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GabbaGabbaHey
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3,5
Publiée le 24 janvier 2011
Un fort joli film de Woody Allen, certes pas l'un de ses meilleurs, mais pourtant ca reste quelque chose de tres intéressant, un film qui apporte beaucoup de réflexion, raconté merveilleusement bien, se déroulant dans un atmosphère nostalgique émouvante et tres calme... Un tres beau film, tres réussi.
Trés bon Woody Allen avec beaucoup de plans à la Bergman. Mise en scène impeccable avec des bonnes idées qui permettent de connaître, comprendre cette écrivain qui découvrent que sa vie n'est pas aussi rose qu'elle le pensait.
Une éminente prof d'université remet en question sa vie trop ordonnée. Alors qu'elle s'attelle à la rédaction d'un nouvel ouvrage, elle surprend les confidences d'une jeune femme à son psychiatre. Il n'a pas l'air comme cela ce film. Et pourtant, il est d'une grande richesse. Cette femme si sûre d'elle, à la réussite professionnelle incontestable, bascule dans le doute brusquement. Et si sa vie n'avait été qu'un chemin balisé dont elle n'a rien retiré ? Woody Allen brille par la qualité d'écriture du scénario et des personnages. Chacun renvoie un reflet fissuré à son héroïne. Un personnage féminin à la Bergman incarné par Gena Rowlands, brillante. Ses derniers mots, à la toute fin du film, sont bouleversants.
Comment rater sa vie en 10 leçons. Attention il faut s'accrocher. Film difficile. Une femme enfermée dans un univers clos et rassurant, refusant d'exprimer ses sentiments, voit son petit monde et ses certitudes se fissurer peu à peu à l'écoute, à travers un mur, de la psychanalyse d'une femme. Etrange personnage de Mia Farrow, on en vient même à se demander si elle existe réellement ou si elle est le produit de l'inconscient de Gena Rowland. Le film montre la diffèrence entre ce que nous sommes et la façon dont nous sommes vus, entre la façon dont nous voyons notre existance et ce qu'elle est réellement. Film perturbant et salutaire.
Ce film raconte l'histoire d'une femme dans la cinquantaine apparemment accomplie qui est amenée à remettre en question la vie qu'elle a menée. Très bien mis en scène.
Une oeuvre bergmanienne,une de plus.Woody Allen,met de côté toute forme d'humour,pour se concentrer sur une femme ayant la crise de la cinquantaine,qui remet en questions tout ce que fut sa vie.Gena Rowlands incarne ce beau portrait,qui accumule les regrets et les désillusions.Le déclencheur de cette réflexion personnelle,c'est la présence d'un psychiatre comme voisin,dont elle entend toutes les confidences intimes des clients.A un âge ou l'on fait le bilan de sa vie,cette intellectuelle professeur et écrivain,se rend compte qu'elle a trop vécue cérébralement,et non en suivant ses émotions.Ses rencontres avec les personnages de Gene Hackman et Mia Farrow seront décisives.Bien sûr,c'est assez lent,mais la forme adoptée est innovante:aller-retour passé/présent,pour comprendre d'ou vient ce mal-être.Un beau film encore dédié aux femmes.
De 1987 à 1989, Woody Allen tourne trois films à tendance dramatique et quasiment sans humour : September, Une autre femme et Crimes et délits (du moins bon au meilleur, à propos). Des films qui tendent à renouer avec l’influence bergmanienne de son premier film « sérieux », Intérieurs. September, véritable huis-clot, était peut-être trop sérieux, plat et répétitif. Le niveau est bien au-dessus avec Une autre femme, film plus réussi et dont on sort changé. Le film possède de vrais moments de grâce, comme les divers flash-back ou la scène du rêve. Par ce portrait de femme (remarquablement jouée par Gena Rowlands, actrice fétiche de Cassavetes), Woody dissèque les pensées métaphysiques qui traversent l’être humain à la recherche d’une paix intérieure : l’approche de la vieillesse, la nostalgie et le regret de n’avoir pas tout accompli comme il l’aurait fallu, et surtout la difficulté de voir les choses en face (ou plutôt de se voir soi-même en face) et de se remettre complètement en question. Le casting est excellent (Gena Rowlands, donc, mais aussi Mia Farrow, Ian Holm et Gene Hackman), la musique d’Erik Satie parfaitement en accord avec le ton du film, apportant une touche de poésie. Un film donc très réussi, sûrement l’un des meilleurs films "philosophiques" de Woody.
En bref, un Woody que je classerai juste après les Manhattan, Annie Hall et consoeurs.
Les dialogues sont plutôt réussis mais le film n’est pas très passionnant. Woody Allen n’utilise pas d’humour c’est une œuvre très pessimiste. On ne ressent aucune émotion. Très décevant.
Dès le départ, on sent que Une Autre femme (1989) sera une œuvre intrigante et captivante. Marion, la cinquantaine tente d’écrire un livre. Mais le silence dans lequel elle s’est reclus se dissipe très vite pour laisser passer des bribes de discussions, celles de son voisin d’à côté, un psychiatre. Ainsi, elle va prendre la mauvaise habitude d’écouter par le biais de la ventilation, les confidences faites par l’une de ses clientes. Drôles et étonnantes, ces confidences vont finir par pousser Marion à se remettre en question et à se questionner sur la vie qu’elle à menée jusqu’à maintenant. Une réflexion intéressante et humaine, des acteurs passionnants, dont on retiendra beaucoup les prestations de Gena Rowlands, Mia Farrow, Ian Holm & Gene Hackman.
La remise en question d’une femme apparemment accomplie qui réalise qu’elle est en fait seule et brisée en se projetant à travers une autre femme donne lieu à un beau choc des générations, où Gena Rowlands tire son épingle du jeu par une superbe et émouvante prestation. Une élégante réalisation de Woody Allen, qui souligne bien le côté douloureux de ce drame.
Un film sobre et élégant aux accents bergmaniens qui s'avère être une belle surprise. Woody Allen n'est plus devant mais seulement derrière la caméra, et se réinvente une nouvelle fois en nous proposant un beau drame intimiste. L'histoire ( ou plutôt le portrait ) de cette femme qu'est Marion Post trouble toutefois plus qu'il ne fascine. Ce personnage est indéniablement intéressant et possède une certaine épaisseur: cultivé, raffiné, intelligent, mais aussi bel et bien rongé de l'intérieur quant au sujet de son mariage ( Ken, son mari, est brillament interprété pat Ian Holm ) et de son âge ( la cinquantaine ). C'est au tour de Gena Rowlands - l'actrice fétiche de John Cassavetes - de tourner pour Woody Allen, et elle excelle véritablement dans ce rôle de femme spirituelle qui tente d'écrire un roman et qui se retrouve à écouter les conversations qu'entretient son voisin le psychiâtre avec une autre femme: Mia Farrow ( que l'on retrouvera deux ans plus tard dans l'excellent Alice). Superbe musique.
Allen aimait Bergman, ce film en est la preuve. Constante remise en question de l'héroïne excellement interprétée par Gena Rowlands, contrainte par l'analyse de ses proches, de se replonger dans son passé. Les plus brillants doutent aussi.