Caine78    

Membre depuis 4315 jours | Dernière activité : 24/09/2017

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Les Proies

Critique de Les Proies

   2 - Pas terrible
Inconditionnel du film original, je pensais Sofia Coppola capable d'offrir un remake digne de ce nom, à défaut d'atteindre le pouvoir subversif du chef-d'œuvre de Don Siegel : hélas, il n'en est rien. S'il y a un domaine où la fille du grand Francis Ford brille ici, c'est sur la technique. L'écrin est magnifique, la lumière superbe, les costumes au diapason et son talent pour exploiter le lieu unique de l'intrigue qu'est la maison et son jardin est manifeste. Sauf que pour tout le reste, l'ennui guette. Je ne me rappelle pas bien du film de 1971, et pourtant j'ai eu l'impression de le voir défiler à plusieurs reprises devant moi, en beaucoup moins corrosif, le scénario enlevant à plusieurs reprises les moments les plus dérangeants, comme celui où Spoiler : l'on découvre dès le départ que le soldat nordiste est un homme peu fréquentable et qu'il ment sur les raisons de sa blessure, ce qui n'est pas du tout abordé ici. Alors que tout était réuni pour offrir un film glaçant sur l'aspect le plus sombre de la nature humaine, à base de pulsions sexuelles, de mensonges, d'hypocrisie, de manipulations, on sent ces éléments présents mais restant en surface, comme si la réalisatrice n'osait jamais les prendre à bras le corps, trop soucieuse de son image proprette, ce qui est totalement contradictoire au vu du sujet. Reste alors un récit dérangeant et mal exploité, même le dénouement pourtant très noir nous laissant de marbre. Interprétation correcte, sans plus, à l'exception de Nicole Kidman, magistrale : aucun doute, la grande actrice du film, c'est elle. Bref, si Coppola reste manifestement une esthète de la caméra, l'époque de l'audace ayant conclu sur les somptueux « Virgin Suicides » et « Lost in Translation » semble bel et bien révolue : en espérant (évidemment) me tromper.
Dix pour cent

Critique de Dix pour cent - Saison 1

   3 - Pas mal
Sur un univers qui m'est totalement étranger (et ne m'intéressant qu'assez peu, je l'avoue), « Dix pour cent » s'avère suffisamment maligne et bien pensée pour que l'on se prenne vite au jeu. Plusieurs raisons à cela, dont celles de proposer un récit relativement ambitieux (dans le registre du divertissement) tout en prenant soin d'écrire des personnages forts, marquants, certains plus attachants que d'autres mais tous construits avec un vrai talent comique et dramatique, d'autant que l'interprétation (rarement le point fort des séries françaises) est ici à la hauteur, dont l'excellente Camille Cottin, sans oublier une galerie de seconds rôles particulièrement en verve, Nicolas Maury et Laure Calamy en tête. Ça n'est toutefois pas aussi jubilatoire, tranchant qu'on aurait pu l'espérer, car si le ton est volontiers moqueur, on reste quand même dans les limites du politiquement correct : un peu de vacherie dans l'écriture et les situations, mais rien de vraiment virulent. Néanmoins, et malgré une qualité (logiquement) inégale entre les épisodes, voir des vedettes (plus ou moins importantes) venir se parodier est assez savoureux, les situations proposées étant souvent assez marrantes Spoiler : (mention spéciale à Audrey Fleurot en mère complètement débordée et complètement à côté de la plaque, elle qui n'avait pas encore d'enfant à l'époque du tournage!). Pas de coup de cœur, mais une série hexagonale intelligente, n'allant pas jusqu'au bout de son potentiel « corrosif », mais offrant une plongée stimulante et souvent drôle d'un milieu important pour le cinéma et ses comédiens : plutôt réussi.
Atomic Blonde

Critique de Atomic Blonde

   3 - Pas mal
Signé par l'un des co-réalisateurs de « John Wick » et vendu comme un film d'action avec pour principale particularité d'avoir une héroïne particulièrement « bad ass », « Atomic Blonde » ne ment pas sur la marchandise : on verra ce qu'on s'attend à voir, peut-être même en un peu mieux. Malgré un souci de scénario, clairement le point faible tant il reste parfois confus sur le rôle des uns, les motivations des autres, voire le déroulement de l'intrigue (si ce n'est qu'il s'agit Spoiler : d'un énorme jeux de dupes où chacun essaie de berner l'autre en étant persuadé d'arriver à ses fins). Heureusement, cet aspect est compensé par le choix (original) de situer le contexte juste avant la chute du mur de Berlin (avec en prime quelques standards musicaux de l'époque, dont le somptueux Spoiler : « Cat People » de David Bowie), permettant quelques situations intéressantes sur les enjeux de l'époque, à défaut d'être suffisamment développées. Mais bon, on ne va pas se mentir : si on est là c'est surtout pour l'action ! Dans un décor punk et grisonnant au possible, elles sont à la hauteur, assez inventives et vraiment bien foutues, trouvant leur point culminant (et de loin) dans l'hallucinante Spoiler : scène de l'escalier, tournée en un plan-séquence (et sans musique, s'il vous plaît!), d'une violence et d'une maîtrise à faire pâlir les plus grands techniciens d'Hollywood : du très haut niveau. Enfin, si les seconds rôles sont plutôt à la hauteur (sans être totalement exploités), comment ne pas avoir le tournis devant la beauté irréelle de Charlize Theron, impeccable dans ce rôle de super-agent classique mais efficace et non dénué de sentiments... Du cinéma d'action n'ayant (presque) pas d'autres ambitions que de divertir et le faisant plutôt bien, avec en prime une scène appelée à devenir culte : un peu bancal, mais plaisant.
Diana

Critique de Diana

   2 - Pas terrible
Devenu la risée de la presse à sa sortie, « Diana » n'est pourtant pas le navet décrit par beaucoup. Le biopic a beau être tout à la gloire de la Princesse de Galles, effacer presque tous ses défauts connus de tous (manipulatrice si nécessaire, sa relation ambiguë avec les médias évoquée de façon évasive...), il se regarde sans déplaisir, du moins un temps. Ba oui, je dois me transformer en midinette de temps à autre, mais j'avoue que voir la jeune femme aspirer à une vie simple loin du tumulte et de la passion populaire, j'ai trouvé ça joli. La vision romance à l'eau de rose est assumée, et dans ce registre comme techniquement, la réalisation d'Olivier Hirschbiegel est appliquée, faute d'avoir un regard personnel sur le sujet. C'est parfois touchant, certaines anecdotes (si elles sont véridiques) s'avérant assez drôles, d'autant que j'ai beau ne pas être inconditionnel de Naomi Watts, il serait vraiment injuste de ne pas écrire qu'elle est ici très convaincante et même assez émouvante. Dommage que ce côté bluette idéalise nettement la réalité de la relation entre Diana et Hasnat, notamment dans le dernier tiers où sa liaison avec Dodi Al-Fayed ne serait en réalité presque qu'une stratégie pour provoquer une réaction chez son véritable amour, ce qui serait en réalité beaucoup plus compliqué que ça... Bref, si je me suis laissé prendre par ce choix de raconter une partie bien précise de la vie de la Princesse, avec ce qu'il faut de reconstitutions très réussies (et forcément un peu superficielles) des différents galas et autres soirées V.I.P. (notamment dans la création des robes) et de scènes mettant en avant l'engagement (assurément sincère) de cette dernière pour de nombreuses causes humanitaires, cela reste un peu court pour faire de l'œuvre autre chose qu'un honnête téléfilm, trop idéalisé dans sa vision de l'icône et sa vie sentimentale pour réellement mériter le détour. Passable, sans être la catastrophe annoncée.
Eastern Boys

Critique de Eastern Boys

   4 - Très bien
Découvert quelques jours avant « 120 battements par minute » du même Robin Campillo, « Eastern Boys » est une vraie expérience de cinéma. Certains la trouveront sans doute déconcertante, ennuyeuse, je l'ai trouvé stimulante et assez belle. Partir de la prostitution masculine, continuer sur une longue scène Spoiler : d'intrusion domestique provoquant malaise et un réel suspense quant aux intentions précises (toutefois vite révélées) des « visiteurs » pour déboucher sur une histoire d'amour inattendue mais finalement assez crédible, je trouve ça franchement osé et même vraiment réussi. Le réalisateur utilise peu de mots, mais sait construire des scènes, des moments intimes sans jamais tomber dans le voyeurisme ou le douteux. C'est une histoire presque simple, racontée sans esbroufe, avec un grand sens de l'atmosphère (belle musique souvent planante) et beaucoup de précision, à l'image d'une photographie brillamment rendue ou de l'interprétation aussi sobre que juste d'Olivier Rabourdin et Kirill Emelyanov. Et quand le scénario bascule vers une forme de violence, cela reste au service des personnages, de leur évolution qu'on a pu observer au fil des minutes, toujours de façon inspirée, sans tomber dans l'outrance, notamment dans la représentation des immigrés ukrainiens, cohérents dans leur vision des choses et de la « famille ». Le sujet, son approche ne plaira pas à tout le monde, Campillo fait des choix parfois discutables, mais moi qui reproche si souvent aux films de privilégier au détriment de l'autre le fond ou la forme, « Eastern Boys » démontre que les deux peuvent cohabiter lorsque le talent comme la volonté sont au rendez-vous. Une réussite.
Quand vient la peur

Critique de Quand vient la peur

   1 - Très mauvais
Le pire, c'est que je m'en veux presque de lui attribuer cette note, mais même une seconde étoile était vraiment difficile. Sympa l'idée de situer l'intrigue dans les années 70, mais hormis pour quelques costumes et souligner le manque de moyens techniques et informatiques de la police de l'époque, cet aspect n'est que peu exploité, comme le cadre charentais, agréable à l'œil et dépaysant, surtout lorsqu'on vit en région parisienne, sans que l'on puisse pour autant parler de point fort. Il y a des aspects intéressants, notamment dans la volonté de représenter l'hystérie collective frappant la petite ville suite à ces meurtres atroces (au risque de tomber parfois dans le n'importe quoi, comme Spoiler : l'attaque aux fusils contre les corbeaux) mais cela est tellement forcé, tellement caricatural dans la représentation des habitants et leur mentalité (que l'homosexualité soit quelque chose de peu populaire sous Giscard, soit, mais de là à limite condamner les personnes condamnées en place publique, n'exagérons rien!). On a l'impression qu'Elisabeth Rappeneau (pourtant scénariste de l'excellent « Le Sauvage ») navigue à vue, en espérant que les quelques éléments positifs suffiront à rendre le téléfilm de bonne qualité : ça n'est pas le cas. Dommage pour Sophie Quinton, héroïne relativement intéressante mais au goût d'inachevé, quelques seconds rôles (notamment Lionnel Astier) et une certaine noirceur assumée dans le regard, mais lorsqu'on prend le risque d'une écriture aussi approximative voire grossière, dans le récit comme les dialogues, on ne peut guère espérer des miracles, à l'image d'une révélation concernant l'idée du tueur, déjà éventée pas mal de temps auparavant, à laquelle vient s'ajouter un dénouement bâclé au possible, laissant de très nombreuses zones d'ombre quant aux motivations de ce dernier. Dommage, « Quand vient la peur » avait son petit truc à lui, même si l'on se demande encore ce qui a pu justifier ces presque 180 minutes quand une centaine auraient largement suffi. Dispensable.
Jupiter : Le destin de l'Univers

Critique de Jupiter : Le destin de l'Univers

   1 - Très mauvais
On ne pourra pas reprocher aux frères (pardon, sœurs, j'ai du mal!) Wachowski de ne pas avoir vu les choses en grand, et « Jupiter : le destin de l'Univers » a au moins le mérite du dépaysement total, avec cet univers imposant et un peu (beaucoup) surchargé. En amateur de science-fiction, je me suis laissé un minimum prendre au jeu, regrettant (paradoxalement) de ne pas l'avoir découvert sur grand écran au vu du budget, avant de me lasser lentement mais sûrement. Le problème est tout trouvé : le scénario ! Le monde créé a beau être sympa et laisser envisager une société parallèle avec ses codes, son imaginaire, ses créatures : les scènes d'action s'enchaînent à un rythme tellement saccadé que cela en devient vite lassant, surtout lorsque noyées par un déluge d'effets spéciaux et d'images/seconde. Le potentiel de certains personnages était pourtant intéressant, mais tellement traité par-dessus la jambe, à l'image du « grand méchant » en devenant grotesque, sans oublier les motivations et les responsabilités parfois plus que confuses des uns et des autres (en passant, pourquoi Jupiter (pas le nôtre, hein!!) est-elle l'élue??)... J'ai compris où les sœurs voulaient nous emmener, il y a des choses à garder par ci par là, la présence de Mila Kunis et son magnifique visage apportant une douceur bienvenue, mais lorsqu'on a une vue d'ensemble, le résultat n'est vraiment pas à la hauteur des ambitions de départ. Pas insoutenable, juste raté.
De la part des copains

Critique de De la part des copains

   1 - Très mauvais
Curieuse carrière, quand même, Terence Young. Immortalisé par « James Bond », auteur d'un second film intrigant et prometteur (« L'Étrange rendez-vous »), un très bon thriller (« Seule dans la nuit »)... et pas grand-chose d'autre, en tout cas que je connaisse. « De la part des copains » fait partie du « reste », un polar (pourtant adapté du grand Richard Matheson) des plus quelconques, sans la moindre envergure. Au moins cela a t-il le mérite de la clarté dans le déroulement du récit et de se regarder sans trop d'ennui, à défaut d'être captivant (euphémisme). Qu'écrire de plus ? Qu'on a droit à une course-poursuite relativement sympa, que la présence étrange et (très) sensuelle de Jill Ireland donne un léger piquant, que Young a su s'entourer d'un casting d'experts (généralement en fin de carrière), mais franchement, avoir James Mason, Liv Ullmann et Jean Topart pour leur offrir des rôles aussi stéréotypés, ça s'appelle du gâchis. Car quand on y regarde bien, il y avait sans doute de quoi faire quelque chose d'intéressant en exploitant vraiment le potentiel des personnages, à l'image de la relation ambigu entretenue par Joe et Ross, ne débouchant sur presque rien, le montage apparaissant également défaillant à plusieurs reprises. Peut-être aurais-je toutefois mis une seconde étoile s'il n'y avait pas ce dénouement incroyablement bâclée, conclue avec une légèreté assez dingue... Vaguement regardable, et tout à fait dispensable.
La Confrérie des larmes

Critique de La Confrérie des larmes

   2 - Pas terrible
Bon début, pourtant : un Jérémie Rénier très convaincant (sans oublier l'excellente Mélusine Mayance en ado vraiment attachante), un suspense bien foutu soutenu par un rythme de qualité, un réel mystère autour du rôle que va avoir à remplir le héros... Sans être renversant ni réellement personnel, ce thriller lorgnant manifestement vers des modèles américains n'a pas à rougir de la comparaison. Et puis... Et puis, ba, tout part en vrille. La réalisation, la rigueur, l'intérêt du film... Beaucoup d'action mais sans réel but, au point de presque nous désintéresser quant à ce qu'il y a dans les fameuses mallettes. Tout ce qui faisait le sel de l'œuvre est presque réduit à néant, même la présence de la belle Audrey Fleurot n'y pouvant pas grand-chose, si ce n'est offrir un contrepoint plutôt intéressant au caractère très impulsif du héros. Mais le pire, c'est la révélation, sorte de parodie de polars US, avec en prime Spoiler : Bouli Lanners en grand méchant à queue de cheval (et je vous jure que ça n'est pas une blague), donnant au moins une explication vaguement logique mais quand même pas très sérieuse... Dommage, car « La Confrérie des larmes » avait vraiment su faire illusion avant de se vautrer dans le film de genre bas de gamme : une occasion loupée, une de plus.
Simples secrets

Critique de Simples secrets

   3 - Pas mal
Souvent cité comme parfait exemple d'académisme ronflant faisant tout pour décrocher des statuettes, « Simples Secrets » est pourtant loin d'être la purge redoutée. En fait, je crois même que j'ai bien aimé... Pas beaucoup de personnalité, certes, notamment dans la réalisation (qui est ce Jerry Zaks dont nous n'avons plus jamais entendu parler?), mais il y a un vrai savoir-faire pour susciter une émotion, discrète mais réelle, l'aspect prévisible du déroulement étant compensé par un réel soin apporté aux personnages et aux dialogues. Larmoyant ? Sans doute, mais pas trop. Appuyé ? Légèrement, sans que cela devienne gênant. C'est un mélodrame, avec les ingrédients qui le compose et ce qu'il faut de jolis moments pour nous prendre dans le sens du poil. Je trouve même qu'il y a une certaine retenue dans ce qui nous est montré, malgré une certaine propension des scénaristes à charger le tableau familial (non sans un certain humour bienvenu). Surtout, « film à Oscars » oblige, Zaks s'est entouré d'un casting royal, Meryl Streep et Diane Keaton se montrant à la hauteur de leur immense réputation, mais les seconds rôles en général et le premier d'entre eux, un certain Leonardo DiCaprio (ça vous dit quelque chose?), sont loin de démériter, l'ami Leo faisant déjà preuve d'une belle présence. On voit ce qu'on s'attend à voir, mais en mieux quasiment à tout point de vue : comme quoi, l'académisme propret peut aussi avoir ses vertus.
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