Date de sortie cinéma :
12 janvier 2005
Film déjà disponible en DVD depuis le : 9 novembre 2005
Réalisé par Amos Gitaï
Avec Anne Parillaud, Hanna Schygulla, Diana Bespechni, plus
Titre original : Promised Land
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage
français,
israélien.
Genre :
Drame
Durée :
1h30 min
Année de production :
2004
Distributeur :
Ad Vitam
Synopsis : Une nuit dans le désert du Sinaï, au clair de lune, un groupe d'hommes et de femmes se réchauffe autour d'un feu de camp. Les femmes sont d'Europe de l'Est, les hommes sont des bédouins. Demain, ils passeront la frontière en secret et les femmes seront vendues aux enchères. Elles passeront de main en main, victimes d'un réseau international de traite des blanches.
Une nuit, dans un club, Diana fait la connaissance de Rose. Elle la supplie de l'aider. Leur rencontre est un signe d'espoir dans la descente aux enfers de ces femmes.
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Ex : Nice, Bastille, 33017, UGC Lyon, Gaumont Paris
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791 critiques postées
Sa note :
(4)
Sa critique :
Avec "Terre Promise", Amos Gitaï s'aventurait en 2004 dans un sujet déjà exploité à maintes reprises mais suscitant toujours l'attention : la prostitution. Cependant, il se différencie dès le début de tout ce qu'on a pu voir auparavant. Lui ne cherche pas à comprendre les origines sociologiques du désastre, n'analyse pas la politique du pays concerné, ne prend même pas de véritable personnage principal... Sa démarche consiste en une terrifiante descente aux enfers, dénuée de tout effet, cherchant seulement à nous faire vivre et ressentir le terrifiant voyage parcouru par ces jeunes femmes emmenées de force. Il est très important de le voir comme tel afin de ne pas formuler de fausses interprétations. Les protagonistes à l'écran manifestent une recherche d'émotion en temps réel mais on ne s'intéresse pas à savoir qui elles sont ni d'où elles viennent. Ainsi, l'absence de profondeur que l'on pourrait reprocher en d'autres circonstances se voit parfaitement justifiée ici car il ne s'agit que de chair humaine, d'esclaves des temps modernes. Elles sont vendues et traitées comme de la viande, ce que Gitaï démontre dans un style assez cru. Complaisance ? Non, cela s'inscrit dans la même logique : faire réagir, provoquer les sentiments du spectateur au cours d'un récit implacable, narré sans faute aucune. Il y a toujours une logique dans ce qui est montré, ne faisons pas preuve de mauvaise foi. Et puis surgit le final : rêveur, nostalgique, échappatoire, quelque peu contraire au reste croit-on ? Toujours pas, la liberté n'est qu'illusion, ces femmes ont été souillées, humiliées, traumatisées à jamais. Leur retour à la vie réelle n'en sera que plus terrible. Elles sont à présent plus bas que bas, et l'ironie féroce présente jusque dans le titre emplit le cadre. Après "Or", le cinéma Israëlien montre qu'il est en très grande forme. Devant un tel chef-d'oeuvre, il n'y a plus qu'à s'incliner...
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16 critiques postées
Sa note :
(4)
Sa critique :
Mon dieu! Quelle claque!
Tout d'abord, c'est l'image qui saute aux yeux. La DV de Caroline Champetier est à l'affût. La vidéo un peu crasseuse et la caméra toujours tremblotante créent, tout au long du film, une ambiance documentaire, réelle, froide. la caméra suit toujours les personnages, jamais elle ne les précède. L'approximation du cadre est un élément qui crée le chaos dans la perception mais on sent que sous ce chaos sourd une véritable machine à faire le mal, parfaitement huilée, minutieusement réglée, implacable. C'est de ces éléments que nait le trouble car il est effrayant de voir à quel point la fiction va plus vite que le processus qui essaie de le capter. Le trouble grandit quand on sait qu'Amos Gitaï ne fait que reproduire une situation observée maintes fois en Israël et rarement soulevée. Outre un jeu de comédiennes parfait on remarque qu'Amos Gitaï renouvelle son style. En effet, autrefois maître du plan séquence (cf les sublimes 'Kippour' et 'Alila'), il n'hésite pas ici à articuler les points de vues, les angles, les plans, son montage se fait plus brouillon, mais toujours dans ce but de ratrapper son récit. En vain. Et puis le trouble atteint son paroxysme quand les scènes chocs pleuvent. Par exemple la scène de la douche ou la scène de fellation (la seule filmée en plan séquence d'ailleurs) renvoient nos souvenirs cinéphiles fouiller vers Pasolini et nos souvenirs d'êtres humains vers toutes les atrocités humaines du siècle écoulé. Ce qui n'est pas rien. Une fois ce trouble passé, Gitaï solde les comptes en une fin encore plus chaotique que le film lui-même. Comme si le chaos ne pouvait succéder qu'à lui-même. Effrayant.
Vous avez vu Terre promise?
Fonctionalité offerte
par l'espace Carte Noire
Revue de presse : les critiques
Secrets de tournage
La genèse du projet
C'est en s'intéressant aux réseaux du crime qui traversent les frontières du Moyen-Orient que le réalisateur Amos Gitaï s'est aperçu que le trafic de femmes était en plein essor. Il a alors eu l'idée de traiter ce thème dans son nouveau long-métrage. "Pour ces réseaux internationaux qui font de la traite des blanches, comme on dit, les femmes sont de simples marchandises", explique le ci...
Faire sentir l'inhumanité
Avec Terre promise, Amos Gitaï a voulu montrer l'inhumanité présente dans le trafic de femmes. "Mon problème, c'était la question de la nudité, du sexe, de la violence. Comment les montrer, comment les utiliser, comment les limiter au strict nécessaire, aux moments où c'est vraiment indispensable pour que le public sente l'inhumanité de ce que ces femmes subissent. Il fallait absolument que c...
Tous les secrets de tournage
Commentaires
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un visiteur - Le mercredi 10 février à 00:38