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Un chef d’œuvre d'une ampleur inimaginable, dont le sens (et finalement la structure) échappe à son créateur lui même.
Ajoutée le 16 avr. 2013 à 23h55
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Un chef d’œuvre d'une ampleur inimaginable, dont le sens (et finalement la structure) échappe à son créateur lui même.
Ajoutée le 16 avr. 2013 à 23h55
2 abonnés | Lire ses 80 critiques |
Je vais commettre un sacrilège de cinéphile : malgré toutes ses qualités, en regardant Andreï Roublev, on s'ennuie ferme ! C'est looong...
Ajoutée le 11 mars 2013 à 23h120 abonné | Lire ses 19 critiques |
ma critique sera vraiment succincte : chef d'oeuvre !
Ajoutée le 04 oct. 2012 à 01h11
25 abonnés | Lire ses 799 critiques |
Une immense fresque médiévale absolument divine et c'est le mot étant donné les thèmes abordés par Tarkovski. Quelle bonne idée de nous montrer la vie d'Andrei Roublev, quelle immense scénario et quelle mise en scène exceptionnelle! Dès les 1ères minutes, sa caméra s'envole avec le ballon d'air chaud histoire de nous donner le ton et c'est peu de chose à comparer des nombreuses et merveilleuses séquences qui vont suivre. C'est un film historique de 3 heures alors on a droit à ses habituelles séquences de dialogues où les personnages entament de grandes réflexions philosophiques, ici, la foi et l'art, le savoir et la paix intérieure: pertinent! Et il faut bien s'accrocher aux sous titres pour suivre. En dehors de ces duos, un grand nombre de figurants a été employé et je me demande vraiment comment il a fait pour les diriger avec autant d'habilité car même le plus petit d'entre eux au fond de l'écran a une tâche à faire comptant pour la scène. L'attaque des Tatars est somptueuse mais les scènes qui m'ont le plus marqué sont les païens se précipitant nus dans la rivière pour leur rite et bien évidemment la grandiose séquence de la fonte de la cloche à la fin qui tient juste du miracle. Comment peut-on reproduire pareil ouvrage au cinéma? C'est fort, c'est incroyable, magnifique et finir par des plans contemplatifs des véritables oeuvres d'Andrei Roublev en couleur tient du génie ce qui ne fait aucun doute pour moi de mon réalisateur préféré: Andrei Tarkovski.
Ajoutée le 14 sept. 2012 à 17h2912 abonnés | Lire ses 476 critiques |
Film long et dense, «Andrei Roublev» est une expérience cinématographique à lui seul : la gestion du temps par Andrei Tarkovski (incomparable) est telle que le spectateur se retouve engourdi et happé dans une épopée rude et puissante. Plusieurs visionnages s'avèrent en effet nécessaires pour appréhender au mieux la richesse de ce chef-d'oeuvre auquel le génial cinéaste russe semble s'être livré corps et âme. Quelqu'un disait qu'ici « Andrei filme Andrei », l'évidence est flagrante tant le parcours heurté du moine Roublev fait écho à la situation de Tarkovski, lui aussi s'interrogeant à propos de son Art et de Dieu, devant faire face à l'adversité (soviétique) et ayant besoin de se reconstruire dans la foi en Dieu, en l'Homme et en lui-même. L'aspect visuel du film est quant à lui impressionnant, dans la lignée des Dovjenko et autres imposants cinéastes soviétiques : les personnages évoluent dans des paysages saisissants et des villes meurtries, éclairés par un noir et blanc tantôt crépusculaire tantôt lumineux. Pour finir, les précédentes critiques des allocinéens étant fort éloquentes, je n'ai pas grand chose à ajouter sinon que cette oeuvre est de celles qui vous marquent par la force de la vision d'un artiste, l'ambiance âpre et dure qui s'en dégage et surtout la beauté des éléments filmés. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Ajoutée le 15 mai 2012 à 11h52
22 abonnés | Lire ses 724 critiques |
Voilà un très grand film. A la fois fresque historique, réflexion sur la religion, film documentaire... La beauté des plans est inestimable ainsi que la gestion des mouvements puis le jeu d'acteur. Le scénario est très bien écrit. Le travail de réflexion sur la religion est très intéressant et enrichissant : pourquoi croire en Dieu ? Comment ? Mais également sur l'Art et la manière dont il dépasse l'être. Excellent ensemble, à voir.
Ajoutée le 29 avr. 2012 à 19h17
12 abonnés | Lire ses 453 critiques |
Grande fresque historique et épique signée Andreï Tarkovski, "Andreï Roublev" de ses trois heures durant, passionne. Thème récurrent aux longs-métrages du russe, ce film traite à savoir de la foi et de l'amour. Le découpage du métrage en plusieurs chapitres présentant chacun un moment de la vie du moine/peintre est construit de manière à ce qu'ils soient chacun rejoints par une même ligne directrice. Ainsi, dans les trois premiers chapitres, c'est de la foi dont Tarkovski fait le point, une foi personnelle qu'il remet en question par des dialogues philosophiques qui n'auraient rien à envier aux films de Terrence Malick. Le quatrième chapitre met en scène un amour impossible, celui entre deux religions qui pourtant se rejoignent sur le plan des sentiments. C'est dans cette partie que Tarkovski continue à exhiber ses tourments à travers les actions du moine tout en restant fidèle à l'Histoire, et laisse une marge de réflexion chez le spectateur. Les trois chapitres suivant restent à part dans le récit. Ils décrivent comment Roublev fait voeu d'abstinence de la parole suite à un pêché perpétué. Ses relations avec Durochka, une jeune sourde-muette, représente à la fois son amour refoulé et une symbolique dans sa perte de parole. Roublev s'occupe de la jeune fille comme si il était son père, ou son amant, et lui redonne en partie une raison de vivre notamment parce que cette fille est à la fois la cause de son pêché et le remède. Cependant, dans un élan d'une pessimissité intense, Durochka quitte Roublev afin de partir avec des soldats Tatars, se moquant d'elle en l'amadouant avec de la nourriture, visage représentant à quel point dans des cas critiques, l'Homme, même le plus pauvre, quittera son foyer pour sa propre survie. Moment dramatique aussi dans la solitude du moine qui se retrouve abandonné. Le dernier chapitre, et aussi le plus long, est à lui seul un petit chef d'oeuvre. L'intrigue principale est alors mis quelque peu de côté afin de se focaliser sur le personnage de Boris (Nikolaï Bourliaïev, déjà vu dans le précédent long-métrage de Tarkovski) le fils d'un défunt fondeur de cloche est chargé, à la place de son père, d'en refondre une afin de participer à la renaissance de la bourgade voisine, décimée par la maladie. Si le jeune homme échoue dans la fonte, il sera décapité. A travers cette fatalité, la foi occupe à nouveau le premier plan de l'intrigue, sauf qu'il ne s'agit plus de la foi religieuse mais de la foi en soi-même. Boris n'a pas été formé par son père dans la fonte de cloches. C'est les yeux fermés qu'il se lance dans ce travail, une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Roublev fait ici figure de spectateur. Par le courage de Boris, il commencera à comprendre ce qui lui faisait défaut pour la création de ses peintures, les sacrifices nécessaires et retrouvera petit à petit cette foi qu'il avait perdu. Le jeune garçon parvient avec succès à la fonte de la cloche et tombe en pleurs sur la tombe de son père. Dans ce moment final magnifique, ou Tarkovski met en côté cette pessimissité qui occupait l'histoire, Roublev vient retrouver Boris en pleurs et retrouve pleinement la volonté de créer des peintures. Longtemps censuré par le gouvernement soviétique, "Andrei Roublev" est un film remetteur de cause. L'amour est remis en cause, la foi est remis en cause, le travail de l'artiste est remis en cause, la nature humaine l'est aussi. Pour son deuxième long-métrage, Tarkovski atteint pleinement le summum de son génie qui restera jusqu'à sa mort dans des films comme "Solaris" ou toujours ces mêmes thématiques feront surface. Quant à "Andreï Roublev", c'est une réussite en tout point de vue, une grande fresque épique de trois heures poétique, cruelle, comme l'est la vie.
Ajoutée le 09 avr. 2012 à 10h5993 abonnés | Lire ses 4703 critiques |
Plus classique qu'un Stalker mais bien plus énigmatique que le cinéma ordinaire Andreï Roublev est bien la preuve qu'un régime totalitaire n'empêchera jamais un artiste doué d'exprimer son talent. Sur prêt de 3 heures Tarkovski parvient sans peine grâce à sont talent singulier à nous fasciner par le ton mystique et sombre de cette oeuvre pas facile à aborder, bien sur certaines longueurs sont là et des passages nous captivent moins que d'autres mais dans l'ensemble Andreï Roublev c'est le genre de films qui donne ses lettres de noblesses au 7ème Art.
Ajoutée le 26 mars 2012 à 20h32
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Une fresque de 3 heures à la lenteur suffocante. Peu de dialogues (normal,on est chez les moines). J ai beaucoup apprécié la réalisation pas sketchs qui ont une base commune. Film d une incroyable violence,avec un espoir tout tout petit en l avenir. Mais le dernier morceau " le secret du fondeur de cloches" emporte la mise et est un chef d oeuvre absolu a lui seul. Sinon film très soviétique,très intellectuellisant,un peu hermétique,mais également envoutant,une image somptueuse et un propos que l on n oublie pas une fois la forte du cinéma franchie.
Ajoutée le 23 févr. 2012 à 03h42
10 abonnés | Lire ses 769 critiques |
Sans porter aucune polémique en lui, Andreï Roublev subit de graves censures de la part des dirigeants de l'URSS. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il est le symbole d'une émancipation de l'artiste et de l'art, la représentation parfaite de l'inspiration d'un artiste qui s'extirpe des cadres et des limites imposés. Tarkovski traite du sacré et du profane, de l'immanence et de la transcendance, de la vie et de la mort... dans un récit dans lequel complexité et simplicité cohabite. Les 3h de film sont un délice pur dans lequel l'un des cinéastes les plus importants qui fût livre une oeuvre brut qui marque à jamais.
Ajoutée le 20 févr. 2012 à 21h35
De Nicolas Winding Refn
Avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas
Film - Thriller
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