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Sueurs froides
note moyenne
4,3
7599 notes dont 432 critiques
48% (208 critiques)
31% (136 critiques)
11% (49 critiques)
5% (23 critiques)
3% (14 critiques)
0% (2 critiques)
Votre avis sur Sueurs froides ?

432 critiques spectateurs

chrischambers86
chrischambers86

Suivre son activité 1386 abonnés Lire ses 10 098 critiques

5,0
Publiée le 21/10/2009
Un film mythique du 7ème art où, rarement roman aura ètè si scrupuleusement respectè dans ses moindres dètails surtout si l'on se souvient des modifications assez profondes apportèes par Hitchcock à l'intrigue de "Vertigo"! Dècuplant les facultès du spectateur, l'amenant à ressentir plus intensèment chaque èmotion, le suspense devient moyen poètique au service de l'èmotion! il est très difficile de parler d'un film aussi parfait, tant par la mise en scène, absolument remarquable, que par le scènario, complètement dèroutant! Le seul repproche que l'on puisse faire à ce film romantique, magnifique, dèrangeant et glacè, c'est qu'il reçut un accueil mitigè lors de sa sortie en salles en 1958! A tord, c'est une oeuvre d'une douleur absolue magnifièe par l'un des plus beaux couples de l'histoire du cinèma: James Stewart et Kim Novak! Le technicolor proche du rèalisme (La scène cauchemardesque du rêve de Scottie est unique) et la musique envoûtante de Bernard Herrmann sont inoubliables! Le spectateur plonge crescendo dans cette poursuite amoureuse mortelle, d'un magasin de fleurs à un cimetière, en passant par une simple chambre d'hôtel à l’ombre de la forêt de sèquoias et surtout la baie de San Francisco pour une scène lègendaire où Kim Novak se jette dans la baie sous le "Golden Gate Bridge"! Plus tard, le torrent de l'ocèan et l’entrechoquement des vagues feront ècho à leur baiser! "Vertigo" peut-être interprètè comme un film hypnotique qui semblent constamment en apesanteur et reste encore aujourd'hui inègalè! il faut le voir sur grand ècran pour l'apprècier à sa juste valeur et souligner le fabuleux travail de restauration qui a sauvè ce pur chef d'oeuvre en restituant à merveille son atmosphère visuelle et sonore, gravè à tout jamais dans nos mèmoires! Une chose est sûre, "Vertigo" a tout ce qu'il faut pour être considèrè comme le nec plus ultra du cinèma hollywoodien...
elbandito
elbandito

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5,0
Publiée le 12/04/2013
Ce film représente la pure quintessence hitchcockienne. Un homme tombe amoureux d’une femme qui se suicide. Un jour il croit la reconnaître dans la rue. Sosie ? Revenante ? Hallucination ? Non : complot. Vertigo est un grand film paranoïaque, nécrophage, vampirique, infernal sur notre monde d’apparence et sur la représentation de l’amour comme force destructrice. Un film inépuisable et désespéré, l’un des plus grands de toute l’histoire du cinéma.
Luc G.
Luc G.

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4,5
Publiée le 06/12/2017
Même si le film a triplé ses frais au box office, il n’a pas connu un succès critique à sa sortie. D’ailleurs, il n’a obtenu que deux nominations à la 31e cérémonie des Oscars, une pour le son et l’autre pour la direction artistique. Soixante ans plus tard, plusieurs cinéphiles considèrent ce film comme un chef-d’œuvre jusqu’à le mettre au sommet d’un top 100. Comment expliquer ce revirement ? Il y a dans toutes les œuvres d’Hitchcock un potentiel vintage. Cela passe souvent par le gros fil qui tisse le thriller ou par la naïveté des effets utilisés pour tourner certaines séquences, dont plusieurs d’entre elles sont devenues des pièces d’anthologie. Le scénario inspiré d’un roman de Boileau-Narcejac est alambiqué mais efficace. Le mystère qui se dégage de la filature qui occupe la première partie du film fait en sorte que le spectateur se sent pratiquement assis sur le siège du passager. La séquence dévoilant le crime arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, mais cela fait partie de la méthode du réalisateur. Lui et James Stewart forment un duo parfait puisque les deux abordent le cinéma et l’interprétation comme un jeu. Même dans les situations les plus dramatiques, Stewart semble toujours jouer avec un clin d’œil. Ce qui le rend si génial. Sa partenaire Kim Novak perce l’écran, mais n’a pas su apporter les nuances nécessaires lorsqu’elle retrouve l’identité de Lucie. Si cela avait été le cas, le film aurait monté d’un cran… mais de là à devenir le plus grand chef d’œuvre de la cinématographie…
Puce6386
Puce6386

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4,0
Publiée le 11/11/2012
Un thriller mystérieux qui nous tient en haleine tout au long du film. Une histoire d'amour sous-couverte d’acrophobie, et empreinte d'angoisse, qui nous laisse découvrir une intrigue sombre et intense. Il y a un joli travail cinématographique, une belle puissance visuelle, des dialogues et une musique parfaitement maitrisés. "Sueurs Froides", plus connu sous le nom de "Vertigo", constitue encore une belle œuvre du maître du suspense !
Mad Gump 10
Mad Gump 10

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4,5
Publiée le 28/10/2015
Franchement avant d'avoir vu ce film, je ne m'attendais pas à ce qu'il soit à ce point sombre et glauque. De ce que j'ai pu voir d'Hitchcock c'est mon préféré : l'ambiance est vraiment froide et morbide, le scénario est vraiment très bien ficelé, empruntant divers chemins et trompant à plusieurs reprises son spectateur, les acteurs sont excellents (mention bien sûr au duo James Stewart/Kim Novak), la réalisation est maitrisée et novatrice (on parle du premier film à avoir utilisé le travelling compensé, qui consiste à reculer la caméra tout en zoomant), et même si quelques effets visuels prennent un petit coup de vieux, ça reste plus que correct, surtout pour l'époque. Les personnages sont vraiment très réussis : Hitchcock s'intéresse cette fois-ci à leur psychologie (avec Psychose ça doit être un de ses films les plus réussis au niveau psychologique) mais ne néglige ni le suspens, ni la tension, surtout présente dans l'incroyable fin. Voilà, c'est un film vraiment incroyable dans la filmographie de son réalisateur, peut-être son plus abouti.
Nico-noel
Nico-noel

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4,0
Publiée le 19/11/2011
Du grand cinéma, il faut le reconnaître, tout est très fluide et bien soigné, avec l'utilisation d'une BO géniale. Partant d’une histoire classique de manipulation et de faux-semblants, Hitchcock joue constamment avec le spectateur en ne lui donnant qu’un seul point de vue sur l’histoire racontée. Ce seul angle d’attaque n’est bien sûr pas suffisant, car, selon Hitchcock, la réalité est toujours bien plus complexe qu’elle ne semble au premier abord. Son personnage principal, magnifiquement interprété par James Stewart, est aveuglé par ses obsessions, peur du vide et amour morbide envers une défunte qui réapparaît de manière fantomatique. Le cinéaste approfondit ici ses thèmes préférés sur la manipulation par les images, mais aussi sur l’amour sublimé et la femme idéalisée. Son personnage féminin est un être divisé en deux, atteint par une folie qui rappelle celle de "Psychose" Le tout est magnifiquement mis en scène, enrobé dans de superbes images de Robert Burks et magnifié par la BO vertigineuse de Bernard Herrmann. Assurément, voici l’une des œuvres les plus abouties du maître du suspense.
Benjamin A
Benjamin A

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5,0
Publiée le 02/03/2014
Et si Vertigo était tout simplement la synthèse du cinéma d'Hitchcock ? Le sommet d'un immense metteur en scène qui compte un peu plus d'une cinquantaine de films achevés et l'oeuvre où il pousse le plus ses limites ? En tout cas, on n'en est pas loin et, à l'heure où le maître du suspense était de plus en plus ambitieux et innovant, il sort en 1958 cette oeuvre fascinante, défiant l'épreuve du temps et dont un seul visionnage ne suffit pas à en cerner tous les contours. On peut y déceler plusieurs niveaux de lecture tant Vertigo est d'une immense richesse, d'abord d'écriture mais surtout de mise en scène. Le titre d'origine est d'ailleurs représentatif de l'oeuvre tant Hitchcock nous entraîne dans un vertige émotionnel. Assez vite il rend son oeuvre intrigante, notamment grâce aux personnages, d'abord James Stewart en ex-policier puis surtout la magnifique et troublante Kim Novak qui, dès sa première apparition, nous envoûte et permet à Hitchcock de mettre en place une atmosphère de plus en plus obsédante, fascinante, dérangeante, hypnotique et complexe. Il nous immerge dans son oeuvre, nous fait sentir proches des personnages et péripéties et arrive à nous faire passer par tout un panel d'émotion, tout en laissant un parfum envoûtant planant du début à la fin de son oeuvre. Entre amour, acrophobie, angoisse et perversité, le maître rend son film haletant, nous entraînant dans ce vertige étrange, parfois complexe et renversant. La construction du récit (divisé en deux parties) est en tout point remarquable, Hitchcock débordant d'idées et renforçant peu à peu l'ambiguïté des enjeux et personnages, faisant poser beaucoup de questions aux spectateurs et en y distillant intelligemment les réponses. Il joue avec les peurs, névroses et obsessions des personnages, ainsi que l'illusion de chacun et leur capacité, ou non, à se sortir des pièges tendus. C'est aussi avec le spectateur qu'il joue, ne lui donnant que le point de vue de James Stewart et, avec cet unique angle, il est impossible de définir tout ce qui entoure celui-ci. L'amour reste régulièrement au cœur du récit, qu'il soit morbide ou non et, derrière les jeux de dupes et de manipulations, masqué par la vision de la femme idéalisée. L'intensité est de plus en plus forte jusqu'à atteindre son paroxysme lors de séquences époustouflantes dont le final. La puissance dramatique et narrative est doublée d'une remarquable puissance visuelle où Hitchcock accentue l'atmosphère de fascination et de mystère grâce à une photographie adéquate et son utilisation des couleurs. Derrière la caméra, et en plus de diriger merveilleusement de formidables acteurs, il est, là aussi, au sommet de son art, enchaînant de magnifiques travellings (notamment ceux compensés), des plans de toute beauté ainsi que son lot de scènes mémorables, et ce dès l'introduction de l'oeuvre. Et enfin n'oublions pas de mentionner le travail musical de Bernard Herrmann qui ne fait que renforcer l'atmosphère mystérieuse, romantique et obsédante de Vertigo. Hitchcock, alors au sommet de son art et à un tournant de sa carrière, nous immerge dans un vertige émotionnel et fascinant où il met en place une tragique et obsédante histoire d'amour, le tout servi par une ambiance angoissante et glaciale, une remarquable mise en scène, une écriture d'une intelligence rare et de formidables interprètes. Une oeuvre d'art qui n'en finit pas de hanter le spectateur. Éblouissant.
Julien D
Julien D

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4,0
Publiée le 28/01/2012
S’il ne s’agit pas du film d’Hitchcock bénéficiant du scénario le plus abouti, à cause de ses incohérences flagrantes, c’est incontestablement le plus dérangeant, et ce du fait de son pied posé intentionnellement dans le domaine du fantastique. En effet, le pitch classique de la filature d’une femme par un détective (respectivement Kim Novak et James Stewart, tous deux admirables) prend vite un tournant irrationnel, aux limites du surnaturel, les interrogations mystiques commençant alors à se multiplier en même temps que les effets visuels donnant à cette intrigue une symbolique métaphysique (on en vient à douter de la santé mentale de Scotie et donc de la réalité des faits). Malgré ses quelques longueurs narratives, cette œuvre onirique est devenue, grâce à sa construction anticonventionnelle et ses rebondissements devenus cultes, une référence intemporelle du cinéma hollywoodien.
Sawyer17
Sawyer17

Suivre son activité 50 abonnés Lire ses 509 critiques

2,0
Publiée le 17/08/2010
Au risque de me faire lyncher, Sueurs Froides est loin d'être convaincant. De la part de Hitchcock je m'attendais à beaucoup mieux. Il s'agit pour beaucoup, du film le plus abouti d'Hitchcock, mais c'est aussi pour moi l'une de ses oeuvres où le manque de rythme se fait très fortement ressentir. Le génie d'Hitchock n'opère pas, le suspens est absent, malgré une ou deux surprises dans l'intrigue. Déçu donc...
Mosse.
Mosse.

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5,0
Publiée le 25/03/2009
Et dire que je pensais qu'il allait être dur pour moi de préférer un autre Hitchcock à "Psychose", que je trouve absolument magique! Si je pensais ça, c'est parce que je n'avais pas encore vu "Sueurs Froides", qui est pour moi encore meilleur! Quelle gestion du suspens, quelle ambiance! Mystérieuse, étrange, parfois paranormale mais toujours parfaitement gérée... Après 3 films vu, je pense que c'est pour moi le mot qui défini le mieux les films du 'Maître' ; Parfait! Hitchcock nous attrape au début du film et ne nous lâche pas avant la fin, et pendant plus de deux heures, il fait ce qu'il veut de nous, il joue avec nos émotions, avec nos sentiments. Et dire que ce n'est qu'un film! Mais quel scénario! On croit tout avoir vu quand le suicide est 'éluicidé', mais le film se poursuit, avec un comportement étrange du héros principal. On ne comprendra ce comportement qu'à la toute fin du film, où tout prend alors un sens différent et nous fait vivre autrement ces 20 petites minutes de flottement ( celles où John Ferguson essaye de faire ressembler Judy Barton à Madeleine Elster ), qui semblent assez longues par rapport au reste du film, qui passe, lui, à une vitesse phénoménale. Puis il y a ces 10 dernières secondes, qui clouent littéralement sur place! Niveau acteurs, rien à dire, James Stewart, dont c'est la 4ème collaboration avec Alfred Hitchcock, après "La Corde", "Fenêtre sur cour" et la deuxième version de "L'Homme qui en savait trop" donne la réplique à la magnifique Kim Novak. Cette dernière n'était pas prédestinée au rôle, qu'Hitchcock voyait plus pour Vera Miles. Après le tournage, Hitchcock déclara que ce changement de casting lui a fait perdre tout interêt pour le personnage et pour le film en lui-même! Finalement, "Vertigo" est un véritable chef d'oeuvre dont on ne sort pas indemne!
AlphaWolf
AlphaWolf

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2,5
Publiée le 04/03/2013
Si on met de côté la romance entre Stewart et Novak peu crédible tant elle est mal amenée et précipitée, l'intrigue est plutôt intéressante malgré le lot habituel de facilités qui mettent quelques peu à mal sa crédibilité. Le scénario tient relativement la route jusqu'à la révélation de Judy, le flashback et la lettre — aussitôt déchirée — qui arrivent comme un cheveu sur la soupe ce qui casse le travail effectué précédemment. Les 30 dernières minutes apparaissent ensuite comme un supplice tant l'histoire peine à trouver un second souffle, et ce jusqu'à un dénouement final raté, beaucoup trop abrupt. C'est dommage car le potentiel était là mais le résultat final manque de consistance, d'homogénéité, et ne parait pas totalement abouti, en tout cas pas assez pour prétendre à être un des meilleurs du réalisateur ou du cinéma en général. Comme souvent chez Hitchcock, pas grand chose à reprocher à la mise-en-scène ou à la réalisation. Mention spéciale tout de même à la bande-originale signée Bernard Herrmann, excellente, qui souligne parfaitement l'atmosphère intrigante de Vertigo.
Vertigo-hitch
Vertigo-hitch

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5,0
Publiée le 12/12/2009
Vertigo est non seulement mon film preferé d'hitchcock mais aussi mon film preferé tout court. J'ai rarement était aussi fasciné par un film, c'est un chef d'oeuvre. James Stewart est excellent (comme d'habitude) et Kim Novak et plus belle et mysterieuse que jamais. Ce film ne prendra jamais une ride.
VOSTTL
VOSTTL

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2,0
Publiée le 06/12/2011
Vertigo ? Attention film culte. On ne touche pas à une institution. D’autant que Vertigo ferait partie des 10 meilleurs films de tous les temps selon des cinéphiles initiés. On aime, c’est normal. On n’aime pas, soit c’est de l’inconscience, soit c’est du ressort de l’indigence intellectuelle, soit c’est du snobisme. Vieille K7 ressortie d’un carton, j’ai décidé de revoir le film, qui dans les années 80, semblait m’avoir plu. Et là quelle désillusion, je m’y suis ennuyé. Faut-il avoir honte de ne pas apprécier un chef d’œuvre ? Le chef d’œuvre c’est comme la beauté, comme les goûts et les couleurs et les films : ça vous parle ou ça ne vous parle pas ; ça vous touche ou pas, bref, c’est subjectif. Désolé, mais ce film a vieilli par certains côtés de mise en scène, d’intention, d’attitude ; et même si l’étreinte entre James Stewart et Kim Novak avec ce mouvement de caméra circulaire plonge Scottie dans le passé est bien fichu, l’ensemble est assez plombant. Et surtout la fin me semble précipitée. Il y a une ambiance, une bonne musique mais Vertigo ne me donne pas le vertige. Ne me donne plus de Sueurs froides.
Akamaru
Akamaru

Suivre son activité 526 abonnés Lire ses 4 334 critiques

4,0
Publiée le 15/06/2009
Ca donne un sacré effet de revoir les plus grands films d'Alfred Hitchcock un demi-siècle après leur sortie."Sueurs froides" a été réhabilté récemment.En 1958,beaucoup y voyaient un film pervers et invraisemblable.Il s'avère qu'il était fin,précurseur et mystique.James Stewart est ici un détective privé sur le retour,pénalisé par son acrophobie(la peur panique des hauteurs),qui file la femme d'un ami,se comportant étrangement.Un scénario a priori basique,sauf qu'Hitchcock insuffle rapidement un épais mystère,qui semble surnaturel autour de cette femme.L'occasion pour lui d'inventer de nouvelles techniques révolutionnaires comme le zoom/travelling pour exprimer la sensation de vertige ou l'utilisation de filtres pour rendre fantômatique le personnage de Kim Novak.La couleur verte représente ici la mort.Une mort venant chercher par 3 fois dans les mêmes circonstances cette femme suicidaire,comme poussée par une force obscure.L'esthétique expressionniste et le thème à la Edgar Poe("l'homme ne cède aux anges et ne se rend entièrement à la mort que par l'infirmité de sa propre volonté")rendent "Vertigo" hypnotique.L'histoire d'amour n'a rien de glamour.Elle est plutôt malsaine,morbide et faites de manipulations.Incontestablement dérangeant.
Un littéraire cinéphile
Un littéraire cinéphile

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5,0
Publiée le 08/01/2019
Si vertige il y a, c’est celui d’un amour interdit, prohibé par les bonnes mœurs, qui trouve sa satisfaction dans la jouissance du corps inerte que l’on peut, à notre guise, posséder, déshabiller puis revêtir : ainsi les préliminaires s’effectuent-ils à distance, entre ces deux voitures que la plan embrasse comme ses deux polarités entre lesquelles le vide. L’homme marche sur un fil, le fil de ses désirs qui prennent le pas sur la réalité au gré des fondus enchaînés faisant cohabiter, l’espace d’un instant, deux images. Tout réside dans l’œil bleu tranchant de James Stewart qui vient lire dans les yeux de Kim Novak la déformation infinie de sa soif d’idéal, au risque de changer la femme remplaçante en poupée qu’il convient d’habiller pour ramener la morte à la vie ; réalité et fiction tournent, valsent dans une danse sans fin que le générique illustre déjà. Construction d’une passion brûlante, consommation dans la noyade et reconstruction, par l’artifice, de la jouissance perdue. Tout cela détenu derrière une image a priori dénuée de tout reproche moral. Il fallait un maître pour y arriver. Avec Hitchcock, c’est chose faite.
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