Drôle de film, faut-il en rire ou en pleurer au premier degré ? Les apaches qui attaquent la nuit au couteau cela décoiffe surtout durant la guerre de 14/18. Tout dépend si on aime le cinéma ou pas. Quand on l’aime la réponse est oui et Tavernier à bien du s’amuser : le spectacle avant tout. Il est constamment présent avec une caméra légère, jamais vulgaire, indispensable pour compenser le langage cru des soldats et les scène d’horreur. C’est un film d’acteurs dont certains sont insupportables, tels Claude Rich que je n’ai jamais vu aussi mauvais et François Berleand à un degré moindre. Les autres sont à féliciter à commencer par Philippe Torreton qui crève l’écran. Sa voix puissante et nette est un atout indéniable, le théâtre c’est utile. Son dynamisme est contagieux et instructif, on comprend bien comment sa jouissance au combat entraine et contamine ses hommes…Il sera parfait et cohérent de bout en bout. Merci à Bertrand Tavernier d’avoir soulevé le voile de cette histoire peu glorieuse pour la France, cette guerre contre les bolcheviks, d’où qu’ils soient, engagée après l’armistice de 1918 et les exactions des soldats à Bucarest devaient être révélés même si la reconstitution historique n’a pas la prétention de l’exactitude. Le réalisateur à profité du sujet pour faire passer des messages sur la guerre et sur les chefs de guerre qui lui tenaient à cœur, sur les différents types de lâcheté et sur les circonstances indispensables pour juger les comportements humains. Capitaine Conan est un film voir et à revoir. Ses outrances m’empêchent de lui mettre 4 étoiles mais mon cœur les lui accorde.
Dire que les pays anglophones ont réussi à mieux retranscrire l'ambiance de la 1ère Guerre sur la pellicule que les français, ça c'est un comble ! Un film adapté par Tavernier, réalisateur plus que conventionnel, du roman de Vercel, qui n'est pas déjà une histoire fort intéressante, puisque l'intrigue se déroule après l'armistice, là justement où il n y a plus personne à combattre, sinon de misérables autochtones ( même si le sujet est de base intéressant ), le film de Tavernier se concentre sur le quotidien des soldats et des généraux, sans grande conviction et avec une mise en scène extrêmement plate et paresseuse ( toutes les séquences en steadicam ... ) et des acteurs qui ne font que réciter leur texte, surtout Torreton qui reste le plus flagrant de tous, on n'y croit pas une seconde, déjà dès le début. Les scènes de bataille pareillement, non monsieur Tavernier, faire courir des soldats dans les plaines en ajoutant des petites explosions ne suffit pas à récréer ce que Kubrick par exemple a su faire avec brio. Tout est d'une platitude incroyable, les personnages creux, les séquences de guerre et de conversation avec des dialogues qui n'ont aucun naturel, romance à deux ronds, aucune progression dramatique ni de quelconque émotion, la musique larmoyante forcée ... à part la lumière ( et encore sur certains plans c'est limite ) et les costumes je ne vois pas grand chose à défendre.
Un peu fade, comme film. Les acteurs sont bons, mais l'histoire n'est pas passionnante malgré l'excellente prestation de Philippe Torreton. La reconstitution de l'époque est pourtant très bonne. Mais l'histoire s'empêtre bien vite et contient de nombreuses scènes peu intéressantes et surtout des personnages secondaires sans saveurs devant l'enthousiasme du capitaine Conan. Il est tout de même à voir pour celles et ceux qui s'intéresse à la Première Guerre. Beaucoup plus soft que la guerre des tranchées, ici, il y a quelques scènes de combats en plaine et sur colline, mais la tragédie et l'émotion sont lointaines.
Une petite histoire à l'intérieur de la grande, qui bénéficie d'un casting remarquable. Mention spéciale à Claude Rich, Bernard Le Coq et le terrien Torreton, exceptionnels de justesse. La mise en scène de Tavernier est à l'écoute des comédiens mais ne manque pas de souffle quand il s'agit de filmer les combats. Finalement, un des meilleurs films du cinéaste, en deçà de son chef-d'oeuvre, "Coup de torchon", mais en bonne place aux côtés de "La vie et rien d'autre" et "Que la fête commence".
Une point de l'histoire méconnu, mettant en avant la dramatique situation des soldats durant la 1ere guerre mondiale. Philippe Torreton y est magistral.
Quelle déception !!! J'aime beaucoup Torreton et je me réjouissais de le voir ! Je n'ai pas réussi à aller au bout de ce film. Les acteurs jouent comme au théâtre, les éclairages, les scènes sonnent terriblement faux, bref, on n'y croit pas, il manque la petite étincelle qui fait qu'on adhère au film et aux personnages. Il manque une chaleur dans ces personnages, ils ne sont tout simplement pas vivants. Alors le déroulement paraît très long et très creux... Dire que ce film a obtenu des récompenses !!!
Film poignant magnifié par ses interprètes, Philippe Torreton en tête. Reste qu'il n'est malheureusement pas avare en longueurs. Et l'ennui guette rapidement tant il manque de rebondissements... Une réussite en demi-teinte de Bertrand Tavernier.
Un film puissant, âpre, au plus près des combattants qui restitue parfaitement la brutalité et la bêtise de cette guerre. Toretton dans un de ses meilleurs rôles.
Un bon acteur. Un seul. Le capitaine Conan. Le reste ressemble à un troupeaux d ahuris, tout le monde en uniforme propre et repassé, aucune humanité, du grotesque à souhait .... Bref un vrai bon péplum contre son gré.
Valse incroyable de toute la jeunesse du cinéma français de l'époque chapeautée par certains vieux loups avec aux commandes un certains Tavernier rarement pris en défaut dans sa filmographie. Une reconstitution de très grande qualité dans les troupes de 14-18 sur les fronts reculés de l'Est européen, interprétations magistrales (surtout Torreton) pour une histoire d'hommes poignante et terrible au milieu de la barbarie.
Une grande fresque historique à la Française,qui bénéficie à plein du savoir-faire technique et des connaissances historiques et cinéphiliques de Bertrand Tavernier. "Capitaine Conan"(1996)raconte un épisode méconnu de la Première Guerre Mondiale: la prise des Balkans par l'armée française,suivie de la capitulation ennemie,et de l'ennui des soldats gardés en alerte à Bucarest,qui finissent par commettre des exactions. Le sujet est très riche,et Tavernier avec son didactisme coutumier,montre que la frontière entre être un héros et un criminel est mince. Il tente de prouver aussi que les gradés,blasés à souhait,sont ingrats envers les Poilus qui ont gagné cette guerre avec leur tripes,le couteau à la main comme dit Conan. Ce personnage fascinant,qui ne trouve de l'adrénaline que dans les combats et la camaraderie,est interprété avec conviction par Philippe Torreton qui se croit presque sur une scène de théâtre. Si Samuel Le Bihan s'en sort correctement en compagnon modéré,on a envie d'attribuer des médailles à Bernard Le Coq,François Berleand et surtout Claude Rich,pour ce film très littéraire et passionnant.
En 1996, Bertrand Tavernier nous offre un drôle de film sur un épisode oublié de la première guerre mondiale. « Capitaine Conan » se déroule pendant l'offensive de septembre 1918 dans les Balkans ; Il nous fait découvrir les corps francs, sorte de commandos qui agissent avec une grande liberté et effectuent des coups de main qui désorganisent et terrifient l'ennemi. On suit pas à pas un de ces groupes de combat jusqu'à l'armistice. L'armée d'Orient reste ensuite mobilisée pour faire face aux Bolcheviks de Russie ; Les guerriers de Conan, entraînés à tuer sans pitié s'ennuient à Bucarest et finissent par commettre des exactions. Leur Capitaine tente de les protéger alors que la hiérarchie militaire voudrait se débarrasser de ces commandos, devenus inutiles et incommandables. Les scènes de combat du début sont impressionnantes mais c'est le face à face entre Philippe Torreton (Conan) et Samuel Le Bihan (Norbert) qui emporte l'adhésion. Leur profonde amitié née au cours des combats va se transformer en rivalité lorsque Norbert deviendra Commissaire rapporteur chargé de l'accusation devant le tribunal militaire. L'affrontement entre ces deux hommes aux points de vue radicalement différents est passionnant tout comme les relations entre officiers et « poilus » dans cette guerre interminable.
La mise en scène de Bertrand Tavernier me subjugue toujours. Pas un seul cadrage de manqué, pas un plan en trop, on touche avec ce film à ce qui se fait de mieux en la matière. Les décors sont renversants, les paysages sont terrifiant, les impacts d'obus et les tranchés sont plus vrai que nature. Le casting est de haute teneur, Philippe Torreton accapare quelque peu l'écran mais les autres noms tiennent également leurs rangs. Quand à son acteur titre, celui-ci sort sans aucun doute l'une des plus grande interprétation de sa vie. Le mimétisme et la force qu'il apporte à son personnage est tout bonnement renversant et fascinant.