Cet incontournable de la filmographie d'Alfred Hitchcock, que je n'avais pas vu depuis bien longtemps et dont je n'avais gardé que très peu de souvenirs est bon. Juste bon. Effectivement, au risque de heurter plus d'un fan, "Vertigo" n'est clairement pas mon préféré du réalisateur. Adapté ou inspiré du roman "D'entre les morts", le film raconte l'histoire d'un détective privé qui doit suivre une jeune femme qui inquiète de plus en plus son mari. En effet, elle déambule dans les rues sans but précis et ne semble pas se souvenir de tout ce qu'elle fait. Ça ce n'est que le point de départ puisque le détective va découvrir une sombre histoire de famille. Enfin bref, je dirai que le film a tout simplement un peu mal vieilli, du moins concernant son intrigue. Le thriller étant pourtant le genre de prédilection du réalisateur, je trouve ici qu'il ne parvient pas à instaurer une intrigue réellement haletante. Et ce n'est pas parce-que j'ai déjà vu le film (encore une fois, je ne m'en souvenais plus), je trouve tout simplement l'intrigue trainante. Ainsi, on a du mal à rester concentré car ce n'est jamais vraiment passionnant. Et puis alors, ça traine encore plus en longueur dans la seconde partie alors que l'on a très bien compris où le film voulait en venir ; je dirai même que c'est la partie de trop qui prend presque ses spectateurs, autant que son héros, pour des débiles même si j'ai aussi bien conscience que c'est l'époque qui veut ça. Et puis, c'est dans cette seconde partie que le titre "Vertigo" prend tout son sens, c'est-à-dire qu'il ne fait pas uniquement référence à l’acrophobie du héros mais également à la perte totale de contrôle quant à la jeune femme qu'il rencontre, le fameux "vertige de l'amour" comme le chante si bien Alain Bashung. En revanche, il n'y a rien à dire concernant la mise en scène qui est, comme d'habitude, excellente ! Ici, nous retiendrons surtout une mise en scène posée, prenant le temps de nous offrir de très beaux plans de composition et des mouvements de caméra assez doux, tranchant avec les fameux travelling compensés ou encore l'effet Vertigo puisqu'utilisés ici pour la première fois et on aurait tendance à l'oublier mais cette idée relève tout simplement du génie ! On retiendra également les acteurs principaux, Kim Novak et James Stewart qui sont excellents. Ainsi, même si j'ai eu du mal à pleinement accrocher à l'intrigue de "Sueurs froides", j'en reconnait tout de même la mise en scène particulièrement soignée.