Gosses de Tokyo
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 février 2011
Aux mouvements de caméra complexes de Mizoguchi, Ozu préfère faire de nombreux plans fixes et démontre d'une science du montage résolument moderne pour un film des années 30. Ses rares travellings sont parfois maladroits, mais ce n'est pas le plus important. Ce qui compte, c'est qu'un film vieux de 80 ans, venu du Japon, naturellement en NB, muet, mais aussi carrément sans musique, puisse être aussi intéressant. L'histoire est simple, banale, universelle. C'est du cinéma à l'état brut, et ça vous enlève tout préjugé sur le cinéma muet.
Tanezir
Tanezir

45 abonnés 583 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2010
C'est sans conteste un film très intéressant qui raconte de façon simple une histoire simple, un peu trop même. Bon pour sûr le réalisateur n'en fait pas des tonnes, il n'en fait pas trop et ne rend pas son film lourd à en mourir d'ennui, cependant quelques longueurs non pas dans le scénario mais dans le film en général. A certains moments je me suis un peu ennuyée même si le film passe très bien et assez vite dans l'ensemble. Bon je n'y ai pas trop trouvé mon compte mais ça reste absolument regardable, et de loin.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2009
Grand chef d'oeuvre, ce film arrive à capter l'enfance, la caméra à hauteur des gosses de tokyo me donne l'impression de revivre une seconde jeunesse. Chose qui ne sera plus vu au cinéma jusqu'aux 400 coups de Truffaut. Les gosses de tokyo est un film sans musique, sans parole, mais jamais ennuyant pour un sous, si on peut noter qu'Ozu est bien meilleur dans ses plans fixes très nombreux que dans ses travallings ou autres mouvements de caméras, la puissance du film n'en est pas moins grande une seule seconde. Un film sur l'enfance, la relation père-fils, un grand film qui n'a pas perdu sa force à l'instar du voyage à tokyo, ce film reste encore très actuel, ces jeunes c'est aussi un peu nous.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 octobre 2008
Premier film d'Ozu que je regarde et tres bonne impression malgré une absence totale de son et une qualité d'image pas terrible.
Le film passe a une vitesse folle et reste d'actualité malgré ses 80 ans.
jerry974
jerry974

19 abonnés 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2008
Un film en noir et blanc, muet et japonnais de surcroit, pas beaucoup de points positifs qui m'ont ammenés à aller voir ces "Gosses de Tokyo", en version accompagnée. 4 musiciens accompagnent la scéance, qui devient mi-concert, mi-projection.
D'abord les images qui pourraient être tirées d'un film de Prévert ou de Truffaut, tant le monde des enfants et de leurs jeux parfois cruels est raconté tel qu'il est. Cette partie est peut-être un peu longue. Ensuite, le film prend un tournant plus dramatique lorsque ces enfants s'aperçoivent que leur père n'est "qu'un employé". Les paroles deviennent bouleversantes, soulignées par les plans en noir et blanc presque fixes. On est touché au coeur, comme ce père qui ne sait pas parler à ses enfants, qu'il aime pourtant. Très beau film d'Ozu qu'il vous faut découvrir!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 avril 2007
Ce film est un veritable chef-d'oeuvre et est à mon sens un des meilleurs films du grand Ozu. On a ici affaire à une histoire simple, banale, au quotidien d'une famille japonaise ordinaire des années 30, et c'est tout bonnement passionant. Que tous ceux que les films muets ennuient jettent un oeil à ce superbe film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 janvier 2007
C'est à la fin des années 70 que j'ai vu "Gosses de Tokyo" une petite merveille dont je garde le souvenir vivace. Je confirme l'opinion de Laurent Lenormand, concernant la "double détente" ; effectivement en 1932 Ozu pose avec accuité une question toujours d'actualité qu'est ce qui justifie la domination des chefs? Une question épineuse dans le Japon militariste posée avec une infinie délicatesse, non dépourvue de pertinence aujourd'hui comme hier, là-bas comme ici.
Décidement le noir et blanc garde toujours sa fraîcheur.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2006
Un film muet qui en dit bien plus que la plupart des films parlants ! Et surtout une œuvre à double détente remarquablement construite. On croit d’abord avoir affaire uniquement au "livre d’images pour adultes" annoncé au générique, c’est à dire à une description attendrie de l’univers de ces gamins d’une banlieue de Tôkyô. Notez que rien que cet aspect est déjà génial. Il faut dire qu’Ozu a déniché deux stars (le cadet surtout, aux mimiques inénarrables) et que les petites aventures à la Doisneau version japonaise où il les plonge sont délicieuses. On ne va pas épiloguer sur les qualités techniques du réalisateur, son alternance de plans fixes et de travellings d’autant plus efficaces qu’ils sont rares, son art de la perspective (la toute première scène!). Son humour aussi, et c’est une qualité qu’on ne mentionne pas assez à son propos (scène hilarante de la projection de films où le patron se trouve filmé accidentellement en compagnie de geishas). Et c’est justement à ce moment que le film bascule. Sans coup férir, le ton devient plus grave, le propos plus acide. La gentille badinerie devient réflexion sur la société : les riches, les pauvres (enfin, les "moyens") qui travaillent pour eux, la justice et l’injustice du monde, le choix de se rebeller ou de jouer le jeu, la cruauté et la justesse du regard des enfants, la figure du père... Tout cela est traité avec un à-propos, une précision et une sûreté du trait qui annoncent les grandes œuvres de la maturité du réalisateur. Grâce à cette dernière partie, le film prend une envergure étonnante, qu’on n’aurait jamais soupçonnée même à mi-parcours. Preuve s’il en était besoin qu’Ozu était aussi grand scénariste que metteur en scène. Un peu comme Luc Besson, pourrait-on dire. Mais en mieux. Beaucoup, beaucoup mieux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film se dissocie beaucoup de son prétendu remake "Bonjour".Il s'agit d'un film muet traitant du rapport des enfants à l'éducation et à la hiérarchie plus qu'aux révolutions culturelles occidentales dont il est plus question dans Bonjour. Une autre différence et non des moindres, ici les personnages principaux sont de façon claire les deux enfants, tandis que dans "Bonjour" il n'y a pas de personnage principal clairement défini ce qui fait le charme du film, son caractère insaisissable, indéfinissable.
"Gosses de Tokyo" n'en demeure pas moins un film sympathique mais où les moeurs du Japon sont moins palpables que dans "Bonjour" où apparaissent les formules de langage ce qui est forcément moins simple avec le muet.
Préferez "Bonjour" à ce film, il séduit de façon plus prononcée, en fait c'est juste un chef d'oeuvre, à côté, "gosses de Tokyo" fait un peu figure d'exercice. C.Royal
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