Le Temps de l'innocence
Note moyenne
3,7
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139 critiques spectateurs

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ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2016
Étonnante incursion de Scorsese dans le film à costumes, ce Temps de l'Innocence déroule une intrigue de cœur assez classique dans le milieu de l'aristocratie new-yorkaise du XIXe siècle. Un film très léché, à la mise en soignée et précise, qui en dépit de longueurs tient la route grâce à ses interprètes au premier rang desquels Daniel Day-Lewis livre une performance tout en nuances franchement admirable. Le genre n'est pas révolutionné mais l'on passe un bon moment.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 novembre 2015
Une longue romance avec pour contexte la fin du XIXème siècle à New York, ce qui a le mérite de l'originalité. Encore faut-il être fana de ce genre de productions à longs dialogues et costumes, sur les errements et turbulences d'une bourgeoisie américaine seulement préoccupée à se tirer dessus et à médire en permanence. L'histoire d'amour est belle, la fin encore plus. Mais que de chemins pour arriver à ça. Pas le meilleur film de la filmographie de Scorsese selon moi, malgré un casting impressionnant. Ce n'est que mon avis encore une fois.
Ratapoilman
Ratapoilman

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2015
Aie aie, encore un film sur l'amour impossible... Autant dire que ca sent le déjà vu.
Le seul intérêt qui prend bien au début du film est l'étude de la société bourgeoise New Yorkaise de la fin XIXème mais qui s'eclipse bien malheureusement par les romances de nos tourteraux englués dans leur convention. Pfiou, en plus c'est long !
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2015
Une interprétation époustouflante (voir jouer Daniel Day-Lewis est quelque chose d'absolument fabuleux), Une musique merveilleuse (Elmer Bernstein, avec au début des extraits du Faust de Gounod, puis du Johan Strauss père et fils), des couleurs somptueuses, un soin apporté aux décor et aux costumes, une caméra en folie. Scorsese a donc forcé sur la forme pour nous faire avaler un fond qui sans cela eut été bien terne. Une belle démonstration des rouages invisibles d'une société qui défend ses codes et ses conventions sociales en étouffant l'air de ne pas y toucher toute velléité d'indépendance. Une belle démonstration qui aurait pu gagner en évitant quelques longueurs notamment à la fin (dont l'utilité n'apparaît pas évidente). Mais quel talent quand il veut, ce Scorsese !
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2015
Avec sa patte si caractéristique, Martin Scorsese a été le premier réalisateur à m'intéresser pour son particularisme, à me faire voir du cinéma autrement qu'en dilettante, à diriger mon regard vers le sien pour me faire comprendre que le septième art n'est pas (qu')affaire de divertissement. Cinéaste essentiel de ma cinéphilie, c'est paradoxalement quelqu'un vers qui je suis relativement peu retourné, après avoir vu pas mal de ses classiques, mais pas tous (il y a de quoi faire, à ma décharge). Je m'en voulais donc un peu d'avoir loupé la rétrospective que lui consacrait Arte il y a quelques temps, tort que je rattrapais en partie cette après-midi avec Le Temps de l'innocence, que je risque de spoiler au passage. Si de prime abord, on peut s'étonner de la place d'une telle étude sentimentale dans la filmographie de l'auteur de Goodfellas ou Mean Streets, la filiation ne met pas longtemps à se mettre à jour tant on reconnait dans le romantisme amoureux de ce drame la flamme intime des personnages des films mafieux de Marty, eux aussi piégés dans les volutes fantasmées d'un système social qui n'est cependant plus cette fois un rêve, mais plutôt un cauchemar. Étouffé par un carcan de convenances qui l'empêche de vivre son amour, le couple joué par Michelle Pfeiffer et Daniel Day-Lewis (tous deux magistraux) souffre d'autant plus que sa souffrance ne peut éclater au grand jour. Ce n'est d'ailleurs que lors de la scène finale, où son fils lui apprend la conscience qu'a toujours eu sa propre femme de ses envies d'adultère, que le personnage de Day-Lewis se libère enfin, comme délié d'un charme, soulagé d'avoir partagé en fin de compte quelque chose de profond avec quelqu'un une simple fois, que quelqu'un l'ait véritablement rencontré, au sens intime du terme. Même le fait que cet interlocuteur muet soit sa propre femme et qu'elle n'accède à lui qu'en découvrant qu'il en aime une autre, peu importe. On ressent là toute la pesanteur de cet étouffoir fait de mensonges et d'étiquette sociale sur les personnages, qui finissent par préférer un secret aux tenants absurdes que les vérités de pacotille de leur quotidien. A ce titre, le récit et l'évolution complexe de ses protagonistes, affranchis de toute convention d'écriture, fait bien ressentir l'étau déformant imposé aux sentiments, qui ne se taisent jamais mais prennent si on les réprime trop des proportions monstrueuses, comme bâtardes. Si le reste de son écriture est à l'avenant de sa gestion des personnages, le roman d'Edith Wharthon doit être passionnant. Le problème, c'est que la transposition d'un media à un autre n'est jamais évidente, et que cette histoire n'était sans doute pas faite pour s'épanouir pleinement au cinéma. Sans climax, sans progression nette dans ses intentions (le récit se voulant autant un tableau social statique qu'un écrin à l'évolution des personnages qui appelle forcément à quelques soubresauts), le film de Scorsese manque de trouver le souffle souhaité, malgré la fluidité de la mise en scène et ses plans tout en courbes, qui traduisent à l'image une vraie vivacité. De plus, certains effets de montage, qui se proposent de transmettre les remous intimes des protagonistes, puisque les événements contraints par les normes sociales ne peuvent s'en charger pour eux, ont un impact trop superficiel, et certains étant esthétiquement ratés, cassent un peu l'harmonie d'ensemble. Malgré trois acteurs brillants, un vrai travail de reconstitution et un Martin Scorsese visiblement à fond, le projet pâtit un peu de cet écueil sur lequel tant ont décidément buté : faire accéder à la surface l'intimité de personnages qui se cachent, et ce avec force et naturel, sans démasquer cette intention par des moyens précipités qui détruisent la richesse possible de l'émotion. La fièvre dans le sang, de Kazan, y parvenait très bien. Bon mais loin d'être parfait.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2015
Les Affranchis et Casino sont de très bons films, à tel point qu'ils occultent un autre film de Scorsese, sorti entre les deux : Le Temps de l’innocence. Moins connu du grand public, il ne faudrait pas considérer pour autant qu'il s'agit d'un film mineur. Le scénario nous plonge dans la bourgeoisie new-yorkaise du XIXème siècle qui, sous ses airs affables, est régie par des codes stricts et une hypocrisie ambiante. Le jeune Newland Archer (Daniel Day-Lewis), bien qu'issu d'une famille respectable, se sent extérieur à ce monde. C'est montré explicitement par plusieurs regard caméra de sa fiancée (Winona Ryder) : on comprend que le plan est le point de vue subjectif du personnage, et que le seul moyen de l'inclure dans la scène est de faire un contre-champ où on le voit seul, face au mur. De plus, si on remarque que, lors des repas, les protagonistes sont autant enfermés par les bougies que par leur classe sociale, on comprend que le jeune homme ait des envies de liberté. Ces envies se concrétiseront en la personne de Ellen Olenska (Michelle Pfeiffer), la cousine de sa fiancée, qui arrive tout juste à New-York après avoir fui son mari, resté en Europe. Archer sera attiré par cette jeune femme plus simple et plus humble qui n'a pas hésité à sacrifier les conventions. Scorsese traduit ce sentiment dans sa mise en scène : les dialogues entre ces deux personnes sont moins formels, plus décontractés et se font dans le salon moins décoré d'Olenska, ce qui s'oppose totalement aux décors chargés, aux plats opulents et aux costumes imposants que l'on voit depuis le début du film. En outre, le rythme diminue lors de ces échanges, il est plus posé que la voix off, qui elle nous bombarde d'informations sur un ton de commérage. Winona Ryder est d'une fraicheur remarquable dans son personnage candide, contrairement à Michelle Pfeiffer qui garde un côté froid et distant. Elle s'approprie correctement le texte et des scènes fonctionnent (le poignet...), mais globalement c'est le personnage de Daniel Day-Lewis qui contribue à faire ressentir au spectateur ce drame amoureux. Par ailleurs, la musique est à quelques moments peu subtile, un peu plus de retenue aurait été bienvenue. Malgré quelques défauts mineurs, l'adaptation du livre d'Edith Wharton est solide et permet à Scorsese de prouver qu'il arrive parfaitement à faire autre chose que des films de gangsters.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2015
Le Temps De L’Innocence est un chef d’œuvre. Magnifique et très beau film de drame et romance sous l’histoire d’un amour impossible au XIXème siècle à New York. Récompensé en 1994 par un Oscar amplement mérité pour le prix des meilleurs costumes.
Avec pour seul défaut, sa difficulté à entrer pleinement directement dans l’œuvre à cause d’une voix off trop présente et un peu déconcertante au début. Une fois cette voix off disparue, on entre pleinement dans cette belle histoire et l’on est facilement transporter par son récit et son ambiance.
La bande son est un élément magistral à la beauté de ce métrage, car les compositions subliment l’œuvre de la plus belle façon qui soit. De la musique classique évidemment en symbiose avec les images avec notamment du Johann Strauss. Une des plus belles B.O entendues.
La réalisation virtuose de mains de maître de Martin Scorsese est visuellement splendide avec des plans absolument magistraux ainsi que d’une incroyable mise en scènes, décors etc.
Casting réussi et fort bien choisi puisque le trio fait des étincelles, Daniel Day-Lewis y est excellentissime, et les belles Winona Ryder et Michelle Pfeiffer excellentes.
Vous ne perdrez ni votre temps, ni votre innocence à contempler cette œuvre à la fois riche et sublime.
Ma note : 9/10 !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 octobre 2015
Il a des qualités ce film : de bons acteurs, de beaux costumes, une belle direction artistique...mais je ne suis pas rentré dedans. Je suis resté insensible à l'histoire, et du coup je me suis ennuyé.
Un film pas mauvais mais qui ne m'a pas passionné.
cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2015
Film hyperesthésique (qui m'a rappelé Kundun) sur un New York bourgeois du 19eme siecle. Si la qualité de la photo est indéniable. l'histoire quand à elle, est d'une lenteur soporifique. Et cette avalanche de scènes ultra-esthétiques (des décors remplis de trésors, des rivières remplies de jolies barques, des figurants bien habillés se baladant dans tous les sens), donne une impression de trop, voire de faux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 octobre 2015
Scorcese delaisse les gansters et la mafia au profit d'une autre , l'aristocratie news yorkaise de la fin du XIXÈME où tous n'est que carquant et faux semblants. Comme à chaque fois finalement Scorcese traduit la cruauté du système et le dilemme qui s'etablit entre gagner sa liberté ou perdre son intégrité.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2015
Le Temps de l'innocence : Un drame romantique des plus sincère et crédible avec une très belle note d’émotion. Vraiment, c’est rare une romance sans que cela soit cliché et c’est d’autant plus rare que c’est un homme qui est fou d’une femme et même plus amoureux que elle envers lui, c’est vrai que le cinéma nous a montré toujours la passion chez les femmes mais j’ai trouvé très émouvant comment un homme peut être acro a une femme mais leur amour est bien sur impossible, comme Roméo et Juliette. Donc, après un départ un peu long, c’est vrai que il y a beaucoup de description au début, on nous plante le décor magnifique soit t’il. D’ailleurs, la narratrice est un poil trop présente car elle décrit trop mais après ça devint plus de la poésie et ça mieux. Mais bien sur, ce sont que des défauts mineurs qui ne gène pas au plaisir et la qualité du film. Car l’histoire d’amour est très belle bien que impossible, l’homme est particulièrement intéressant, surtout dans ses moments décisif, et la fin est émouvante au possible. Il faut dire que les acteurs sont d’une justesse et impeccables dans leurs rôles, on note Daniel Day-Lewis et Michelle Pfeiffer qui sont magnifiquement bien mise en valeur par des costumes d’époques sublimes et grâce aussi a une ambiance des plus immersif. Martin Scorsese a toujours le souci du détail et de la mise en scène pour nous plongé dans son film et la encore, il fait des merveilles que sa soit sa mise en scène, les décors, les costumes… Donc voila, une belle romance sur le fond (l’histoire) comme la forme (la mise en scène).
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2015
Scorsese sort de son registre habituel avec ce film en costumes romancé mais réussit à imposer son style. Et les acteurs sont excellents. Un Scorsese mineur mais sympathique.
The Claw
The Claw

72 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2015
Le film n'est pas mauvais, les acteurs sont très bons, mais j'ai trouvé que c'était trop bavard, parfois difficile à suivre et surtout ça manque de passion, de rythme, etc...
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2015
Dommage que ce film soit un peu dans l'ombre au niveau de sa discographie. En effet, l'histoire et la démarche étaient très intéressantes et les acteurs étaient excellents. La bo et certaines scènes étaient vraiment belles. La scène finale est étonnamment bien réalisée et la voix off utilisée à la perfection
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2015
"Le temps de l’innocence" est une petite chronique de vie ayant pour sujet principal les convenances existantes encore à la fin du XIXème siècle. Et quand je parle de convenances, c’est en matière de sentiments, de comportements. Le rendu est pas mal, avec une immersion réussie dans l’époque : entre le fait que ce soit bien filmé, les costumes et décors sont magnifiques, le jeu des comédiens est excellent (notamment celui de Daniel Day-Lewis qui a su exprimer tous les états d’âme de son personnage), et les dialogues sont très bien faits, des dialogues devant lesquels je ne cesse d’être admiratif. Cette aptitude à prononcer des phrases à rallonge (celles-là mêmes qu’on peut aujourd’hui résumer en quelques mots) avec une certaine poésie et dans un certain respect permanent (feint ou non feint), m’a toujours laissé pantois et me fait aimer les mots de la langue de Molière. Mais je m’interroge sur le but de ce film, bien que ce film dresse une peinture détaillée de l’élite new-yorkaise de 1870. Au prix d’une esthétique soignée, le scénario est on ne peut plus simple, avec un sujet principal sans grande originalité. Je soupçonne simplement Martin Scorsese d’avoir un penchant pour cette époque, et d’en avoir eu l’opportunité de porter à l’écran cette époque en adaptant le roman éponyme d’Edith Wharton. Mais dans le genre, je préfère largement "Les liaisons dangereuses", un film très classe dans lequel on retrouvera Michelle Pfeiffer, dans lequel le scénario est davantage nourri, où les mots et les sentiments sont plus forts, au prix d’un langage plus soutenu encore. Avec "Le temps de l’innocence", bien que le sujet ne sorte pas vraiment de l’ordinaire, le spectateur se rend compte que déjà à l’époque, c’étaient l’argent et les histoires de fesses qui régissaient la société. Eh bien je crois que cela dure depuis toujours et que ce n’est pas prêt de s’arrêter. La narration en voix off, si chère au réalisateur de "Casino" et "Les affranchis", est intéressante, bien que je l’aie trouvée parfois un peu longue et fastidieuse. Pourtant, je l’ai jugée indispensable pour bien indiquer le contexte. En ce qui me concerne, c’est donc un avis mitigé et circonspect à propos de cette œuvre de Scorsese, film qui pour autant ne fait pas date dans sa filmographie.
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