ce gimmick de la carabine maudite, qui passe de main en main. Solide divertissement donc, qui propose quelques jolies réflexions sur la nature humaine et qui nous permet d'assister aux débuts de quelques futures stars comme R. Hudson (en chef indien) et T. Curtis (en jeune soldat, crédité sous le prénom d'Anthony). D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 juillet 2017
Premier film de mon cycle W comprenant notamment « La prisonnière du désert », « L’homme des hautes plaines » et « Tombstone » (de G. Pan Cosmatos, en effet). Oui, ce premier western me tenait à cœur car Anthony Mann en est le fer de lance.
D’après le roman controversé de Stuart N. Lake (« Wyatt Earp, frontier marshall »), Anthony Mann en tire donc ce western étonnant, incisif et drôlement marquant (dans le bon sens du terme).
Tout d’abord, l’histoire. Comment une Winchester 73, une carabine des plus rares sur le marché des armes, arrive-t-elle à passer de mains en mains, par une galerie de personnages, tous assez bien fouillés faut-il avouer. Le tout, ancré dans le véritable contexte de l’Ouest américain (évocation des guerres, de Little Big Horn, et surtout du personnage de Wyatt Earp ici incarné par Will Geer –vu dans « Jeremiah Johnson » !). A l’écriture, on retrouve donc Borden Chase (qui a livré d’autres grands classiques tels « La rivière rouge », « Vera Cruz », « Les révoltés du Bounty ») et Robert L. Richards (scénariste établi sur liste noire en période de maccarthysme) qui, associés à ce projet, arrivent à nous immerger dans ce scénario à tiroir (ce qui est assez moderne dans le genre et pour l’époque) mais néanmoins très bien maîtrisé car ne tombant jamais dans les clichés du genre, à savoir une vengeance belle et brutale (je pense bien sûr à « Apaloosa » de notre bon vieux Ed Harris). Ici, le récit suit admirablement bien la fameuse carabine qui en est le fil conducteur. Les scénaristes nous coupent l’herbe sous le pied, et c’est tant mieux !
A cela, le réalisateur du « Cid » ne s’évade pas totalement de la rigueur et des codes imposés du western, même si le final en étonnera plus d’un. Comment un duel peut-il se passer en terrain pentu ? Pour répondre à cette question, seuls poussière, shérifs et figures délavées par la transpiration et la sueur sauront y remédier. Et, ici, Anthony Mann dépoussière le genre à lui tout seul. Bravo !
Et donc, pour parler ambiance, comment passer à côté de ce N&B magnifiquement mis en relief et de cette musique au diapason ? Eh bien, on ne peut pas, tout simplement ! L’on est ainsi transporté par l’incroyable technique de William H. Daniels à la photographie (il a travaillé pour Greta Garbo, « La chatte sur un toit brûlant », « L’express du colonel Von Ryan »…) et de l’entrainante bande-son de Walter Scharf (compositeur pour certains films avec Elvis, Jerry Lewis…). Pour moi, bon western = bonne musique. Tout simplement.
Toujours sur l’ambiance, « Winchester 73 » nous offre tout ce que le western peut nous proposer : chevauchées sauvages, paysages grandioses du Far West, tuniques bleus effarouchés, mais surtout, des indiens (les plus cinéphiles auront reconnu un Rock Hudson –qui devra sa notoriété grâce à Douglas Sirk- grimé en peau-rouge). Ici, les grands espaces marquent le style du réalisateur car les personnages arrivent et partent de nulle part. Une première également dans le genre du western. Brelan de roi, Monsieur Mann ! Et toujours dans sa mise en scène, la violence est de mise, elle est non cachée, brutale comme les hommes sans loi qui défilent devant notre écran. En cela, « Winchester 73 » porte bien la griffe d’un maître : Anthony Mann.
Et le coup de maître de Mann est d’avoir embauché James Stewart (oscarisé pour « Indiscrétions ») en héros rongé par sa vengeance, inéluctable. Au casting, donc, James ‘Jimmy’ Stewart, charismatiquement impeccable. Dans le rôle de Dutch, son ennemi juré, Stephen McNally (il a joué pour Cukor, Don Siegel, Wise…). Stewart/McNally : duo d’enfer, le second arrivant à chiper la vedette au premier. Extra ! A leurs côtés, la féminine Shelley Winters (Mme Gassman à la ville !) qui apporte la fraîcheur du film fordien. Précisons (également pour les cinéphiles !) les débuts de Tony Curtis ‘le viking’.
Pour conclure, « Winchester 73 »(1951), coup de maître d’Anthony Mann, film mythique du metteur en scène (pour ma part, c’est lui qui a eu toutes ses idées novatrices), restera un western bijou et un métrage coup de poing car précurseur du western crépusculaire pourtant immortalisé par « Impitoyable » 42 ans plus tard.
Spectateurs, winchesterement vôtre !
A noter : il s’agit ici de la première collaboration westernienne entre le metteur en scène de « La ruée vers l’Ouest » et de l’acteur de « La vie est belle »/« Fenêtre sur cour ». Les deux hommes continueront leur aventure par « Les affameurs », « L’appât », « Je suis un aventurier » puis « L’homme de la plaine ».
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2017
La réputation du film est peu être exagérer mais le dérouler du scénario amène du nouveau tout le long du film et les prises de vue sont excellentes. Le tout avec des acteurs qui tiennent la route, c'est dans la boite.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2016
Un peu déçu, bien que ce soit vraiment sympathique. Cette critique va être courte tout simplement car "Winchester 73" de Anthony Mann est un western, et plus globalement un long-métrage, très classique. Là où ou le film surprend et il faut reconnaitre c'est dans sa narration qui, sans être novatrice, est originale : cette dernière suivant non pas un personnage, mais une des carabine qui donne son titre à l'oeuvre.

Malgré que ce procédé est clairement l'ambition d'être une fresque des hommes qui ont bâti l'Amérique, le récit se limite très vite à l'histoire de vengeance du personnage incarné par James Stewart. Alors certes, tout ceux qui obtiendront la fameuse Winchester représente une partie de l'histoire Américaine, mais n'a pas l'ampleur que ça voudrait avoir, c'est très en surface et au final il aurait été plus pertinent de réellement s'attarder sur chacun des possesseurs de l'arme plutôt que de s'en servir comme unique toile de fond.
Après, le récit est tout sauf inintéressant, le passage avec la cavalerie alterne entre humour et intensité, les interactions entre Stewart et Winters sont sympathiques, et toute l'histoire de vengeance envers Henry Brown (qui se révèlera être le frère de Stewart) se suit sans déplaisir. Ça manque juste d'une vision plus large.

Cependant il faut reconnaitre au long-métrage de Mann sa grande efficacité. En effet, et bien qu'il n'atteigne pas le niveau de son homonyme contemporain, le cinéaste est très incisif dans ces scènes d'actions, qui possèdent toute un vrai sens du rythme. C'est nerveux et globalement très bien mis en scène, malgré qu'aucune réelle fulgurance ne soit à noter.

De plus, certain moment ne manque vraiment pas de lyrisme, comme cette discussion sur l'amitié et la richesse entre Stewart et son compagnon, c'est tout simple mais vraiment beau. Et c'est peut-être un peu tout le problème de "Winchester 73", d'être très simple malgré la promesse d'une narration des plus réjouissante. C'est tout sauf désagréable, c'est nerveux et pas inintéressant, mais ça manque de souffle, d'ampleur. On ressent tout le potentiel du long-métrage et l'ambition du cinéaste sans que ça donne rien de plus qu'un petit divertissement efficace. Mais c'est déjà pas mal mine de rien.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2016
Winchester 73 (1950) - 1er Western des cinq collaborations du genre entre James Stewart et Anthony Mann , malgré un titre et un pitch alléchant , est loin de tenir ses promesses. La profusion de personnages successifs voulus par le scénario empêche le réalisateur de donner un centre de gravité à son film et une profondeur de champ à ses personnages. Les quelques beaux plans à son actif ne parviennent pas à compenser l'ennui qui émane de l’émiettement du récit.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2016
Sur un canevas original pour l'époque (le destin d'hommes divers suivi à travers les péripéties d'un objet), Anthony Mann trousse un western de belle facture, peuplé d'une galerie de personnages bien campés par des interprètes de talent. Bien rythmé et gorgé de scènes spectaculaires, avec des dialogues bien écrits, ce western est à la fois novateur et empreint tout de même d'un certain classicisme (le bon samaritain, la demoiselle en détresse,...). Le style sonne un peu vieillot aujourd'hui mais ça reste un spectacle de qualité.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2016
Winchester 73 : Une vraie pépite d’or ce pourtant vieux Western. Comme quoi, même un vieux film peut être captivant, prenant et excellent sur tous les points, ça c’est du cinéma, du vrai. Déjà, j’adore les westerns et celui la ma particulièrement plus et convaincu et ça, c’est grâce a l’histoire qui j’ai trouvé génial et bien prenant, ça change un peu même si on retrouve les codes classiques des westerns. Mais la, c’est un peu comme dans le seigneur des anneaux ^^ c’est une winchester qui va être convoitise. En faite, c’est cette arme qui est une des plus belle de ce temps qui va être gagné par un gars dans un concours et elle est tellement rare qui va se la faire prendre et elle va passer de main en main car des que une personne la voit, il la veut, moi a leur place, je la garderai pas car ceux qu’ils l’ont meurt ^^. Donc, ça va être un jeu de chasse et cette arme va bien voyagé. Et sinon, ce film est gorgé de scène vraiment pas mal : partie de carte a suspense, avec les indiens, le fameux concours au début… Il n’y a pas de scène en trop, le film dure 1H30, pas le temps de s’ennuyer et il a un très bon rythme. Avec aussi de bon personnage et une rivalité qui sera expliqué a la fin, de façon simple et efficace et ça c’est du cinéma. Tout comme la réalisation qui pour a l’époque est magnifique, les plans sont bien étudiés, c’est efficaces, bien cadrés, montage impeccable, coté ambiance western, on est dedans, que demander de mieux. Et pour finir, les acteurs sont justes et convaincants et le casting est bon, on note James Stewart en haut de l’affiche. Donc voila, vous aimée les vieux films, les excellents westerns et tout ça, ce film est fait pour vous.
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