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Un visiteur
0,5
Publiée le 1 octobre 2015
L'idée aurait pu être bonne si elle avait été bien traitée. Malheureusement l'interpretation absolument pitoyable des acteurs gâche tout. Une torture d'aller au bout du visionnage de ce film!
Curieux film de SF. Tout le film n'est qu'un jeu sans que l'on n'arrive à le distinguer en dehors de l'attitude étrange des personnages qui, parfois, bug. Les connexions et les "pod" sont bien faits mais sont organiques et produits par l'intermédiaire de bestioles proches des grenouilles et poissons sorties de l'imaginaire. Une véritable curiosité dont l'intrigue, la trop grande réalité des jeux vidéos - Sommes-nous encore dans le jeu ?- est le fil conducteur. Etrange et bien fait, ExistenZ bénéficie d'un bon scénario et malgré sa nourriture rebutante, on accroche :)
La mise en scène est parfaite! J'adore ces petites transitions entre le réel et le virtuel où certains décors et la musique restent encore présents dans cette ambiance malsaine. Nous sommes tout aussi bien perdu dans cet univers que les personnages. Ces effets spéciaux "dégueulasses" qu'on retrouve dans un grand nombre des films de Cronenberg, ces personnages drogués du jeu vidéo , cette ambiance malsaine mélangeant rêve et réalité... Tout ça accompagnée par une narration plus que bien écrite! Bien joué David, bien joué!
J’étais franchement intrigué et très curieux de voir comment Cronenberg allait se saisir d’un tel sujet et surtout quel type d’ambiance il pouvait nous proposer. Et je dois bien avouer avoir été déçu par l’ensemble qui ne m’a pas totalement convaincu. L’univers avait pourtant le potentiel pour faire quelque chose d’incroyable, de plus poussé dans la folie. On parle quand même d’un jeu vidéo implanté dans la chair avec des possibilités de jeu presque infinies. Au fond, j’ai trouvé ça étonnant trop terre-à-terre, trop lisse avec peu de séquences réellement marquantes. Mais le contenu du film est intéressant, il questionne notre rapport au virtuel et cette volonté constante de créer quelque chose que l’on peut contrôler tout en gardant cette crainte que cette chose nous contrôle à son tour.
Il y a aussi un aspect particulièrement dégueulasse qui fonctionne plutôt bien et est bien déstabilisant. Les habitués de Cronenberg constateront que ses fascinations pour la chair et ses transformations ne disparaissent pas dans eXistenZ. Le film est franchement bien viscéral par instants. Je le trouve par contre un poil décousu et perché, sans enjeux bien définis ni réellement accrocheurs. Je ne voyais pas tellement le principe de ce jeu et ne comprenait pas cette addiction. De ce fait difficile pour moi d’être totalement embarqué dans l’intrigue, d’autant plus que les personnages ne sont pas forcément palpitants (sans être mal écrits ni mal interprétés pour autant).
Après on a une ambiance typique de Cronenberg qui marche assez bien avec cette sensation que ce calme malsain peut basculer dans le chaos à tout moment. Je n’ai cependant pas été totalement happé par cet univers, faute de véritables enjeux. Toutefois la fin du film est plutôt bien sentie et réussie mais ça n’enlève pas tellement le goût de la déception. Il y a de bonnes idées mais pas forcément très bien exploitées, c’est assez paresseux car ça se repose un peu trop sur la succession de twists à défaut de créer un véritable liant, une progression dans le dégoût ou l'inexplicable. Un Cronenberg en demi-teinte en somme, je le préfère plus corrosif.
Inception prend un tout autre sens ! Étant en fait très inspiré de ce troublant eXistenZ, Inception s’attaque au rêve, ici c’est le jeu vidéo mais le principe est le même. La construction du film également, la fin étonnamment similaire. Nolan s’est très fortement inspiré. Néanmoins il a fait mieux, rendant une copie plus propre. Ici, l’univers est particulier, étrange, quasi-morbide. On suit le film en restant persuadé que quelque choses ne vas pas, ne tourne pas rond. Il faut dire que le contenu est bizarre, nous mettant un peu mal à l’aise. De plus, le film est un peu lent et pas très satisfaisant. EXistenZ a le mérite d’apporter un sentiment dérangeant et assez nouveau, il s’attaque aussi au gros morceau de la réalité, thème réutilisé par la suite, notamment dans Inception (étonnement proche). Inception est néanmoins cinématographique parfais, là où EXistenZ laisse apparaitre des lacunes.
Comme d'habitude, Cronenberg nous livre un film poignant, percutant, dérangeant et surtout hyper créatif pour son époque. Le scénario est tellement bien mené qu'il faut un deuxième visionnage pour en comprendre toute son ampleur. D'ailleurs, la plupart des critiques négatives en parlent souvent comme si c'était existenz qu'ils avaient vu alors que c'est spoiler: Transcendenz et oublient avoir été trompé dès le début Bravo M. Cornenberg, vous avez tellement réussi votre coup que la plupart des critiques montrent qu'elles n'en sont pas encore sorti ! Les génies sont souvent incompris. Voilà pourquoi lors du deuxième visionnage, on comprend de suite toutes ces bizarreries et on se dit :spoiler: tout ce qui nous paraissait mal fait est juste parfaitement adapté à ce scénario dément qui ne peut nous laisser insensible... et qui nous fera poser des questions sur ce qu'il pourrait se passer si on arrivait à faire des jeux aussi réalistes ! Seul hic, la prestation de jennifer JL, alors que tous les autres acteurs sont parfait.
Étrange film que voilà, pas de grosse surprise ni d'action folle, un univers barré complètement sans queue ni tête, qui finit pourtant par se laisser regarder... Je ne sais pas trop si justement c'est le jeu qui veut ça, mais tous les acteurs sont très passifs, figés, même pour les scènes d'action à priori.
Les effets spéciaux vieillis permettent de le regarder sans être complètement dégoûté ou horrifié par ce qu'on nous montre, et il ne reste en général que le côté crado des images.
eXistenZ est une lecon de réalisation. Le personnage de Jude Law le dit lui-meme : "tout est glauque et absurde". Puis vient le dénouement... magistral.
Ce qu'il est bon ce Howard Shore... non mais sérieusement, ce mec peut embellir ton film rien qu'avec sa musique, c'est juste fou. Bref, vous l'aurez compris, c'est Shore qui est à la bande son de ce film de David Cronenberg. Que dire ? C'est encore une fois bien barré, bien dérangeant, ça nous met mal à l'aise, c'est dégoûtant, c'est froid, du Cronenberg tout craché quoi ! J'apprécie vraiment ce réalisateur même si je dois admettre qu'une partie de sa filmographie me laisse perplexe. Existenz en fait partie, je trouve que le rythme est bon, l'histoire est suffisamment intéressante et les acteurs au top (dans tous les sens du terme). Seulement, il fait partie de ces films que je suis avec plus ou moins d'entrain mais qui est tout de suite relevé par la fin.
J'entend par là qu'une partie des films de Cronenberg a du mal à vraiment capter mon attention, à me faire rentrer à l'intérieur. Peut-être à cause de sa thématique principale qui est la transformation du corps et sa fusion organique avec la machine qui n'arrive pas tout le temps à me passioner. Existenz est le parfait prolongement de Videodrome, mais j'ai pourtant préféré ce dernier, je le trouvais plus poussé, plus attrayant. Pourtant Existenz reste un film très intéressant, que je conseille à tout cinéphile, il faut juste savoir à quoi s'attendre avant de plonger dans ce genre d'oeuvre.
J'ai commencé la carrière du réal avec ce film parce qu'on me l'avais recommandé paire de fois mais franchement j'ai été plus que déçu. Déjà au niveau du style, c'est pas que c'est mauvais c'est juste que je n'accroche pas du tout. Mais en fait c'est surtout le traitement des jeux-vidéos dans ce film, enfin la lourdeur en fait, déjà au niveau des trucs hyper organiques de Cronenberg ça m'a toujours dérangé parce que bah c'est le but mais là franchement j'ai pas trouvé ça nécessaire, disons que tu pouvais très bien tenir le même propos sans avoir recours à tout ces artifices. Mais c'est surtout cette idée qu'il traite d'un film sur les JV d'un point de vue cinématographique et je trouve ça complètement impertinent parce que le JV est de l'ordre de l'incarnation alors que le cinéma c'est de l'identification, du coup juste comment tu le fais, même un type comme Blomkamp a mieux traité ce sujet dans District 9... Bref, pis cette fin mais c'est convenu, c'est cliché, enfin c'est tout ce qu'on attend sur le discours d'un JV, sérieux qui peut croire à ça, c'est pas intéressant ça concerne seulement les malades mentaux de ne pas savoir faire la différence entre le réel et l'imaginaire, enfin du moins de la manière dont il le présente c'est un vrai manque de subtilité, alors que ce sujet peut être hyper intéressant mais pas avec un traitement pareil, on croirait entendre Delahousse au JT dire qu'il y a un barge qui a massacré sa famille parce qu'il avait trop joué à L4D. Un réel manque de maîtrise pour le coup, un film à twist très lourdingue qui veut nous faire gober tout et n'importe quoi avec une pov' réplique ambigüe pour clore le film... Sérieusement, d'un grand réalisateur comme toi j'attendais mieux !
un univers à part entière qui mérite d'être parcouru ! certes les effets visuels ont subi quelques altérations avec le temps, mais ceci permet justement de donner toute l'identité au film ! un rêve , plongé dans un monde virtuel on se demande toujours quand serons nous a nouveau réveillé! perdu entre réalité et fiction cronenberg porte un regard ingénieux sur cette dualité classique entre réel et virtuel et nous fait tourner la tête. vraiment sympa !
Comme le dit christian metz dans le signifiant imaginaire, si j'ai été déçu par le film, c'est peut être parce qu'il convient TROP à mes fantasmes, ou pas assez, ou alors les deux.
Mais la résultante, mis à part de ne pas m'être endormi devant ce film a l'intrigue completement floue, est d'avoir été completement déçu par la fin du film, et ces changement de mondes permanents. Cela viendrait-il du fait que j'ai vu Inception?