J'ai eu l'occasion de regarder ce film, que dis-je ce chef d'oeuvre, en février 2025, dans le cadre de mon cours de Français, en 6ème secondaire.
J’ai découvert ce film comme on découvre une blessure déjà faite, mais qu’on n’avait pas encore eu le courage de regarder en face.
C'est l' histoire d'Oskar Schindler, industriel allemand, qui nous est comptée. Celui-ci d'abord motivé par l'argent, découvre peu à peu l'horreur du régime nazi et décide de sauver de nombreuses personnes, en les inscrivant sur une liste dédiée à les employer dans son usine. Steven Spielberg nous emmène dans les rues froides du ghetto de Cracovie, puis dans les camps, où la cruauté humaine est à son paroxysme.
Ce film s’inscrit dans une démarche réaliste, avec le choix de Spielberg du noir et du blanc, qui donne un air de documentaire. Il met des prénoms sur des visages et il dépeint une réalité froide, mais bien réelle.
Il nous apprend que l’Histoire n’est pas une ligne droite. C’est une corde tendue au-dessus du vide, où l’humanité vacille parfois dangereusement.
Aucune civilisation, si brillante soit-elle, n’est à l’abri de sa propre noirceur. Alors peut-être que ce n’est pas le monde qui est fragile. C’est le cœur humain.
Cette oeuvre a un grand pouvoir de témoignage, qu'il va de notre devoir de perpétuer. Je suis convaincue que c'est grâce à des films de ce genre que les mentalités pourront changer.
Une fois le film terminé, j’ai pensé à tous ces noms inscrits sur cette liste. J' ose espérer que quelqu’un, un jour, quelque part dans un futur lointain, trouvera cette trace et n’oubliera pas.
J’ose espérer que cette liste continuera d’exister dans un cœur, une mémoire, une boîte, une main gantée qui fouille les cendres de notre époque.