Andreï Roublev
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Newstrum
Newstrum

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5,0
Publiée le 9 avril 2019
A partir d'un canevas de récit d’apprentissage racontant des épisodes de la vie du peintre d'icônes Andreï Roublev, Tarkovski a réalisé l’un des films les plus extraordinaires de l’histoire du cinéma, une toile de maître en noir et blanc où des observations sur la caractère salvateur de l’art, le libre arbitre et le mal s’incarnent en images d’une puissance visuelle et d’une vérité expressive peu communes. Voir ma critique sur Newstrum : https://newstrum.wordpress.com
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2017
Andreï Roublev (1966) est le deuxième long-métrage réalisé par Andreï Tarkovski après L’enfance d’Ivan, un premier essai très remarqué quatre ans plus tôt. L’ambition démesurée qui anime cette œuvre cinématographique installera définitivement le cinéaste russe parmi les très grands maîtres du 7ème art. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2016
Une approche profondément métaphysique de la foi et de la croyance à travers le cheminement de cet homme et même au-delà, de ce peuple. Doute, ébranlement de la conscience, tiraillement de la foi en l'homme. Le film trouve son apogée dans cette fin avec la cloche, vision véritablement possédée et qui nous libère dans la dernière partie en couleurs. Énigmatique et profond.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2015
Cultivant beaucoup moins le doute que Stalker, son cinquième long-métrage, Andreï Roublev était déjà pour Andreï Tarkovski l'occasion de livrer sur son art et sur l'art en général une vision assurée après seulement deux long-métrages. Si ce second essai cultive bien plus de certitudes, c'est qu'il se dessine comme un long passage, par l'intermédiaire d'une biographie mêlée de ficiton de l'iconographe médiéval Andreï Roublev, vers l'accomplissement d'un artiste et sa compréhension de la raison d'être de sa vocation. Malgré la destruction permanente qui s'opère dans un monde ravagé par la guerre et les affres de la nature humaine, Roublev achève son voyage spirituel non pas par une renonciation à l'art, un art dont seraient indignes ces hommes si impies et faibles, mais finit au contraire par embrasser la Foi en la peinture comme le moyen de transcender les limites humaines. L'art est vu comme le seul moyen de communion avec la sphère spirituelle et transcendante, la seule manière d'accéder aux cieux, bien loin des artifices mécaniques (le "ballon" du début de film) qui finissent inexorablement par chuter au sol malgré une élévation provisoire. Tout est fait pour rappeler la persistance de l'entreprise artistique et fusionner pleinement avec le propos, de la construction en tableaux jusqu'aux plans finaux sur les icônes peintes par Roublev, qui adoptent soudainement la couleur, comme pour signifier que cinq siècles plus tard, ces icônes sont toujours accessibles, que l'art immuable a traversé les siècles intact dans sa beauté comme dans sa capacité à nous faire voir plus grand. Les images de Tarkovski sont d'ailleurs sublimes, les peintures semblant s'animer comme dans un mouvement d'incarnation divine ou spirituelle seulement possible par leur biais. Tout ça rentre pleinement en résonance avec cette dimension intangible que ce deuxième long-métrage s'est une nouvelle fois donné, celle d'un quelque chose de panthéiste qui rend toute image et toute scène bien plus riche. Il y a bien sûr, comme toujours chez Tarkovski, la fusion des éléments, la communion céleste venue de la pluie, le grand mouvement du fleuve symbolisant le charriage incessant des choses vivantes comme des choses inertes vers un seul estuaire, vers l'immensité. Je trouve ça sidérant, comme ça, de pouvoir symboliser dans un mouvement horizontal le passage petites choses vers un océan, presque de l'immanent vers le transcendant, comme en écho au propos du film et au pont qu'il suppose entre ce monde prosaïque et une hypothétique (mais quand c'est suggéré avec tant de force, on a vraiment envie d'y croire) réalité supérieure. Je n'oublie pas non plus la clarté laiteuse de l'image, comme embaumée. Le panthéisme parait alors pouvoir se penser non seulement comme l'incarnation divine en un tout, signifié par la Nature, mais aussi bien comme cette même incarnation dans chaque partie, chaque objet que la conscience humaine tend à dissocier du tout dans son essence. Cet éclairage nappant, au final, laisse l'intangible s'infiltrer partout, quelque soit la vision adoptée sur le Monde. Car la spiritualité, quelque forme qu'elle prenne, est au fond l'expression d'un même mouvement, cette tendance qui est à la conscience ce que l'instinct est à la vie. Et à cela, un film aussi vivant et riche qu'Andreï Roublev n'est nullement incompatible car jamais dogmatique, jamais trop représentatif. C'est un film incroyablement vivant, qui existe avec une force purement existentielle. Le seul bémol que je lui poserais, c'est une tendance de Tarkovski à parfois privilégier la parole à l'image, alors que son sens artistique en la matière est presque sans équivalent. Mais quand il s'agit d'en venir à parler d'un tel génie, cette réticence personnelle n'est justement qu'à prendre comme telle, et surtout pas comme une critique qui prétendrait pointer un défaut absolu du long-métrage. Andreï Roublev est un grand film, sans doute le plus grand que j'ai vu sur le rapport entre l'Homme, son art et la spiritualité. Du pur Tarkovski.
Z20050101160354907154856
Z20050101160354907154856

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5,0
Publiée le 8 mars 2017
Chef d'œuvre absolu et fresque monumentale sur le mythe de la création, et de l'obscurantisme, à partir de la vie d'un peintre d'icônes !
Sublime prologue de la montgolfière, qui finira écrasée au sol (élévation spirituelle) transcendé par des mouvements de caméra comme dans la partie (un des 8 tableaux) de la fonte de cloches !
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2015
Pour son second film après "L'enfance d'Ivan", Andreï Tarkovski met en scène la vie d'un moine et peintre d'icônes dans une Russie du début du XVème siècle troublée par diverses luttes intérieures...

C'est en un prologue et huit tableaux que Tarkovski construit son film, mettant en avant les pensées et l'errements d'Andreï Roublev dans cette société où violence, trahison et inhumanité font rage. Co-écrivant le film qui est d'une grande justesse et intelligence d'écriture, tant dans les dialogues que les personnages ou le scénario, Andreï Tarkovski laisse le spectateur interpréter ce qu'il voit à l'écran, offre plusieurs réflexions souvent abouties autour de la foi, de la religion, de l'espoir, de la place de l'art mais aussi de l'humain et de la vie, tout simplement.

"Andreï Roublev" reste une leçon de cinéma et une expérience qui n'est pas prête d'être oublié. D'une puissance et d'une maitrise rare, dont la réflexion et l'atmosphère qui se dégageant de chacun de ses tableaux empêchent tout ennuie malgré son rythme contemplatif. Très vite, le personnage de Roublev devient fascinant et d'un simple regard exprime tout un éventail de pensée et d'émotion. Mais c'est aussi par ses enjeux qu'il le devient, sa vision de la vie et de l'art, sa conception de Dieu et comment il peut/doit le représenter, notamment sous un régime totalitaire, faisant répercussion avec l'URSS dans laquelle Tarkovski a vécu. Un dieu qui finalement n'empêche pas la violence, l'injustice et la cruauté sur terre.

Bien que braquant sa caméra sur Roublev (bénéficiant de la justesse d'interprétation d'Anatoli Solonitsyne), Tarkovski n'en oublie pas les autres personnages, notamment Boriska dans la dernière partie d'un récit qui se finit de manières aussi fortes qu'inoubliables. Derrière la caméra, Tarkovski offre plusieurs scènes d'une grande richesse et ampleur, sublimé par de magnifiques plans permettant de nous immerger durant trois heures dans la Russie du XVème siècle et dans la vie d'Andreï Roublev.

Légèrement sceptique avant de commencer, tous les doutes se sont vite dissipés face à l'ampleur et la richesse de cette oeuvre aussi inoubliable qu'intelligente et, en nous faisant suivre l'errements d'Andreï Roublev, évoque l'art, la vie, l'humain ou encore la foi.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2015
Après "L'enfance d'Ivan" qui restait malgré tout très accolé à la gloire de l'URSS, Andreï Tarkovski réalise "Andreï Roublev" qui va marquer sa première grande rupture avec le régime. Malgré son titre, ce second long-métrage n'est en aucun cas une biographie ; la vie et l'œuvre du célèbre peintre du XVe siècle sont occultés (celles-ci n'apparaîtront qu'à la fin du film en couleurs) au profit d'une vaste réflexion sur l'art et la religion. Autant dire que dans cette optique, le film a dû subir les mutilations de la censure soviétique. Brejnev lui-même, quitta la salle lors d'une projection spéciale. Si l'intelligence du propos, la beauté des dialogues ainsi que ces cadrages millimétrés s'avèrent indéniables, le principal défaut de l'œuvre de Tarkovski restera sans doute sa longueur ainsi que son côté écrasant. Trois heures font certainement trop, d'autant que la lenteur conséquente de l'intrigue rend les scènes d'une intensité inégale.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2014
Le second film du célèbre réalisateur russe Andrei Tarkovski "Andrei Roublev" reconstitue sept fragments de la vie du personnage dont il porte le nom, un moine peintre d'icônes russe pendant de XVeme siècle. Des fragments brutes, romancés, pour reconstituer cette époustouflante épopée monochrome réalisée pour seulement un million de roubles (équivalent : environ cent mille euros

Le Russie médiévale y est décrite comme froide, instable, pleine d'ombre, de villages sinistres et d'un brouillard aveuglant. Peuplée en général de pauvres paysans vulnérables face aux tatares qui ravagent tout sur leur passage. Chaque épisode de la vie de Roublev aide à définir son identité, sa personnalité, lâche comme quand il va détourner le regard alors qu'une femme qui la veille lui avait sauvé la vie se fait malmener, héros quand il tue un attaquant qui allait violer une handicapée mentale, ou bien son observation silencieuse de la fabrication d'une cloche d'église détenue par un jeune homme qui ne sait pas cacher ses mensonges. Tarkovski ne cherche pas à aboutir à une structure narrative qui pourrait mettre de l'ordre dans le tumulte, le drame est filtré par une conscience subjective, l'image comme le son symbolisent les tournants intérieurs de Roublev. Le film pénètre des les émotions humaines, le mensonge, la trahison, la foi aveugle, la valeur de la spiritualité. Son atmosphère est totalement glaciale (la scène ou Roublev espionne des gens nus), son esthétique irréprochable alliant émotion et plan grandiose, notamment la première séquence vertigineuse ou un homme s'envole sur un ballon d'aire chaud et le final ou le film passe à la couleur de la façon la plus poétique qui soit présentant les vrais oeuvres de l'artiste quasiment aussi forte que le final de "2001" qui lui ressemble beaucoup.

A sa sortie le film sera censuré, passant de 210 à 186 minutes à cause de ses thématiques religieuses et politiques mais aussi la violence de certaine scène.

Une oeuvre brute, languissante mais rarement ennuyeuse, objet fascinant et perturbant, claque esthétique marquante. Un film sur un artiste, fait par un artiste.
NeoLain

5 889 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2014
Deuxième long-métrage de Tarkovski, le génie russe. Il hausse son niveau sur tous les rapports. Qu'est donc le personnage central de film ? Andreï Roublev, un peintre qui durant le long de son périple se sentira de plus en plus terrasser tout comme sa foi pour Dieu par le chaos qu'il perçoit et ressent dans une Russie en guerre. Bien sûr cela ne s'arrête pas que là, Roublev est d'une grande profondeur qui en fait un des plus grands films de tous les temps. Il y à aussi des passages comme l'invasion des Tatars. Que dire du jeune enfant, fondeur de cloche. Souffrance, violence et espoir. C'est ce que vous aussi traverserez sur un terrain rude et unique. Gardera t-il sa passion ? Le final nous en dit long.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 septembre 2013
Deuxième long métrage d'Andreï Tarkovski, "Andreï Roublev" péche essentiellement par son côté brouillon. En effet, les scènes s'enchainent de manière confuses et desordonnées, compliqués en plus par la présence de nombreux personnages difficiles à identifier. De ce bazar cinématographique, il en ressort une bonne dose d'ennuie accentuée par de gros passages à vide. Il faut attendre l'épisode de la Cloche pour enfin retrouver un semblant d'intérêt et apprécier la qualité de la réalisation. Une grosse déception....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 septembre 2013
Andreï Roublev est le second long-métrage de Andreï Tarkovski et personnellement je le classerais dans mon top 5.

Pourquoi ? Andreï Roublev est un film tentaculaire, monstrueux, une fresque monumentale qui alterne moments épiques et intimistes. C'est une vraie tornade de sons et d'images. On ressort vraiment épuisé de ce film tellement c'est dense, mais quand on y repense plus tard on se dit tout simplement : " Woaw, c'était vraiment quelque chose ! ".

Je n'en dirais pas plus, il n'y a rien à dire d'autre. C'est une véritable expérience que chacun doit vivre et que chacun interprétera différemment. :)
Yves G.

1 847 abonnés 4 024 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juin 2013
J'ai fini par aller voir Andreï Roublev, histoire de parfaire ma culture cinématographique - et de préparer mon odyssée en terre slave.
Au bout de trois heures, je suis ressorti groggy par tant d'obscure beauté.
Tarkovsky retrace en dix tableaux le parcours torturé de l'iconographe médiéval, perdu dans les affres de la création.
On ne sait presque rien de la vie du vrai Andreï Roublev. Cette page blanche a laissé toute liberté à Andreï Tarkovsky pour écrire une œuvre très autobiographique originellement intitulé "La passion selon Andreï"
Pourquoi créer dans un monde chaotique ? Quel sens l'art donne-t-il à la vie ? L'artiste peut-il défier Dieu ?
Autant de questions iconoclastes pour le réalisme soviétique.
On comprend que Brejnev ait quitté la salle avant la fin du film. Mais l'histoire ne dit pas si c'était un geste uniquement politique ou la manifestation d'une immense incompréhension devant un chef d'œuvre intimidant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 mars 2013
Je vais commettre un sacrilège de cinéphile : malgré toutes ses qualités, en regardant Andreï Roublev, on s'ennuie ferme ! C'est looong...
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2013
Un chef d’œuvre d'une ampleur inimaginable, dont le sens (et finalement la structure) échappe à son créateur lui même.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 octobre 2012
ma critique sera vraiment succincte : chef d'oeuvre !
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