Un conte fantastique peuplé de rêves et de cauchemars, dans lequel les enfants et les montres tiennent le premier rôle. Film parfois sombre et grinçant, mais reprenant les figures et le déroulement d'un conte merveilleux traditionnel. Des bonnes trouvailles et de bons acteurs.
Avec ce second long métrage, Jeunet et Caro poursuivent le travail commencer avec Delicatessen et nous livre un film à l'univers visuel très travaillé et à l'univers sombre. L'histoire de son coté est aussi plus complexe et développé ce qui permet au 2 cinéastes de créer un monde plus complet et plus étrange, rempli de personnages tous plus singuliers les uns que les autres. Visuellement, on retrouve le style "verdâtre" de Delicatessen, qui donne à cet univers steampunk un coté vraiment étranges et sombre. Une vraie réussite qui confirme, en 1995, le talent de ces deux réalisateurs et qui marque la fin de la collaboration Jeunet-Caro.
Je met 5 étoiles. Et je met rarement 5 étoiles, car je suis difficile. Ce film est a mes yeux la quintessence du cinéma Français. Un compte de fées brassant à la fois l'émerveillement et atmosphère lugubre, dans une ville portuaire comportant un aspect à la fois "ère industriel" et steampunk ancré dans la réalité, qui jure avec cette inquiétante marée verte et brumeuse, presque éthérée et omniprésente, l'esthétique de ce film fait preuve d'une créativité immersive nous plongeant dans cet univers fantasmagorique. Le casting est littéralement irréprochable, avec des personnages absolument fascinant, l'inquiétant Daniel Emilfork en scientifique cruel et désespéré recherchant pathétiquement le bonheur dans les rêves des enfants qu'il pille sans vergogne, un personnage dont l'on prend rapidement pitié lorsqu'on comprend que jamais il n'atteindra sa quête pour s'affranchir de sa monstruosité. Dominique Pinon, plus en forme que jamais dans ces rôles de clones pathétiques et enfantins, et que dire du couple improbable entre Ron Perlan et Judith Vittet, dont l'inversion atypique de la maturité (Miette est une jeune adulte dans le corps d'une jeune fille de 9 ans là ou One est un enfant dans un corps de géant) a quelque chose d'aussi poétique que troublant ? La cité des enfants perdu, un film a la fois très sombre et très léger, mariant sans cesse les oppositions improbables, un compte de fée pour adulte, riche en noirceur et en espoir. La musique est également partie prenante de cet univers, avec des thèmes tout droit sortit d'un rêve d'enfance ou d'une fête foraine, et des thèmes sombres et oppressant qui font se serrer le cœur et se soulever l'estomac tant ils sont imprégnés d'une aura malsaine. Ce film ne vous laissera jamais indifférent, il n'est pas a mettre dans toutes les sensibilités et s'apprécie davantage avec une certaine culture cinématographique, et Jeunet & Caro prouvent qu'ils peuvent surpasser la créativité d'un Tim Burton au zénith de sa carrière.
Je n'ai vraiment accroché à rien dans ce filml étonnement. J'ai trouvé la direction artistique moche, les acteurs mauvais voire agaçants, l'histoire donc difficile à suivre ( à vrai dire je ne saurais meme pas dire de quoi ça parle).
Incapable de rêver, le terrible Krank n'a d'autre choix que d'enlever les enfants leur voler leur rêves. En 1993 sort "La Cité des enfants perdus", nouvelle franche réussite pour le duo Jeunet-Caro. Pour orchestrer cette autre fantaisie, les deux cinéastes présentent une réunion de moyens et potentialités tout simplement exceptionnelle. De nouveau de la partie, l'immense Darius Khondji se surpasse pour proposer une photographie verdoyante aux images léchées. Par ailleurs, le film s'offre également les services de Angelo Badalamenti, compositeur attitré de David Lynch. Côté acteurs, les visages de "Delicatessen" devenus habitués sont encore là, et d'autres entrent à leur tour dans cette galerie tels Ron Perlman. Parmi eux se démarque la prestation démente de Daniel Emilfork. "La Cité des enfants perdus" n'est sans doute pas parfait, manque de cohérence par moment, mais demeure une expérience audacieuse et salutaire. Un bijou d'humour noir, défilé de gueules aux instants de poésie parfois éclatants. Jeunet et Caro représentent l'une des rares tentatives récentes d'un cinéma de genre hexagonal de qualité. Dès lors, on ne peut que regretter d'autant plus amèrement que leurs chemins se soient séparés si vite.
Un scénario original, des personnages attachants et une mise en scène lugubre et soignée. Après c'est sûr qu'il faut adhérer à cet esthétisme très noir. Mention spéciale à Ron Perlman avec qui, d'habitude, j'ai beaucoup de mal. Mais là, il est juste parfait.
chef d'oeuvre magique et onirique ,enfin du cinéma Français original qui nous emmène ailleurs, nous fait rêver ,nous étonne et nous sort du quotidien . à voir plusieurs fois pour bien apprécier le souci des détails ,le jeu des acteurs tous formidable , ce film est mon préféré de Jeunet et Caro.
Entre Tim Burton et Jean Cocteau. A VOIR. Dans la même veine que "Delicatessen", mais plus onirique, parfois cauchemardesque, ce film étonnera les enfants de 15 à 77 ans. Photo, décors, scénario : tout est innovant et très bien ficelé. Et une mention spéciale pour la jeune Judith Vittet, plus adulte que les autres personnages. Bref, expérience cinéphile à tenter !
L'univers de Jeunet est très singulier et très prenant : il était le Tim Burton français à ses débuts. Ron Perlman en guest-star est dans le personnage, Dominique Pinon à la fois bizarre et amusant. Le décor est issu de chez Charles Dickens, nous plonge dans un monde isolé, angoissant et sale, nous faisant penser aux Misérables.
Nul. J'ai du sortir 2 ou 3 fois d'une salle de cinéma oû j'avais pourtant payé plein tarif. La cité des enfants perdus était venu s'ajouter à ma liste le jour oû j'ai perdu mon temps et mon argent à aller voir ce navet qui a gaché de la pellicule.
film hors du temps comme savaient si bien le faire le binome Caro/Jeunet avec le mélange noir de Caro et la légèreté de Jeunet Une mécanique imparable, une belle reussite
Deuxième film du duo Caro/Jeunet après "Délicatessen", "La cité des enfants perdus" n'en est pas moins aussi glauque et poétique que son grand frère. Un savant fou, Krank (génial Daniel Emilfork), vit reclu sur une île artificielle en compagnie de ses clones, d'une naine et d'un cerveau nommé Irvin, où il fait enlever des enfants afin de leur extirper leurs rêves. Un jour, lorsque Denrée un petit garçon de 3 ans se fait enlever, son grand frère One décide de partir à sa recherche. Sur sa route, il fera équipe avec une petite fille débrouillarde, Miette. Dans ce long-métrage, on retrouve toute l'atmosphère propre à l'univers de Caro et Jeunet: humour noir, univers glauque et oppressant et scénario très imaginatif. Même si les vingt premières minutes du film manquent parfois de rythme, le reste est du pur bonheur pour ceux qui apprécient les univers enchantés et les personnages hauts en couleur. "La cité des enfants perdus" opère comme ce que désire Krank, il apporte du rêve à ceux qui sont devenus incapable d'imaginer et à ceux qui ont encore gardés leur âme d'enfant.