Andreï Roublev
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Note moyenne :   4,0 pour 293 notes dont 43 critiques  | 
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Docteur Jivago

150 abonnés | Lire ses 1298 critiques |

   4.5 - Excellent

Pour son second film après "L'enfance d'Ivan", Andreï Tarkovski met en scène la vie d'un moine et peintre d'icônes dans une Russie du début du XVème siècle troublée par diverses luttes intérieures... C'est en un prologue et huit tableaux que Tarkovski construit son film, mettant en avant les pensées et l'errements d'Andreï Roublev dans cette société où violence, trahison et inhumanité font rage. Co-écrivant le film qui est d'une grande justesse et intelligence d'écriture, tant dans les dialogues que les personnages ou le scénario, Andreï Tarkovski laisse le spectateur interpréter ce qu'il voit à l'écran, offre plusieurs réflexions souvent abouties autour de la foi, de la religion, de l'espoir, de la place de l'art mais aussi de l'humain et de la vie, tout simplement. "Andreï Roublev" reste une leçon de cinéma et une expérience qui n'est pas prête d'être oublié. D'une puissance et d'une maitrise rare, dont la réflexion et l'atmosphère qui se dégageant de chacun de ses tableaux empêchent tout ennuie malgré son rythme contemplatif. Très vite, le personnage de Roublev devient fascinant et d'un simple regard exprime tout un éventail de pensée et d'émotion. Mais c'est aussi par ses enjeux qu'il le devient, sa vision de la vie et de l'art, sa conception de Dieu et comment il peut/doit le représenter, notamment sous un régime totalitaire, faisant répercussion avec l'URSS dans laquelle Tarkovski a vécu. Un dieu qui finalement n'empêche pas la violence, l'injustice et la cruauté sur terre. Bien que braquant sa caméra sur Roublev (bénéficiant de la justesse d'interprétation d'Anatoli Solonitsyne), Tarkovski n'en oublie pas les autres personnages, notamment Boriska dans la dernière partie d'un récit qui se finit de manières aussi fortes qu'inoubliables. Derrière la caméra, Tarkovski offre plusieurs scènes d'une grande richesse et ampleur, sublimé par de magnifiques plans permettant de nous immerger durant trois heures dans la Russie du XVème siècle et dans la vie d'Andreï Roublev. Légèrement sceptique avant de commencer, tous les doutes se sont vite dissipés face à l'ampleur et la richesse de cette oeuvre aussi inoubliable qu'intelligente et, en nous faisant suivre l'errements d'Andreï Roublev, évoque l'art, la vie, l'humain ou encore la foi.

Santu2b

75 abonnés | Lire ses 925 critiques |

   3 - Pas mal

Après "L'enfance d'Ivan" qui restait malgré tout très accolé à la gloire de l'URSS, Andreï Tarkovski réalise "Andreï Roublev" qui va marquer sa première grande rupture avec le régime. Malgré son titre, ce second long-métrage n'est en aucun cas une biographie ; la vie et l'œuvre du célèbre peintre du XVe siècle sont occultés (celles-ci n'apparaîtront qu'à la fin du film en couleurs) au profit d'une vaste réflexion sur l'art et la religion. Autant dire que dans cette optique, le film a dû subir les mutilations de la censure soviétique. Brejnev lui-même, quitta la salle lors d'une projection spéciale. Si l'intelligence du propos, la beauté des dialogues ainsi que ces cadrages millimétrés s'avèrent indéniables, le principal défaut de l'œuvre de Tarkovski restera sans doute sa longueur ainsi que son côté écrasant. Trois heures font certainement trop, d'autant que la lenteur conséquente de l'intrigue rend les scènes d'une intensité inégale.


Kiwi98

113 abonnés | Lire ses 146 critiques |

   4 - Très bien

Le second film du célèbre réalisateur russe Andrei Tarkovski "Andrei Roublev" reconstitue sept fragments de la vie du personnage dont il porte le nom, un moine peintre d'icônes russe pendant de XVeme siècle. Des fragments brutes, romancés, pour reconstituer cette époustouflante épopée monochrome réalisée pour seulement un million de roubles (équivalent : environ cent mille euros Le Russie médiévale y est décrite comme froide, instable, pleine d'ombre, de villages sinistres et d'un brouillard aveuglant. Peuplée en général de pauvres paysans vulnérables face aux tatares qui ravagent tout sur leur passage. Chaque épisode de la vie de Roublev aide à définir son identité, sa personnalité, lâche comme quand il va détourner le regard alors qu'une femme qui la veille lui avait sauvé la vie se fait malmener, héros quand il tue un attaquant qui allait violer une handicapée mentale, ou bien son observation silencieuse de la fabrication d'une cloche d'église détenue par un jeune homme qui ne sait pas cacher ses mensonges. Tarkovski ne cherche pas à aboutir à une structure narrative qui pourrait mettre de l'ordre dans le tumulte, le drame est filtré par une conscience subjective, l'image comme le son symbolisent les tournants intérieurs de Roublev. Le film pénètre des les émotions humaines, le mensonge, la trahison, la foi aveugle, la valeur de la spiritualité. Son atmosphère est totalement glaciale (la scène ou Roublev espionne des gens nus), son esthétique irréprochable alliant émotion et plan grandiose, notamment la première séquence vertigineuse ou un homme s'envole sur un ballon d'aire chaud et le final ou le film passe à la couleur de la façon la plus poétique qui soit présentant les vrais oeuvres de l'artiste quasiment aussi forte que le final de "2001" qui lui ressemble beaucoup. A sa sortie le film sera censuré, passant de 210 à 186 minutes à cause de ses thématiques religieuses et politiques mais aussi la violence de certaine scène. Une oeuvre brute, languissante mais rarement ennuyeuse, objet fascinant et perturbant, claque esthétique marquante. Un film sur un artiste, fait par un artiste.

mbenjB

2 abonnés | Lire ses 194 critiques |

   3.5 - Bien

Faire un film biographique, sur un homme dont on ignore l’essentiel de l'existence, parait être un choix hasardeux sinon absurde ? Pourtant, Andreï Tarkovski s'attelle à rendre hommage au peintre, à défaut de pouvoir mettre en scène la vie d'Andreï Roublev, il tente d'en dégager l'esprit, le sens … Pour tenir son pari, le cinéaste, emprunte pour réaliser son film, la même voie que l'artiste. Il découpe son œuvre en dix tableaux, semblables à des fresques iconographiques, chacun d'eux évoquant, avec poésie et spiritualité, des bribes de la vie du saint peintre, comme l'avait fait avant lui, Andreï Roublev, en peignant la vie de Jésus Christ sur les murs de la cathédrale de l'Annonciation à Moscou. Andreï Tarkovski s'interroge et nous interroge, sur les mêmes questions qui hantaient les religieux du XVe siècle, à commencer par Andreï Roublev : quel rôle doivent jouer les humains ? Qu'attend Dieu de l'homme ? Quel est le sens de notre vie ? Ainsi, le film prend un tournant théologique, passage peut-être obligé, pour faire ressentir au mieux la vie d'un moine peintre. De cet hommage résultent, de sublimes plans, guidés par un sens du cadrage hors pair (les deux prologues en particulier) … mais également un moment de cinéma de presque trois heures, qui passent lentement, trop lentement ...

NeoLain

109 abonnés | Lire ses 4494 critiques |

   4.5 - Excellent

Deuxième long-métrage de Tarkovski, le génie russe. Il hausse son niveau sur tous les rapports. Qu'est donc le personnage central de film ? Andreï Roublev, un peintre qui durant le long de son périple se sentira de plus en plus terrasser tout comme sa foi pour Dieu par le chaos qu'il perçoit et ressent dans une Russie en guerre. Bien sûr cela ne s'arrête pas que là, Roublev est d'une grande profondeur qui en fait un des plus grands films de tous les temps. Il y à aussi des passages comme l'invasion des Tatars. Que dire du jeune enfant, fondeur de cloche. Souffrance, violence et espoir. C'est ce que vous aussi traverserez sur un terrain rude et unique. Gardera t-il sa passion ? Le final nous en dit long.

Attila de Blois

42 abonnés | Lire ses 1817 critiques |

   1.5 - Mauvais

Deuxième long métrage d'Andreï Tarkovski, "Andreï Roublev" péche essentiellement par son côté brouillon. En effet, les scènes s'enchainent de manière confuses et desordonnées, compliqués en plus par la présence de nombreux personnages difficiles à identifier. De ce bazar cinématographique, il en ressort une bonne dose d'ennuie accentuée par de gros passages à vide. Il faut attendre l'épisode de la Cloche pour enfin retrouver un semblant d'intérêt et apprécier la qualité de la réalisation. Une grosse déception....

Ancien utilisateur

   5 - Chef d'oeuvre

Andreï Roublev est le second long-métrage de Andreï Tarkovski et personnellement je le classerais dans mon top 5. Pourquoi ? Andreï Roublev est un film tentaculaire, monstrueux, une fresque monumentale qui alterne moments épiques et intimistes. C'est une vraie tornade de sons et d'images. On ressort vraiment épuisé de ce film tellement c'est dense, mais quand on y repense plus tard on se dit tout simplement : " Woaw, c'était vraiment quelque chose ! ". Je n'en dirais pas plus, il n'y a rien à dire d'autre. C'est une véritable expérience que chacun doit vivre et que chacun interprétera différemment. :)

Yves G.

42 abonnés | Lire ses 401 critiques |

   2 - Pas terrible

J'ai fini par aller voir Andreï Roublev, histoire de parfaire ma culture cinématographique - et de préparer mon odyssée en terre slave. Au bout de trois heures, je suis ressorti groggy par tant d'obscure beauté. Tarkovsky retrace en dix tableaux le parcours torturé de l'iconographe médiéval, perdu dans les affres de la création. On ne sait presque rien de la vie du vrai Andreï Roublev. Cette page blanche a laissé toute liberté à Andreï Tarkovsky pour écrire une œuvre très autobiographique originellement intitulé "La passion selon Andreï" Pourquoi créer dans un monde chaotique ? Quel sens l'art donne-t-il à la vie ? L'artiste peut-il défier Dieu ? Autant de questions iconoclastes pour le réalisme soviétique. On comprend que Brejnev ait quitté la salle avant la fin du film. Mais l'histoire ne dit pas si c'était un geste uniquement politique ou la manifestation d'une immense incompréhension devant un chef d'œuvre intimidant.

axelstefor

30 abonnés | Lire ses 212 critiques |

   3.5 - Bien

Un chef d’œuvre d'une ampleur inimaginable, dont le sens (et finalement la structure) échappe à son créateur lui même.

Mr Massacre

4 abonnés | Lire ses 119 critiques |

   3 - Pas mal

Je vais commettre un sacrilège de cinéphile : malgré toutes ses qualités, en regardant Andreï Roublev, on s'ennuie ferme ! C'est looong...

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