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Andreï Roublev
note moyenne
4,0
418 notes dont 50 critiques
44% (22 critiques)
28% (14 critiques)
12% (6 critiques)
14% (7 critiques)
2% (1 critique)
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Votre avis sur Andreï Roublev ?

50 critiques spectateurs

Benjamin A
Benjamin A

Suivre son activité 314 abonnés Lire ses 1 899 critiques

4,5
Publiée le 22/01/2015
Pour son second film après "L'enfance d'Ivan", Andreï Tarkovski met en scène la vie d'un moine et peintre d'icônes dans une Russie du début du XVème siècle troublée par diverses luttes intérieures... C'est en un prologue et huit tableaux que Tarkovski construit son film, mettant en avant les pensées et l'errements d'Andreï Roublev dans cette société où violence, trahison et inhumanité font rage. Co-écrivant le film qui est d'une grande justesse et intelligence d'écriture, tant dans les dialogues que les personnages ou le scénario, Andreï Tarkovski laisse le spectateur interpréter ce qu'il voit à l'écran, offre plusieurs réflexions souvent abouties autour de la foi, de la religion, de l'espoir, de la place de l'art mais aussi de l'humain et de la vie, tout simplement. "Andreï Roublev" reste une leçon de cinéma et une expérience qui n'est pas prête d'être oublié. D'une puissance et d'une maitrise rare, dont la réflexion et l'atmosphère qui se dégageant de chacun de ses tableaux empêchent tout ennuie malgré son rythme contemplatif. Très vite, le personnage de Roublev devient fascinant et d'un simple regard exprime tout un éventail de pensée et d'émotion. Mais c'est aussi par ses enjeux qu'il le devient, sa vision de la vie et de l'art, sa conception de Dieu et comment il peut/doit le représenter, notamment sous un régime totalitaire, faisant répercussion avec l'URSS dans laquelle Tarkovski a vécu. Un dieu qui finalement n'empêche pas la violence, l'injustice et la cruauté sur terre. Bien que braquant sa caméra sur Roublev (bénéficiant de la justesse d'interprétation d'Anatoli Solonitsyne), Tarkovski n'en oublie pas les autres personnages, notamment Boriska dans la dernière partie d'un récit qui se finit de manières aussi fortes qu'inoubliables. Derrière la caméra, Tarkovski offre plusieurs scènes d'une grande richesse et ampleur, sublimé par de magnifiques plans permettant de nous immerger durant trois heures dans la Russie du XVème siècle et dans la vie d'Andreï Roublev. Légèrement sceptique avant de commencer, tous les doutes se sont vite dissipés face à l'ampleur et la richesse de cette oeuvre aussi inoubliable qu'intelligente et, en nous faisant suivre l'errements d'Andreï Roublev, évoque l'art, la vie, l'humain ou encore la foi.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 560 critiques

5,0
Publiée le 22/09/2016
Andreï Roublev (1966) est le deuxième long-métrage réalisé par Andreï Tarkovski après L’enfance d’Ivan, un premier essai très remarqué quatre ans plus tôt. L’ambition démesurée qui anime cette œuvre cinématographique installera définitivement le cinéaste russe parmi les très grands maîtres du 7ème art. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Arthur Debussy
Arthur Debussy

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5,0
Publiée le 15/05/2012
Film long et dense, «Andrei Roublev» est une expérience cinématographique à lui seul : la gestion du temps par Andrei Tarkovski (incomparable) est telle que le spectateur se retouve engourdi et happé dans une épopée rude et puissante. Plusieurs visionnages s'avèrent en effet nécessaires pour appréhender au mieux la richesse de ce chef-d'oeuvre auquel le génial cinéaste russe semble s'être livré corps et âme. Quelqu'un disait qu'ici « Andrei filme Andrei », l'évidence est flagrante tant le parcours heurté du moine Roublev fait écho à la situation de Tarkovski, lui aussi s'interrogeant à propos de son Art et de Dieu, devant faire face à l'adversité (soviétique) et ayant besoin de se reconstruire dans la foi en Dieu, en l'Homme et en lui-même. L'aspect visuel du film est quant à lui impressionnant, dans la lignée des Dovjenko et autres imposants cinéastes soviétiques : les personnages évoluent dans des paysages saisissants et des villes meurtries, éclairés par un noir et blanc tantôt crépusculaire tantôt lumineux. Pour finir, les précédentes critiques des allocinéens étant fort éloquentes, je n'ai pas grand chose à ajouter sinon que cette oeuvre est de celles qui vous marquent par la force de la vision d'un artiste, l'ambiance âpre et dure qui s'en dégage et surtout la beauté des éléments filmés. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Kloden
Kloden

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3,5
Publiée le 06/05/2015
Cultivant beaucoup moins le doute que Stalker, son cinquième long-métrage, Andreï Roublev était déjà pour Andreï Tarkovski l'occasion de livrer sur son art et sur l'art en général une vision assurée après seulement deux long-métrages. Si ce second essai cultive bien plus de certitudes, c'est qu'il se dessine comme un long passage, par l'intermédiaire d'une biographie mêlée de ficiton de l'iconographe médiéval Andreï Roublev, vers l'accomplissement d'un artiste et sa compréhension de la raison d'être de sa vocation. Malgré la destruction permanente qui s'opère dans un monde ravagé par la guerre et les affres de la nature humaine, Roublev achève son voyage spirituel non pas par une renonciation à l'art, un art dont seraient indignes ces hommes si impies et faibles, mais finit au contraire par embrasser la Foi en la peinture comme le moyen de transcender les limites humaines. L'art est vu comme le seul moyen de communion avec la sphère spirituelle et transcendante, la seule manière d'accéder aux cieux, bien loin des artifices mécaniques (le "ballon" du début de film) qui finissent inexorablement par chuter au sol malgré une élévation provisoire. Tout est fait pour rappeler la persistance de l'entreprise artistique et fusionner pleinement avec le propos, de la construction en tableaux jusqu'aux plans finaux sur les icônes peintes par Roublev, qui adoptent soudainement la couleur, comme pour signifier que cinq siècles plus tard, ces icônes sont toujours accessibles, que l'art immuable a traversé les siècles intact dans sa beauté comme dans sa capacité à nous faire voir plus grand. Les images de Tarkovski sont d'ailleurs sublimes, les peintures semblant s'animer comme dans un mouvement d'incarnation divine ou spirituelle seulement possible par leur biais. Tout ça rentre pleinement en résonance avec cette dimension intangible que ce deuxième long-métrage s'est une nouvelle fois donné, celle d'un quelque chose de panthéiste qui rend toute image et toute scène bien plus riche. Il y a bien sûr, comme toujours chez Tarkovski, la fusion des éléments, la communion céleste venue de la pluie, le grand mouvement du fleuve symbolisant le charriage incessant des choses vivantes comme des choses inertes vers un seul estuaire, vers l'immensité. Je trouve ça sidérant, comme ça, de pouvoir symboliser dans un mouvement horizontal le passage petites choses vers un océan, presque de l'immanent vers le transcendant, comme en écho au propos du film et au pont qu'il suppose entre ce monde prosaïque et une hypothétique (mais quand c'est suggéré avec tant de force, on a vraiment envie d'y croire) réalité supérieure. Je n'oublie pas non plus la clarté laiteuse de l'image, comme embaumée. Le panthéisme parait alors pouvoir se penser non seulement comme l'incarnation divine en un tout, signifié par la Nature, mais aussi bien comme cette même incarnation dans chaque partie, chaque objet que la conscience humaine tend à dissocier du tout dans son essence. Cet éclairage nappant, au final, laisse l'intangible s'infiltrer partout, quelque soit la vision adoptée sur le Monde. Car la spiritualité, quelque forme qu'elle prenne, est au fond l'expression d'un même mouvement, cette tendance qui est à la conscience ce que l'instinct est à la vie. Et à cela, un film aussi vivant et riche qu'Andreï Roublev n'est nullement incompatible car jamais dogmatique, jamais trop représentatif. C'est un film incroyablement vivant, qui existe avec une force purement existentielle. Le seul bémol que je lui poserais, c'est une tendance de Tarkovski à parfois privilégier la parole à l'image, alors que son sens artistique en la matière est presque sans équivalent. Mais quand il s'agit d'en venir à parler d'un tel génie, cette réticence personnelle n'est justement qu'à prendre comme telle, et surtout pas comme une critique qui prétendrait pointer un défaut absolu du long-métrage. Andreï Roublev est un grand film, sans doute le plus grand que j'ai vu sur le rapport entre l'Homme, son art et la spiritualité. Du pur Tarkovski.
Kiwi98
Kiwi98

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4,0
Publiée le 21/12/2014
Le second film du célèbre réalisateur russe Andrei Tarkovski "Andrei Roublev" reconstitue sept fragments de la vie du personnage dont il porte le nom, un moine peintre d'icônes russe pendant de XVeme siècle. Des fragments brutes, romancés, pour reconstituer cette époustouflante épopée monochrome réalisée pour seulement un million de roubles (équivalent : environ cent mille euros Le Russie médiévale y est décrite comme froide, instable, pleine d'ombre, de villages sinistres et d'un brouillard aveuglant. Peuplée en général de pauvres paysans vulnérables face aux tatares qui ravagent tout sur leur passage. Chaque épisode de la vie de Roublev aide à définir son identité, sa personnalité, lâche comme quand il va détourner le regard alors qu'une femme qui la veille lui avait sauvé la vie se fait malmener, héros quand il tue un attaquant qui allait violer une handicapée mentale, ou bien son observation silencieuse de la fabrication d'une cloche d'église détenue par un jeune homme qui ne sait pas cacher ses mensonges. Tarkovski ne cherche pas à aboutir à une structure narrative qui pourrait mettre de l'ordre dans le tumulte, le drame est filtré par une conscience subjective, l'image comme le son symbolisent les tournants intérieurs de Roublev. Le film pénètre des les émotions humaines, le mensonge, la trahison, la foi aveugle, la valeur de la spiritualité. Son atmosphère est totalement glaciale (la scène ou Roublev espionne des gens nus), son esthétique irréprochable alliant émotion et plan grandiose, notamment la première séquence vertigineuse ou un homme s'envole sur un ballon d'aire chaud et le final ou le film passe à la couleur de la façon la plus poétique qui soit présentant les vrais oeuvres de l'artiste quasiment aussi forte que le final de "2001" qui lui ressemble beaucoup. A sa sortie le film sera censuré, passant de 210 à 186 minutes à cause de ses thématiques religieuses et politiques mais aussi la violence de certaine scène. Une oeuvre brute, languissante mais rarement ennuyeuse, objet fascinant et perturbant, claque esthétique marquante. Un film sur un artiste, fait par un artiste.
NeσLaiη
NeσLaiη

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4,5
Publiée le 05/03/2014
Deuxième long-métrage de Tarkovski, le génie russe. Il hausse son niveau sur tous les rapports. Qu'est donc le personnage central de film ? Andreï Roublev, un peintre qui durant le long de son périple se sentira de plus en plus terrasser tout comme sa foi pour Dieu par le chaos qu'il perçoit et ressent dans une Russie en guerre. Bien sûr cela ne s'arrête pas que là, Roublev est d'une grande profondeur qui en fait un des plus grands films de tous les temps. Il y à aussi des passages comme l'invasion des Tatars. Que dire du jeune enfant, fondeur de cloche. Souffrance, violence et espoir. C'est ce que vous aussi traverserez sur un terrain rude et unique. Gardera t-il sa passion ? Le final nous en dit long.
Spiriel
Spiriel

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5,0
Publiée le 18/03/2009
Oeuvre clée de Tarkovsky en ce qu'elle définit l'Artiste selon le cinéaste (celui qui recherche l'harmonie dans le chaos, qui tend vers l'infini, qui s'interroge sur son rapport au monde, aux gens...). Il pose la problématique centrale des 5 films à suivre. Contrairement à ces 5 films, Andrei Roublev, bien que très élaboré dans sa mise en scène (des mouvements d'appareil sont majestueux), incroyablement dense thématiquement, long et exigent pour le specateur, ressemble encore à peu près au cinéma tel qu'on le conçoit habituellement. C'est pour cette raison qu'il est le film du réalisateur que les critiques préfèrent, et le plus étudié. Refus artistique du compromis, remise en question des dogmes, rôle de l'argent et du pouvoir, jalousie, nécessité d'user de son Art... les thèmes pullulent et bénéficient d'un traitement fort subtil et puissant. Le dernier chapitre, "La cloche", est probablement le plus grandiose. Ce jeune homme, qui a vu son père refuser de lui transmettre son savoir dans la mort, décide d'entreprendre quelque chose dont il est a priori incapable, par foi en lui-même. Malgré les pressions insensées, il ne cède pas un pouce de son exigence à tous les niveaux, ne se montre jamais conciliant envers le prince, et fait preuve d'une assurance terrible dans chacun de ses choix. Alors que le résultat se révèle probant, il cesse d'être Artiste et redevient humain, s'écroule et pleure, relachant toute la terreur qu'il a écarté pendant qu'il travaillait. Emu, Roublev décide de sortir de son mutisme et va peindre en résonnance avec l'oppression, ce qui va donner les dernières minutes en couleur, qui montrent quelques oeuvres du peintre. A noter que Tarkovsky film les chevaux avec une virtuosité que seul Kurosawa a pu égaler.
Anaxagore
Anaxagore

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5,0
Publiée le 17/02/2006
«Andreï Roublev» de Tarkovski est une manifestation de l'âme russe, qui illustre comment l'art peut être un instrument de résistance à l'oppression. Le réalisateur y évoque, plutôt qu'il ne la raconte, la vie du célèbre peintre russe à l'intersection du XIVème et du XVème siècle, alors que la Russie était occupée par les Tatars. Il nous montre plus précisément par ce biais comment le peuple russe a résisté à l'oppression mongole et a préservé sa foi et son identité chrétiennes en dépit du paganisme des envahisseurs, notamment au moyen de la création artistique. Il l'illustre non seulement avec l'exemple de Roublev mais aussi avec celui d'un jeune fondeur de cloches. Cependant, lorsqu'on sait que le film a été tourné à la fin des années 60, dans l'ex-URSS, on ne peut pas ne pas regarder le film lui-même à la fois comme un acte et comme une métaphore de la résistance de l'âme russe à la tyrannie soviétique. Brejnev, qui eut les honneurs d'une projection privée, ne s'y trompa d'ailleurs pas. Il quitta ostensiblement la salle en pleine projection. On en vient à se demander comment le film put échapper à la destruction pure et simple. Celle-ci n'eut pas lieu; et pour notre plus grand bonheur, car «Andreï Roublev» est une pure splendeur! Quant à sa forme, le film de Tarkovski juxtapose un certain nombre de tableaux évocateurs selon un rythme délibérément lent et contemplatif qui progresse jusqu'à l'épilogue fabuleux, profondément émouvant, (filmé en couleur alors que tout ce qui le précède est dessiné dans un noir et blanc magnifique) en forme d'hommage au grand peintre. Méditation profonde sur la religion, le pouvoir, l'art et le sacré, «Andreï Roublev» est un chef-d'oeuvre absolu, une pièce maîtresse et l'un des vingt plus beaux films de l'histoire du cinéma mondial.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

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2,5
Publiée le 27/12/2008
Je ne suis pas rentré du tout dans l'histoire, du coup j'ai été nettement déçu… pourtant j'aime le réalisateur et le synopsis avait l'air attrayant… il n'en reste pas moins des belles scènes et une réalisation au poil
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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4,5
Publiée le 02/11/2017
"Andreï Roublev" est un grand film, mais pour des raisons plus intéressantes que celles qui plaident en faveur du style monumental de Tarkovski ou du discours assez prévisible sur le questionnement sur la foi dans un monde dévasté – réflexion traitée de manière plus forte dans "Stalker". L'intérêt majeur du film tient plutôt à une histoire de point de vue, inhérente à la place de la parole et du silence. Après que le peintre ait commis un meurtre et décide de s'isoler en offrant son silence à Dieu, il s'efface en même temps du film, s'éloigne du centre qu'il constituait pour ne devenir qu'un témoin de l'action. Andreï Roublev ne joue pas un rôle prédominant lors de la bataille épique de la ville de Vladimir, ni ne s'oppose aux Tatars lorsque Durochka s'offre à eux, ni ne prend part à la construction de la cloche mais se contente d'observer le jeune Boriska. Si Roublev n'agit pas, c'est qu'il remet en cause ses discours initiaux sur l'ignorance des hommes et l'omnipotence de Dieu et, qu'en se mêlant à la société, il prend acte des vices et d'une misère insauvable. Malgré le pessimisme de Tarkovski, le dernier moment du film imagine une place pour la création dans un monde – la Russie – où domine la tyrannie. Dans le chaos, l'homme peut s'épanouir en se consacrant à son art : peindre les icônes moins pour le pouvoir qui les brûle que dans l'idée de les avoir fait exister, d'avoir laissé une trace, même temporaire, de la beauté dans le monde.
Z20050101160354907154856
Z20050101160354907154856

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5,0
Publiée le 08/03/2017
Chef d'œuvre absolu et fresque monumentale sur le mythe de la création, et de l'obscurantisme, à partir de la vie d'un peintre d'icônes ! Sublime prologue de la montgolfière, qui finira écrasée au sol (élévation spirituelle) transcendé par des mouvements de caméra comme dans la partie (un des 8 tableaux) de la fonte de cloches !
Newstrum
Newstrum

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5,0
Publiée le 30/09/2016
A partir d'un canevas de récit d’apprentissage racontant des épisodes de la vie du peintre d'icônes Andreï Roublev, Tarkovski a réalisé l’un des films les plus extraordinaires de l’histoire du cinéma, une toile de maître en noir et blanc où des observations sur la caractère salvateur de l’art, le libre arbitre et le mal s’incarnent en images d’une puissance visuelle et d’une vérité expressive peu communes. Voir ma critique sur Newstrum : https://newstrum.wordpress.com
Uncertainregard
Uncertainregard

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5,0
Publiée le 14/09/2012
Une immense fresque médiévale absolument divine et c'est le mot étant donné les thèmes abordés par Tarkovski. Quelle bonne idée de nous montrer la vie d'Andrei Roublev, quelle immense scénario et quelle mise en scène exceptionnelle! Dès les 1ères minutes, sa caméra s'envole avec le ballon d'air chaud histoire de nous donner le ton et c'est peu de chose à comparer des nombreuses et merveilleuses séquences qui vont suivre. C'est un film historique de 3 heures alors on a droit à ses habituelles séquences de dialogues où les personnages entament de grandes réflexions philosophiques, ici, la foi et l'art, le savoir et la paix intérieure: pertinent! Et il faut bien s'accrocher aux sous titres pour suivre. En dehors de ces duos, un grand nombre de figurants a été employé et je me demande vraiment comment il a fait pour les diriger avec autant d'habilité car même le plus petit d'entre eux au fond de l'écran a une tâche à faire comptant pour la scène. L'attaque des Tatars est somptueuse mais les scènes qui m'ont le plus marqué sont les païens se précipitant nus dans la rivière pour leur rite et bien évidemment la grandiose séquence de la fonte de la cloche à la fin qui tient juste du miracle. Comment peut-on reproduire pareil ouvrage au cinéma? C'est fort, c'est incroyable, magnifique et finir par des plans contemplatifs des véritables oeuvres d'Andrei Roublev en couleur tient du génie ce qui ne fait aucun doute pour moi de mon réalisateur préféré: Andrei Tarkovski.
nekourouh
nekourouh

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4,5
Publiée le 29/04/2012
Voilà un très grand film. A la fois fresque historique, réflexion sur la religion, film documentaire... La beauté des plans est inestimable ainsi que la gestion des mouvements puis le jeu d'acteur. Le scénario est très bien écrit. Le travail de réflexion sur la religion est très intéressant et enrichissant : pourquoi croire en Dieu ? Comment ? Mais également sur l'Art et la manière dont il dépasse l'être. Excellent ensemble, à voir.
bidulle3
bidulle3

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5,0
Publiée le 29/11/2011
Moine, Andreï Roublev est aussi peintre d'icône, ces talents pour cet art lui devront l'honneur d'être appelé pour décoré l'église de Vladimir a Moscou, mais l'envahissement et le massacre des Tartares lui feront commettre un acte meurtrier, depuis, Andreï cherche le pardon en se muant. Première scène, premier choc, un homme vole dans les air avec une montgolfière puis s'écrase contre le sol, et voici qu'apparaît un cheval à la place ... Andreï Tarkovski laisse toute liberté au spectateur, la libre pensé de chacun car sans réponse réel, on sait que l'on viens déjà d'assisté à une scène de génie. Film violent, il se déroule en 10 chapitre, tous aussi grandiose les uns que les autres, ce cheminement pourrais rappelé un chemin de croix. Anatoli Solonitsyme incarne Andreï Roublev, plus que ça même, il vie en lui, et a travers son parcours découvre le monde tel qu'il est, mettant à rude épreuve sa croyance et ses conviction religieuse, car si cet oeuvre est pieuse, elle est aussi une réflexion. L'amour de Dieu est il le seul qui doit existé ? Aimé est il un acte plus qu'un sentiment ? Doit on aimé une femme et lui faire l'amour ? c'est a travers ceci qu'Andreï devra se frotté dans une séquence absolument sublime de cruauté, voguant dans une barque, la tête baissé, évitant le regard pour voir la monstruosité humaine. Car en effet, le cinéaste russe montre l'Homme comme un animal tel des chiens, sans foi ni loi en contradiction avec l'église. La soif de pouvoir, la force du plus fort, l'abaissement des femmes et des pauvres, au yeux vu du moine, en quoi Dieu est il liée a tout ça ? Pourquoi ne fait il rien, lui pour qui certains pense grande force ... Au delà d'une déchirure de l'humanité, "Andreï Roublev" touche le spectateur au plus près, le confrontant au regard des personnes, des regards lourds et tristes donnant bien plus de parole que des dialogue, on ne peut se défaire des ses yeux apeuré et incompris. Et que dire des paysages lugubre rempli de bout mis en parallèle avec ceux enneigé ou encore d'une ville mis a feu et a sang violenté a l'intérieur d'un monument de culte. Sans arrêt, Andreï Tarkovski nuance la foi des homme pieu avec les actes de ceux qui ne crois en rien, la vision de Roublev face a celle des barbares, nous questionnant directement sur la présence d'un réel Dieu. Finalement, le réalisateur montre uniquement la vérité. Réalisé en 1966, mais nous replongeant au XV siècle, il démontre que l'Homme, depuis toujours, fut identique. Mais encore plus que tout cela, si "Andreï Roublev" est si particulier, c'est grâce au style si particulier de son auteur, Tarkovski signe un film peu bavard, avec une virtuosité exemplaire, chaque plan est incroyable, chaque image montre quelque chose de nouveau dans un noir et blanc magnifique, encore aujourd'hui, le film atteint une grande puissance. Une oeuvre aussi puissante que touchante, une musique faible qui ressemble à des cris de femme, des mouvement de caméra d'une grande maîtrise, Andreï Tarkovski touche tout simplement la perfection. Le glas de la cloche sonne l'heure du génie, le chemin prend fin et dans une ultime scène en couleur, on comprend alors tout, frissonnant et magnifique, "Andreî Roublev" est un chef d'oeuvre d'une immense fascination.
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