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Au Nom Du Fils
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Au Nom Du Fils
Date de sortie 7 mai 2014 (1h 23min)
Avec Astrid Whettnall, Philippe Nahon, Achille Ridolfi plus
Genre Drame
Nationalités Belge, Français
Bande-annonce Ce film en VOD
Presse 2,7 19 critiques
Spectateurs 3,1204 notes dont 64 critiques

Synopsis et détails

Interdit aux moins de 12 ans
Une comédie noire 100% belge.

Elisabeth est une catholique convaincue. Mère de famille et épouse aimante, elle met sa foi au service des autres en animant sur Radio espoir chrétien une émission de dialogue pour auditeurs en perte de repères. A la demande du diocèse, elle accueille chez elle le Père Achille qui fera dorénavant partie de la famille.

Ce qu’elle croit être une vie idyllique va très vite tourner au cauchemar. Son mari meurt d’un accident de chasse lors d’un exercice d’entrainement d’un genre assez particulier et elle découvre que son fils de 14 ans est victime du Père Achille.

Confrontée de plein fouet à la réalité de la vie mais surtout au silence et au déni de l’Eglise, elle perd tout sens de la charité chrétienne. Adoptant la loi du Talion, oeil pour oeil, dent pour dent, elle se lance dans une folle croisade vengeresse.

Les tontons flingueurs sous le soleil de Satan.
Distributeur Eurozoom
Récompenses 1 prix et 7 nominations
Voir les infos techniques
Année de production 2012
Date de sortie DVD 09/09/2015
Date de sortie Blu-ray -
Type de film Long-métrage
Secrets de tournage 7 anecdotes
Box Office France 21 537 entrées
Budget -
Langues Français
Format production -
Couleur Couleur
Format audio -
Format de projection -
N° de Visa 139680

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Au nom du fils - DVD (DVD)
Date de sortie : mercredi 9 septembre 2015
neuf à partir de 24.90 €

Interview, making-of et extrait

Au Nom Du Fils - REPORTAGE "Avant-première" 2:40
Au Nom Du Fils - REPORTAGE "Avant-première"
753 vues

Acteurs et actrices

Astrid Whettnall
Astrid Whettnall
Rôle : Elisabeth
Philippe Nahon
Philippe Nahon
Rôle : Père Taon
Achille Ridolfi
Achille Ridolfi
Rôle : Père Achille
Zacharie Chasseriaud
Zacharie Chasseriaud
Rôle : Jean-Charles
Casting complet et équipe technique

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19 articles de presse

Critiques Spectateurs

palmpeg
Critique positive la plus utile

par palmpeg, le 09/05/2014

4,0Très bien

Je partais avec un à priori défavorable mais c'est un bon film. Astrid Whettnall tient le film. C'est une caricature outrancière... Lire la suite

philou75016
Critique négative la plus utile

par philou75016, le 09/05/2014

?Nul

Tout simplement caricatural et simpliste, ce film vise à faire croire que les catholiques et leur clergé en tête, sont des... Lire la suite

Toutes les critiques spectateurs
6% 4 critiques 25% 16 critiques 31% 20 critiques 22% 14 critiques 6% 4 critiques 9% 6 critiques
64 Critiques Spectateurs

Photos

10 Photos

Secrets de tournage

Blasphème ?

Le débat est ouvert sur l'affiche du film puisque celle-ci reprend une peinture : "La Vierge à l'Enfant", peinte dans l'idée d'un dyptique par le peintre flamand Hans Memling. L'affiche remplace la tête de la Vierge par une photo type polaroïd et le fruit tenu dans la main droite par un revolver. Un nouveau détournement qui pourrait donc être considéré comme blasphématoire. Un débat du même type avait vu le jour avec l'affiche du très controversé Amen de Costa-Gavras.

De la réalité à la fiction

C'est la succession de scandales de pédophilie au sein de l'Eglise qui a donné au réalisateur, Vincent Lannoo, l'idée de réaliser Au nom du fils. Il confie: "Même si les média en ont parlé, j'avais l'impression d'une omerta, un silence du monde religieux (...) Quand on est spectateur de tout cela, on a envie d'en parler."
7 Secrets de tournage

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Commentaires

  • absurdeseance

    Ce film a reçu le prix du Public au festival absurde séance Nantes 2013, le 03 octobre lors de sa projection en présence de l'équipe du film. Au nom du fils est assurement un film a découvrir de toutes urgences !!!

  • Jean-philippe N.

    Décidément, nos amis Belges, quand ils tapent, ils tapent dur! On passera sur certaines incohérences (mais que fait la police?) du scénario, ou d'une affiche jugée offensante et blasphématoire par les coincés du crucifix afin de davantage se focaliser sur l'humour noir "Tarentinesque" ou encore de certaines remises en questions que pose le film à travers une histoire bien tordue. Si il semble évident que ce SCUD cinématographique réjouira les agnostiques, athéistes et autres adeptes de l'apathéisme*, les cathos grand teint, eux, détesteront, tant vouloir se voiler la face semble être une constante parmi les intégristes de tous poils.
    Jubilatoire ou insultant, à chacun de se faire une opinion. Pour moi, c'est fait:
    4,5/5

    * Apathéisme. Masc. Mot rare issu de l'américain "apatheism" contraction de "apathie" et "théisme" signifiant "manque d'intérêt, indifférence envers la croyance de Dieu ou autres divinités".

  • michmonde

    J'ai également adoré !
    Je ne sais pas si tu as vu mais j'avais soumis un texte à ton approbation, puis je me suis finalement auto-censuré parce que j'étais parti dans un délire politico- philosophico-revendicateur assez tordu sur le film.
    J'ai beaucoup ri mais je l'ai pris comme un "pamphlet" dénonciateur qui m'a amené à des réflexions trop sérieuses pas très appropriées pour un com', même si le film aborde quand même un sujet délicat.

    Content de voir que tu as apprécié "Swordsmen", très bon com'... et je me suis bien fendu la gueule sur ta critique de "Hercules 3D", savoureusement suggestive...
    Les derniers bons films sud-coréens que j'ai vu sont "Masquerade", trouvable, ici, sous ce titre là "Gwanghae, Wangyidoen namja", et "Le Roi et le Clown". Les deux se déroulent dans des temps médiévaux et ont chacun des qualités particulières très intéressantes et quasi-incomparables si ce n'est la reconstitution historique et la description de l'organisation politique de l'époque.

    De notre échange sur "Feast", je reviens juste un peu sur le thème de la BD au cinéma car j'ai repensé à "Le déclic", d'après Manara que tu dois connaitre; encore une fois, la BD est super mais le film est nul... voila, c'était juste pour le souvenir d'adolescence.
    Sinon, j'aurais bien été tenté par "The inhabited island" mais j'ai vu que les deux films d'origine avaient été condensé en un, ce qui est un "charcutage" assez déplorable, pour une fois que l'on avait une adaptation qui prenait son temps dans les détails, on en reviens, en fait, au format grand public pré-mâché, haché, servit froid et sans sel... dommage, l'idée m'avais 'achement attirée, au départ. "Jonah Hex" n'a presque que des mauvaises critiques qui n'incitent guère à s'y mettre, en revanche, je lorgne "The losers" qui devrait me faire passer un bon petit moment.
    J'avais bien apprécié "Doom" notamment parce qu'il y a Dwayne johnson ;) mais "Far cry" ne me tente guère vu que c'est du Uwe Bolt et que je m'étais déjà bien ennuyé avec "Alone in the dark".
    J'ai vu "Bunraku" appréciable par ses nombreuses scènes d'action et son originalité et "A scanner darkly", il est vrai, est plutôt déroutant et très bavard; j'étais souvent à la limite du décrochage mais, au final, il n'est pas déplaisant.

    Entre "Munich" et "Les patriotes", et c'est pour ça que je déteste les comparaisons, je parlais d'un coté plus étoffé du premier pour la forme. Dans le fond, le second apparait certes, plus "sérieux", en effet. Par contre "traiter" "Munich" de "simple" biopic, tu y vas un peu fort, non ? Il est quand même excellent dans le genre, je trouve... tu ne l'aurais donc pas aimé ?

    Bref, j'ai encore, tu t'en doutes, des tas de films en prévisions mais mon rythme a un peu baissé ces temps-ci. "La bande à Bonnot" n'est pas vraiment à conseiller par son fond qui pêche par ses honteux raccourcis et pas vraiment non plus, pour tout autres raisons, "Une femme sous influence" de Cassavetes, que j'ai adoré, avec les excellents Gena Rowlands et Peter Falk mais le film peut paraitre éprouvant. Délicat, du reste de conseiller des films de Cassavetes lorsque l'on en est parmi les inconditionnels.
    Je me suis fait une liste de films chinois aussi depuis que tu m'y as re-initié avec les 2 petites perles "Les balles fantômes" et "A touch of sin"... d'ailleurs je constate que tu regardes de plus en plus de films des contrées orientales : du sud-coréens, du japonais... je trouve ça bien, pour quelqu'un qui disait ne pas aimer le cinéma asiatique...

  • Jean-philippe N.

    Ben ouais: je suis quelqu'un de très influençable. D'ailleurs, à ce sujet, j'aimerais pousser un coup de gueule. Aaaaargh! C'est fait. Avec toi et tes conseils ainsi que Docteur Jivago et les siens (si encore c'était les mêmes!), il me reste quoi comme temps pour regarder les bluettes et autres comédies pour ados décérébrés que j'affectionne tant? Les journées n'ont que 24h! Tu m'diras, vu ta perspicacité, que je n'ai pas été en manque de nanars ces derniers temps! Je suis quand même ébahi de voir que tu lis mes com, et pire, que tu sembles les apprécier. J'espère que tu as été conscient du temps qu'il m'a fallu pour celui sur "Wu Xia", entre les recherches sur des sites spécialisés (comme celui sur les frères Shaw et les wu xia pian depuis le début du XXème siècle) et la rédaction du com. Deux bonnes heures, au moins! Curieusement, beaucoup moins pour "Hercule" ou "300 naissance d'un empire"...

    -Je viens de finir "Detective K" sympa, mais sans aucunes mesures avec "Wu Xia" (swordsmen) (que j'avait reçu sous le titre de "Dragon", va savoir pourquoi) mais qui me ramène à "Blood rain" (Hyeol-ui nu) de Kim Dae Seung qu'il faut que tu arrives à trouver. Bon, c'est décidé à partir de maintenant jusqu'à dorénavant, je mange mes spaghettis avec des baguettes...

    -Je n'ai malheureusement pas eu le temps de lire tes réflexions sur "Au nom du fils", mais là encore il est indéniable qu'une "vraie" discussion sur le(s) sujet(s) du film pourrait être assez jubilatoire, vu que nos opinions semblent se rejoindre quelque peu. J'ai une longue expérience en matière d'échanges avec des membres du clergé (avec anecdotes croustillantes à la clef) que j'aimerais partager, mais pas sur un site de ciné, peu approprié à ce genre de délire. Encore une fois, quel dommage.

    -J'ai moyennement aimé "Munich", mais il faut dire que j'ai vu juste après le doc allemand "Un jour en septembre" (1999) sur le même sujet ainsi que les polémiques sur ces deux films (l'un aurait + ou - copié l'autre) plus un paquet de films sur le terrorisme dans les 70', ce qui a tempéré mon avis sur le film de Spielberg, qui m'a paru un tantinet opportuniste. Tu me diras, quand Hollywood passe quelque part, l'herbe pousse moins verte après. Tandis que le film de Eric Rochant est presque un film "d'école", montrant des techniques d'espionnages. Dans cette optique (les films d'espionnage sont tout sauf d'action), j'ai bien aimé le récent "Möebius" tjrs de Rochant, même si l'accent russe de Dujardin est pour le moins exotique et la bluette moyennement utile.

    -Bon, faut que j'arrête pour l'instant, ma co recommence à être capricieuse. L'inconvénient du wifi...

  • michmonde

    D'abord, il faut que je te dise que tes com zé critiques sont parmi les éléments qui égayent ma journée, aussi, oui, je me tiens informé de tes avancées, un peu comme se livrerait un membre de la CIA ou du KGB à de l'espionnage envers les russes ou les américains mais qui n'est, pour ma part, effectué que de manière désintéressée, n'ayant rien d'autre à espérer à ton égard qu'une bonne rigolade due à ton intelligence humoristique à laquelle j'adhère en tous points en plus d'une analyse fine qui s'appuie sur des recherches que je sais honnêtes et objectives après, de surcroit, m'être aperçu que tu en étais un des seuls vraiment digne au milieu de tous ces "m'as-tu lu" ou autres pédants intarissables de connerie humaine avérée mais inconsciente composant la majeure partie de la pluralité des opinions exprimées sur ce site.
    Ouaaaaa, enfin, j'ai réussi à sortir une grande phrase à la Desproges... depuis le temps que j'en avais envie !

    J'ai bien envie aussi, depuis le temps qu'on tourne autour du pot, de te donner mon adresse mail pour que tu puisse alors me faire part de tes histoires les plus intimes comme tes premiers émois amoureux et sexuels, car je ne sais toujours rien de ta petite cousine rouquine délurée, des inavouables conditions dans lesquelles tu as vu "Duel", si je me souviens bien, ou autres détails croustillants comme la première fois que tu t'es pété la craquette... et avec qui; tes envies plus ou moins avouées de faire souffrir moralement, torturer physiquement ou, plus simplement, tuer quelqu'un et qui... et pourquoi... ou tout bonnement aborder des sujets comme la botanique, la pâtisserie, la cynophilie ou, par association, la syphilis voire la philo, la psycho, la psych(anal)yse, >:), l'homosexualité, la pédophilie, le sadomasochisme ou, encore par association, le romantisme... en passant par le tricotage dans les milieux ouvriers du 19ème siècle et son implication dans les évènements socio-politiques du 20ème, la prise de la bastille et ses conséquences dans le milieu du tricotage ouvrier du 16ème, tes goûts culinaires, ta façon de t'habiller ou de te déshabiller, ce que tu penses du communisme, de l'à part Ted, de la fission nucléaire, de l'anti-matière et de l'atome de Bohr, les problèmes d'hypophyse coracoïde de ta sœur ou d'ichtyose de ton chien, entre autres confessions, tendances politiques, avis scientifiques ou analyses historiques qui te tiendraient à cœur.
    Ceci devant être dit car j'en ai marre, moi aussi, qu'on me conseille des films alors que j'en ai 5 184 086 001 à voir et, qu'au rythme ou j'en suis, il me faudra plusieurs générations pour en venir à bout, d'autant que je tiens également à profiter de quelques merdouilles inavouables, entre autres films sur lesquels on met principalement l'accent pour dire " Ouais, moi, j'mate que des chef-d'œuvres !" ou incriminer certains dans le sens : "De quoi ? T'aimes ça ? Pffff, c'est nul ! Mates plutôt celui là." ce qui revient a être d'une intolérance et d'une hypocrisie sans bornes, chose que je n'aurais pas eu à dire, ici, autre que pour faire une phrase à rallonge car je sais bien que tu ne fais aucunement partie de ceux-là et que tu assumes pleinement tes égarements nanardesques, en plus du temps que je passe à jouer comme un con sur ma console et à écouter mes morceaux de rock psychédélique frôlant l'heure en durée en ne faisant rien d'autre que bouger la tête.

    De plus, ceci expliquant cela, en définitive, comme de bien entendu, en fait, plus que de raison, de manière objective et en toute bonne foi, bordel, j'ai encore un coup dans le nez...
    Bref, au plaisir : m.therme(arobase)... si le cœur t'en dis, tu es le bienvenu... après : ma foi... est ce que le fait que nos écrits personnels ne pourront être lus par d'autres que nous-même n'enlèverait pas un certain enthousiasme à l'échange... à toi de voir, en tout cas, je ne m'en offusquerais absolument pas... vu le temps qu'on passe à rédiger certains de nos com' sur le ciné, l'envie de communiquer avec un inconnu sur autre chose que les films ne pourra émaner que d'un souhait profond, donc rare, de s'exprimer sur un aspect de ceux-ci soulevant des problèmes indiscutables sur AlloCiné, donc, pourquoi pas au fond...

    J'ai bien noté toute les réflexions à propos des films d'espionnage qui mériteraient également une discussion externe au site car je n'aurais pas eu l'idée d'aller aussi loin dans la découverte des motivations et de l'opportunisme de Spielberg avec "Munich", tant je sais qu'un film est toujours formaté ou romancé et, donc, n'est aucunement le moyen le plus objectif de savoir et comprendre une vérité mais, en même temps, ça n'est pas forcément ce que j'exige d'un "divertissement".
    Autant prendre un bouquin sur le sujet à développer ou aller sur des sites de gens qui en font le résumé.
    D'un autre coté, sommes nous vraiment sûr d'être éclairé objectivement sur la réalité d'un fait qui ne se déroule pas à nos portes ? Et, quand bien même, les médias, s'il le faudrait, seraient capables de nous faire douter que celui-ci ait eu lieu.
    Reste quelques personnes de bonne volonté qui défendent une certaine liberté et s'attèlent à la véracité de faits obscurs, en prenant des risques pour certains, et, qu'au final, on ne peut qu'avoir la profonde conviction que leur démarche soit avant tout, désintéressée... sinon, autant s'exiler à jamais loin de ce monde ignoble et mercantile et bouffer du poisson et des noix de coco en niquant des vahinés... l'horreur, quoi...

    Putain, j'ai la tête qui va va exploser et je vais devoir encore m'arrêter avec cette sensation de n'avoir livré qu'un infâme pataquès de mots à faible pourcentage de ce que je voudrais réellement exprimer... est-ce possible de carburer autant du ciboulot, même après une dizaine de whisky-coca dans la tronche...? J'ai déjà du supporter les conneries de l'autre timbrée, là... "ouais, on baise plus, machin..." attends, ça fait 20 ans qu'on se connait, elle croyait quoi ??? Hou la la... vivement que je me pieute, sinon c'est l'AVC, assuré là, moi j'te l'dis hè ho...

  • Jean-philippe N.

    -Avant de relire plusieurs fois (au moins!) ta prose qui le mérite amplement pour en appréhender toutes les subtilités, une évidence s'impose, genre le flash: "alors, c'est çà! C'est la terre qui tourne autour du soleil! tout s'éclaire!" Enfin... Un truc du genre. Je veux dire: tu devrais picoler plus souvent. Je sais, c'est pas le conseil à donner, mais quand on connait les conditions d'écriture d'Hemingway, Poe, Baudelaire et d'autres dont j'ai oublié le nom, je trouve qu'il y a des talents qui manquent à être connus. Sincèrement.
    -Tu évoques certaines formes musicales. Si je te dis que mes groupes préférés étaient Quicksilver Messenger Service, Allman Brothers band, Country Joe Mc Donald, Lynyrd Skynyrd, le rock sudiste en général, Gratefull Dead (que j'ai vu en concert dans un état dont tu peux te douter), Hawkwind, etc, etc... En passant par le blues, le jazz-rock et Céline Dion euh... non, là j'déconne! J'voulais dire la musique Cajun surtout Louisianaise, certaines formes de Celtic & World-Music avec entr'autres la sublime Loreena McKennitt...
    -Sinon, je te trouve un peu sévère, on arrive à trouver qques personnes sensées sur ce site, niveau critiques raisonnablement objectives, en cherchant bien. Perso, je suis les avis d'une cinquantaine d'abonnés, pas tous recommandables, certes, mais qui permettent de nuancer et de relativiser mon propre avis dans un sens ou dans l'autre. Je te suggère "Gimliamideselfes" dont le com sur "Winter's tale" m'a bien éclaté. Sur "Hercule" aussi, d'ailleurs. Lui aussi, quand il s'y met, il n'y va pas avec le dos de la cuillère!
    -Je ne serais pas contre (bien au contraire) des échanges par mail, mais le problème c'est que je ne consulte jamais les miens: trop de messages tuent les messages. A raison d'au moins 50 par jour minimum (tous à base de pub pour des conneries), j'ai la fâcheuse habitude de les effacer en bloc sans les lire, au risque de perdre le seul intéressant parmi les centaines hebdomadaires. Pendant un temps, j'allais régulièrement sur Facebook, mais çà aussi, çà m'a passé. il y aurait bien Skype, mais ma connexion est trop lente, je n'arrive à avoir l'image et le son qu'une fois sur cinq. Là aussi, j'ai abandonné.
    -Aaaah! La cynophilie! Et les femmes! Si: en cherchant bien, on peut trouver un lien! Hein? On les préfèrent à poil? Oui, aussi, mais pas que! A ce sujet, connais tu le Xoloilzcuintle? Sauf que lui, n'avoir une touffe que sur le crâne, c'est ancestral, alors que la mode est nettement plus récente chez... euh...
    En même temps, si il est manifeste que quand on offre des fringues à une femme au début d'une rencontre c'est pour le plaisir de les lui ôter, alors qu'au bout de quelques années, c'est pour qu'elle les porte... Voilà voilà voilà, çà c'est fait...
    -Tu remarqueras que pour te laisser souffler, pas de suggestions, aujourd'hui. Y'aurait bien... Oui, mais non...

  • michmonde

    Il n'y a donc,pas moyen d'effacer ses com' sur Allociné... Je vais devoir assumer ce flot d'écrit scabreux qui relève plus de la logorrhée que du discours pondéré dont j'aimerais me faire le chantre... haaa, pauvre de moi...
    Ha oui, certes, ça faisait marrer mes potes aussi, dans un premier temps, lorsque après 3 verres, j'étais joyeux et trucculent, jusqu'au... 9 ou 10ème où, là, commençait à s'exprimer mes rancœurs et une rage profonde mâtinée de misanthropie où chacun, quel qu'il soit, pouvait s'en prendre pour son grade; ce qui m'a valu plusieurs fois des inimitiés de la part de certains, que je ne saurais blâmer tant j'ai conscience le lendemain d'où viennent les torts, qui, encore aujourd'hui certainement, me voudraient, sinon mort, tout au moins du mal.
    À force, je me suis promis, déjà, devant l'inéluctabilité de mes violentes éructations éthyliques, de ne plus me bourrer la gueule qu'avec des proches qui savent tout me pardonner, et après, même sans cela, je décidais, par rapport à des jugements de valeur approximatifs dus à des excès de colères prétentieuses et puériles, qui me valurent autant de menaces, de rajouter à la phrase de Georg Christoph Lichtenberg qui dit "rien ne contribue plus à la pureté de l'âme que de n'avoir aucune opinion" les mots : "sur ce que l'on aime pas".

    Dommage, oui, car les critiques qui démolissent ont toujours plus d'impact humoristique que celles dithyrambiques mais devant le fait de devoir se justifier sans cesse sur ce, ou ceux, que l'on n'aime pas et qui, donc, ne sont pas censé nous intéresser plus que ça, autant se concentrer uniquement sur ce, ou ceux, que l'on aime et justifier ces penchants plutôt sur ce, ou ceux, que l'on vante que sur ce, ou ceux, que l'on serait appelé a conspuer...
    Autrement dit, la vie m'a toujours fait regretter de dire du mal et, donc d'un sens, d'être sincère, et jamais de dire du bien, même hypocritement, ce qui, je te rassure, n'est pas tout le temps le cas, où la seule réaction négative adverse est le recours de n'être simplement pas d'accord et auquel on peut apposer, si l'on veut éviter de rentrer dans les détails, l'imparable : "on ne discute pas les gouts et les couleurs" pour s'en sortir avec une pirouette et éviter la guerre des arguments.
    Ce combat qui m'amusait beaucoup à l'époque où je jubilais d'énerver gratuitement mais gentiment mes amis dans le cadre d'une camaraderie de langage s'est avéré destructif pour mon égo lorsque je suis tombé plus tard sur des personnes moins conciliantes ou plus évoluées intellectuellement qui m'ont fait comprendre que j'étais loin d'avoir les qualités que je m'étais toujours imaginé posséder, et quand bien même cela m'a, par la suite, mis du plomb dans la tête et incité à m'instruire pour m'efforcer d'avoir une répartie subtile et nuancée, je n'en ai pas moins, de plus en plus, fui les débats d'idées contraires, même s'ils ne peuvent apparaitre vains car toujours plus ou moins constructifs, pour plutôt me rallier à des gens qui me correspondent en majeure partie en prenant soin d'éviter ceux pour qui on a mutuellement des aversions plus ou moins explicables qui résident malgré des efforts de conciliations.
    Je peux dire aujourd'hui que je me fous d'à peu près tout. J'accepte très bien que l'on pense du mal de ce qui me tient à cœur selon les arguments. Il n'y a que deux sortes d'attitudes que j'ai du mal à accepter : la détestation primaire sans expérience ou connaissances et la provocation gratuite, bête et méchante, auxquelles je répond par le plus grand des mépris : l'indifférence.

    Bien sûr, c'est exagéré que de mettre la majeure partie des commentateurs d'AlloCiné dans le sac de la pédanterie. Beaucoup m'ont également enchanté comme Toutou to you, qui n'est, hélas, plus actif depuis des mois, qui a écrit des com' magnifiques sur la plupart des films sud-coréens que j'affectionne, entre autres films toujours lucidement analysés et entre autres personnes talentueuses dont on rêverait d'avoir la plume.
    Par contre Gimliamideselves, je l'ai tellement vu se "friter", ici, avec certains par une surenchère de mauvais esprit, jusqu'à susciter une haine telle qu'ils souhaitaient carrément, avec d'autres, son éviction du site, que ça m'a refroidi d'aller plus en avant pour me repaître de son talent certainement indéniable mais s'exprimant souvent dans des critiques qui rabaissent avec un ton plus ou moins méprisant. Je n'en suis pas pour autant totalement hermétique mais je ne m'y abonnerais pas.
    Je n'adhère pas forcément non plus, pour avoir tenté d'y prendre part 1 ou 2 fois, aux "discussions" interminables à coup de petites phrases ou de quelques mots auxquelles se livre souvent Docteur Jivago avec des tas d'autres, bien que je ne critique aucunement car, des fois, c'est assez amusant. Ils ont l'air tous à peu près de la même génération, c'est sympa mais on n'est pas non plus sur un site de rencontre... c'est peut-être le vieux con qui sommeille en moi qui parle mais apprendre des tas de petites choses secondaires sur des gens que l'on ne verra jamais... est-ce bien utile...? D'autant que des fois, c'est de la bataille rangée d'opinion assez virulente.

    D'autres m'ont abandonné devant un désespoir existentiel empreint du dépit mélancolique de l'implacable destinée humaine au prise du déferlement des jours de détresse ou les gestes répétitifs et un entourage restreint nous font apparaitre la communication vide de sens créatif dans un mélange d'insomnies cauchemardesques et de douleurs intestinales issus de la confrontation au vide abyssal herméneutique des limbes du subconscient et de la pensée reptilienne en nous ramenant cycliquement à la question : "Mais... il a aimé ce film, oui ou merde...!?!?!"
    Chercher du sens à l'absurde n'a réellement aucune signification... et, je sens poindre à l'horizon, de ton coté, la fameuse question que j'ai entendu également très souvent à la suite de mes discours assommants : "mais... pourquoi tu me dis tout ça, à moi ???" au sens de "qu'ess j'en ai à foutre...?"

    Non, franchement... moi, j'aime bien notre échange : désintéressé, rigolo, instructif, sans accaparement excessif. J'aime bien ta gentillesse et ton humilité qui transparait malgré quelques pointes de bouffonnerie humoristique, ton très bon niveau culturel passant par le fait de se passer intelligemment de la volonté d'en imposer, plus d'autres qualités que je te reconnais mais, point trop n'en faut, je ne tiens pas à ce que tu chopes la grosse tête...
    Dommage qu'on soit si loin et que tu ne lises pas tes mails, mais bon, si tu passes sur Cannes, un jour, préviens-moi, je t'inviterais à la maison et on se tapera une bonne cuite... auquel cas, prévois quand même de l'aspirine et des boules Quies.

    Pour les films, j'exagère aussi ! Tu peux en revenir, sans crainte, à m'entretenir de tes derniers "visionnages" et me bombarder d'autres conseils; ce que je ne considèrerais jamais comme vain, du moment que j'y trouve de temps à autres des excellents divertissements voire des chef-d'œuvres, comme ce fut plusieurs fois le cas, et cela devrait t'éviter, à moins de le vouloir, de répondre, ce qui ne t'élèverait guère, à ce second flot de pensées syncrétiques qui, au fond, ne concerne que moi...

    Dernièrement, dans la série : plus c'est con, plus c'est bon, je me suis re-maté "Toxic" ou, plus précisement, "The toxic avenger" que je n'avais pas revu depuis mon age bête, et qui m'avais donc parfaitement convenu, après avoir lu qu'un remake pourrait voir le jour prochainement. Le résultat, forcément amputé du charme de l'époque, sera-t-il à la hauteur de ce petit bijou de cynisme et de stupidité savoureusement mal foutu... à voir...

    Musicalement, je ne me suis jamais penché réellement sur le rock sudiste bien que connaissant, de nom, certains groupes que tu cites, aussi je serais intéressé par certains liens des morceaux du genre que tu affectionnes autant que par certains sur le Cajun louisianais ou le celtic & world music car je ne crache sur rien, même pas Céline Dion... ou Patrick Fiori que j'adore (si, si...)
    Je ne connaissais pas du tout Loreena McKennitt; c'est pas désagréable ce petit coté oriental et sa voix cristalline, ça passe bien...
    Moi, je m'abreuve actuellement, entre autres, de spacerock instrumental dans ce style :
    https://www.youtube.com/watch?...
    Morceau sympa d'un musicien des Flower kings, groupe dans la lignée de ce que l'on a appelé le néo- progressif avec l'apparition de Marillion, dans les 80's, que j'aime beaucoup également... mais la superbe du rock prog' se situera éternellement, pour moi, dans les années 70...

    Ravi de connaitre également le Xoloitzcuintle, comme quoi les punk n'ont rien inventé... et les femmes non plus avec leur ticket de métro...

  • Jean-philippe N.

    -Je ne reprendrais pas point par point ton argumentaire, ce qui serait fastidieux (surtout par écrit) mais il me semble déceler qu'au travers tes longues phrases (la vache! j'suis obligé de relire au bas trois fois pour avoir l'impression de comprendre!) une sorte de désillusion mâtinée de souffrance pas si éloignée de mes propres contradictions. C'est pas à un vieux singe... autant pour les mots que pour les sentiments. En même temps, c'est à travers tout çà, qu'on appelle aussi l'expérience (je crois), qu'on arrive à se façonner des images qui nous servent à apprécier (ou pas) tel ou tel film. Ce qui entraine deux réactions (du moins, de ma part), l'une étant d'émailler mes com d'anecdotes perso en lieu et place de véritables arguments purement techniques (comme si se raconter pouvait cautionner la valeur d'un film!), l'autre étant de chercher à convaincre du bien-fondé de l'insipide: le film de Machin est vachement bien, la preuve j'ai vécu la même chose! Ou presque. Démonstration à l'appui. La chose qui sauve, de mon point de vue, c'est la dérision, surtout envers soi, quand bien même ce serait une façon de se cacher au regard des autres. Pour résumer une partie de ta pensée (enfin... si j'ai bien compris) et de la mienne: le ridicule ne tue pas, j'en suis d'autant plus certain que dans mon cas, je serais mort de nombreuses fois. Bien plus que le nombre supposé des vies d'un chat.
    - En pensant aux groupes de ma jeunesse, je n'arrivais pas à me remémorer Marillion. C'est cool de voir qu'on est au moins deux à connaitre celui-ci! Faut dire qu'en matière de rock, j'ai eu deux excellents profs, tous deux anciens disquaires, dont un certain Philippe Garnier devenu depuis rédacteur (et écrivain) aux USA dans le fameux magazine "Rock & folk", l'autre... Et merde! V'là qu'çà m'reprend! Chassez le naturel...
    Blague à part, regarde sa bio sur Wikipédia, çà en jette, même si nos rencontres datent du début de la page, mon lycée étant situé en face de son magasin de l'époque.
    -Pour la musique classique, désolé, y'a rien à faire: mon cas est désespéré! Par contre, pour le rock des 70', je peux te suggérer "Almost famous" (2000) avec Billy Crudup et plein de beau monde, "Velvet goldmine" (1998) avec Ewan McGregor, Jonathan Rhys-Meyer, Christian bale et une BO glam-rock" à tomber. Toutes ressemblances avec une partie de la vie de David Bowie ne seraient pas fortuites. Eventuellement "Detroit rock city" (1994) quoique perso, le groupe Kiss n'a jamais été ma tasse de thé. Les goûts et les couleurs, hein... mdr
    -Tiens, allez, un p'tit jaune pour la route: "Shaolin" (2011) de Benny Chan, un bon "kung-fu pian" quoique moins bon que "Swordsmen" dans le style "Wu Xia pian". Tu remarqueras l'étendue de ma culture sur un sujet que je connais peu: imagines, ceux que je maitrise! J'ai failli mettre les titres en caractères chinois, mais j'me suis dit qu'çà f'rait p'têt' prétentieux. Et puis tiens, vu qu'tu peux pas me baffer, chuis trop loin, un autre qui m'a bien fait rigoler: "Bons baisers de Pékin" (1994) de/avec Stephen Chow, une parodie très conne mais très drôle de James Bond (principalement l'homme au pistolet d'or) qui m'a bien fait marrer de par la finesse de son humour. Sinon, dans les films français, le dernier Klapisch, pas transcendant mais sympa. A voir éventuellement...

  • Jean-philippe N.

    Page 2

    Bon, je viens d'écouter tes trois suggestions. Concernant la seconde, je me dois de te renvoyer à l'album "Happy trails" (1969) de Quicksilver Messenger Service avec la fabuleuse version de "Who do you love" de plus de 25', LA référence en matière de rock psychédélique. La prise de produits psychotropes 1/2 heure avant l'écoute peut s'avérer utile pour la bonne compréhension du morceau
    Sinon, dans le genre "Métal symphonique", point de salut hors les premiers albums (je ne connais pas les autres) du guitariste d'origine suédoise Yngwie J. Malmsteen. Ci joint, un extrait de sa bio sur Wikipédia:
    "En 1984, Yngwie Malmsteen abandonne donc tous ces projets de groupes pour fonder le sien, Rising Force, devenu The Yngwie J. Malmsteen's Rising Force puis tout simplement Yngwie Malmsteen. L'un des groupes qui l'inspira fut Deep purple[3].
    Il sort alors son premier album intitulé Yngwie J. Malmsteen's Rising Force, célèbre pour sa guitare sortant de flammes et tenue par une sorte de « Dame des enfers ». Ce disque constitue un tournant en termes de virtuosité instrumentale. D'un point de vue musical, cet album est considéré par beaucoup comme une des références incontournables du Metal néo-classique[4]. Rising Force influencera toute une génération de virtuoses (Jason Becker, Michael Romeo, Luca Turilli, Timo Tolkki, Stephan Forté, Vinnie Moore, Patrick Rondat etc.) et la scène métal européenne power/speed mélodique (Helloween, Gamma Ray)."
    On peut légitimement penser que Mozart, Beethoven et autres Schubert durent se retourner dans leurs tombes si ils eurent l'occasion d'entendre çà, mais une chose est sûre: Quoique particulièrement impressionnant, çà fait du bien quand çà s'arrête...

  • michmonde

    D'abord, Yngwie J. Malmsteen fut, effectivement, un grand amour de jeunesse. Son premier album a, c'est vrai, pas mal d'atouts car annonciateur d'un style nouveau et en grande partie instrumental. Les groupes de hard m'ont vite gonflé après m'être éclaté sur Scorpions, Accept, Deep Purple, Rush ou Iron Maiden car ils finissent tous par tourner en rond... le rock complexe mâtiné de hard, par contre, ne m'a jamais lassé, et je trouve encore une grande richesse dans le progressif et le space rock psyché.
    Malmsteen, à partir de "Odyssey" à commencé à faire du hard assez banal. Et comme venait, après lui, Joe Satriani et Steve Vai (qui eux aussi se sont fourvoyé avec des groupes, surtout le second), j'ai laissé tomber. Néanmoins, sans revenir sur ses apports au hard symphonique ni sur son extrême popularité, je pense que c'est un de ceux qui m'a donné envie de me mettre au classique.
    Même si la retranscription d'opus classiques en binaire peu apparaitre aux oreilles des puristes comme un crime de lèse chef-d'œuvre...
    De ce coté là, sans vouloir t'inciter derechef car je te sais assez tête de mule sur ce à quoi tu as décidé de ne pas adhérer, il faut quand même savoir que cette musique est on ne peut plus exigeante et est souvent gâchée autant par des mauvaises interprétations que par des prises de sons approximatives.
    Aussi, je fais une dernière tentative sur quatre œuvres phares bien interprétées et enregistrées qu'il faudrait, si tu veux me (et pourquoi pas TE) faire plaisir, écouter concentré et à fort volume.
    Il y en aurait pour environ une demie heure de découverte... sauf si c'est réellement pour toi un calvaire, alors ce sera tant pis, mais j'aurais fais ce qu'il se doit, en toute bonne foi...

    Comme un film complexe qui nécessite des explications pour bien en prendre la mesure, le classique ne se passe pas de commentaires historiques pour en restituer un peu le contexte. Je commencerais par un tout petit mouvement de Beethoven, annonçant toute la musique impressionniste du 19ème siècle (qui a pris le nom mal approprié de romantisme), qui est le premier à avoir composé pour évoquer des images en rapport avec des sensations. Toutes les musiques de films viennent de là, comme toutes celles qui se veulent évocatrices de sensations ou d'émotions imagées.
    L'impression imagée retranscrite ici étant un orage qui approche et qui finit par s'apaiser. Le mouvement parfaitement mélodieux d'après, qui s'enchaine, annonce aussi tous les romantiques à suivre qui, tous, reconnaissent leur immense dette envers ce compositeur visionnaire qui répondait à ceux qui ne comprenaient pas sa musique : "les générations futures, elles, comprendront."
    Beethoven à composé également les premières œuvres psychédélique en employant la noirceur dans ses œuvres, ce qui était impensable à l'époque. Il fallut une personnalité torturée comme la sienne en plus de tous les drames de sa vie ajoutés à son immense talent de musicien (car il était avant tout virtuose du piano) et de compositeur pour faire avancer la musique en quelques années rattrapant ainsi des siècles de statisme au service du religieux ou de l'utilitaire.
    On est encore dans le "classicisme viennois" terme qui représente l'évolution d'après la musique baroque de Bach ou Vivaldi où, déjà, l'harmonie prenait le pas sur le contrepoint. D'ailleurs, voici le morceau de Bach que Malmsteen reprend à la guitare électrique dans Rising Force :
    http://grooveshark.com/#!/sear...
    (Il faut cliquer sur le bouton "lire tout")

    Philippe Garnier : ouaah ! Quel personnage ! Je t'envie d'avoir eu une telle relation moi qui n'ai conversé qu'avec des artistes de rock prog' du temps ou j'arpentais les festivals; les rédacteurs en chef du magazine Big Bang (dans lequel j'avais une rubrique sur... l'histoire de la musique classique !) et patrons du label Cosmos music ou le patron du label Muséa, Bernard Gueffier, qui était venu bouffer chez moi un soir car il était de passage à Cannes pour le midem... aaah, on sort pas de nulle part et on parle en connaissance de cause, quand même... ça fait plaisir...

    Après, je laisse tomber ici la musique, les "discours" plaintifs et les phrases trop longues... un peu ça va...
    J'ai également vécu des moments de gloire et de bonheur, dans ma vie, mais j'ai toujours été plus enclin à exprimer mes faiblesses que mes forces par souci de ne pas vouloir trop me valoriser et aussi parce que c'est là que je trouve le plus d'inspiration "littéraire". Je te savais assez ouvert pour ne pas me prendre pour un être au bord du gouffre et je devinais bien que tu avais tes propres expériences en la matière... d'ailleurs, je suis ravi de (principalement) deux phrases de réponses : "on n'apprend pas à un vieux singe..." et "le ridicule ne tue pas", ce qui prouve que tu as parfaitement compris là où je voulais en venir et aussi là où je voulais ne pas en venir.
    Ce qui me fait conclure à une excellente osmose entre nous, sur les questions existentielles, que je pressentais mais que je n osais imaginer à ce degrés.
    Merci pour ce bel effort d'essayer de comprendre quelqu'un comme moi qui a encore du mal à se comprendre car je ne peux pas t'assurer que tout ce que j'ai écris soit intelligible...
    Par contre, je ne sais pas si j'ai bien saisi le "bien-fondé de l'insipide"... veux-tu dire que les choses sans saveurs trouvent grâce à tes yeux ? Ou alors, comme j'avais cru le comprendre en premier lieu, que tu veux éviter à d'autres de s'y risquer en en décrivant cet aspect ? +_+
    Et je suis assez d'accord pour la dérision comme "façon de se cacher au regard de l'autre". J'admire ceux qui savent s'y tenir car, moi, je ne sais me montrer que dans mon entière personne avec sa joie, son humour et sa bonne humeur mais aussi parfois dans sa mélancolie, sa tristesse et son désespoir occasionnel et, comme c'est le cas de tous, j'ai du mal à comprendre que l'on s'en cache puisque pour moi, ce sont les caractéristiques humaines les plus émouvantes et attachantes. À condition de savoir s'en démarquer, bien sûr, sinon on n'est qu'un dépressif suicidaire chronique et là, ça n'est plus de la complexité psychologique mais de la psychiatrie incurable.

    Pour parler un peu cinéma : étonnant que tu aies vu "Bon baiser de Pékin" parce que je me le suis fait récemment et figures-toi que moi aussi j'ai rigolé comme un gros connard sur notamment la lampe torche qui ne marche qu'à la lumière, le flingue qui tire alternativement en avant et en arrière, le rasoir dans le séchoir et le séchoir dans le rasoir... et la godasse, sans parler de la valise éjectable et du morceau de piano avec paroles de merde et orchestre immatériel... j'en rigole encore...
    Y a pas mal de conneries du style aussi dans "Shaolin soccer", si tu veux retrouver Sephen Show à sa bonne époque...
    "Shaolin" est dans ma liste de film asiatique à voir et... ha bon, c'est un "Kung fu pian" ? Ouaaaah, quelle culture... t'avais pas un ami asiatique aussi...?
    Je note aussi "Almost famous" et pourquoi pas "Velvet goldmine" quoique le glam rock heuu, c'est pas parce qu'on écoute du classique et du rock prog' symphonique qu'on est une tapette, hein... et pour "Kiss", j'te rassure, c'est pas mon trip... et pas tellement David Bowie non plus, alors, tu vois... que j'aime les femmes...
    Pour finir, je suis à bloc, en ce moment, sur le cinéma de John Cassavetes qui me fascine, m'amuse et me prend aux tripes d'une manière que je prendrais le temps de t'expliquer plus tard, puisque maintenant, après ses quelques "égarements" philosophiques et musicaux, on pourra en revenir à parler uniquement de films...
    j'imagine d'ici ton "ouf" de soulagement...

  • Jean-philippe N.

    Otes moi d'un doute, là: tu veux ma mort! Bin si, t'as idée du temps qu'y'm faut pour tout bien comprendre? Y compris entre les lignes. Bon, alors en vrac:
    -Oui, j'ai de bonnes enceintes, un kit Bose Companion 5 capables de restituer un son 5.1 avec seulement deux satellites et un caisson de graves, que je suis obligé de régler à la moitié sous peine d'expulsion (les voisins apprécient modérément) voire de fissures dans le mastic des vitres; çà peut faire sourire mais c'est un problème.
    -Sur mes goûts musicaux, tu as mis le doigt dessus: mes parents écoutaient des opérettes et pire, m'emmenaient voir des revues à l'âge de dix ans. Peux tu imaginer le niveau de celles-ci dans une obscure ville de province, non touchée par la manne gouvernementale de l'après-guerre (car être une ville communiste sous De Gaulle dans les 60', c'était pas trop bien vu) et qui n'a vu son niveau culturel s'améliorer qu'après la construction du "pot à yaourt" (officiellement: "le volcan") par Oscar Niemeyer avec les fonds provenant (avec + de trente ans de retard) des dommages de guerre non versés (et pour cause!) avant l'avènement Mitterrand. Ceci expliquant cela, la ville a été la 1ere scène rock de France (hors Paris) car seul l'underground était accessible à toute une jeunesse, la proximité de l'Angleterre y étant là aussi, primordial. Pour te donner une idée, vers 15/16 ans j'étais pote avec Little Bob Story, du chanteur Robert Piazza à Guy-Georges Grémy (avec qui j'ai joué avant son entrée dans le groupe et qui, quoique d'origine Vietnamienne, n'est pas l'ami asiatique que tu évoques!) au moment de son arrivée avec sa mère (de Nice) et qui était l'heureux possesseur d'une Flying-V Gibson volée aux Rolling Stone (le fait est vérifiable mais non prouvable). Comment pourrais je être amateur d'un style sur lequel je n'ai eu aucune éducation? Pire: dont on m'a dégoûté depuis tout p'tit? Alors que niveau blues, rock, musique US des70', là pardon! Et puis venant d'une ville plus qu'ouvrière, dont la pauvreté a longtemps été un exemple, la musique "d'esclave", çà me parle!
    -"Le bien-fondé" de l'insipide". L'envie (le besoin?) de vouloir partager des trucs immondes (genre Will Ferrell!) parce qu'à un moment, j'ai bien aimé. De plus, ayant fait vendeur pendant fort longtemps, le besoin (l'envie?) de convaincre est comme une seconde nature. Là encore, il y a des bases qu'on ne peut effacer! Tout ce grand déblatérage (je sais, c'est pas français) pourrait amener à se poser la question de l'importance de l'imprégnation entre l'inné et l'acquis, malheureusement hors sujet sur ce site.
    -"Velvet goldmine", j'insiste sur la BO, pas la philosophie! Sans ambiguïté. Parce que la zic de Brian Eno, Bryan Ferry (Roxy Music) , Marc Bolan etc, c'est pas rien. La fameuse influence anglaise citée plus haut. Je précise que la zic anglaise ne m'a jamais convaincue, ayant fait comme Les Stones à l'époque (mais sans le savoir!) la découverte du blues alors quasi-inconnu aux USA, grâce entr'autres à des gens comme P. Garnier déjà évoqué.
    -Au prochain épisode, je t'expliquerais d'où me viens ce penchant pour la littérature, donc des romans noirs, donc des thrillers, donc du cinéma. En détail.
    J'ai hâte!... xptdr

  • michmonde

    Pétard, Jean Phi, je suis désolé mais j'ai pas d'inspiration, en ce moment. J'ai attaqué des dizaines de "récits" qui s'égarent tous plus ou moins, au bout du compte, en trop... trop !
    C'est pas que je ne sais plus quoi dire mais justement que je veux trop en dire et que cela me fait m'égarer en d'interminables digressions qui, en définitive, finissent par ne plus m'intéresser moi-même. C'est fort, quand même !
    Aussi j'aurais besoin, si ce n'est pas trop te demander, que tu me ponde une réponse sur laquelle rebondir car je ne sais plus où recommencer notre discussion qui a pas mal virevolté dans des sujets sur lesquels j'hésite toujours entre explications concises ou pléthoriques sans jamais me décider.

    Pas mal de sujets m'intéressaient comme ton aversion pour la culture bourgeoise sur laquelle j'en aurais trop dis, y étant toute ma jeunesse allergique, puis dans laquelle j'ai trouvé une certaine forme de rédemption... ce qui aurait inévitablement amené, si l'on engage la contre-culture, à débattre sur les tendances gaucho-prolos-mes-couil*** ou droito-bourgeos-mon-c** sur lesquelles je me refuse à prendre un franc parti par scepticisme pour les deux.
    j' ai eu un peu peur de partir dans un débat politico-craignos, par instinct naturel de tout compliquer, qui nuirait peut-être à notre belle harmonie, à moins que tu me rassures sur un degrés de tolérance proche de l'absolu.

    Intéressant aussi l'origine du rock, né en Amérique, certes, mais avant tout africain car il vient du blues ou, plus précisément, du rythm'n blues et que ce sont des musiques noires, enfin... je ne t'apprends rien. En ce sens, les américains, comme les anglais, me semble avoir très peu de légitimité à se l'accaparer mais comme il y a du bon dans tous les camps, je me refuse, là encore, a trancher sur une supériorité avec les racines comme argument. Ce qui importe pour moi, dans l'art, étant les individus et pas les nationalités ou les castes.
    Aussi, la musique classique ou le cinéma bobo-intello ne m'apparaissent plus comme un élitisme méprisant pour la tourbe mais comme une volonté supérieure d'expression personnelle qui prend autant de risques à ébranler ses propres fondements que la contre- culture en prend de créer d'autres formes expressives pour se dire, parfois bêtement, en opposition totale avec ces même fondements alors que leurs bases sont propres à tous et immuables. (bonjour, le froncement de sourcil)
    Et là, ça pourrait amener a disserter sur nos préférences ou nos analyses quand à la valeur des différentes démarches, aux rôles, aux qualités et aux défauts de chacun : interminable, quoi !

    D'autant, qu'à l'arrivée, tout n'est rien d'autre qu'une histoire de fric... quand on songe à toutes les récupérations des différentes soi-disant marginalités...

    Je sais, je fais fi de pas mal de convictions et n'ai jamais vraiment su de quel coté retourner ma veste mais c'est une manière d'être par le droit à la contradiction, dont se réclamait Baudelaire (manquait plus que la poésie, tiens...) sur le plan intellectuel et artistique, (et non juridique) et ainsi appartenir à la caste des inclassables... ou des incompris... parce que, en même temps, incompréhensibles... d'ailleurs, est ce que les incompréhensibles se comprennent entre eux ? Ça c'est une question particulièrement tordue...
    Ça y est, je savais que j'allais finir par encore complètement dérailler mais j' vais pas encore jeter mon texte aux oubliettes, merde ! Haa non ! Y en a marre, maint'nant !
    Bordel, tout ça parce que j'ai voulu te faire écouter quatre morceaux de classique...

    Heureusement que, pour l'inné et l'acquis, on est d'accord qu'il n'est pas question d'aborder, surtout ici, un tel thème... t'imagines le délire...?
    Non, la seule chose qu'il vaille vraiment la peine de discuter pour ne pas rentrer dans des sujets trop délicats c'est : ne pourrais-tu pas investir, pour changer tes fenêtres et son mastic qui se fissure, dans du double vitrage à joints caoutchouc imputrescible?
    Ouais, non, j'déconne mais je veux bien, en attendant que je retrouve mes esprits (du moins jusqu'à la cuite du vendredi) que tu me parles de tes lectures ou même, si tu veux, de ton évolution générale dans la littérature, des romans noirs, tout ça... je t'assure : ça m'intéresse... ou bien que l'on se remette à parler tout bonnement de cinéma, ce qui ne serait, non plus, pas si bête... beaucoup plus reposant et plus dans mes cordes, en fait.

  • Jean-philippe N.

    La quadrature du cercle. Ton intro rejoint ta conclusion. Et tant qu'à remettre les choses dans l'ordre, je suis en train de regarder "Mon âme par toi guérie" de Dupeyron. 4h du mat' pour ce genre de film, c'est fatidique: soit çà explose l'esprit, soit çà remplace la camomille, ou le whisky irlandais, selon sa re(li)gion. Je suis très partagé sur ce film, je sens bien qu'y a des trucs, mais globalement c'est un peu chiant. C'est le genre de film "bâtard" avec lesquels j'ai du mal: pas assez intello pour haïr, pas assez engagé pour aimer. Et puis çà ce passe à Fréjus mais on ne voit pratiquement que des mobiles home. Pour un mec du ch'nord qui n'a vu de la côte d'azur que La Ciotat pendant trois jours il y a trente huit ans, c'est frustrant.
    -Tu parles de culture "bourgeoise" ou "gaucho" (pour faire court), mais n'est ce pas une vision un peu manichéenne? Il me semble que c'est plus une question d'interprétation provoquée par des envies/besoins d'intégration/appartenance à des groupes sociaux. J'ai tjrs été surpris par le fait que certains génies savaient se rendre compréhensibles par des gens que l'on pourrait qualifier de modestes (ce que j'appelle l'art de faire des phrases de trois mots avec des mots de trois syllabes), alors que d'autres s'évertuaient à imperméabiliser leurs propos afin de se faire passer pour supérieurs. C'est flagrant dans le cinéma. Il y a en effet des choses immuables comme manger, boire (de l'eau!), dormir, se reproduire, ne pas souffrir, avec les hantises que cela induit. Ce dernier point entrainant l'humanité dans un nombre d'errements trop long à énumérer. Quand on pense que la conscience est partie du fait que l'espèce humaine est la seule à avoir un pouce préhensible... Parfois j'envie les amibes! En culture comme dans le reste, le bon sens (que d'aucuns appellent sagesse) est un but bien difficile à atteindre. Je n'y associerais pas le mot expérience, l'Histoire (au niveau humain) ayant prouvée l'inanité de ce concept. Si la Nature en était pourvue, à force, çà se saurait...
    -Revenons au ciné: si ce n'est fait, tâche de voir "Zulu" (2013) un chouette film autour de l'Afrique du sud. On peut tjrs trouver à critiquer, mais dans la liste des polars récents, il sort du lot.
    a conseiller également, "Hombre" (1967) de Martin Ritt avec Paul Newman, un western atypique intéressant même si son message peut paraitre un peu dépassé.
    -J'ai cherché Cassavetes mais entre le père et le fils, je ne sais pas quoi choisir. C'est d'autant plus compliqué, que tous les films ne me sont pas accessibles...

  • jeffy97

    Trop de "Yellow Shunshine" nuit à une bonne écoute et à une bonne compréhension d'une certaine forme musicale. Même sans, Alien Strip Club, n'est pas une évidence.

  • michmonde

    À moins de n'avoir pas bien saisi le sens de ton petit mot, serait-on deux sur terre à apprécier autant le classique que le space rock ?
    En tout cas, chapeau d'avoir lu ce roman épistolaire, je ne pensais pas que cela puisse intéresser d'autres que Jean Phi et moi...

  • jeffy97

    Il est tellement rare de trouver deux "personnages" aussi attachants et avec qui l'on puisse revivre des formes musicales et cinématographiques qui ont bercé une partie de votre vie. Il fut un temps ou j'écoutais beaucoup de choses très différentes, King Crimson, The Moody Blues, Barclay James Harvest, Jethro Tull, Malicorne, The Soft Machine, Wheather Report, Captain Beefheart and his Magic Band, Kraftwerk, Tangerine Dream, Electric Light Orchestra, etc...que j'avais l'impression de n'avoir aucune culture musicale, ce qui était sûrement le cas. J'avais bien étudié le classique à l'école, mais faute d'un certain courage, j'ai cédé bien vite, à une culture beaucoup plus abordable pour mon esprit faible, celle de Rock et Folk ou de Best. Il m'a fallu, être sous psychotrope pour qu'à une soirée, j'entende presque par hazard justement Air" de Bach, pour que je me laisse complètement emporté par cette douce symphonie, si belle, qui m'a valu de nombreux quolibets, cette écoute m'ayant laissé sur le visage le sourire du "Joker". Cette période a été un oasis de douceur, qu'il m'arrive de renouveler lorsque mon esprit et mon corps le réclame. Par contre, j'ai toujours vu en concerts des groupes de Rock, Hard ou Métal, la musique classique n'étant pas pour moi une source de partage, mon côté égoïste m'empêchant d'apprécier cette musique lors de récitals. Il m'arrive, bien entendu, de revenir à mes premiers amours, que sont T Rex, Chicago, ou plus simplement Led Zep, Queen, The Offsprings, Geen Day, enfin tous les Rocks classiques. Ma copine, adorant "Muse", nous allons les voir régulièrement aux Etats Unis. La dernière fois, il y a quelques mois à Vegas. Habitant dans les Caraïbes, il m'est très difficile, comme avant, d'assister à de nombreux concerts. Ce qui est un manque évident.
    Une chose est certaine, c'est que quand je vous lis, j'ai vraiment l'impression d'être en dessous de tout.

  • michmonde

    Hé bien, je te trouve également ta personnalité très intéressante et attachante car tu apparais quand même d'un très bon niveau et aussi lucide que humble avec ça.
    J'ai aussi ces impressions de n'être qu'un "petit joueur" dans la cour du débat d'idée, quand je lis certains, mais ce que l'on écrit n'est que, pour une part, représentatif d'un temporaire regroupement d'idées du à une volonté d'exprimer des choses qui, à mon niveau, (car je suis loin d'être un intello) ne peuvent se passer de pas mal d'efforts de formulations et de recherches se rapportant aux sujets abordés.
    Ça ne me vient pas tout seul, aussi, quand j'écris, notamment à Jean Phi, déjà, ça me prend beaucoup de temps et, ensuite, pour ne pas dire trop de conneries, je dois me renseigner au fur et à mesure ne connaissant pas forcément très bien tous les points abordés.
    Quand je me relis, des fois je me dis : " o.k. ça en jette mais heureusement qu'il y a les correcteurs et Wikipédia, quand même".
    Autrement dit, je m'étonne moi même de faire aussi long et détaillé... avec, néanmoins, le risque de s'y perdre un peu, d'ailleurs, je ne compte plus les heures que je passe à remanier mes phrases ou éliminer des paragraphes entiers et cela n'empêche même pas que, sur quelques points sortant du cadre du ciné, le doute m'étreigne tellement que j'en arrive à passer de mauvaises nuits à me poser des questions quand à la valeur ou l'opportunité de certains éléments.
    D'un autre coté, même si c'est parfois un peu pesant de s'appliquer quotidiennement à apporter de la richesse à un texte, c'est intéressant parce que j'ai plus étayé ma culture générale ( notamment cinématographique mais pas que) en quelques échanges avec JP et Docteur Jivago, également très foisonnant, que je ne le fais d'ordinaire par moi-même par pure paresse intellectuelle... malgré une certaine curiosité et un minimum de courage qui m'entraine à faire, occasionnellement, des efforts pour me maintenir à un niveau "acceptable" ayant eu une scolarité catastrophique.
    Bon, j'ai quand même fini ouvrier spécialisé, ma foi, c'est pas si mal...

    Sinon, pour parler un peu d'art, je suis ravi de constater que tu as quelques propensions pour la musique classique. Pour ma part, en bref résumé, je pourrais dire que cet engouement date d'il y a 10 ans environ, et qu'il m'a conduit a écouter des tas d'œuvres dans toutes les époques et tous les styles mais que je ne m'abstiens, au bout du compte, qu'à quelques œuvres phares de la carrière des différents compositeurs. Sauf exception comme Beethoven dont je connais à peu près tout. Ça démarre dans la période baroque avec, bien sûr, les Concertos Brandebourgeois de Bach et les œuvres de Vivaldi. Si tu le veux bien, je te dirige sur un andante mélodieux sympa, un peu dans le style de l'Aria de Bach ou, plutôt, du Canon de Pachelbel.
    https://www.youtube.com/watch?...
    Une vidéo que j'ai mis moi-même en ligne récemment avec quelques autres dont un morceau que j'adore : Invocation et Danse de Rodrigo, joué par un Japonais virtuose de la guitare classique. Une des plus belles partitions qui soient pour cet instrument. Si tu aimes les morceaux mélodiques et majestueux, je te conseilles aussi, de Rodrigo, son merveilleux Adagio, second mouvement de son œuvre phare le fameux Concerto d'Aranjuez que j'ai mis en ligne il y a peu. À absolument connaitre si ça n'est pas déjà le cas.

    Du classicisme viennois, j'ai pas mal écouté Mozart, Beethoven à fond et un peu Haydn qui fut leur professeur et instigateur de ce style. Dans la période romantique, j'ai beaucoup aimé Liszt, Borodine, Saint Saëns, Schubert, Schumann ou Brahms, entre autres, et des compositeurs charnières, entre cette époque et la musique du 20ème siècle comme Stravinsky, Bartok ou Honegger, parmi les principaux. J'aurais quelques mouvements à te conseiller, si ça t'intéresse et si tu veux bien me faire part de tes tendances car il est dur de faire des choix sur ses propres préférences.

    Mon professeur de musique me conseillait d'aller voir des concerts car voir jouer cette musique participe à une certaine émotion supplémentaire. Je le reconnais mais je n'en ai vu que peu et surtout des orchestres de chambre dans des petites églises de villes car pour les grands ensembles philharmoniques dans des grandes salles, les places sont généralement introuvables car toutes réservées dès l'annonce du concert, des mois à l'avance.
    Sinon, hors classique, mon dernier concert était Return To Forever à Marseille et dans les plus marquants auxquels j'ai assisté il y a Bruce Springsteen, ZZ Top, Joe Satriani, Gong, sans parler de ma période chanson française avec Higelin, Le Forestier, Jonasz, Paul Personne ou Ange. Je n'ai pas vu tous ceux que j'aurais voulu car dans le sud de la France, il n'y a guère de "grands" concerts. On a quand même eu Queen aux arènes de Fréjus mais je n'étais pas adepte du groupe à l'époque. Et aujourd'hui, c'est fini : plus de concerts aux arènes, il y a trop d'habitations autour.
    J'avais un ami, également adepte de l'excellent groupe Muse, qui m'a téléchargé quelques concerts dont un en Amérique. Le moins que l'on puisse dire c'est que ce groupe est capable d'amasser un nombre de fans considérable ! Je t'envie de pouvoir les voir régulièrement surtout aux States.
    Et pour ne pas trop en dire sur le rock sous peine de ne plus en finir je t'invite seulement à écouter, si tu ne connais pas, Three Stories de Thomas Bodin en passant dans mes vidéos YouTube : un morceau de prog' dit symphonique que j'aime bien et que j'ai mis en ligne car j'ai trouvé étonnant qu'il n'y soit pas.

    Coté cinéma, je partage actuellement un grand engouement pour les films anciens avec Docteur Jivago qui en est un fin connaisseur. Dans les plus marquants récemment, il y eu "Eve", "Boulevard du crépuscule", "Chut, chut, chère Charlotte" ou "Les diaboliques" de Clouzot, pour n'en citer que quelques uns. Les deux derniers étant très "hithcockiens".
    J'en aurais d'autres de divers genres et époques à proposer si tu me fais part prochainement, là aussi, de tes tendances... quoique tu peux prendre ton temps parce qu'avec ceux que propose JP, il y a déjà "fort à faire". Et moi-même, entre ses conseils et ceux de Jivago, je ne sais plus parfois où donner de la tête. Des vraies encyclopédies ces deux là... même s'ils ont l'humilité de ne se dire que "seulement" passionnés...
    Je leur ai dis : "les mecs, vous êtes des tronches comparés à moi !", les deux m'ont répondu : "ou tu nous surestimes ou tu te sous-estimes !" Ouaip, ben... y a un peu des deux...

  • michmonde

    Pour Cassavetes, je ne connais pas les films de Nick mais je serais étonné qu'ils aient un rapport avec ceux de son père, ceux-ci étant réellement particuliers. J'en ressors toujours en me disant que je ne verrais jamais plus ça ailleurs. J'y ai convié Doc Jivago qui a fait une super critique sur "Meurtre d'un bookmaker chinois" un des plus faciles à trouver avec "Une femme sous influences" parce que les autres, c'est carrément la galère ! Et à la vente, ils sont horriblement chers... j'ai réussi à trouver "Gloria", "Husbands", "Shadows" et "Opening night" en stream' mais non sans mal... un réel problème, lorsque l'on tombe "accroc".

    Tu m'excuseras de ne pas relever l'explication sur la phrase manichéenne plutôt malheureuse, sur laquelle tu as mis le doigt car, encore une fois, cela m'a amené à des pensées difficilement condensables... tu as bien vu que, lorsque je me laisse aller, je dépasse pas mal le cadre du politiquement correct alors que j'espère simplement m'efforcer d'ordinaire, et au possible, d'apporter des nuances à mes "discours" pour ne pas trop enfermer tout et tous dans un jugement définitif.
    Merci, néanmoins, de signaler quelques uns de mes écarts, ça fait toujours un peu réfléchir et j'ai trouvé ton texte sur la recherche du bon sens, brillant... et marrant comme d'habitude.

    Au risque de te décevoir, je n'ai plus regardé depuis un moment les films que tu m'as conseillé. Je suis dans une période films anciens, actuellement, et je n'en décolle plus que très rarement. À peine ai-je vu assez distraitement, je dois dire, "Velvet goldmine" car bien que j'apprécie Rhys-Meyer et Bale, je n'ai pas accroché à l'ambiance générale du film pour des raisons que j'aurais du mal à préciser. Pour la B.O. ouaip, pas mal de bons morceaux mais quelques "daubes" aussi quand même. C'est un peu loin de mes recherches actuelles, en fait.
    Toutefois "Zulu" est calé en tant que priorité et, là, je suis sûr de n'en être pas déçu.

    Tu auras compris, je pense, que je veuille un peu me reposer l'entendement, en ce moment, non pas que je ne veuille plus entamer d'autres "grandes discussions" diverses avec toi car j'aime ton répondant et ta finesse d'analyse sur tous les sujets mais comme on ne peut guère rentrer dans des débats trop poussés ici, et que je ne sais pas trop faire court quand je commence à parler de moi et de ce qui m'emballe, autant ne pas trop souvent dépasser le cadre cinématographique. Ils nous mènera, bien assez tôt à d'autres sortes de réflexions plus intéressantes que ce qui me tiens à cœur ou les petits bobos de mon âme. Je me suis quand même pas mal épanché ces temps ci.

    Le mieux que j'ai à faire, en attendant de retrouver une certaine verve, est de te convier à regarder "Chut, chut, chère Charlotte", " La forêt pétrifiée"et surtout "Eve", trois films qui m'ont bien fait tripper dernièrement étant totalement tombé amoureux de Bette Davis. Que n'ai-je attendu la moitié de ma vie pour m'intéresser à une telle actrice ?
    Sinon, je me suis arrêté un moment sur des films japonais, notamment quelques mangas dont je ne sais si tu es trop fan; un film intéressant mais difficile à conseiller : "Suzhou River", une histoire originale filmée de manière originale, je trouve... et une curiosité : "Love exposure", un film de 4 heures dont la première partie m'a bien emballé et malheureusement j'ai été coupé en plein élan, le fichier de la 2ème partie étant daubé. Depuis je l'ai trouvé sur le net mais n'ai pas encore trouvé le temps de m'y remettre. Ça n'est guère du divertissement type mais j'ai quand même dans l'idée qu'il ne te déplairait pas...

  • Jean-philippe N.

    Quand on voit la grande majorité des films qui sortent actuellement, soit on va s'occuper des semis de printemps, soit on retourne vers les anciennes valeurs sûres qu'on a oubliées ou pas encore vues. N'ayant pas de jardin, j'ai à peu près la même démarche que toi! Je viens de finir "Winchester '73" (1950) d'Anthony Mann, 'L'arme à gauche" (1965) de Claude Sautet, plus qques autres pas franchement mémorables (les "Monocles", qques L. De Funès parmi ses premiers, "New-York, New-York" de Scorsese), quoique considérés comme des classiques parfois cultes tant français que US. Cependant, j'en retiendrais deux, des modèles du genre: "That touch of mink" (1962) avec Cary Grant et Doris Day, un chef d'œuvre de "kitcherie sixties" dont on sent bien l'influence sur les futures prod Disney pour midinettes et l'énorme "The quiet man" (1952) de John Ford avec J. Wayne et la sublime Maureen O'hara. Ces deux là pourraient également plaire à ton amie, sans compter que la comédie de Ford (rarissime puisque c'est la seule qu'il ait tournée) pourrait te donner des idées de "séduction" dans la lignée de l'homme préhistorique, de la femme préhistorique, du gourdin et de la grotte. A voir pour comprendre... Bref, ces deux là m'ont bien éclatés! Sinon j'ai versé ma p'tite larme devant "Mayrig" (1992), l'autobiographie d'Henri Verneuil dont j'avais vu la 2ème partie "588 rue Paradis" (1993) il y a qques jours. Il me semble que ce sont deux des très rares films à évoquer le génocide Arménien, ce qui en augmente l'intérêt.
    A part çà, je n'ai pas trop aimé le japonais "Outrage" (2010) qui est en plein dans le genre de ciné asiatique que je n'apprécie pas trop. Je prend bien entendu note de tes suggestions qui viennent s'ajouter à une liste encore longue de films à voir...

  • michmonde

    Hé bien comme je n'ai pas non plus de jardin et que je n'ai de toute façon pas la main verte, je me replie également sur le passé, cinématographiquement parlant, bien sûr, car je ne suis guère porté à la nostalgie sur le mien.
    D'autant qu'avec tout ce que j'ai loupé, vu qu'avant l'avènement d'internet, on n'avait que ce que nous servait les chaînes télévisées, ça fait, en fait, office de nouveauté.

    Néanmoins j'ai regardé "Zulu" et, effectivement, c'est un bon film ! Photographie et réalisation au poil, en plus d'un scénario très prenant qui ose plusieurs sujets délicats... beaucoup d'atouts qui font totalement oublier les légers clichés, ou invraisemblances de mise, du genre policier.
    Par contre, je n'ai pas autant apprécié que toi "L'homme tranquille" car, sans m'y être ennuyé, il m'a semblé pas mal "fleur bleue" sans aller jusqu'à dire gnangnan. Toujours est-il que son humour léger est plutôt appréciable et qu'en effet, Maureen O'Hara y est à croquer.
    La dessus, je me serais bien fait "Un soupçon de vison" mais 2 x enclenché à télécharger, 2 échecs inexplicables à l'arrivée. Bon, j'essaierais plus tard...
    Le Sautet me tente bien aussi, ayant vu à peu près tout ses grands films, sauf très peu dont celui-ci... tu n'en dis pas long mais il se situe apparemment dans un style que j'aime beaucoup, ayant une certaine envie de renouer avec des bons réal' français comme Truffaut, Chabrol ou les "vieux" films de Alain Resnais.
    "Mayrig" et "588..." sont parmi les films préférés de ma chère maman et je dois dire qu'ils m'ont également beaucoup plu : très émouvant tout ça. D'ailleurs, 'achement éclectique ma vieille puisqu'elle s'éclate autant sur les bluettes romantiques des années 30/40/50 que sur les Iron man, là en ce moment, et qu'elle m'a demandé de lui enregistrer "La porte du paradis". Elle aime les films longs, elle va être servie ! Et puis elle adore Chistopher Walken, en plus.

    "Outrage" est un film assez navrant que je n'ai pas pu regarder plus d'une demie heure car il cumule beaucoup de défauts des films d'actions "Yakuziques" : Pas du tout représentatif de la grandeur d'autres cinéastes japonais.
    Ce qui me permet de te relancer sur le film de Sion Sono "Love exposure" que je tenais absolument à finir et là, je dois dire qu'on se prend une sacrée claque !
    Je suis désormais en parfaite mesure de te le recommander chaudement car en plus d'être foisonnant de divers genres et styles, il est bourré d'humour de tous les degrés et aborde des questions de fond qui se situent en plein dans les sujets que tu affectionnes. On n'a jamais vu une histoire d'amour dépeinte d'une manière aussi riche et originale : un film énorme qui confine au chef-d'œuvre ! Immanquable !

  • Jean-philippe N.

    Bon, un récapitulatif me semble nécessaire.
    -"The quiet man" est à voir avec en tête ce qu'en a dit J. Ford (ce serait le ou l'un de ses meilleurs films, selon lui, et d'autre part sa seule comédie dans une filmo bien remplie) sur une Irlande fantasmée et vue avec la nostalgie d'un immigré US sur ses origines. Qui pourrait le lui reprocher? De ce fait, il ne parle pas (du moins, il l'évoque à peine) des euh... "frictions" anglo-irlandaises. C'est un film d'amour sur et pour une terre et des racines, pas un film politique. Ce n'est pas du Ken Loach! Je pense/sais/ai l'intime conviction que la question de l'origine, des racines, de la filiation est au cœur de bon nombre d'êtres humains et de ce fait un thème récurent en littérature et dans le ciné. Sans rentrer dans les détails (j'ai tendance à m'apitoyer sur mon sort), c'est ce genre de raisons qui m'ont fait aimer ce film et ceux de Verneuil. Un autre film que je viens de finir et que j'ai trouvé "géant", c'est "Philomena" (2013) le dernier Stephen Frears avec S. Coogan et la sublime Judi Dench. Au premier abord, tous ces films n'ont rien à voir. Et pourtant...
    -"Un soupçon de vison" est en effet dur à trouver: il m'a fallu plus de deux semaines pour le recevoir. C'est le genre de film que peu de gens mettent en ligne, donc à raison de qques mo par jour... Ceci dit, j'insiste sur son côté kitch années 60. En dehors de l'aspect "documentaire" (par ex. la mode féminine de ce temps là) et de son optimisme forcené de conte de fée, il pourra sembler irregardable pour la majorité des spectateurs actuels. A l'heure des tournantes et autres boites échangistes, le romantisme fleur bleue bien baveux se perd. Si tu as trouvé "L'homme tranquille" gnan gnan, dis toi que tu n'as rien vu! Cependant, c'est une curiosité rare, alors pour un cinéphile...
    -Le C. Sautet (en N&B) n'est pas caractéristique de ce réal, mais là encore, c'est l'un de ses premiers film, donc rare, donc une autre curiosité cinéphilique. La Connaissance (avec un grand "C") passe aussi par des œuvres mineures...
    -Eh oui! on s'la pète comme on peut!
    -Vu ton insistance, je vais chercher "Love exposure" malgré une motivation incertaine. Après tout, c'est toi qui m'a conseillé "Swordsmen" parmi d'autres films que je n'aurais jamais eu l'idée de regarder, çà compte!
    -Pour finir (j'veux dire: aujourd'hui!) un vieux film oublié mais grandiose: "Captain Blood" (1935-N&B) de Michael Curtiz, le film qui révéla Eroll Flynn et Olivia de Havilland, que tu as probablement vu à la télé dans une vie antérieure (comme moi) mais qui vaut franchement le coup à redécouvrir: un chef d'œuvre du genre, j'oserais même aller jusqu'à dire: souvent copié, jamais égalé...
    -Un film que j'avais depuis un moment mais que je n'ai regardé que cette nuit: "Jakob the liar" (1998) de Peter Kassovitz (le père de Matthieu). Perso, j'ai bien aimé mais je peux comprendre pourquoi il a été boudé et durement critiqué: "Peut on rire de tout? Oui, mais pas avec n'importe qui". Il semble que bien peu de monde ait compris que ce film parlait de la puissance de l'espoir comme ultime recours quand l'horreur est indicible et irrémédiable.
    -Pour Cassavetes, j'ai les boules: aucun de ses films ne me sont accessibles. Par contre, les daubes du fils, en tant qu'acteur, si. Y'a pas d'justice...
    -J'ai failli oublier: "The lunchbox" (2013), un très joli film Indien, d'une rare sensibilité et de poésie. Encore une histoire d'amour. Et de solitude...
    D'ailleurs, ce film m'a fait repenser à deux autres titres à base de correspondance entre deux personnes qui ne se rencontrent jamais: "Mary & Max" (2009) que tu connais déjà il me semble et surtout "84 Charing cross road" (1986) de David Hugh Jones avec Anne Bancroft et Anthony Hopkins (excuses du peu!) là encore, un film magnifique...

  • michmonde

    Houla, d'accord... c'est vrai qu'il faut être très proche de tes
    motivations intellectuelles et de tes tendances affectives pour
    comprendre pourquoi tu conseilles certains films. J'oubliais que tu es un pro de la lecture entre les lignes.
    Il est vrai que la recherche de ses racines ou autres affiliations est assez primordiale, j'en conviens, m'étant moi-même senti particulièrement isolé et nostalgique lorsque j'étais en Corse... alors, certes, c'est pas le bout du monde mais j'ai quand même bien pris la mesure de la phrase "on n'est jamais mieux que là où l'on a ses racines" surtout lorsque la fermeture de
    l'aéroport de Figari et les grèves de la SNCM m'ont empêché de retourner dans mon département et voir mes proches pendant plus de 4 mois.
    Ça n'est là qu'un petit exemple car les expatriés, surtout par contrainte, doivent vivre des tiraillements bien plus complexes et dramatiques.Néanmoins, ça échappe encore à ma logique que John Ford puise considérer "The quiet man" comme son meilleur film vu la qualité de son immense filmographie mais bon, je ne suis qu'un gros dégueulasse à moitié abruti et alcoolique adepte de l'amour crade en plus, alors les bluettes
    romantiques ou il faut l'assentiment d'un frère idiot et bourru et où, même mariés, on n'a pas le droit de se toucher, en plus de la crise de nerf parce que Madame n'a pas ses bibelots (j't'en foutrais, moi !) tu comprendras que ça me passe un peu au dessus...

    Bon, sinon, j'ai chopé "Philomena", "The lunchbox", "84 charing cross road" et "Jakob the liar", juste qu'il va me falloir un petit moment pour les voir (et retrouver un peu de finesse d'analyse et de sensibilité) car j'ai 2 -3 priorités avant, dont" l'Arme à gauche", par contre, je n'ai pas trouvé "Capitaine Blood", hélas, j'aurais bien aimé voir ce que ça donne et, aussi, retrouver Olivia de Havilland, que je ne connaissais pas, et que j'ai trouvé géniale dans "Chut, chut, chère Charlotte"... tout comme le film, d'ailleurs.

    Dommage pour les Cassavetes mais, dis moi, tu ne peux pas prendre les trois qu'il y a sur Zone Téléchargement ? Et est-ce que tu peux regarder des films en streaming ? Sur Youtube, il y a "Shadows" sur lequel on peut mettre des sous-titres et j'ai un site où l'on peut voir "Opening night" aussi... faut-il forcément que tu enregistres des films pour les regarder ? Et uniquement sur ton site fétiche ?
    Après, tout à fait d'accord sur le fait qu'il n'y a pas de justice pour les amoureux du bon cinéma : on cherche, avec Jivago, des films de Serguei Bandatchouk ou de Max Ophüls, hé bien, c'est aussi la galère ! Du chef-d'œuvre du premier "Guerre et paix", film de 6 h 44 (!), on ne tombe que sur la version de Vidor, américaine bien sûr, et Ophüls, la plupart des sites ne connaissent pas. Ingmar Bergman, aussi, pour en chopper de celui-là, il ne sert même à rien de se lever tôt. Et les coffrets sont hors de prix... comme ceux de Cassavetes.
    Un coup à finir sur la paille si l'on veut tout tester et ne rien manquer...

    Et puis, oui, franchement, comme tu as insisté pour "La porte du paradis" qui ne m'inspirait guère vu la longueur, je remet un couvert pour "Love exposure", en espérant que lire ceci finira de te convaincre : (il faut faire défiler, c'est après "Oz" et "Hot fuzz"). Pour ma part, je me demande si je m'en remettrais un jour de ce film.
    http://www.ed-wood.net/les-nei...

  • Jean-philippe N.

    Sans vouloir tartiner plus que nécessaire sur "The quiet man" et John Ford, c'est en effet par association d'idées conscientes et inconscientes que j'ai apprécié le film, en plus des jolies couleurs. Pour le reste, ce serait long et inutile ici de tenter d'expliquer le "pourquoi du comment" comme par exemple comment je suis revenu vivre à qques centaines de mètres de mon lieu de naissance, le seul endroit qui me rapproche de... rien, ni pourquoi j'ai traité mon ex-femme de "Folcoche" (d'après le roman de Hervé Bazin: Vipère au poing) peu avant son lâche abandon du domicile conjugal, ce qui était à mes yeux une vanne bien plus méchante (donc jouissive) que celle qu'elle avait comprise phonétiquement. Sans être un champion de "l'entre les lignes", il est probable qu'une petite tendance à des pics de paranoïa occasionnelle me donne parfois l'impression du don de double vue. Tiens, d'ailleurs sur ce sujet, je te conseille le doc "Room 237" (2013)sorti au ciné en fin d'année et dispo sur le net autour des interprétations de "Shinning" de S. Kubrick, un gros délire qui se situe entre "à hurler de rire" et "passionnant". Niveau relativisation de la parano, çà m'a coûté beaucoup moins cher que tous les psy, études théologiques et autres psychotropes qui ont émaillés mon existence. On peut toujours trouver plus taré que soi. C'est rassurant!
    -Dommage pour "Captain Blood", il semblerait que ton/tes site(s) soi(en)t moins complet(s) que le mien, ce qui est logique puisque celui-ci recense toutes les serveurs dédiés en plus des particuliers pratiquant l'échange de fichiers. Ce qui est officiellement non recommandable. Mon problème principal étant que ne cotisant aucun abonnement, les films dispo en streaming et/ou VOD ne me sont donc pas accessibles, comme par ex. "Love exposure" que j'ai trouvé en VOSTFR, les Cassavetes ainsi que pas mal de vieux films. Les gros nanars actuels par contre, si! M'enfin bon: il reste encore un large choix...
    -J'enregistre par goût de la collection, à un point qui pourrait s'apparenter à un TOC et pour pouvoir faire des échanges avec qques personnes ici ayant les même penchants. Une autre méthode "scientifique" pour trouver l'introuvable. Il va sans dire que je suis adepte du SEL, autrement dit, du troc. C'est ainsi que je me fais rincer le gosier pour pas cher, avec un pote bistrotier-cinéphile de son état...

  • Maxou.

    Seulement 5 salles ont le courage de le diffuser en France,c'est honteux!

  • Adrien G.

    Je suis catholique, et j'aurais aimé voir ce film. C'est dommage.

  • saskatchewan

    Vu en salle à Bruxelles il y a 2 ans déja en avant-première = de la daube !!

  • beautifulfreak

    Ce film a l'air pas mal du tout et le sujet mérite d'être traité dans un style décapant. Dommage qu'il sorte dans si peu de salles (à cause de la pression des intégristes décérébrés).

  • virus1959

    Maintenant que Vincent LANNOO s'est attaqué au plus facile (l'Eglise catholique, comme Constantin Costa GAVRAS avant lui), osera-t-il dénoncer les réseaux pédo-pornographiques des sectes lucifériennes?

  • Maxou.

    Le nombre de salles augmentent!

  • Guillaume P.

    pour une fois que l'on ose parler de la pedophilie chez les curetons, voila que le film est plus ou moins censuré....

  • Robert P.

    Dommage qu'il y ait si peu de salle qui diffuse le film... Censure bien-pensante?

  • Robert P.

    Quelles sectes lucifériennes???

  • jeffy97

    Désolé de ne pas avoir répondu depuis un temps assez long. Mais je suis parti aux USA 2 mois, et en rentrant, j'ai attrapé le chikungunya et j'ai encore mal aux muscles et articulations. Une belle saloperie cette daube. Je ne suis toujours pas très frais et j'ai beaucoup de mal à rester debout. A bientôt.

  • Lardy

    Ne passez pas à côté de ce film. Il dit haut et fort ce que tout le monde pense tout bas...

  • penelhop

    parce que vous savez ce que TOUT LE MONDE pense?? qui êtes vous pour faire une telle généralité?

  • penelhop

    ce n'est pas signe de courage, loin de là, tous les médias le font dès qu'ils en ont l'occasion, par contre, d'autres religions semblent intouchables, autant pour les médias que pour les cinéastes "si courageux"...

  • tartofeul

    Ne pas lire la critique du dessous car ce c... spoil :/ n'hésitez pas à signaler avec le drapeau pour éradiquer ce genre de commentaires!

  • elriad

    pas un mauvais film, assez culotté parfois, mais il manque quelque chose de plus assumé dans la couleur et le style pour le rendre intéressant . Dupontel aurait certainement apporté plus de folie et de second degré car ici on oscille trop entre grinçant et réalisme, du coup, le film perd en force et peut devenir assez contestable. mais il faut rendre aux belges un certain culot que ce soit du côté francophone ou de l'autre. un auteur à suivre donc...

  • coolargol

    je suis un peu déçu, je m'attendais à plus d(humour noir me basant sur l'affiche. les personnages sont trop basiques et caricaturaux. reste quelques répliques "culottées"

  • Veluma T.

    Ce film est décapant, j'ai été surprise, j'ai rit, j'ai été étonné par son enchaînement, si vous

    aimez vous l’église catholique sous dérision vous serez servit!!

  • haha812

    écroulée
    ça fait du bien !!!!!!!!!!

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