Classique s’il en est, et qui ne prend pas une ride. Je l’ai revu récemment, le charme reste intact. Remake mais pas fake. Casting en béton armé avec en tête Yul Brynner qui marche comme un robot, dans la posture du chef, McQueen qui cabotine juste comme il faut, et j’avais oublié que son personnage était aussi drôle . Charles Bronson, l’homme fort au cœur tendre, Robert Vaughn, le professionnel, James Coburn, le tueur le plus rapide de l’ouest, Horst Bucholz le jeune chien fou, j’oublie toujours le nom du septième. Par contre le huitième c’est Eli Wallach, toujours à l’aise en méchant faire-valoir, un mercenaire en négatif. La constitution de l’équipe qui commence par la rencontre entre Brynner et McQueen à un enterrement jusqu’à l’arrivée au village mexicain est un modèle de mise en scène et d’exposition de personnages. Une histoire où se mêle héroïsme à l’ancienne, sens de l’honneur, humour, fraternité, l’intérêt général pour une fois, qui prime sur l’individualisme habituel du cow-boy solitaire, duels, fusillades, psychologie de bazar, mais spectacle absolu. Enfin et surtout une bande son légendaire, personnage à part entière, qui magnifie absolument le film. Ça fonctionne comme une déclaration d’amour à un genre moribond, et ça nous fait rêver un peu, on a en besoin ces jours-cis.