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Une belle fin
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Une belle fin
Date de sortie 15 avril 2015 (1h 27min)
Avec Eddie Marsan, Joanne Froggatt, Karen Drury plus
Genres Comédie, Drame
Nationalités Britannique, Italien
Bande-annonce Ce film en VOD
Presse 3,7 23 critiques
Spectateurs 4,0995 notes dont 147 critiques

Synopsis et détails

Modeste fonctionnaire dans une banlieue de Londres, John May se passionne pour son travail. Quand une personne décède sans famille connue, c’est à lui de retrouver des proches. Malgré sa bonne volonté, il est toujours seul aux funérailles, à rédiger méticuleusement les éloges des disparus… Jusqu'au jour où atterrit sur son bureau un dossier qui va bouleverser sa vie : celui de Billy Stoke, son propre voisin.
Titre original Still Life
Distributeur Version Originale / Condor
Voir les infos techniques
Année de production 2013
Date de sortie DVD 08/09/2015
Date de sortie Blu-ray -
Type de film Long-métrage
Secrets de tournage 8 anecdotes
Box Office France 133 470 entrées
Budget -
Langues Anglais
Format production -
Couleur Couleur
Format audio -
Format de projection 1.85 : 1
N° de Visa 141206

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Une belle fin DVD (DVD)
Date de sortie : mardi 8 septembre 2015
neuf à partir de 19.99 €
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Date de sortie : mardi 8 septembre 2015
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<strong>Une belle fin</strong> Bande-annonce VO 1:50

Acteurs et actrices

Eddie Marsan
Eddie Marsan
Rôle : John May
Joanne Froggatt
Joanne Froggatt
Rôle : Kelly Stoke
Karen Drury
Karen Drury
Rôle : Mary
Andrew Buchan
Andrew Buchan
Rôle : Mr Pratchett
Casting complet et équipe technique

Critiques Presse

  • Ouest France
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  • Libération
23 articles de presse

Critiques Spectateurs

desiles ben
Critique positive la plus utile

par desiles ben, le 16/04/2015

4,0Très bien

Film bouleversant sur la mort des solitaires dans la société contemporaine. Mr May, en se rendant au domicile des morts,... Lire la suite

ATON2512
Critique négative la plus utile

par ATON2512, le 20/04/2015

3,0Pas mal

Le réalisateur de et Full Monty> , Uberto Pasolini signe un Film sur la solitude, voire la déchéance sociale. Mais il la... Lire la suite

Toutes les critiques spectateurs
22% 33 critiques 44% 65 critiques 23% 34 critiques 5% 8 critiques 3% 5 critiques 1% 2 critiques
147 Critiques Spectateurs

Photos

Secrets de tournage

Double sens

Le titre original d'Une belle fin, Still Life, peut être interprété de deux manières. Il peut signifier "vie immobile", comme celle du héros, pour qui rien n'évolue. Mais il peut également vouloir dire "encore la vie", titre qui serait ainsi le reflet du sujet profond du long métrage.

Un thème social

Le thème principal du film est l'isolement social des gens, qui sévit de plus en plus dans notre société et qu'a voulu dénoncer le réalisateur. Depuis le tournage d'Une belle fin, Uberto Pasolini a d'ailleurs décidé de rencontrer et de connaître ses voisins !
8 Secrets de tournage

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Commentaires

  • annim

    beaucoup d'émotion dans ce portrait d'un solitaire bureaucrate chargé de retrouver les éventuelles familles de personnes décédées dans la solitude elles-aussi..quelques touches d'humour ,une fin d'une intense poësie..un film qui ne vous quitte pas...l'interprète principal est remarquable...

  • Heisenberg...

    Vraiment hâte de le voir celui la(Eddie Marsan est un acteur génial).

  • vincenzobino

    Déjà sorti en Suisse cette semaine. Vais le tester cette fin d'après-midi...

  • vincenzobino

    100% de votre avis...

  • vincenzobino

    4/5: 2-3 longueurs exceptées, une très tendre illustration de l'égoïsme humain et de la difficulté a pondre des réseaux d'amis. A la fois cruel et émouvant (notamment son dernier quart-d'heure) et magnifiquement interprété. A ne pas rater...

  • vincenzobino

    Et particulièrement dans ce rôle...

  • The moon walker

    Je l'ai vu ce matin.. vincenzobino a bien résumé le film. Si il fallait résumé le film en un mot je dirais: touchant.

  • Silence Moteur Action

    Uberto Pasolini nous propose avec Une Belle Fin une comédie qui explore l’isolement sociétal de nos générations. Casting étonnant, mélange de drame, de comédie (voire de fantastique), le film est un petit ascenseur émotionnel dans lequel on entre facilement. http://www.silence-moteur-acti...

  • St?phane Blin

    un chef d'œuvre, vraiment

  • vincenzobino

    aah date de sortie en avril 2015. Tant mieux pour vous, j'avais peur qu'il ne soit pas distribué chez vous...

  • CALDE88

    excellent film vu en avant première , émotion, originalité, et brillante interprétation d'un acteur inoubliable

  • Camille C.

    Film d'une grande finesse, très juste dans les dialogues, la photographie. Un film léger qui fait mouche. Porté par Eddie Marsan, excellent! Pas un film qui en met plein la vue mais un film simple et touchant.

  • Yves Follet

    Totalement d'accord avec vous sur toute la ligne. Quel film et quels acteurs !

  • Sakura L.

    La bande-annonce est magnifique et a réussi son travail car j'ai vraiment envie de voir ce film!!!

  • Gardienne de la Galaxie 1975

    Un film d'une grande subtilité et d'une finesse irréprochables

  • jereffuse

    La bande annonce avait commencée son travail, le film est la confirmation que ce film est un bijou. A voir absolument par ceux dont le cinéma n'est pas qu'une suite de scène vous en mettant plein la vue.....

  • Marla-Jane

    Tout à fait d'accord: http://marlasmovies.blogspot.f...

  • Mam?1972

    4/5

    "Une belle fin" est une œuvre touchante sur un sujet dur : la mort mais aussi l'oubli des proches, la solitude face à cette dernière.

    La vie quotidienne de John May, homme routinier, minutieux ayant à cœur de faire son travail du mieux possible est captivante par l’interprétation sobre mais efficace d'Eddie Marsan. Il vous touche tout simplement, je l'ai découvert grâce à ce film. Son évolution et sa façon de faire face aux évènements sont "jouissifs" par moment.

    L'émotion est montée crescendo et certaines scènes font écho à un certain vécu.
    Ce film dénonce une certaine ironie de la vie, du destin...Difficile d'en dire plus sans spoiler. Allez le découvrir...
    Le dernier quart d'heure est surprenant, je suis restée sans voix. Eddie et le final valent à eux seuls un bon 4.

    Je conseille ce film subtil, touchant, dur, qui peut résonner en chacun de nous.

  • dagrey1

    Bonjour Alex! Merci pour ton avis, il faut que j'aille le voir...Bonne journée!

  • Mam?1972

    Moi j'ai bien aimé mais ça ne reste que mon modeste avis Dagrey, donc ok tu me diras

  • dagrey1

    Un beau film, original, touchant et subtil, au final inattendu et vraiment émouvant. 4/5

  • Mam?1972

    TOUT à fait d'accord je plussoie et le FINAL quoi^^ trop d'émotions qui ont monté crescendo, magnifique interprétation, contente que ça t'ait plu.
    Bye Dorian

  • danielleiotz.i

    Très beau portrait. ,emouvant se suit comme un thriller. .un seul personnage occupe tout le film. et quel personnage. ....plein d humanité fzce à la solitude, a sa propre solitude qui ne trouve qu un peu de repit a la fin....pas belle mais triste et noire....a voir 4 etoiles pour moi

  • vincenzobino

    Ravi que tu aies pu le voir. Sorti avant Noël chez moi, ce film m'avait marqué par ce rapport vie-mort tendre et pudique et surtout son ultime quart-d'heure phénoménal...

  • Mam?1972

    c'est sûr que la fin est juste waouh...

  • adnanhws

    C'est un questionnement sur la vie et la mort et les valeurs d'âme raconté d'une façon morbide, longue, minimaliste, presque ennuyeuse. Mais détrompez-vous, ce film se construit d'une manière subtile et intelligente jusqu'à une finale tout simplement renversante. Un film poétique et délicat endossé par l’interprétation magnifique de Marsan. Bref un film qui n'est pas un chef-d’œuvre, mais qui vaut son titre et qu'on aime ou que l'on déteste (personnellement j'affectionne), on en ressort marqué.

  • vincenzobino

    et encore plus marquante quand tu le revois une seconde fois...

  • Mam?1972

    Franchement, la claque ce film, quelle ironie, c'est affreux ce destin

  • romain m.

    Une fable mortuaire extrêmement émouvante. Courez-y !

  • OldMartini

    Un film touchant et bouleversant !

  • Thomas-Penette M.

    Témoignages

    Je préfère le titre anglais « Still Life » au titre français qui
    a été choisi, même si l’expression « Une
    belle fin » porte avec elle une note d’optimisme dans un océan de
    larmes.

    Mais il s’agit bien en effet d’une nature morte, ou
    plutôt d’une série de portraits fondés sur des objets disposés les uns à côté
    des autres pour faire sens, comme la peinture classique nous en a transmis l’héritage.

    On pourrait même mieux dire, il s’agit d’une suite
    de « Vanités », tant la vie
    de cet obscur fonctionnaire, employé de la morgue londonienne, qui comptabilise
    les décédés partis sans laisser l’adresse d’héritiers possibles, semble
    travailler en vain, dans un monde privé de sentiments.

    Des morts invisibles nous regardent !

    Il s’agit de l’histoire d’un homme qui rassemble les
    quelques témoignages glanés dans des appartements depuis longtemps abandonnés
    par la vie, même si la mort n’a fait son travail définitif de faucheuse que
    récemment : des photographies presque usées, des témoignages d’identité qui
    révèlent les maigres témoignages d’un individu figé à jamais, voire des albums
    qui permettent de tenir une sorte la chronique éclatée d’un destin le plus
    souvent brisé, fracassé sur les murs de la ville.

    Ce sont des objets qui parlent en creux de
    l’isolement ; d’une habitude solitaire et d’une vie immobile :
    quelques linges qui sèchent sur le radiateur, une théorie de boîtes de thon en
    conserve, des lettres jamais ouvertes et d’autres jamais envoyées, ou encore le
    dialogue épistolaire avec une chatte qui a pris la place des enfants
    injoignables.

    Les appartements se ressemblent. Ils flottent tous
    hors du temps. Ce sont des refuges, des abris dans lesquels les locataires
    n’avançaient plus qu’à petits pas, le plus discrètement possible.

    Charon

    John May, interprété par Eddie Marsan, pourrait dans
    une tragédie grecque, voire pourquoi pas dans une comédie anglaise de Woody Allen,
    jouer le rôle de Charon, fils d’Erèbe, dieu des Ténèbres et de Nyx, déesse de
    la Nuit.

    Il est en effet nocturne en permanence, enfermé en
    alternance dans un bureau souterrain ou dans son propre appartement. Il gère
    professionnellement des dossiers qui dirigeront les défunts abandonnés vers un
    service religieux, vers une église ou une synagogue, dans un cercueil ou dans
    une urne, puis vers un cimetière où les pelouses regardent la ville depuis les
    flancs d’une colline. De l’autre côté de la Tamise devenue Achéron.

    Mais il gère aussi chez lui, par empathie, comme
    celui qui tient à jour en permanence, compulsivement sa liste d’amis sur
    facebook, un album de photographies de tous les inconnus dont il a accompagné
    seul le dernier voyage, les gratifiant d’un hommage écrit original et sensible,
    d’un chapitre de roman sans fin, fait de portraits devinés, de souvenirs
    reconstitués, de paroles qui auraient dues être prononcées par des proches,
    mais qu’il sera le seul à rendre crédibles.

    Il devient, sans fin, le dernier proche inconnu
    d’anonymes auxquels la société doit assurer un dernier droit : celui
    d’être répertoriés comme des individus sociaux.

    Métaphore ?

    A exposer ainsi les faits, on pourrait penser que le
    film d’Uberto Pasolini, n’est constitué que d’une suite symbolique d’états de
    faits sur la solitude de ceux qui vieillissent dans les grandes villes. C’est
    en effet, au premier degré, une métaphore grinçante qui parle de sociétés, les
    nôtres, où les liens familiaux se distendent, où les vies deviennent chaotiques
    faute d’amour, ou tout simplement faute d’un peu d’empathie, d’un instant
    partagé.

    Mais la qualité du scénario, le choix des lieux de
    tournage et l’humanité des acteurs, tout en laissant la symbolique intacte,
    permettent la construction d’un bas-relief sidérant sur un fond de misère
    quotidienne.

    Entre capitale et banlieue proche, dans la Gare
    Saint Pancras ou dans les rues anonymes alignant des pavillons fleuris, dans le
    déplacement du train régional ou dans une salle d’attente, sur les marches d’une
    église en compagnie de clochards ou dans un fish and chips où les clients s’ennuient,
    à l’hospice avec des vétérans résignés ou bien encore dans les cages d’escaliers
    de bâtiments uniformes où seuls les bruits de télévisions perpétuellement
    allumées confirment la présence de vies, pour ne pas parler des églises et des
    cimetières où se déroulent les cérémonies du deuil, les êtres se frôlent sans
    se voir, avec un tel effet de réalisme qu’on se sent pris à la gorge.

    Ils vivent là, quel que soit le lieu choisi comme
    décor quotidien, comme des damnés, sans avenir et pourtant saisis par le
    sentiment d’une éternité sans issue. L’enfer.

    Et pourtant, paradoxalement, ce film ne manque pas d’humour.
    Et comme on le sait, si le diable se cache dans les détails, il se cache aussi
    dans l’humour : dans la précision du rangement des dossiers sur une table
    où chaque chose a sa place, dans le moment où le héros épluche sa pomme
    ordinaire, comme chaque midi, ou referme son précieux album, comme chaque soir,
    là où il attend sagement de traverser en regardant à droite, puis à gauche,
    puis encore à droite, comme tout Anglais qui sait par instinct d’où viennent
    les voitures.

    Jusqu’au jour où il tombe amoureux, où il oublie de
    ranger, où il décide d’aller jusqu’au bout d’une recherche, au moins une et de
    retrouver toute la famille et les amis du défunt et de faire lui-même partie d’une
    famille qu’il apprend à connaître.

    Jusqu’au jour où il oublie de se contrôler et de regarder
    à droite avant de traverser. Le diable qui attend toujours que l’horaire se
    décale, que la pendule s’arrête, que vienne un vrai sourire, un sourire sincère
    est alors au rendez-vous.

    Le diable sort toujours vainqueur.

  • angelabassompierre

    me conseilles tu de le regarder, j'hésitais entre partisan et celui ci et ai vu partisan au final que j'ai trouvé hors du commun, à part.
    je vais tenter car il est maintenu en séance le matin, tout pour avoir faim et fixer 11h.... bon c'est prévu.

  • Gardienne de la Galaxie 1975

    Oui je te le conseille vivement !!!!! aussi et donne moi ton avis ! bien à toi :-)

  • angelabassompierre

    c mignon

  • Skillgannon

    très beau film sur un homme qui a passé sa vie a effectuer le devoir de mémoire pour les gens décédés
    mélancolique et beau
    magnifié par une sublime bo

  • angelabassompierre

    cours, c'est pépère.

  • angelabassompierre

    original et hors du commun, j'ai bien aimé quand il fait boulanger
    et surtout son issue.

  • B?atrice M.

    "Qu’est-ce qui m’a pris ?" Voilà ce que j’ai pensé
    en sortant de ce film…

    Une année à perdre deux proches, à vivre plus d’une quinzaine d’obsèques, une année noires ou « horribilis » et besoin de rire pour me sentir vivante face à
    tout ce glauque inhumain de notre société face à la mort !
    Face à ce sordide des frais et modalités des pompes funèbres où la rentabilité
    s’immisce pour chosifier au plus près nos chers disparus, alors qu’on n’a même
    pas encore compris qu’ils ne seront plus.
    Alors vive le ciné pour se changer les idées! Et surtout une comédie
    pour dédramatiser ce quotidien ardu !
    Autant sourie de la mort puisque l’on n’y coupera pas et qu’on n’y comprend pas
    grand-chose ! Cette finitude qui nous rabaisse au rang de tout être vivant
    mortel, cette finitude que notre intelligence n’a pas pu effacer de nos
    vies?
    Et je « tombe » sur ce film, qui fait écho avec un titre que je qualifierai d’actuel. Les commentaires sont intéressants, « subtiles » « tendres », le film primé, le
    personnage atypique qu’on a envie de materner et d’une dignité qui manque à
    beaucoup ; la bande annonce fait son effet. Quelque chose qui semble viser en
    profondeur notre société des apparences ! Allons-y donc !
    Et tout de suite l’impression d’avoir été trompée : "Mais c'est un drame ! Pas une comédie ! Même avec un peu d’humour grinçant ! Un film à se faire des nœuds au cerveau !" Et puis surtout c'est lent! " On pense que cela va bouger ! Mais non !
    Immuable quotidien où l’on est obligé de revoir notre rapport au temps, au
    temps de l’humain et de prendre notre mal en patience…
    Et pourtant....Dans ce film de solitude et de non-sens, un amour
    formidable nous tient !

    Un amour totalement gratuit d’un homme, (déçu des vivants?),
    associable, dirait-on, qui aime des morts anonymes et rend hommage à leur vie,
    sans jugement, pour le fait juste d’avoir été. Un homme pour qui ces vies «
    perdues » « gâchées » à l’heure du bilan, ont du sens et qui les remet de
    toutes les autres vies : Pas plus mais pas moins. Un homme qui court après l’amour qui a pu habiter ces vies, un amour qui devrait être là, présent, quand la fin vient et s’exprimer pour conclure et qui fait cruellement défaut… Alors toutes ces fins où l’amour n’est pas, où la vie qui s’arrête semble alors en total échec, il tente de les sublimer, de les conclure mieux, avec du sentiment, lui l'handicapé affectif.
    Car lui, ce petit bonhomme de rien, taiseux, qui ne sait pas communiquer, qui semble n’avoir rien à donner, va leur donner cet amour qui déborde en lui, cette obstination quasi maladive et une application quasi filiale et familiale, viscérale et méticuleuse, qui ne doit rien laisser échapper.
    Il s'applique à leur donner toute l’attention que ces anonymes méritent, même s’il semble déjà résigné dans sa piste, sur les traces humains ces vies, même s'il veut rester aussi discret, suggérer l'ultime au revoir. Sa pugnacité donne à ces vies passées une valeur inestimable tant elles ont de prix dans sa propre vie, tant elles sont même les seules à le justifier et à donner sens à sa propre vie.
    Cette famille que la vie ne semble pas lui avoir offerte, il la prend, elle est comme un objet trouvé qui retrouve un propriétaire, il la recrée et il s’y dévoue sans regrets.Sa famille, inventés, celle des « ratés » pour notre société, celle des "sans famille".

    C’est cet amour gratuit, méprisé, des défunts sans-liens-et-sans crédits ni dettes, qui nous tient et nous appelle dans ce film… On voudrait lui dire « Arrête ! Cela rime à quoi ? Le temps passe, occupe-toi de toi, tu te précipites dans la même trace invisible ! » mais quelque part on ressent que, justement, pourtant, cela rime à tout !

    Et le film se déroule jusqu’aux hommages des cérémonies qu’il s’approprie, ce monsieur sans prénom, hommage contre le vide de ces vies, ces vies qui ne doivent pas se conclure sur du rien puisque lui est là comme un gardien de tous les oubliés, les mal-aimants, les pas ou plus-aimés. Il ne les modèles pas à sa sauce mais se veut le plus fidèle à leur histoire…il les accueille dans sa vie…

    Il les aime, profondément dans cet amour à sens unique qui ne semble pas passer les frontières de la mort et qu’à priori personne ne lui rend…et qui lui prend tout son temps. Jusqu’à cet ultime dossier, qui le raye plus encore, le renie, sa conclusion à lui de sa vie , de son but, de son sens. la fin de sa propre vie en vue ?
    Mais ce dernier dossier comme un challenge va l’ouvrir au monde des vivants et ne peut donc pas se clôturer sur un échec ! Ce dossier qui est un homme de plus pour lui, mais surtout le dernier « à aimer » désormais lui ressemble trop, est trop "voisin" et pour lequel il met tout ce qu’il est, tout cet amour et ce pèlerinage vers ceux qui ont côtoyé ce défunt. Il prend alors le risque de bouleverser sa vie, ses choix et son programme et de tout donner pour cet anonyme, comme un pied de nez à ceux qui le moquent et qui puent l’égocentrisme, auto satisfaits d’eux-mêmes et de leur course narcissique aux valeurs
    d’argent…
    L’amour- partage semble naître alors de cet amour pour ce mort, dans cette mission de la transmission, de la famille qui lui a échappé. On sent l’urgence, on y croit, la vie de l'enquêteur renaît sur les empreintes du mort et redonne des couleurs au petit homme fantôme, avocat des vies perdues…Comme si l’amour déversé, à sens unique, jamais confronté, enfin, lui revenait plus nourrissant et le tirait de sa pathologie à ne pas pouvoir être du monde de ces vivants sans âmes… Comme si l’âme défunte l’emportait vers la vie, vers les autres, vers l’échange…

    Et là : Terreur ! Révolte ! Alors que la lumière semblait pénétrer enfin ce film, comme si on avait soulevé la cloche de ce monde confiné et que cette amour allait jaillir et être partagé ! Et bien non ! Choc total ! La résurrection n’aura pas lieu ! La solitude et son non-sens semblent avoir gagnés !
    Je sors amère de ce film. Quelle masochiste, vraiment, aller là où cela fait le plus mal en ce moment ! Et pourtant……
    Une indicible douceur m’apaise, malgré mon conjoint qui s’est endormi et trouve que," vraiment, je cherche à me plomber le moral ! Sans parler du coup de la séance ! "
    Comme s’il me fallait du temps,
    au delà de mes émotions, de ma déception à perdre cet anti-héros, pour comprendre, digérer cette fin et ce qu’elle a à me dire…
    La semaine se passe et j’aime toujours, de plus en plus ce monsieur laborieux, ce monsieur me console même mieux que tous ceux qui m’aiment…Ce monsieur me parait le comble du sens justement et tellement plus grand que le grand écran …
    Parce que d’un coup j’ai compris qu’il s’agissait d’une histoire d’âmes bien au-delà des personnes, une histoire d’éternité… et que son concepteur ne pouvait pas mieux nous y emmener que par ce petit monsieur «sacrifié » et si libre cependant, têtu dans ses choix et ses combats !
    Ce monsieur que des milliers d’êtres, rejetés n’ont pas fini d’aimer parce que tout est vrai de l’Autre Côté et que tout ce qui est donné est gagné….

    Vous avez compris, allez-y ! Vous en sortirez meilleurs….et tant pis si ce n’est pas
    une comédie, cela n’a rien d’un jeu….

  • vivikty

    Un très beau film où les mouchoirs sont nécessaires. John May est un beau personnage. https://lescarnetsdeli.wordpre...

  • Gardienne de la Galaxie 1975

    je ne l'aurai pas mieux écrit :-))))))

  • Sakura L.

    chef d'oeuvre absolu, émouvant et lunaire!!! je crois que je vais mettre très longtemps à me remettre de ce film bouleversant!!!

  • maydrick

    UNE BELLE FIN se terminera-t-il par… une belle fin ? Tu la sens venir la dernière phrase clefs en main pour terminer ta critique, toi qui ne sais jamais comment finir en beauté et boucler la boucle ? Tant d’évidence c’est tant mieux, camarade. Cela t’apprendra à user d’artifices éculés qui rappellent une époque où tout était théâtral. Savoir retomber sur ses pattes c’est une question d’agilité, d’expérience pourrions-nous dire. Une sorte de performance qui peut s’avérer brillante mais qui met toujours plus en avant la malice de l’auteur que la conformité du récit. Utiliser le titre de ce film pour clôturer ta critique voilà qui relèverait du lieu commun, et je sais à quel point tu as à cœur de ne point céder à la facilité la plus éclatante. Commence donc par éviter tout calembour dans tes critiques, c’est la règle numéro 1. Lis les titres de « L’Equipe » et tu comprendras pourquoi tu passes pour un beauf à chaque fois que tu en emploies un.

    La suite de notre critique c'est par ici :
    http://maydrick.over-blog.com/...

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