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Ducerceau
19 abonnés
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3,0
Publiée le 4 octobre 2022
Western traditionnel avec paysages moyens et beaucoup de bagarres et de coups de feux. On se demande comment ils font car on ne les voit jamais recharger leurs armes. Histoire d'amour à peine esquissée. Le seul intérêt est dans le scénario historique qui montre les conséquences économiques de la ruée vers l' or dans l' Oregon, à Portland, banlieue de Vancouver.
Second film du genre d’Anthony Mann interprété par James Stewart, Les Affameurs est un western extrêmement classique comme Hollywood en produisait à foison dans les années 50. On y trouve donc une femme en détresse, des indiens méchants et sans âme, des noirs caricaturaux et un héros courageux et honnête malgré un passé de hors-la-loi, le tout étant extrêmement dialogué. Heureusement, on y trouve également tout le professionnalisme du réalisateur et la présence d’un beau trio d’acteurs (James Stewart, Arthur Kennedy et Rock Hudson). Les amateurs de westerns américains très classiques seront sûrement enchantés alors qu’un public préférant la tournure plus moderne qu’adoptera le genre à partir des années 60 pourra trouver l’ensemble un peu désuet et ennuyeux.
Western classique qui suit la transhumance d’une bande de pionniers vers l’ouest, avec un résultat plutôt intense, une deuxième partie de film rythmée et intense entre scènes de guérillas et trahisons. Plus profond qu’il n’y parait. J.Stewart excelle, la scène de combat avec J.Flippen est une vraie réussite. Du bel art classique.
Un western très classique avec un mélange de grosses ficèles scénaristiques et de moments de bravoure. On s'étonne au début de voir Arthur Kennedy dans un rôle de sympathique garçon prenant le parti des faibles mais cela peut-il durer jusqu'au bout ? James Stewart est aussi bon que d'habitude et Julie Adams totalement craquante.
Western moyen mais pas ennuyeux. Paysages magnifiques, magnifiquement filmés. Psychologie primaire. Scénario classique. Excellents acteurs. Quand on pense au James Stewart filmé par Hitchcock comparé au méchant repenti qu'il joue ici, on se dit qu'il a bien évolué. Mais il monte bien à cheval. Arthur Kennedy est le méchant type de western, sauf un an après dans l' "ange des maudits" où il est gentil, exception qui confirme la règle, on n'échappe pas à son destin d'acteur. Dialogue savoureux et prémonitoire quand Kennedy dit à Rock Hudson : "tu as une délicatesse de femme". Hudson dont on se demande à quoi il sert, à part faire le partenaire au poker, servir de relais dans les bagarres, ou séduire la jeune soeur de l'héroïne.
Excellent western d'aventure et d'amitié. Traîtrise, suspense et longue traversée dangereuse avec JS comme chef c'est vraiment parfait. Un western où l'honnêteté et la parole vont compter plus que l'argent.
Un western hors du commun sur la conquête de l'ouest. Au travers des péripéties d'un convoi de pionniers américains pour s'installer dans des territoires encore vierges, Anthony Mann réunit avec brio des fermiers en quête d'une nouvelle vie, des bandits, des indiens, des marins, la fièvre de l'or avec son urbanisation et ses dérives. James Stewart est magistral.
Un western très classique dans le style, même si Anthony Mann, comme souvent, aborde le genre à travers un angle scénaristique original et intéressant (ici un croisement entre les thèmes du ravitaillement des colons et de la spéculation naissante). J’ai quand même préféré Winchester 73 et L’Appât, de la même période. Ici, le récit se traîne un peu, et quand ça se réveille enfin, le climax déçoit. Ça reste agréable pour les yeux et James Stewart est comme toujours excellent.
En pleine période de ruée vers l'or, les hommes changent et la confiance n'est pas de mise. Pourtant, un certain Glyn McLyntock, ancien bandit, promet d'escorter un convoi de pionniers dans l'Oregon, un voyage qui devrait lui permettre d'acquérir une humanité et de tourner définitivement une page de sa vie. Mais il va devoir composer avec des alliés dont on ne sait s'ils seront solidaires jusqu'au bout; ainsi, le trio masculin composé de James Stewart, d'Arthur Kennedy et de Rock Hudson est toujours mouvant et les combinaisons entre leurs personnages varient selon les intérêts de ces derniers. En faisant évoluer les associations et les oppositions, Anthony Mann crée un suspense efficace, en particulier dans un dernier tiers haletant où la traversée d'une rivière devient autant un enjeu de survie qu'un moment de cristallisation morale. La réussite du film tient dans ce mélange de classicisme de motifs d'action et sentimentaux (l’attaque des indiens, une bagarre dans un saloon, une rivalité amoureuse) et de modernité se faisant à travers une densité psychologique et certains choix de décors singuliers (l'obstination de Glyn, qui marche seul dans une montagne enneigée à la poursuite des ennemis qui l'ont trahi). En plus de bénéficier d'un rythme impeccable et d'une mise en scène limpide, "Bend of the river" nous fait ressentir l'état d'un monde nostalgique, ébranlé par ses changements et incertain de son avenir.
Un très grand western « classique » par un maître du genre, avec bon nombre de ses codes, mais qui les dépasse par l’intelligence de la narration et la richesse du propos. Ce film raconte un itinéraire collectif : La marche et l’installation de colons dans une nouvelle contrée, dans un Ouest à défricher, en construction, par conséquent instable, sans règles, sans lois, dans une nature à la fois belle, rude et parfois hostile. Il raconte parallèlement des itinéraires individuels, en particulier celui du personnage principal, finement joué par James Stewart, dont on comprendra progressivement le passé. Les différents comportements peuvent être produits par l’appât du gain, des pulsions momentanées, ou le respect de valeur morales. Le fil linéaire du film reposant sur une question fondamentale: « Un homme peut-il réellement changer ?». Cette quête de la rédemption donne au film une résonance biblique, comme le convoi de colons guidé par le « héros » renvoie au peuple hébreu marchant vers la terre promise, guidé par Moïse.
Très bon film, un western classique mais qu'on savoure toujours...On sait dès le début comment cela va se terminer mais ce n'est pas bien grave, on apprécie quand même!
Il y a une belle mise en scène et de belles images dans ce film. Mais le scénario est un peu simpliste. Certes, il y a une dimension morale forte (et une vision plutôt sombre de l'âme humaine). Mais ce qui retient surtout l'attention dans ce film, ce sont les temps d'action. C'est un film simplement distrayant, un peu exotique.
Je n'ai vu qu'un seul western d'Anthony Mann (l’appât) et les affameurs me permet une seconde approche de ses westerns et c'était plutôt sympathique. En fait j'aime beaucoup ces histoires de fermiers qui veulent s'installer, devenir de pionner, vivre de leurs terres, il y a un côté très romantique qui est vraiment plaisant. Forcément le chemin est plein d'embuches, mais c'est pour ça que la récompense d'une terre arable est si belle.
D'ailleurs on peut noter dans le film l'opposition entre la culture, qui rapporte peu, qui prend du temps, qui implique une stabilité et la ruée vers l'or qui est chaotique, qui rend les hommes fous. Et c'est ça le sujet du film, l'appât du gain qui fait ressortir le pire chez les hommes. Certes ce n'est pas très original, mais là j'ai trouvé ça plutôt bien traité, car comme pour le trésor de la Sierra Madre, cette folie concerne des personnages que l'on a côtoyé une bonne partie du film et que l'on apprécie, ça ne fait que renforcer le propos du film.
En parlant de personnages du film, je dois avouer que celui de Rock Hudson fait un peu de la figuration et si c'est toujours un plaisir de le voir à l'écran, j'avais l'impression qu'il ne savait pas trop ce qu'il faisait là. D'ailleurs, c'est à se demander pourquoi il suit le personnage de James Stewart dans des aventures périlleuses alors qu'ils se sont juste croisés une fois auparavant et il agit comme s'ils étaient amis depuis trente ans. C'est avec la prestation d'Arthur Kennedy qui est beaucoup trop exubérante pour être crédible, les deux seules faiblesses du film.
Le personnage de James Stewart est extrêmement bien iconisé, que ça soit dans sa rencontre avec celui de Kennedy, où ce dernier fait un large sourire lorsqu'il entend le nom du héros, on comprend que celui-ci a un lourd passé, mais surtout dans la dernière partie du film qui tourne autour de la vengeance, où l'opposant a réellement peur de Stewart et de ce qu'il peut faire... D'ailleurs on l'entend, avec des coups de fusil, éliminer les hommes de mains un à un en hors champ... La tension monte.
J'adore ce genre de films où celui qui est censé être faible et isolé devient le chasseur et ceux qui étaient chasseurs deviennent la proie. Il y a un petit côté Riddick avant l'heure (enfin toutes proportions gardées).
Il faut également noter les paysages et une Julie Adams magnifiques. C'est vraiment le petit western sympathique qui va sonder l'âme humaine tout en proposant un spectacle de qualité.
Les pionniers américains vus par la caméra d’Anthony Mann. Un western conventionnel, mais plutôt bien filmé et assez intéressant vu la complexité qui entoure certains personnages, ceux-ci révélant peu à peu leur vraie nature. A ce petit jeu-là, Arthur Kennedy vire en tête face à James Stewart, qui signe avec « les Affameurs » son deuxième volet du cycle qui le lie au réalisateur au début des années 50.