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Flop le Nain
13 critiques
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5,0
Publiée le 26 mai 2024
Génial film d'ambiance où le paganisme vu du point de vue chrétien prend une tournure inquiétante. Un film bien documenté sur les anciens rites de la fertilité et les traditions païennes d'Europe de l'ouest.
The Wicker Man est une petite déception pour moi. Connu pour être le père spirituel de Midsommar que j’adore, je l’ai trouvé bien moins réussi que ce dernier. La mise en scène est assez plate, les personnages sont certes assez flippant mais ne nous inspirent pas un malaise au niveau des femmes de Midsommar. La musique est elle aussi assez discrète hormis dans les phases de comédie musicale (qui pour le coup sont vraiment excellentes!). Bref, on se retrouve face à un film un peu difforme selon moi qui ne fait pas vraiment peur mais dont le scénario est devenu, avec le temps, un peu prévisible. Reste les bonnes musiques et l'ambiance générale du film excellente, qui suffisent à en faire, malgré mes critiques, un bon moment. Mais en tout cas, je n’ai pas trouvé The Wicker Man à la hauteur de ce que beaucoup me décrivaient et surtout, je trouve que Midsommar a transcendé tout ce que fait de bien The Wicker Man. Ça reste malgré tout plutôt sympa.
D'emblée l'ambiance malsaine de cette île retirée nous annonce une tragédie dans ce déroutant microcosme où le paganisme a repris ses droits jusque dans ses plus abjects aspects. Alors que la tension s'accroît sans que les couleurs s'affadissent ou que les musiques manquent de légèreté l'on découvre l'inspirateur d'un Midsommar puisque l'horreur s'assume en plein jour dans une séquence finale saisissante. Dénonçant le fanatisme et la manipulation bestiale, le récit y oppose - pertinence dont l'on pourrait discuter - une conviction personnelle à valeur de guide moral, deux positions parfaitement incarnées par un scrupuleux Edward Woodward et un terrifiant Christopher Lee. Sinistre.
Pile pour son cinquantième anniversaire, j'ai vu ce film devenu culte pour une raison assez évidente : c'est un film terriblement entêtant ! Inquiétant et mystérieux alors qu'il se passe principalement de jour, The Wicker Man fascine par ses contrastes entre l'étrange et le quotidien, et par son duel idéologique entre le bon chrétien Edward Woodward et le païen Christopher Lee - qui répéta à l'envi que c'était son film préféré de sa carrière, ce qui se devine derrière son franc enthousiasme à l'écran. Film fantastique, musical et satirique, The Wicker Man est bel et bien un incontournable.
J'avais entendu parler de ce film à plusieurs reprises, et étant une grande amatrice de films d'horreur, j'ai tenté. La déception est immense ! Et j'avoue ne pas du tout comprendre la note globale des spectateurs. Déjà, il ne s'agit en rien d'un film d'horreur (pas d'ambiance glauque ou dérangeante, pas de suspense... bref, rien qui ne justifie sa classification dans cette catégorie). Ensuite, il n'y a pas vraiment d'intrigue à proprement parler. Le sergent (qui est extrêmement antipathique, soit dit en passant) recherche une jeune fille, mais cette pseudo-intrigue ne sert qu'à servir une série de clichés tous plus grotesques les uns que les autres. Grosso modo, le réalisateur ne fait qu'opposer le paganisme et le christianisme avec une vision très manichéenne des choses spoiler: (les méchants païens qui font des sacrifices d'un côté, les bons chrétiens qui ont le monopole des bonnes mœurs de l'autre). Les (trop) nombreuses chansons n'ont ni queue ni tête, et je ne parle même pas des scènes de nu qui étaient peut-être subversives pour l'époque mais qui, en 2022, ne prennent pas et rendent simplement le film risible. En bref, ce film n'est pour moi qu'un navet qui ne vaut absolument pas le détour...
« Le dieu d’osier » : un scénario créatif et délirant, teinté d’humour, dans une île écossaise où on procède à des sacrifices humains pour améliorer une improbable récolte de pommes. Etrange ambiance ilienne aux rites animistes où le pénis est vénéré ! Avec assez peu de moyens, ce film original propose une relecture de la bible et des scènes particulière-ment réussies, comme celle de la tentation.
Sorte de thriller d'horreur à énigme barré avec des accents de comédie, ce film est réalisé superbement. Images du début des îles écossaises très belles, scènes érotiques ou de sororité qui nous plongent dans un monde de fantasmes glissant vers l'autoritarisme... Enfin ce film qui en a inspiré tant d'autres comme Midsømmar n'a absolument rien à leur envier, ils en sont de pâles copies. Très intéressant article de François Grelet sur Première.
Très années 70, rappel un peu certains Hitchcock de sa période anglaise. Film britannique de haute tenue avec un Christopher Lee dans un rôle plus sobre qu'habituellement.
Film phare du cinéma d'horreur anglais des années 70, The Wicker Man est l'histoire d'une enquête policière après la disparition d'une jeune fille. C'est également l'histoire d'une rencontre entre deux mondes : le continent et l'ile. Nous suivons les pas d'un policier du continent accueilli de manière hostile par les îliens qui s'adonnent à des croyances et pratiques obscures. Le film est nimbé tout du long d'un voile de mystère très agréable, alors que l'enquête progresse et que l'île commence à dévoiler son vrai visage. L'issu de l'enquête est malheureusement quelque peu attendue mais un dernier rebondissement s'avère intéressant et permet une prise de recul sur nous et sur l'autre.
Sur le thème souvent abordé dans la culture qu'elle soit cinématographique ou littéraire de la confrontation entre la société contemporaine, puritaine et rigoriste et une communauté qui vit isolée du reste du monde et s'adonnant à d'obscurs rites païens, un long-métrage qui fait penser au film de George Romero "Season of the witch" pour sa construction scénaristique avec une longue première partie assez ennuyeuse, classique et sans véritable tension dramatique pour aboutir à un final renversant, magnifiquement anxiogène et sombre. Une mise en scène au psychédélisme très ancré dans les années 70, un rythme parfois excessivement lent mais qui reste plutôt agréable à suivre. Une intrigue qui a certes pas mal vieilli mais qui réserve de bons frissons dans le genre de l'épouvante psychologique... Un classique dans sa catégorie qui semble avoir clairement inspiré le récent "Midsommar" d'Ari Aster. Assez déstabilisant mais une bonne sensation.
Sur une petite île écossaise vit une communauté néo-païenne et libertaire, dont la symbiose est troublée par l'arrivée du Sergent Howie, un policier venu de la métropole et chrétien convaincu. Marqué par le mouvement hippie alors finissant, 'The Wicker Man' est une bizarrerie baroque, à la fois film musical et film d'horreur vaguement érotique, devant lequel on s'amuse beaucoup. Le carnaval final est particulièrement marquant.
Un film effectivement ébourIffant. Doté d'un scénario malin qui multiplie les évenements, les rebondissements, the Wicker man est un film qui ne se laisse enfermer dans aucun genre, horreur, satire, suspense, psychédélisme, il y a tout ça et même plus. On est à la fois et tour à tour intrigué, amusé, révolté, effrayé, Christopher Lee apparait tardivement mais réalise une composition tout en suavité dont il a le secret. En fait, c'est une sorte de série B libre et réflexive sur les religions et ce qui fait une communauté. La réalisation est marqué de son époque mais est parfaitement maitrisé, il y a vrai sens du cadre, du rythme.
« The wicker man » ou « Le dieu de paille » en français, réalisé par Robin Hardy était le film préféré de Christopher Lee au sein de sa filmographie qui en comptait tout de même quelques fameux notamment les premiers Dracula tournés pour la Hammer, studio qu’il avait contribué à populariser avec son complice Peter Cushing et le réalisateur attitré du studio, Terence Fisher. Sorti en 1973, le film amputé de dix minutes de métrage au grand dam de Christopher Lee n’a pas rencontré son public notamment aux Etats-Unis. C’est avec le temps que cet OVNI cinématographique impossible à classer dans un genre précis (policier, comédie, épouvante, fantastique…) a acquis le statut de film culte. Le projet date de 1971 alors que la veine du film d’épouvante revisité par la Hammer commence à s’essouffler et que Christopher Lee cherche à se débarrasser des deux canines protubérantes et très aiguisées qui ont fait sa gloire. Avec le scénariste Anthony Shaffer, ils décident de travailler ensemble dès qu’une idée les séduira de concert. Le principe est acquis de rester dans le domaine de l’épouvante pour ne pas déstabiliser les fans de l’acteur tout en se démarquant radicalement de tous les codes esthétiques imposés par la Hammer. Shaffer vient de lire « Ritual », une nouvelle de David Pinner plaçant son intrigue sur une île écossaise sur laquelle un policier très religieux est envoyé pour démêler le meurtre d’une jeune fille dont les apparences font penser à un sacrifice rituel. La nouvelle avait été initialement écrite en vue d’un film réalisé par Michael Winner avec John Hurt dans le rôle principal. Shaffer ayant acquis les droits peut retravailler le sujet à sa guise. Robin Hardy, ami de Shaffer, sera le réalisateur. Pour tenir le rôle de l’inspecteur de police aux principes rigoristes, Edward Woodard s’impose après que David Hemmings et Michael York aient chacun décliné l’offre qui leur avait été faite. Diane Cilento, Britt Ekland et Ingrid Pitt seront les atouts charme du film. L’inspecteur bigot précité, remarquablement interprété par Edward Woodward, débarque sur l’île de Summerisle alors qu’une lettre anonyme a signalé la disparition d’une jeune fille. spoiler: Il découvre effaré une micro-société dont les mœurs tiennent plus du paganisme que des préceptes protestants. La liberté à tous les âges et dans tous les domaines, notamment sexuel semble être la devise qui unit la population. Le scénario se délecte à l’évidence de l’opposition frontale entre la rigidité de l’inspecteur et le spectacle qui s’offre à lui sans complexe et sans retenue aucune. C’est pourtant avec difficulté qu’il résiste aux avances de la très avenante serveuse de pub interprétée par Britt Ekland avec une candeur mutine à laquelle il semble bien difficile de résister. Le ton semble badin et bucolique même si en sourdine la tension et l’angoisse sont palpables. Ce mélange subtil et surprenant est sans conteste la grande réussite du film. Quand arrive sur le tard Lord Summerisle campé par un Christopher Lee maniant à merveille une suavité inquiétante, on comprend mieux les enjeux qui se trament sur l’île dont le nom est hérité du patronyme du père du Lord arrivé sur place au début du siècle avec des idées marchandes bien précises en tête. A ce sujet il convient de préciser que le nom de Summerisle a sans doute été choisi à dessein par Anthony Shaffer. En 1960, était paru « Libres enfants de Summerhill » qui narrait l’expérience éducative du psychanalyste libertaire écossais Alexander Sutherland Neill, matérialisée par l’ouverture d’une école (fondée en 1921) regroupant 75 enfants de 5 à 16 ans pour leur enseigner entre autres, une forme d’auto-gestion, permettant aux libertés individuelles de s’exprimer au mieux (les cours ne sont pas obligatoires) tout en régulant l’émergence des tensions de toutes sortes. Une théorie faisant débat mais revenue à la mode avec l’émergence du mouvement hippie. Le film se veut en quelque sorte le reflet des mouvements de fonds qui agitent la société britannique alors que la réaction au mouvement contestataire des sixties est déjà largement engagée. Anthony Shafer n’en oublie pas pour autant qu’il a une intrigue à mener. Très féru des romans d’Agatha Christie dont il signera la plupart des adaptations cinématographiques au cours des décennies 70 et 80, il réserve au spectateur un dénouement particulièrement jouissif et inquiétant qui renforce encore le prix de « The Wicker man » qui aura permis à Christopher Lee de se parer d’accoutrements qui même outranciers n’enlèvent rien à son port majestueux. On ne se refait pas.
Un film sympa, une bonne ambiance, on reste accroché tout du long. La fin laisse quand même Hyper perplexe, durant le film on se dit que le message principal c'est qu'il faut s'ouvrir aux autres religions mais la fin vient tout remettre en cause. Étrange.