4968 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
256 critiques spectateurs
5
113 critiques
4
100 critiques
3
26 critiques
2
11 critiques
1
3 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nico591
54 abonnés
800 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 2 avril 2013
Grand Classique du cinéma US des années 50 et considéré comme un chef d’œuvre pour son époque, ce film nous montre l'envers du décor Hollywood où comment un scenariste moyen se fait engager par une star déchue du cinéma muet pour revenir sur le devant de la scène du cinéma parlant. Encore au autre vieux film qui pour moi est victime de son age avec son traitement trop classique, en gros c'est un peu chiant et j'ai perdu assez vite l’intérêt que j'y portais.
1950, du noir et blanc, l'âge d'or du cinéma Hollywoodien, lieu propice pour Wilder de critiquer de manière acerbe ce star-système qui encense avant d'anéantir. De part son récit à la manière des privés chers à cette époque, l'ensemble nous amène à l'acidité cruelle du métier d'acteur et de la condition de star, pour nous plonger dans la dépression de la descente, du crépuscule, tel un retour de shoot dont la descente est plus brutale que la montée. Inspirant nombre de réalisateurs, on peut penser également à The Artist, qui reprend le sujet, comme un hommage à cette leçon de cinéma...
Après sept long-métrages dont Assurance Sur La Mort, un film-noir référence, et Le Poison, un excellent drame, autour d'une majorité de comédies romantiques, Billy Wilder revient au film-noir avec Boulevard Du Crépuscule, souvent appelé par son titre original, Sunset Boulevard. Moins sombre et moins encré dans le polar qu' Assurance Sur La Mort, ce film digère déjà des influences plus extérieures au genre, comme le drame hollywoodien ou le film d'horreur à l'ancienne, auxquelles Billy Wilder ajoute un soupçon d'ironie. Il y a dans Boulevard Du Crépuscule un côté surréaliste, presque absurde, qui se rapproche du film d'horreur. Les personnages y sont pour beaucoup avec la psychotique Norma Desmond et Max, son inquiétant serviteur, un duo qui n'aurait pas fait tache dans La Famille Addams. À d'autres moments, le film se rapproche davantage de la comédie romantique avec l'histoire d'amour entre Joe, le héros du film, et Betty, sa collègue de travail. Par conséquent, le film perd peut-être en cohérence et est finalement moins typiquement noir que son premier grand succès critique. En somme, ce long-métrage est plus éparpillé que certains de ses travaux précédents mais sans doute plus accessible.
Que faut-il pour faire mon film favori, c'est très simple : Prenons un réalisateur très doué capable de manier tous les genres de films ( de la comédie au pur drame ) ajoutons à ça un casting de rêve composé de William Holden, de Gloria Swanson et du légendaire Erich Von Stroheim. Après quoi plaçons une intrigue qui ne cherche pas à être imprévisible mais à réfléchir ! A réfléchir sur l'apogée et le déclin d'une carrière, A réfléchir sur les amours interdits, etc. Un grand film, des grands acteurs et un énorme réalisateur : Une merveille!
J’aurais tendance à comparer Sunset Blvd à Citizen Kane. Le film apporte de l’originalité dans le genre. Très très bon jeu d’acteur. Gloria Swanson joue parfaitement le rôle de l’ex star du cinéma muet, dépassée par le passage au cinéma parlant, et oubliée des fans. Rôle qui correspond d’ailleurs à sa situation réelle à l’époque. Bien réalisé, plusieurs scènes cultes, dont la scène finale. Encore un film qui a bien vieilli.
Hollywood et ses coulisses, où comment les tentacules de la gloire peuvent conduire à la folie et l'irréparable. Une histoire simple dont l'universalité du propos et la puissance des enjeux trouve plus que jamais un écho aujourd'hui, dans un monde ravagé par le "star system" et le culte de l'image. À cette époque-là, ils avaient bel et bien tout compris, et en plus ils savaient parfaitement et terriblement bien le raconter. Chef d’œuvre, classique, indispensable, c'est au choix. Un grand film pour et sur le cinéma.
Sunset boulevard grand classique du film noir dépasse totalement les coutures du genre pour devenir au final bien plus qu'un polar mais un portrait hallucinant d'Hollywood et d'une ancienne gloire d'antan qui a sombré dans une folie digne de sa démesure. Un grand film tout simplement et un final marquant qui est devenu un très grand moment de cinéma.
Certainement un des films qui m'a le plus marqué. Comment ne pas être imprésionné par le jeu de Gloria Swanson et de Erich Von S. qui sont vraiment éblouissant. Le tout servi par des dialogues soignés, une mise en scène efficace et une photo sublime. Un film qui fait la légende du cinéma.
Décidément Billy Wilder savait écrire un scénario. Il se permet même d'ouvrir Sunset Boulevard par le climax, de révéler dans la foulée l'identité de la victime, comment sa mort est survenue et qui est la victime. L'histoire ensuite présentée est d'un grand intérêt car elle mélange plusieurs aspects concernant Hollywood. Le premier étant la condition des scénaristes qui doivent toujours avoir des idées nombreuses et originales. Le réalisateur s'attaque ensuite à la starification des acteurs et à la manière dont la célébrité peut monter à la tête de certains. Plus le film avance et plus le scénario explicite l'enchaînement des faits amenant à la mort de Joe Gillis. Une fois revenu dans une narration linéaire, le réalisateur assène le coup de grâce à la folie Hollywoodienne dans une scène finale renversante qui montre une des possibles manifestations de la folie. Sunset Boulevard, dans un genre bien différent de Certains l'aiment chaud, est un autre grand film de Billy Wilder.
Une magnifique réalisation, des acteurs formidables et un scénario intéressant, "Boulevard du crépuscule" s'inscrira dans les plus grands films de Billy Wilder. Gloria Swanson excelle dans ce rôle de star hollywoodienne passant de la lumière...à l'ombre, et vivant très mal cette situation au point de troquer la réalité pour la nostalgie d'une vie passée. Ce film se trouvera quelques points communs avec "The Artist" (le cinéaste Michel Hazanavicius s'en étant sûrement inspiré), même si l'histoire principale restera différente. On reconnait bien là l'état d'esprit de la vedette du cinéma muet, délaissée du jour au lendemain suite à l'arrivée du cinéma parlant, et essayant tant bien que mal de remonter la pente. Ce film installe une confrontation entre un scénariste raté et une actrice has-been, espérant pouvoir retrouver les projecteurs en se servant l'un de l'autre. Tout ça est parfaitement calibré par Billy Wilder, même si on émettra quelques réserves quant à sa conclusion.
Il y a un parallélisme émouvant dans ce film. Norma Desmond copie conforme de Gloria Swanson star du muet ne tourne plus guerre en ce début des années 50. Même constat pour Eric Von Stroheim comédien et réalisateur de films muets de grand talent.
Ce film est un véritable musée cinématographique, Buster Keaton fantôme de cire complètement oublié apparaît dans un unique plan clair obscur.
Cecil B de Mile joue son propre rôle en accompagnant du mieux qu’il peut Norma devenue meurtrière dans un ultime dernier plan symbolique d’un film imaginaire « Salomé » que la star désirait incarner pour son grand retour à l’écran.
Sunset Boulevard réquisitoire sans pitié montre la destruction et le côté revanchard de ressources uniquement opérationnelles le temps d’une technologie.
Refusant d’être archivée toute une bannière défunte se donne en représentation que pour elle-même pendant que les nouvelles technologies s’éloignent à la vitesse de la lumière de ces spectres consumés
Tout en maitrise Billy Wilder, nous offre une somptueuse histoire de cinéma, une leçon d'humanité, de savoir vivre, d'abandon de soit, une vision cruelle, sans concession ni compromis. C'est très bien réalisé, les acteurs sont parfaits, tout en retenu pour certains, tout en exagération pour d'autres, le film comprends des moments de pur bonheur, de pur tragédie, c'est du grand cinéma.