Derniers Avis : La Double vie de Véronique - Page 2
La Double vie de Véronique
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Attigus R. Rosh
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3,0
Publiée le 14 mai 2020
La Double-Vie de Véronique est un très beau film de Krzysztok Kieslowski, même si un peu longuet. La force du film tient dans son histoire : deux femmes que pourtant tout sépare (elles ne se connaissent pas, l'une vit en Pologne, l'autre à Paris et si la ressemblance entre les deux est frappante – puisqu'elles sont interprétées par la même actrice –, elles ne semblent pas partager de lien familial) sont en quelque sorte sœurs d'âme et la mort tragique de l'une en plein concert où elle s'effondre en chantant va bouleverser la vie de l'autre. Si l'intrigue m'a un peu moins passionné durant la seconde moitié du film (une fois la force du pitch présentée, le scénario a tendance à s'estomperspoiler: et n'offre finalement pas vraiment de résolution ), elle tient au final bien la route. Irene Jacob (actrice que je ne crois pas avoir vu dans un autre film) joue plutôt bien et porte bien le film sur ses épaules. Sans être aussi élogieux que les critiques presse à la sortie du film, il m'a tout de même plutôt séduit.
"La Double vie de Véronique" est avant tout un beau film d'atmosphère, à la photographie subtile et nuancée et à la musique sublime. Son exploration du thème du double, bien qu'assez intrigante, tourne court, et débouche sur un propos plus général concernant les liens qui unissent les êtres : il semble que c'est finalement grâce à l'amour que Véronique retrouve la plénitude de son identité.
Une ou des femmes sans caractères ni personnalités, hyper sensualisées. Une scène de sexe avec un absence de consentement mutuel. Bref un film de son époque qui mérite d'être oublié.
Une belle réalisation, une très belle photographie et un thème riche, celui du double. Un thème mais pas vraiment de récit, seulement des bribes qui reproduisent assez bien les tremblements identitaires de l’héroïne, sans pour autant réussir à intéresser Je n’ai pas bien compris l’intérêt du projet, qui pour ne rien arranger baigne dans une atmosphère mystico-bourgeoise qui m’a rappelé (en plus léger et digeste quand même) les souffrances que j’ai subies devant certains films d’Haneke ou de Desplechin. A part ça, on voit débuter le tout jeune Guillaume de Tonquédec et on retrouve une mystérieuse boule de verre qui annonce la boîte bleue de Mulholland Drive.
Évidemment, une telle utilisation de la lumière, de la musique, des émotions, du mystère, cela ne peut laisser indifférent. Aimer ? Détester ? Ce film inégal, parfois ennuyeux, parfois magique, m'aura plutôt convaincu.
Film qui fait appel à cette partie de notre cerveau qui est celle des sensations, des souvenirs de sensations dont on ne sait plus si elles font partie d’un rêve ancien ou de la réalité. Pour cela Kiewslowski joue sur l'effet caméra-œil, flous et situations et réactions incongrues. Irène Jacob est très belle et la musique envahit littéralement l'écran. Pas simple mais intéressant.
Baigné d'une lumière splendide, La double vie de Véronique est un film mystérieux et complexe, qui aborde la thématique de l'identité, à travers la vie de deux femmes incarnées par l'actrice Irène Jacob, l'une Française, l'autre Polonaise, dans une Europe du tout début des années 90. Un long-métrage empreint d'une forme de spiritualité assumée, qui atteint à plusieurs reprises un indiscutable état de grâce.
Avis : Belle œuvre atypique qui mérite selon moi son engouement critique très favorable à sa sortie. Présenté en sélection officielle en compétition au 44ème Festival De Cannes en 1991, il y recevra de belles récompenses avec le Prix d'interprétation féminine pour Irène Jacob, le Prix de la Critique Internationale FIPRESCI et le Prix du Jury œcuménique tous bien mérités. Un long métrage se basant sur le système de destins liés et qui est à la frontière de la spiritualité. Le film est lent, beau, parfois touchant car laissant des émotions et surtout prenant notamment dans sa première partie en Pologne. Malheureusement ou heureusement je ne sais pas, le film laisse des questionnements philosophiques sur le destin et le hasard qui sont les thèmes forts avec aussi l'amour et la mort, qui constituent ce long métrage proche du sublime mais malheureusement ponctué d'un ventre mou. La réalisation très maniériste du cinéaste polonais Krzysztof Kieslowski est très atypique mais fichtrement classe avec tout un panel de filtres de couleurs saturée de jaunes, de verts et de rouges. L'actrice principale suisse Irène Jacob est vraiment lumineuse ainsi que sublime et joue avec une certaine grâce les deux personnages. Voilà une œuvre que je convoitais comme quelques autres de voir avec une très grande envie et qui va me rester. Je vous la recommande pour vivre une belle plongée poétique dans la double vie de Véronique envoûtante et pleine de mystères.
Un mot sur la BO : Magnifique et grandiose, elle accompagne à merveille le film dans sa lenteur mais aussi dans ses émotions le tout avec une certaine grâce. Elle est signée Zbigniew Preisner qui est juste un compositeur de talent et d'exception. Ses musiques se rapprochent bien sûr du genre de la musique classique et ici la bande son occupe une place primordiale à l'embellissement de l'ensemble. Ma note : 8/10 !
Sorti en 1991, La double vie de Véronique a lancé la carrière d’Irène Jacob qui remporte le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour son double rôle de Weronika et Véronique. La force du film réside dans ce lien omniprésent entre les deux femmes qui se ressemblent et ressentent les émotions de l’autre en ne s’étant jamais rencontrées. Krzysztof Kieślowski, qui décédera tragiquement cinq ans plus tard, signe ici l’un des chefs-d’œuvre de sa carrière : un savant mélange de poésie, dont l’action oscille entre rêve et réalité. Ce sont les non-dits, les sensations palpables mais jamais avouées, les souvenirs à moitié enterrés, les troubles permanents qui nourrissent cette synergie entre les deux femmes. L’ensemble est sublimé par le jeu des marionnettes, véritable symbole du lien qui unit les deux femmes et ajoute de la profondeur. La photographie aux tons jaunes, flirtant parfois avec un sépia de bon goût, sublime les sentiments et les jeux de regards des acteurs. La double vie de Véronique est un film au visuel méticuleux, sensible et dont l’originalité n’a rien perdu de sa superbe depuis sa sortie.
Encore un film pseudi-intellectuel, parfait pour les critiques de cinéma. Moi, j'ai tenu 1h, et à force d'être embrouillé par le réalisateur sans avoir une réponse, et bien, j'ai décroché et fini par arrêter. Je ne comprends décidément pas ce genre de films, comme par exemple souvent les films avec Juliette Binoche, qui joue d'ailleurs dans Bleu, un autre film de Kieslowski, qui s'amuse à embrouiller le scénario, sans que l'on puisse s'y retrouver un temps soit peu, et essayer de s'accrocher... je n'ai pas trouvé non plus exceptionnelle Irène Jacob, car l'on voit parfaitement qu'elle ne chante pas.
Un des plus beaux films du monde. Chef d'oeuvre absolu. Lumière fabuleuse, histoire troublante et plus beau rôle d'Irene Jacob. Le projet de Kieslowski initial était de sortir le film dans 20 salles avec 20 montages différents. Cela aurait donner 20 merveilles. Ne le ratez pas et faites le connaître !
Bercé par la sublime BO de Zbigniew Preisner, un film mystérieux, élégant et envoûtant où la vie d’une femme se perpétue dans l'âme de son double, interprétée par la lumineuse Irène Jacob. 3,25