Caine78    

Membre depuis 4374 jours | Dernière activité : 08/11/2017

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Un Beau Soleil Intérieur

Critique de Un Beau Soleil Intérieur

   2 - Pas terrible
Claire Denis s'essayant à la comédie (dramatique) : c'est du moins comme ce qui nous était vendus, à tort... Ou plutôt : autant j'ai bien vu le côté dramatique, autant l'aspect comique... Quand j'y pense, j'aurais pu le massacrer, ce « Beau soleil intérieur » (très joli titre, au passage, sans doute ce qu'il y a de plus réussi). Car pour ceux qui reprochent au cinéma français de ne s'intéresser qu'aux bobos parisiens ne se préoccupant que d'eux-mêmes, ils ont ici une véritable mine d'or. Dialogues prises de tête et prétentieux au possible, où chacun sembler chercher à aller au bout du bout de la caricature bourgeoise libidineuse (Xavier Beauvois) et des artistes intellos (Nicolas Duvauchelle). Et je ne parle même pas de l'héroïne, peintre faisant absolument tout pour gâcher sa vie mais s'étonnant que ça aille mal, aux coups de sang grotesques et passant son temps à se plaindre au point d'apparaître fort répétitive. Pourtant, je mets deux étoiles. C'est que Denis sait filmer Paris (notamment la nuit), et aussi agaçant soient-ils, ces protagonistes expriment quand même quelque chose sur le mal-être, la solitude, la difficulté de rencontrer et d'aimer quelqu'un aujourd'hui... De plus, s'il y a bien une actrice qui pouvait rendre (vaguement) supportable ce personnage principal, c'est bien Juliette Binoche : elle a la force, la présence, la sensualité nécessaire pour parvenir à un portrait presque touchant dans ses meilleurs moments, malgré l'écriture épaisse et presque déplaisante de Christine Angot, sacrifiant par ailleurs plusieurs sfigures qui auraient pu éventuellement apporter un peu de douceur au récit, même si cela peut aussi se justifier par cette « valse d'hommes » tournant autour d'Isabelle sans jamais y rester bien longtemps. D'autant que la dernière scène, très réussie dans ce qu'elle exprime comme son déroulement audacieux à tout point de vue (Gérard Depardieu éclipsant au passage tous ses homologues masculins), permet de conclure sur une note plutôt positive, excellente démonstration de ce qu'aurait pu être l'œuvre si la réalisatrice n'avait pas autant cédé aux mondanités presque déplacées polluant si souvent le cinéma français. Décevant, souvent irritant, sans être totalement raté.
Diversion

Critique de Diversion

   2 - Pas terrible
Il n'y a pas si longtemps, Will Smith était la superstar du box-office américain : aujourd'hui, ses films passent presque inaperçus, comme ce fut (plus ou moins) le cas pour ce « Diversion » distrayant mais plutôt anecdotique. Pas de doute, c'est du travail de professionnel, avec ce qu'il faut de glamour et de clinquant pour chatouiller l'œil du spectateur, le tout emballé efficacement par le duo Glenn Ficarra - John Requa, en nette perte de vitesse depuis l'excellent « I Love You Phillip Morris ». Dommage qu'après une première partie relativement réussie (malgré un réel manque d'originalité), avec en prime une scène particulièrement prenante de pari (truqué ?), l'œuvre tombe dans une forme d'anonymat, où les scénaristes accentuent la volonté de tromper le spectateur, sauf que ça n'est plus du tout original vu que tous les films d'arnaque le font depuis maintenant des années, certains avec nettement plus de brio. Au moins ces « twists » n'en font-ils pas trop et permettent à l'ensemble de garder un niveau de qualité acceptable jusqu'au bout. Reste alors un divertissement plutôt luxueux mais sans réel saveur, n'ayant pas grand-chose de nouveau à offrir dans un genre désormais souvent balisé. Éventuellement pour la bande-originale délicieusement « vintage » et la beauté éclatante d'une Margot Robbie éclipsant sans réelle difficulté son partenaire masculin...
Remember Me

Critique de Remember Me

   2 - Pas terrible
C'était l'après « Twilight » pour Robert Pattinson : ce dernier cherchait encore sa voie, visiblement motivé par l'idée de faire perdurer encore un peu le « il est trop beeeeeaaaaaauuuu Bob ». Dans cette perspective, « Remember Me » était un bon choix : un mélodrame post-adolescent où pourront se reconnaître tous les jeunes en mal d'amour et de repères dans un monde trop cruel pour eux (et ouais, c'est moche la vie). Bon, ne soyons pas trop sévères non plus : visuellement le film est agréable, avec une jolie photo mettant bien en valeur le cadre new-yorkais entourant les personnages, et la relation entre le héros et sa sœur est touchante, sans doute la plus intéressante de l'œuvre. Reste que si les intentions sont louables, l'œuvre apparaît souvent laborieuse, poussive dans ses situations comme ses dialogues, l'impression de répétition étant vite palpable. De plus, sans être franchement originaux, mettre en avant la souvent complexe relation père-fils à cet âge était cohérent, encore aurait-il fallu qu'elle soit amenée de façon plus subtile (cela s'améliore un peu sur la fin), d'autant que les torts m'ont paru un minimum partagés. Enfin, au-delà d'un montage pas toujours très cohérent (alors que la scène d'introduction est peut-être la meilleure du film, tout ce qui suit la rend en définitive presque inutile), on nous fait tout un drame de la manière dont les deux héros se sont rencontrés alors qu'en se posant deux minutes pour y réfléchir, on se rend compte que c'est juste un peu contrariant. Et puis il y a cette fin. Certes, elle est vraiment inattendue et permet de ne pas conclure sur Spoiler : un happy end bien miévreux. Mais au fond, qu'exprime t-elle ? Que nous révèle t-elle sur les personnages, leurs aspirations ? Pas grand-chose. Elle arrive un peu comme ça, sans réel lien avec les événements antérieurs. « Remember Me » n'est pas honteux : il est même parfois joli, avec au passage quelques citations qui font bien. Reste une impression d'avoir vu une « Fureur de vivre » du pauvre, modernisée sans avoir le dixième de l'intensité du classique avec James Dean. Passable.
Jonah Hex

Critique de Jonah Hex

   1 - Très mauvais
Laminé par la critique comme les spectateurs, j'avoue que je m'apprêtais à faire preuve d'indulgence concernant « Jonah Hex ». Certes, ce dernier est ultra-basique dans son scénario comme ses enjeux, ne s'empêtrant pas de finesses psychologiques ou de sous-intrigues qui viendraient enrichir les personnages, d'autant que les dialogues sont pour le moins minimalistes, voire franchement au rabais. Mais bon, il y avait cette volonté de ressusciter le bon vieux western que je trouvais sympa, d'autant que visuellement le boulot est loin d'être désastreux, notamment dans le piqué, joliment rendu. Les protagonistes ont beau être stéréotypés, au moins cela a le mérite d'être clair, le pouvoir du héros, sans être renversant, apportant un petit supplément d'intérêt au récit, d'autant que la tenue plus qu'affriolante de Megan Fox a de quoi réveiller le plus ennuyé des spectateurs. Et puis il y a cet « affrontement final » (formule bien pompeuse au vu de ce qui se passe réellement) : j'avais encore rarement vu une production DC Comics s'en foutre à ce point. Tout est bâclé, mal foutu, réduisant presque à néant les quelques points positifs observés jusqu'alors. Du grand n'importe quoi. Dommage, car si sa durée frôle le ridicule (78 minutes générique compris!!), « Jonah Hex » avait son petit truc à lui, un western aux accents fantastiques au casting séduisant, la présence de John Malkovich et Michael Fassbender pour des rôles aussi peu développés restant toutefois un mystère. Dispensable.
Le Flic se rebiffe

Critique de Le Flic se rebiffe

   3 - Pas mal
Seconde et dernière réalisation de Burt Lancaster (appuyé par Roland Kibbee), « Le Flic se rebiffe » apparaît dans la lignée des polars mélancoliques et sans illusions des années 70, réaliste sans être pesant. Lancaster prend grand soin de ses personnages, témoignant d'une rigueur discrète mais réelle dans l'écriture comme la réalisation, sans éclat mais précise, soignée. Dommage que le scénario apparaisse, notamment dans la dernière partie, souvent confus et inutilement complexe, une révélation succédant à une autre révélation : certes, cela renforce la dimension pessimiste et désabusée de l'œuvre, mais ne nous éclaire pas franchement sur une enquête par ailleurs plutôt intéressante. Peu d'action, sans pour autant que le film soit statique, au contraire. Un léger humour mais pas trop, juste ce qu'il faut. Enfin, si Burt Lancaster metteur en scène (et scénariste) s'en sort plutôt bien, Burt Lancaster acteur en impose carrément, entouré par des seconds rôles talentueux, de Susan Clark à Cameron Mitchell en passant par Harris Yulin Spoiler : (au passage, que ce dernier, présenté comme un médiocre presque du début à la fin, s'avère en définitive pratiquement le seul protagoniste intègre avec le héros ne manque pas de saveur). Pas une réussite totale, mais un film faisant honneur à sa star, surtout dans un registre où on ne l'attendait pas vraiment. À découvrir.
Survivor

Critique de Survivor

   2 - Pas terrible
J'ai jusqu'ici toujours plus ou moins défendu James McTeigue, auteur de l'excellent « V pour Vendetta », de l'honnête thriller « L'Ombre du mal » et du pas si mauvais « Ninja Assassin ». Cela va être plus difficile ici, même si je vais quand même essayer (un peu). « Survivor » est un thriller de série comme en sortent des dizaines par an, professionnel et sans la moindre originalité, honnêtement rythmé sans être addictif, loin s'en faut. Il faut reconnaître que les producteurs ont mis les moyens niveau casting, certes composé en grande partie de « has been », mais suffisamment célèbres pour que cela fasse son petit effet, quitte à ce que leur présence ne soit pas franchement indispensable (celles d'Angela Bassett et Robert Forster en tête). D'autant que je si la trouve généralement limitée, Milla Jovovich se démène ici non sans un certain panache, d'autant que sa beauté est élégamment mise en valeur. Seule surprise : Pierce Brosnan en assassin international sans la moindre once d'humanité, rôle qu'il tient d'ailleurs plutôt correctement. Pour le reste, il faudra subir un scénario souvent insipide et loin d'être en béton, ne s'embarrassant nullement de subtilités dans ses rebondissements comme ses personnages. Bref, un thriller se regardant vaguement et s'oubliant presque immédiatement une fois la télé éteinte : la routine, quoi.
Les Seins de glace

Critique de Les Seins de glace

   2 - Pas terrible
Mouais... Déjà qu'il n'était pas un grand réalisateur de comédie, Georges Lautner ne s'est certainement pas découvert ici un talent pour le drame. Si le film a un cachet typiquement 70's plutôt sympa et peut compter sur un mystère parfois intrigant, celui-ci a quand même pris un sacré coup de vieux, au point d'apparaître un peu ringard parfois : la photo n'est pas très jolie, la musique de Philippe Sarde envahissante et inégale (seule un thème est vraiment réussi), l'auteur des « Tontons flingueurs » ayant un mal fou à installer une tension, quelque chose de fort à travers son trio tragique. Il faut dire que si Claude Brasseur s'en sort avec les honneurs et qu'Alain Delon en impose niveau charisme, Mireille Darc n'a clairement pas les épaules pour interpréter une héroïne aussi ambigu, complexe, loin de susciter la fascination souhaitée chez le spectateur (Catherine Deneuve aurait notamment été un choix idéal), peu aidée par la pauvreté de ses rares répliques, la rendant encore plus insipide. Reste la scène finale, pas très bien foutue mais quand même touchante : insuffisant pour faire des « Seins de glace » autre chose qu'un polar vaguement regardable, loin de l'excellent roman de Richard Matheson dont il est adapté.
Rencontre avec le mal

Critique de Rencontre avec le mal

   1 - Très mauvais
Sur un sujet classique mais pouvant donner quelque chose de fort si bien traité, « Rencontre avec le mal » montre hélas vite ses limites. Réalisation, situations, dialogues... Hormis une poignée de jolis plans, tout apparaît vite au rabais au point d'en devenir assez peu intéressant et très peu crédible. Non mais sincèrement, qui réagirait de cette façon à la place du héros ? Je conçois que ce qu'il vit puisse lui faire perdre ses repères mais quand même, faire de tels choix, ça n'est pas sérieux. De plus, alors que le film se voudrait un peu « social » dans son regard sur l'Amérique d'aujourd'hui, tout cela est vite relégué au second plan pour ne plus jamais être évoqué. Reste alors ce mystérieux antagoniste, interprété par un Samuel L. Jackson ressortant son numéro habituel : insuffisant, surtout avec un personnage aussi grossièrement taillé, aux motivations plus que floues. Quant au « twist » final, censé apporter un regard totalement différent sur l'œuvre, il ne mène à rien, loin de l'ambiguïté oppressante souhaitée par le réalisateur. Seule Leslie Bibb apporte un peu de personnalité dans ce DTV dont on pourra aisément se passer.
Jardins de pierre

Critique de Jardins de pierre

   4 - Très bien
Loin d'être le plus célèbre des films de Francis Ford Coppola, « Jardins de pierre » est pourtant une belle découverte, aussi sensible que mélancolique. Sur la question très sensible de la guerre du Viêt Nam, l'auteur d' « Apocalypse Now » propose un regard original, subtil en ne montrant justement aucune image du conflit (juste quelques secondes d'archives), préférant situer l'action dans une unité le vivant de très loin, se contentant la plupart du temps de quelques cérémonies officielles et globalement « inactive ». À travers les différentes scènes et situations d'un scénario habilement construit, montrant bien la rupture profonde entre pros et anti-guerre, Coppola nous parle de l'Amérique, sans colère ni violence, juste triste et un peu désabusé face à un conflit n'ayant presque plus aucun sens. Surtout, le regard sur l'armée s'avère bien plus profond que d'habitude, à l'image de militaires un minimum complexes et vraiment attachants, excellemment interprétés notamment par James Earl Jones et surtout James Caan, dont la relation avec Anjelica Huston en dit long sur la situation vécue par tous les américains touchés de près ou de loin par cette guerre. Bref, voilà un bien beau film sur un sujet délicat qui, à défaut d'avoir l'éclat des chefs-d'œuvre de maître Coppola, n'en est pas moins à (re)découvrir.
Ça

Critique de Ça

   3 - Pas mal
Aussi culte soit-il, je n'ai ni lu le roman de Stephen King, ni vu le téléfilm de 1990 dont il est adapté. Je ne connaissais donc que vaguement l'intrigue et le traumatisme que l'antagoniste principal avait su provoquer chez de nombreuses personnes. Et au final, je suis mitigé. D'un côté, l'atmosphère de la ville est bien rendue, la réalisation soignée et n'abusant pas d'effets horrifiques standards pour créer l'angoisse (ou très peu), notre attachement pour les héros (excellemment interprétés, notamment par la très belle Sophie Lillis) étant réelle d'emblée, certaines scènes, notamment celles Spoiler : de l'égout ou de l'évier, faisant sans difficulté leur effet. Dommage qu'il y ait alors autant de choses qui n'aillent pas dans le scénario, au point d'en être parfois criant. Que l'œuvre souhaite se focaliser sur le point de vue des adolescents, OK. Mais de là à prendre aussi peu en compte ce qui les entoure au point de faire perdre au récit beaucoup de crédibilité ! Des dizaines d'enfants disparaissent, et pourtant la police a l'air de s'en cogner comme ça n'est pas permis. Les adultes sont presque tous représentés comme des dégénérés : un, deux, passe encore, mais tous !! Motivations du clown ? On les ignore presque totalement. De plus, Spoiler : si ce dernier a le pouvoir de pénétrer dans l'esprit des enfants, pourquoi ne le fait-il pas directement pour tous ?? J'ai bien compris cette (belle) idée que ceux-ci doivent avoir peur pour devenir vulnérables, mais elle n'explique pas tout. Enfin, si la première apparition de Pennywise est ambigu à souhait, il devient vite un personnage d'épouvante assez lambda, certes efficace mais un peu vide. Néanmoins, « Ça » fait le job. C'est une œuvre typiquement « kingienne », avec ses obsessions, ses inquiétudes, celle d'un auteur évoquant de manière experte cette période de la vie tout comme les mécanismes de la peur, qui, à défaut d'être présentés de façon réellement subtile (l'entreprise reste souvent ciblée ado), fonctionnent à plusieurs reprises Spoiler : (le clown et ses ballons, le lieu de réclusion de Beverly). Bref, nettement trop de faiblesses pour faire de l'œuvre un incontournable de l'année, mais grâce au « Club des Ratés » ainsi qu'à une ambiance bien retranscrite, ça peut valoir le coup d'œil.
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