Boulevard du crépuscule
Note moyenne
4,3
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256 critiques spectateurs

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113 critiques
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dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2017
Joe Gillis, scénariste raté écrit un scénario consacré à Salomé pour une ancienne star du cinéma muet, Norma Desmond, qui a sombré dans l'oubli et qui vit dans la solitude de sa grande maison avec son majordome.

"Boulevard du crépuscule"(Sunset Boulevard) est un classique de Billy Wilder que je n'avais jamais vu. Cette lacune est désormais comblée. Il s'agit d'une grande comédie dramatique qui flirte avec le film noir et dont le titre est particulièrement bien choisi.

"Boulevard du crépuscule" est d'abord un témoignage sur un changement d'époque, le passage du muet au parlant, les évocations de Norma Desmond de sa splendeur passée rappelant combien la technique d'expression des comédiens a changé avec l'abandon du muet. A cet égard, "Boulevard du crépuscule" rassemble dans le film un casting brillant dont d'anciennes stars du muets (figures de cire) comme Buster Keaton. Billy Wilder avait vécu à Los Angeles à partir des années 40 et avait cotoyé nombre des vedettes du cinéma muet qui vivaient, comme son personnage principal, coupés du monde et de leur gloire passée.

Le script du film est particulièrement ingénieux. Je considère qu'il s'agit davantage d'une comédie dramatique que d'un film noir, l'essentiel du film consistant à montrer comment ce scénariste en perte de vitesse cherche à sortir de la prison dorée dans laquelle Norma Desmond l'a progressivement emprisonné, lui faisant perdre tout lien avec la réalité. La grande demeure aux contours gothiques dans laquelle vit l'actrice et le coté désuet de son majordome accentuent encore ce coté décalé et hors du temps.

Si le ton du film est grave, il n'est pas non plus en reste en matière d'humour.

Le film est cruel, cynique et assez juste sur l'industrie du cinéma. Il démontre le coté "kleenex" des acteurs tout en dénonçant le coté "enfants gâtés" de certains notamment Norma Desmond.

Le casting du film est excellent: Gloria Swanson excelle dans son rôle d'actrice sur le retour capricieuse, schizophrène et néanmoins touchante (tout particulièrement dans sa dernière "descente des marches"), Erich Von Stroheim est très bon dans le rôle de son fidèle majordome (et ex premier mari!) et William Holden interprète avec beaucoup de justesse le scénariste raté qui a voulu être dans la lumière et qui finira par se brûler les ailes. La justesse du film réside dans sa capacité à peindre des caractères qui ne sont pas manichéens et dont les ressorts psychologiques sont logiques même s'ils vivent dans le "microcosme" d'Hollywood.
Figurent également au générique et dans leurs propres rôles la journaliste Hedda Tooper et le metteur en scène Cecil B de Mille.

Nominés 11 fois au oscars, "Boulevard du crépuscule" en a obtenu 3.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 décembre 2016
Ce film est un chef d’œuvre.
MAIS
Quel dommage de le revoir dans la "Version restaurée" sortie le 9 novembre 2016, telle que diffusée au Desperado à Paris. Image grisâtre, manque de définition : la qualité de la projection avait tout d'un DVD ! C'est honteux de présenter au public un tel film dans cet état là !
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2016
S'il pourrait souffrir d'un thème rebattu maintes fois en neuf ou dix décennies de cinéma, à savoir la fascination du Septième Art pour lui-même, et la puissance d'un medium qui s'abîme en lui-même jusqu'à s'y aliéner, Boulevard du Crépuscule demeure aujourd'hui un pinacle du genre, parce que tout ce qu'il le dit, il le dit mieux que les autres après lui. Déjà, le film de Wilder marque par sa précocité ; à peine sorti de l'âge d'or des années 30-40, et sans doute encore très peu conscient de sa décadence, Hollywood a du à l'époque être profondément marqué par cette peinture acerbe, cynique et vitriolée de son envers. Wilder y déplorait déjà la séparation entre les enjeux artistiques et les génuflexions des producteurs devant le tout-puissant public ; Sunset Boulevard note avant tout le monde la séparation entre le désir de profondeur et de vérité auquel le cinéma peut mener, et le factice, l’apparat rattaché au divertissement qui se détachait définitivement du cinéma "d'auteur". Ce déracinement, Wilder l'incarne dans une mise en abyme là encore en avance sur son temps (Keaton ou De Mille se prêtent au jeu) et par le biais de Norma Desmond, ancienne star aujourd'hui has been broyée par un système sans pitié. Ce qui donne sa vie au film, c'est la dialogue permanent entre ce monde à la fois pharaonique et déliquescent (représentée par un château anachronique et gigantesque, symbole de rêves aujourd'hui sans substance) et la nouvelle génération qui tente de se frayer une place dans le nouveau monde d'Hollywood, armée de son allant et de l'avenir qui s'étale devant elle. Joe Gillis (très bon William Holden), sert alors de pont chancelant entre le passé et l'avenir, incapable de quitter pour de bon le premier, incarné par Norma Desmond, pour le second qui prend les traits pleins de vie de Betty Schaefer (Nancy Olson). Toujours juste dans son témoignage d'un passage de relais entre deux mondes irréconciliables, Wilder se sert du dilemme de son personnage principal pour illustrer la dangereuse fascination des vieux sphinx, et ne pas exclure dans une folie lointaine ou intangible une Norma Desmond dont on finit par partager un peu de la nostalgie. Une belle pathologie des grandeurs, qui respire le cinéma, et reste aujourd'hui encore un classique qui, curieusement, est d'autant plus immortel qu'il parle justement de la mort des classiques.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2016
Le boulevard du crépuscule est un bon film noir.
William Holden, Gloria Swanson et Erich von Stroheim sont très bons et nous captivent. Le film se permet d'avoir Cecil B. DeMille, Buster Keaton, … dans des rôles très secondaires.
L'histoire est impeccablement écrite. Elle est pleine de rebondissements.
Les personnages sont très intrigants à commencer par celui incarné par Gloria Swanson.
Un bon classique.
moonboots
moonboots

73 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 août 2016
un scénariste sur le déclin rencontre par hasard une actrice déchue... un Wilder lent et décevant qui ne mérite pas sa réputation de classique
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juillet 2016
Un classique du cinéma qui n'offre guère de surprise et dont les longueurs s'avèrent un peu excessives. Sa grande force réside dans l'exceptionnelle qualité de la photographie.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 avril 2016
Vieux film qui a très mal vieilli, des dialogues irréels, un scénario très faible avec déjà en toile de fond les déséquilibres psychologiques des acteurs ayant perdu leur gloire passée, problêmes qui intéressent sans doute grandement tout le petit monde du show bizz mais très peu finalement un spectateur en quête de sensations ou d'émotions un peu plus intéressantes.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2016
Dans ce portrait pathétique d'une ancienne gloire du cinéma muet tombée dans l'oubli, Billy Wilder explorait non sans désillusion le côté le moins glamour du star-system hollywoodien, celui qui fabrique des vedettes un jour et les élimine de son logiciel le lendemain, mais aussi celui des petites mains (scénaristes,...), prêtes à se « prostituer », payées au lance-pierre pour créer du rêve à la chaîne et pour distraire les masses. Un grand film sur la vacuité de la célébrité, le monde du spectacle, la solitude et la folie. Et qui annonçait aussi cette piteuse mode de passer devant les caméras de télévision pour bénéficier de son quart d'heure de gloire médiatique, devenu un solide phénomène de société. Quel plaisir de revoir le visage de Buster Keaton dans une superbe séquence d'hommage, à la fois émouvante et cruelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2016
Ce chef-d’œuvre du cinéma est sans égal dans sa composition et sa réalisation. Le sujet est étonnant, l'action remarquablement filmée et l'idée de faire interprété à certains acteurs, Buster Keaton, entre autre et le réalisateur Cecil B.DeMil leur propre rôle augmente le réalisme du scénario. Le casting principal est remarquable et Gloria Swanson, Eric Von Stroeim ainsi que William Holden se surpassent dans leur jeu. Un plus du film est le formidable contraste entre l'ambiance gothique, devant beaucoup aux décors, qui règne dans la villa de l'actrice déchue, et le monde extérieur frappant par la différence d'époque. Cette particularité augmente encore l'étonnante conception du film.
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2016
Un chef d’œuvre du cinéma qui n’a pas prit une ride. Car le thème de la déchéance, le thème de la chute, de la mode qui passe, des stars déchues n’a jamais été aussi actuel. Probablement même que la dureté du monde s’est accentué. Et que l’on pourrait retrouver ce personnage de Norma Desmond, chez beaucoup de stars contemporaines. Le film est réalisé avec grand style, une image noir et blanc au sommet de cet art. Bien sûr Gloria Swanson est exceptionnelle ; elle qui fut une de ces stars du passé, qui sait jouer comme au temps du muet ( en surjouant un peu ) , mais tout en s’adaptant , en live, à la modernité du cinéma parlant. Billy Wilder nous donne une leçon de cinéma avec des plans époustoufflants, et donnant une profondeur noire et dramatique au récit . William Holden est excellent, dans ce personnage léger, futile, ambitieux mais déstabilisé, qui s’ accroche à cette dernière opportunité. Il est intègre voudrait le rester, mais doit survivre dans ce monde de requins. Il y a aussi tous ces clins d’œil à l’âge d’or du cinéma muet , avec les apparitions de Eric von Stroheim ou Buster Keaton, c’est très émouvant, très dur aussi, de les voir venir faire ces petites participations. Un film profond, sur le temps qui passe, sur l’oubli, sur l’irrégularité de la vie, les hauts et les bas. Beaucoup de thèmes sont abordés intemporels : la compromission, la mégalomanie, la mode, l’amitié ; la dévotion, Le final est une apothéose complète, avec la mise en abime du cinéma et d’Hollywwod, avec ce « faux » tournage d’un film, dans le film, comme une remise en question de tout ce que l’on voit. Tout cela n’est bien qu’une image, qu’une fiction. Magistral.
Adrien B.
Adrien B.

23 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2016
un film très poignant. il convient de saluer la prestation de Gloria Swanson, géniale dans son rôle. le scénario reste également très réussi tant il captive.
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2016
Même si elle n'est pas exempte de tout vieillissement, cette œuvre magistrale de Wylder reste l'un des sommets du cinéma américain introspectif. Situant son action autour d'Hollywood, elle place ceux qui ont fait et font encore la grandeur de ces studios au milieu d'un maelstrom dirigé par des financiers impitoyables.
La mise en scène de l'auteur de "La garçonnière" tutoie les étoiles...
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2016
Boulevard Du Crépuscule est un chef d’œuvre. Un grand film pour tous les amoureux du cinéma et un classique du film noir. Le destin pathétique d’une star déchue du cinéma muet, Norma Desmond, obsédée par un impossible come-back. Un hommage d’une cruauté funèbre à Hollywood. Cette mise en abyme vertigineuse doit beaucoup aux compositions schizophréniques de Gloria Swanson et Erich Von Stroheim. Le film remportera 3 Oscars en 1951 avec l’Oscar de la Meilleure direction artistique, noir et blanc, l’Oscar de la Meilleure musique pour Franz Waxman et l’Oscar du Meilleur scénario vraiment mérités.
Norma Desmond, grande actrice du muet, vit recluse dans sa luxueuse villa de Beverly Hills, en compagnie de son majordome Max, lui-même ex-cinéaste au rancart. Joe Gillis, un scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété et Norma lui propose de travailler sur le film qui marquera son retour à l'écran. Entre fascination et effroi, Joe s'installe dans le monde factice de Norma et devient son amant. Mais quand celle-ci perd définitivement pied, il cherche à rompre.
Tableau impitoyable de l’industrie du cinéma hollywoodien. Décrivant l’angoisse funèbre d’une actrice vieillissante, le cinéaste signe un grand film, oscillant entre tragique et grotesque. Dans une veine plus sombre que les légendaires comédies qui suivront (que je n’ai pas vues). Sunset Boulevard, extraordinaire mise en abyme de la mythologie hollywoodienne, est à la fois un hommage au cinéma et une satire féroce de ses illusions. Seule une petite lenteur de l’ensemble m’a quelque peu dérangé.
La bande son est une merveille parfaitement utilisée pour appuyer l’ambiance crépusculaire et sombre.
Le réalisateur Billy Wilder signe ici son 9ème long métrage avec grande réussite tout autant dans le pan technique, réalisation et mise en scène sublime, flash-back maîtrisé, que dans son choix du casting ou encore de la narration de la voix off judicieusement maîtrisé ou encore le jeu du quatrième mur. Casting magnifique composé des principaux William Holden, Erich Von Stroheim et Gloria Swanson qui surjoue exprès car c’est le rôle qui veut ça, tous trois excellents dans des compositions schizophréniques. Notons aussi la belle Nancy Olson, et les apparitions exquises entre autres, dans leurs propres rôles de Cecil B. DeMille et de Buster Keaton en vieil acteur fantomatique.
Chef d’œuvre du film noir et un classique à découvrir.
Ma note : 9/10 !
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 190 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2016
J'ai découvert ce classique du cinéma américain des années 50 avec plaisir. Les thèmes en sont variés, comme celui de la riche actrice retranchée en son palais et qui ne veut pas croire qu'elle est passée de mode, celui du play boy désargenté qui, lucide et désabusé se transforme en gigolo et surtout peut-être, celui de l'ancien producteur de l'actrice, toujours amoureux d'elle, qui continue au mépris de sa dignité, puisque devenu son majordome après avoir été son mari, à veiller sur elle et la chérir à sa manière.
Cadrage, lumières, prises de son, musique contribuent à donner à ce film l'aspect crépusculaire qui lui a donné son titre en français.
Ce qui est remarquable chez Billy Wilder et courageux chez les interprètes, c'est d'avoir donné le rôle principal à une ancienne actrice, elle même hors jeu, sollicité dans son propre rôle Cécil B. de Mille et en faisant participer un excellent Eric Von Stroheim en fidèle majordome.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2016
Un accueil digne d'un comte Dracula dans un château hanté, une femme fantasque, possessive et entretenant son "propre" culte, un film passionnel, mystérieux et presque angoissant comme un Hitchcock.
"Comme les étoiles les vedettes sont éternelles". Superbe
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