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La Cité des enfants perdus
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3,0
Publiée le 5 août 2023
Film intéressant, ce qu'il a contre lui est que c'est davantage un film d'horreur au moins dans les apparences qu'un film de S.F. Tout y est glauque et les dialogues sont souvent peu compréhensibles, l'idée est sans doute que l'on préserve l'essentiel et pour cela il y a une vrai esthétique au milieu de beaucoup d'imaginaire mais l'ensemble des idées et presque tous les personnages tournent autour d'un morbide démonstratif.
Le film est un décor avant tout. Visuellement très réussi. Après c'est au niveau des personnages que ça se gâte. Une sorte de défilé de personnages laids à la Fellini qui rend pénible toute cette histoire. Rajoutez en plus les gros plans et les mimiques de certains franchement grotesques , cela rend l'ensemble assez indigeste. Bref le côté poétique est effacé
N'étant pas sorti indem de l'univers de Jean-Pierre Jeunet dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, j'ai souhaité me plonger à nouveau dans l'une de ses histoires.
Réalisé également par Marc Caro, La Cité des Enfants Perdus nous engage dans un style steampunk bien original et on ne peut plus créatif. Les plans décalés, les couleurs, les personnages sont à l'image de l'ambiance générale. De même pour l'intrigue, qui démarre dans une magnifique et poignante scène dans laquelle Krank doit simplement récolter l'une de ses larmes.
Néanmoins, le film peut paraitre par moment un peu lourd, au vus du nombres d'informations et d'éléments à suivre...
L'aventure est parfois à mon gout un peu brouillon, mais est contre balancé par l'énorme créativité de ses deux réalisateurs.
Après "Delicatessen", Jean-Pierre Jeunet fait une nouvelle fois équipe avec Marc Caro en 1995 pour ce projet tout aussi particulier que le précédent ! Particulier dans le sens où la vision artistique des deux réalisateurs est une nouvelle fois très marquée ! Nous sommes en effet plongé dans un univers dystopique, verdâtre à l'ambiance froide et urbaine et au style steampunk dans lequel des enfants se font enlever par un vieux fou qui veut voler leur rêve. Et une petite fille et un gros dur vont s’allier pour sauver le petit frère de ce dernier. Bon déjà, comme dans le précédent film des deux réalisateurs, il est assez difficile de rentrer dans l'univers tant ce dernier est particulier. De plus, nous avons de très nombreux personnages et on a l'impression que l'histoire part dans tous les sens, notamment afin d'exploiter au maximum cet univers. Ça démarre donc sur les chapeaux de roue mais le film a ensuite, bien malheureusement, un ventre mou qui lasse le spectateur. Ça devient en effet tout d'un coup assez lent, ça manque de rythme et puis surtout, rien n'est jamais très clair ! En effet, le film est un espèce de fouillis de situations loufoques et glauques, de personnages farfelus et étranges, c'est bourré d'idées mais ce sont des idées qui semblent ne jamais être clairement organisées. Et c'est bien dommage car, encore une fois, le film est esthétiquement magnifique ! Et c'est d'ailleurs ce qui le sauve. En effet, la seule raison pour laquelle je n'ai pas sombré dans le sommeil au bout d'un heure de film est pour ses magnifiques décors, ses très beaux costumes et puis surtout cette mise en scène ultra-perchée (notamment tous ces grand angles dérangeants) qui correspond tout à fait à l'ambiance et à l'univers. En fait, pour résumer très grossièrement l'esthétique du film, c'est un peu comme si "Waterworld" rencontrait "Dark City", le tout avec le filtre Jeunet/Caro par-dessus. "La Cité des enfants perdus" vaut donc absolument le coup d’œil, encore une fois, pour ses décors, son ambiance etc. mais propose un scénario trop fouillis pour en être vraiment captivant.
6 ans avant Amelie Poulain mais déjà sa photographie (rouge, vert, jaune) et une collection de tronches pas possibles dans un conte pour adultes...Original mais aussi lassant avec son overdose de vert et de gros plans sur visages grimaçants. Trop d'originalité nuit.
Comment peux on qualifier ce film complètement débile de chef d'oeuvre En lui attribuant toutes les qualités ou possible.? C'est une torture, un ennui abyssal à se tordre les entrailles.
"La cité des enfants perdus" est un énorme magasin de jouets ou Caro et Jeunet s'en donne à coeur joie pendant presque deux heures. Bénéficiant de plus de moyens que sur Delicatessen, ils concoctent une sorte de délire baroque ou ils malaxent idéalement Jules Verne, les contes pour enfants et leur propres folies visuelles. Même si au bout de 20 minutes, on fini par oublier complétement le scénario, on sait qu'on est dans un truc immersif, avec une idée par plan, de l'humour noir, un défilé de gueules pas possibles... Et rien que le taf sur la lumière, les décors ou les effets spéciaux force le respect. Et puis, ça et là, on se demande si certaines trouvailles n'ont pas inspirés les américains (la séquence des rêves avec l'appareillage sur la tête renvoyant à...Matrix). Donc voila, on peut pinailler sur le côté outrancier de certains moments ou l'aspect "autiste" du personnage de Ron Perlman, on voit bien qu'on est face à une des grandes réussites formelles du cinéma fantastique français, qui, sorti l'année des cent ans du cinéma, peut aussi se voir comme un hommage détourné à Méliès.
Réalisé par Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, La Cité Des Enfants Perdus est une œuvre marquante. L'histoire nous plonge dans un univers mêlant aventure, science-fiction et fantastique pour un résultat exceptionnel dans sa forme mais plus discutable dans son fond. En effet ce scénario est tellement barré et alambiqué qu'il est risqué de vouloir le résumer, mais ce récit n'est pas la plus grande qualité de ce long-métrage. C'est assez inégal pendant ces près de deux heures durant lesquels un faux rythme s'installe. Pour autant, la direction artistique nous embarque dans ce conte lugubre, rempli d'une galerie de personnages hauts en couleur. Tous ces protagonistes plus étranges les uns que les autres sont parfaitement interprétés par des acteurs qui s'en donnent à cœur joie. Hélas, le ton singulier et les répliques peu percutantes ne permettent pas de créer des relations touchantes entre tous ces individus, ce qui fait que malgré son aspect onirique, le film ne parvient pas à être touchant. Si dans l'écriture beaucoup de choses sont perfectibles comme notamment les sujets traités, le film se rattrape très largement par son visuel tout simplement remarquable. L'univers inventé est d'une grande richesse, les décors sont grandioses et dégagent une atmosphère poisseuse. Le jeu de couleur particulier mélangeant le sombre et le coloré ainsi que l'étalonnage sont exquis. La réalisation offre des mouvements et des angles de caméras recherchés. Visuellement chaque plan est finement travaillé pour nous délivrer une esthétique somptueusement soignée. Que c'est beau ! On sent le travail, on sent le perfectionnisme et le résultat est tout simplement respectable tant c'est une leçon de cinéma sur la forme. De plus, la b.o. entièrement composée par Angelo Badalamenti fini définitivement par accentuer l'atmosphère se dégageant de ces sublimes images. Reste une fin plutôt sympathique venant mettre un terme à La Cité Des Enfants Perdus, qui en dépit de son histoire imparfaite, ne peut qu'imposer l'admiration devant tant de créativité, en faisant une œuvre à regarder pour tous ceux sensibles à la poésie visuelle.
Caro et Jeunet nous présente ce conte noire. Les décors sont splendide, l'histoire est brillante et les acteurs juste. Un ovni cinématographique. SI vous aimé un autre cinéma original et indémodable. Film culte
Mon Jean-Pierre Jeunet favori ! Un univers maritime exceptionnel, des personnages magiques tous droits sortis de l'imagination débordante de Jean-Pierre Jeunet et les musiques d'Angelo Badalamenti (compositeur des musiques des films de David Lynch) qui sont magnifiques. Même si il reste un film incroyable, il peut malheureusement être un peu perturbant pour certains enfants à cause du côté assez sombre du film retranscrit dans certaines scènes. Seuls les courageux pourront le regarder !
Si Jean-Pierre Jeunet a marqué tout le monde en 2001 avec "Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain", il a gagné une place plutôt importante dans le cœur des cinéphiles français avec ce film. "La cité des enfants perdus" est un long-métrage dont on m'a toujours parlé de façon très positive et qui a de grosses qualités, je dois le reconnaître. Malgré tout, c'est loin d'être un film que je vais m'empresser de revoir. Tout simplement, car j'ai beaucoup de mal avec le type de rythme que va emprunter le film. Le scénario reste intéressant cela dit, l'univers et l'histoire étant assez prenants et en accord total avec la vision du réalisateur. Mais à mon goût, il est beaucoup trop inégal et m'a empêché d'apprécier à fond le projet, le tout oscillant entre des moments trop rapides et trop lents. Cependant, comme je l'ai dit tout à l'heure, je n'oublie évidemment pas les qualités de celui-ci ! Visuellement, surtout, c'est là où le film est le plus propre. Jean-Pierre Jeunet sait très bien travailler sa mise en scène, il nous propose une plongée totale dans son univers glauque et un peu bizarre. Certaines scènes sont vraiment marquantes de ce point de vue, notamment la séquence où un personnage va voir sa propre mort dans les yeux de son tueur. Il offre donc un film vraiment impressionnant pour le budget qui lui a été alloué (même si 13 millions d'euros restent plutôt propres pour un film français de cette époque). Mais de ce point de vue-là, on peut aussi remercier toute l'équipe créative du film, car, du point de vue des décors notamment, c'est vraiment d'une grande qualité. On a un mélange d'environnements très fantastiques, mais aussi très industriels. Et c'est vraiment louable de voir ce genre de film en France ! Rien que pour cela, le film mérite d'être visionné ne serait-ce qu'une fois. Le long-métrage ne m'aura pas marqué et il n'est pas parfait sur tous les points. Mais il est suffisamment réussi pour proposer quelque chose d'intéressant. Pour conclure, une nouvelle bonne œuvre de Jean-Pierre Jeunet.
Ce film est décidément un grand ramassis de n'importe quoi ! Je l'est vu plusieurs fois pour essayer de comprendre mais le scénario est terriblement nul. Avec un film français de SF, il faut faire attention mais il n'en a pas eu ne serait-ce qu'un gramme. Ce brouillions n'est même pas qualifiable de film ni même de science fiction. Du jeunet tout craché !