Alfred Hitchcock signe avec ce film une petite comédie policière dans laquelle on se surprend de temps à autre à sourire mais dont l’humour a quelque peu vieilli. C’est gentiment ennuyeux, avec des personnages excentriques « So British » qui n’arrivent pas à convaincre complètement. On observe beaucoup sans vraiment rentrer dans l’histoire trop sage, tout en admirant les magnifiques paysages du Vermont.
Un Hitchcock un peu pénible à suivre, voire franchement soporifique dans sa deuxième moitié. Du montage à la direction d’acteurs, tout semble pensé pour casser le rythme habituel de la comédie. Le résultat est d’abord d’une étrangeté intéressante, avec une théâtralité un peu grinçante et un regard pessimiste sur la condition humaine qui font penser à du Beckett, puis on comprend que le film vise quelque chose de beaucoup plus terre-à-terre et l’étrangeté se transforme en lassitude de voir tous ces dialogues et situations manquer leur cible. Je mets la moyenne pour les prémices et surtout pour le plaisir des yeux : magnifique technicolor, très beaux costumes et décors, et une version HD irréprochable.
J'ai vu un film... qui entre les mains du Maître Alfred a toutes les chances de devenir un chef-d'oeuvre... On rit beaucoup sur ces successions de situations cocasses et tendues à la fois... C'est très léger, très amusant, et particulièrement bien filmé. C'est charmant, mais parfois, le rythme diminue d'intensité... Les paysages sont magnifiques, et je trouve que le film est bien écrit, car même on a l'impression de flotter, on retombe très bien sur ces pieds, après tous ces quiproquos et ces séquences pleines de charmes.
C'est un film bon enfant probablement très bon marché il y a plusieurs scènes dans une maison et dans un champs avec six personnes et pas plus. par conséquent c'est un film bon marché avec une intrigue facile mais très bien interprété. Il a dû rapporter un maximum, la magie d'Hollywood.
Des coups de feu, un cadavre découvert dans les bois, des dialogues et des réflexions détachées et finalement peu de considération pour le mort, "Harry". Il y a de bonnes répliques, de l'humour noir et pas mal de folie chez nombre de personnages, lesquels agissent souvent de façon peu rationnelle, en dehors du capitaine. Pas mal, il sort de l'ordinaire pour un Hitchcock. La musique est loin d'être dramatique et peu portée sur la comédie.
Les incursions d'Hitchcock dans la comédie sont plutôt rares pour être signalées; ses derniers films "Frenzy" et "Complot de famille" en sont les exemples les plus marquants... Avec le présent "Mais qui a tué Harry?", polar rural à l'humour surréaliste déconcertant, qui a le mérite d'étonner son spectateur. Un cadavre est découvert à l'orée d'un bois, mais personne ne semble s'en émouvoir; au contraire les quatre personnes qui pensent être responsable de la mort du pauvre Harry (très apprécié cet Harry!) vont tout faire pour transformer ce meurtre en accident; le tout dans une ambiance irréelle (tout le monde est d'humeur badine malgré les faits) et de drague entre les hommes et les femmes de notre quatuor; dont font partie John Forsythe, futur patriarche du soap "Dynastie" et Shirley Mclaine, seule actrice d'Hollywood à ne pas avoir subi les assauts de Warren Beatty dans les années 70, puisque c'est sa soeur.
Une comédie macabre qui confine au burlesque et qui m'a fait penser à notre Jo national (oui, avec Louis de Funès) et si Jo n'est pas dénué de défauts, il s'avère sensiblement au dessus de cet Harry enterré et déterré tous les quarts d'heure. Il faut dire que le traitement trop nunuche et la mise en scène apathique de Hitchcock nuit au rythme général de cette comédie mollassonne (j'ai failli m'endormir).
Peut-être est-ce aussi le cadre désuet de ces années 50... sans parler de l'éclairage de 25000 watts tout au long du film qui le rend encore plus toc et sans relief. Dommage... pour une fois que le réalisateur tournait en extérieur... dans ce joli paysage champêtre.
On apprécie éventuellement la première partie et le défilé de ces personnages à l'humour étonnamment britannique, humour qui peut passer par dessus la tête ou faire sourire de temps à autre, c'est selon. Pauvre Harry. Il ne va pas revenir avec son Magnum, dites ?
Une comédie assez médiocre, lente, répétitive, lourdingue, assez mal filmée. On y sourit péniblement deux ou trois fois en 90 minutes; on s' y ennuie. C' est peut-être "l' humour" pratiqué il y a 60 ans??? Seule Shirley MacLaine surnage, ravissante et facétieuse. Conclusion: Hitchcock n' est pas plus le "maître" de la comédie que de celui du suspens. Si les critiques sont si élogieux, c' est que le cinéma est leur gagne-pain. Mot d'ordre: "ne pas cracher dans la soupe!"
Hitchcock a fait de nombreux films qui tournent autour d'un crime. Pourtant,ces différents films n'ont souvent rien à voir. Film d'aventure (l'homme qui en savait trop), huis-clos (La Corde), histoire d'amour (Vertigo), enquête (Fenêtre sur cour)... Et à chaque fois des chefs d’œuvre! The trouble with Harry est son chef d’œuvre comique. Le film, hilarant, voit les débuts de la géniale MacLaine. Hitchcock, encore une fois, vise juste. Il mélange le film policier, la comédie, et un lyrisme qui ne cesse d'éclater dans les paysages de la Nouvelle-Angleterre (et si je vous disais que le film a été tourné en studio?) Toutefois, derrière le divertissement, comme les pièces de Beckett, de Ionesco, le film déploie des réflexions effrayantes. On y voit des individus qui n'ont aucun sentiment humain, qui ne sont pas le moins du monde attristé par la mort d'un homme. Dans le paradis que décrit Hitchcock se cache un monde apocalyptique, où la sensibilité a disparu. Le film sous-entend une vision très sombre des rapports humains, et est un cauchemar lyrique, drôle et léger.
Je suis globalement très partagé pour ce Hitchcock même si la "note" ne laisse pas transparaître l'ombre d'un doute. Pourtant, je suis mitigé par le rendu qui a pourtant bien des qualités. A commencer par le décors (Vermont) fabuleux avec une couleur magnifique (il faut impérativement essayer le Blu-ray dans ce film) notamment les feuilles des arbres qui tombent, la couleur du soleil sur les bâtiments blancs...Rajouter à cela, les acteurs d'une justesse qui permet de rendre cette comédie noire un peu moins absurde (mention spéciale à Edmund Gwenn). Je tiendrais à rajouter, ici vision purement subjectif, la nostalgie qui s'en dégage. 1955, c'est loin, très loin, et si proche finalement de nous. Ces personnages ont réussis par une interprétation et une présence à nous rapprocher, à nous intégrer à leurs petite bande. Malheureusement, le film pêche plutôt sur son scénario, intriguant au début et qui finit par lasser avec ses innombrables bavardages en tout genre. Néanmoins, je conseille vivement ce film même s'il fait partie de la filmographie mineure d'Alfred Hitchcock.
Un Hitchcock étonnant, bien éloigné du style habituel du maître. "Mais qui a tué Harry ?" met en scène la vie d'un village de campagne britannique au charme victorien quasi halluciné. L'ambiance paisible, la finesse incroyable de l'humour, des dialogues et de l'intrigue, m'ont conquis à un point que je n'aurais pas imaginé, vues les réactions plutôt mitigées notamment sur ce site. Excellent exercice de style.
Un scénario en marge de la filmographie habituelle de Maître Hitch puisque l’intrigue de « Mais… qui a tué Harry ? » ne présente aucun suspense. Tournant exclusivement autour d’une belle palette de spoiler: coupables autoproclamés , ce film se savoure par son humour noir et absurde jusqu’à la révélation finale. La mise en scène est très soignée, la photographie est telle que les couleurs automnales de la nature et des arbres sont éclatantes alors que la mimi Shirley McLaine y trouve son premier rôle. Du bel ouvrage.
Variations comiques sur un cadavre enterré et déterré à de multiples reprises. Tel pourrait être le résumé de ce film très théâtral et atypique et dans la carrière d'Hitchcock. Difficile de ne pas imaginer que le tournage ce long-métrage mâtiné d'humour british – adapté d'un écrivain anglais, l'histoire se déroule pourtant dans un village bucolique des Etats-Unis – a dû follement amuser le maître du suspense par ses multiples rebondissements, ses situations improbables et sa galerie de personnages truculents. Le générique de début et la séquence d'ouverture sont particulièrement géniaux.