Caine78    

Membre depuis 4580 jours | Dernière activité : 17/06/2018

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La Montagne ensorcelée

Critique de La Montagne ensorcelée

   1 - Très mauvais
Ouille... Non pas que j'en attendais grand-chose, mais ce remake d'un Disney des 70's est quand même sacrément foireux. On ne cherche même pas à construire ou à développer quelque chose, on reste uniquement sur un schéma « grosse scène d'action, pause de cinq minutes (à peine), grosse scène d'action, pause... » : c'est épuisant, chiant et même pas bien fait. Oui, parce que sur le principe, admettons, cela ne permet pas franchement de nous attacher, mais si c'est bien fait, pourquoi pas ! Or, Andy Fickman semble vraiment très incompétent pour découper et monter des scènes, parce qu'ici, c'est juste insupportable. Au bout de quelques minutes j'en avais déjà marre, entre clichés et humour lourdingue juste mis pour faire « cool ». La belle Carla Gugino essaie d'exister, mais comment faire lorsque tout est aussi médiocre autour de vous ? C'est presque une contrefaçon, certes avec des moyens, mais une contrefaçon quand même. Pourtant, c'est assez mon genre de film : des gentils extraterrestres, de la naïveté, de l'action, mais tout est tellement mal pensé, fait sans le moindre amour du cinéma que cela en devient vraiment triste, et ce malgré (avouons-le) une dernière partie un peu moins pénible à suivre. Bref, un film Mickey n'ayant pas eu les honneurs des écrans en France et on comprend très bien pourquoi : reste à voir maintenant si le matériau d'origine était déjà mauvais ou si l'hérésie est totale...
Engrenages

Critique de Engrenages - Saison 1

   2 - Pas terrible
Bon, bon, il paraît qu' « Engrenages » se bonifie presque à chaque saison alors je serais encore patient, mais cette première saison ne m'a pas transcendé outre-mesure. Même s'il faut reconnaître une vraie volonté de créer des personnages intéressants et pour le coup vraiment pas manichéens, où chacun n'est jamais totalement bon ou mauvais, les effets racoleurs, la photo un peu dégueu, la réalisation se voulant réaliste mais apparaissant surtout amatrice, cela gâche un peu notre plaisir et notre immersion dans cet univers assez froid, mais suffisamment intrigant pour suivre jusqu'au bout. Certes, l'interprétation est assez inégale (Philippe Duclos est vraiment celui qui ressort, peut-être avec Audrey Fleurot (bon, là c'est plus subjectif!)), mais il y a un « cœur » du récit que je trouve intéressant à travers le corps de cette jeune femme, avec des rebondissements parfois un peu lourds mais permettant de donner une certaine instabilité, un vrai mystère autour de l'assassin et de ses motivations, certaines sous-intrigues (dont certaines assez scabreuses) faisant leur effet. Sans être au taquet, à chaque fin d'épisode j'avais envie de savoir la suite, sans qu'attendre entre chaque épisode ne soit trop problématique non plus. Vous l'aurez compris : cette première saison ne m'a pas déplu, à défaut de me « plaire ». Il y a des choses que j'ai aimé, certains protagonistes sont séduisants, en espérant toutefois que le rendu visuel sera autrement plus abouti par la suite, car cela reste une grosse pierre dans le jardin de nos amis créateurs.
USS Indianapolis

Critique de USS Indianapolis

   1 - Très mauvais
Il me manquait presque : le DTV avec Nicolas Cage, ensuite diffusé sur une chaîne de qualité discutable. Et franchement, cela aurait pu être pire, le thème ayant même intéressé un temps quelques grands noms d'Hollywood, ce qui aurait sans doute permis une œuvre bien différente. Mais vous commencez à me connaître : être moins pire ne veut pas dire bon, loin de là. Si on ne peut avoir qu'un minimum d'intérêt pour le sujet (les survivants d'un navire de guerre ayant coulé en pleine mer à la fin la Seconde Guerre mondiale doivent survivre pendant plusieurs jours notamment face aux requins), la réalisation lourdingue de Mario Van Peebles fait souvent tache, peu aidé par un budget qu'elle rend encore plus risible à travers quelques séquences purement nanardesques Spoiler : (voir les lancers de missiles respectifs ou encore l'attaque des requins : de grands moments, « Sharknado » n'est pas loin), on se croirait presque revenu au temps des « Power Rangers » et autre dessins animés japonais moisis. Avec tout ça, difficile de créer un récit vraiment immersif, les différents personnages apparaissant souvent caricaturaux, du moins banals, avec des sous-intrigues tout aussi banales, sans être non plus catastrophiques. « USS Indianapolis » est toutefois ce genre de films où le sujet se suffit presque à lui-même pour être (vaguement) regardable, malgré les lourdeurs, les poncifs et un regard très pompier sur le sujet, typiquement américain lorsqu'il s'agit d'évoquer leur histoire, même si (il faut le reconnaître) les failles dans l'enquête et les combines au plus haut sommet de l’État viennent légèrement atténuer ce sentiment. Bref, plus que dispensable sur la forme, « USS Indianapolis » peut au moins s'appuyer sur sa dimension historique pour ne pas sombrer totalement : il est toutefois peu dire qu'une production autrement plus ambitieuse que celle d'un téléfilm moyen n'aurait pas été de trop : un jour, peut-être...
Le Dernier face à face

Critique de Le Dernier face à face

   3 - Pas mal
Il y a vraiment deux manières d'aborder ce « Dernier face à face », presque considéré comme un classique parmi les classiques du western spaghetti (la trilogie de Sergio Leone restant un peu hors-compétition en comparaison du reste). D'un point de vue purement formel, la médiocrité n'est pas loin. Sergio Sollima fait preuve ici d'un grand manque de style et de personnalité, victime par ailleurs d'un montage compliqué (du moins dans la version que je me suis procuré), mais aussi coupable de pas mal de clichés, de répliques ultra-basiques et d'un sens du découpage (notamment lors du braquage dans la ville!!) laissant franchement à désirer. Heureusement, le réalisateur se montre nettement plus inspiré lorsqu'il s'agit d'écrire un scénario (en collaboration avec un autre Sergio, Donati), manifestement le gros point fort de l'œuvre et son principal intérêt. Si le renversement des valeurs n'est en soi pas extrêmement surprenant, il est construit avec habileté, peut-être un peu trop rapidement, mais efficacement. De plus, si Tomás Milián montre pas mal de limites, Gian Maria Volonte confirme sa présence presque énigmatique et son grand talent dans le rôle (de loin) le plus intéressant et complexe de l'œuvre. Côté seconds rôles, seul William Berger retient un peu l'attention. Pour le reste, cet affrontement vraiment pas si manichéen entre Bien et Mal offre quelques moments forts, notamment dans la « complice opposition » entre les deux héros. Il y a une forme de nihilisme, de provocation dans le propos que je trouve intéressante, notamment durant un dénouement se déroulant en plusieurs temps, dans un décor inattendu, où Spoiler : la complainte finale de Volontè fait son effet. C'est sans doute un peu bancal et donc pas vraiment bien fait, mais il y a quelque chose, un regard, des protagonistes intéressants et un fond historique bienvenu : des trois Sergio (avec Leone et Corbucci), Sollima était sans doute le moins talentueux, mais son talent d'écriture lui permet de signer cette curiosité loin d'être aussi grande que prévu, mais intrigante.
Big Game

Critique de Big Game

   3 - Pas mal
Il n'a pas eu les honneurs d'une sortie en salles, ce « Big Game », et franchement, je le regrette presque. Alors, évidemment, si vous êtes uniquement adeptes de subtilité et de scénarii habilement construits, passez sans aucun regret votre chemin. En revanche, si vous êtes nostalgiques des 90's et de ses films d'action, cette pure série B s'assumant à 2000% devrait grandement vous divertir. Que rajouter : ça n'est pas du tout crédible mais on marche quand même sans difficulté, il y a pas mal d'humour (heureusement!) fonctionnant souvent avec efficacité, le décor est plutôt bien exploité, à la fois dans sa logique de « survival » et de poursuite. Ça ne paie pas de mines, mais cette histoire de Président des États-Unis (oui, oui!) traqué par des « terroristes » (enfin, plus ou moins) a quand même une certaine gueule, exploitant avec malice son budget moyen, tout en prenant un minimum soin de ses seconds rôles (parmi lesquels Ray Stevenson, Ted Levine, Victor Garber et Jim Broadbent, quand même!), Samuel L. Jackson, faisant le job en « Action Obama » : sans surprise, mais efficace et cool : Samuel L. Jackson, quoi. On a même droit à un (léger) rebondissement final assez discutable mais évitant de terminer sur une note trop « les ricains, on est vraiment les meilleurs », ce qui est toujours bon à prendre. Bref, vraiment rien de marquant, mais un divertissement sans prise de tête, cohérent dans ce qu'il propose et respectueux de son public : c'est déjà pas mal.
Carbone

Critique de Carbone

   3 - Pas mal
C'est du Olivier Marchal, donc sans grande surprise. Le bonhomme a une formule et s'y tient, avec ce que cela implique. D'un côté, celui-ci y va à fond niveau noirceur, musique omniprésente et affaire qui va inévitablement mal tourner, d'autant que toute la première partie, menée correctement, s'avère très linéaire et manque un peu d'ampleur. Heureusement, le réalisateur trouve, à travers ce fait divers ayant fait grand bruit à l'époque, une dimension tragique intense, presque « shakespearienne » dans son déroulement et son aspect inexorable, à l'image de quelques scènes fortes, tranchantes, nous laissant ainsi sur une assez bonne impression. Dommage, quand même (et même si c'est un ressenti assez personnel), que les truands d'aujourd'hui manquent aussi souvent de classe, de panache, donnant juste l'impression de gros loubards méchants et dangereux, sans le moindre code d'honneur, l'interprétation s'avérant correcte mais sans éclats non plus (même si cela peut se justifier pour Benoît Magimel, dans une logique de « mec normal »). Du Marchal, avec ses qualités et ses défauts : c'était attendu, c'est confirmé. Pas mal.
Jalouse

Critique de Jalouse

   3 - Pas mal
Ah ! Une « comédie » française faisant plutôt bonne impression ! Rien de dingue non plus, mais c'est déjà en soi un événement. Pas ultra-corrosif ou aussi provocateur qu'espéré, mais un ton un peu mordant, légèrement méchant offrant quelques situations assez savoureuses, n'hésitant pas à malmener son héroïne aussi bien que celle-ci peut malmener son entourage. Vous dire que j'en suis sorti enthousiaste serait mentir, mais les frères Foenkinos ont bien su adapter ici leur langage littéraire (d'ailleurs il s'agit d'un scénario original, peut-être plus inspirés que lorsqu'ils adaptent un de leurs romans, les frangins!) à l'univers cinématographique, nombre de répliques faisant mouche, le parcours de l'héroïne apparaissant régulièrement crédible, à quelques exceptions près. Surtout, le film a eu l'excellente idée de choisir Karin Viard pour le « rôle-titre » (pas très bien choisi, lui, en revanche, donnant presque l'impression parfois que l'on passe à côté du sujet) : à la fois presque insupportable et follement séduisante (oui, j'avoue, cette actrice me rend un peu dingue physiquement), garce (presque) totale à laquelle on ne peut quasiment pas résister, qu'on ne peut s'empêcher d'aimer un peu, certains de ses choix ou de ses réactions pouvant parfois être compréhensifs. Même la forme (sans être transcendante) m'a paru nettement au-dessus de la moyenne hexagonale : non, vraiment, sans concourir au top 10 de l'année ou au titre de révélation, une comédie dramatique séduisante et plutôt à contre-courant : je prends sans hésiter.
Nurse Jackie

Critique de Nurse Jackie - Saison 5

   3 - Pas mal
C'est évident que « Nurse Jackie » n'a plus le même pouvoir d'attraction que lors de ses débuts, le changement de « showrunner » pouvant se ressentir quant au ton plus « sage », posé de la série, donnant l'image d'une héroïne nettement moins « borderline » et essayant de se reprendre en main, soit un peu l'antithèse de ce qui était proposé au départ... Mais bon, ce que la série perd en esprit corrosif, elle le gagne en humanité, en sobriété, d'autant que tout cela reste assez cohérent quant au parcours de Jackie et des différentes épreuves qu'elle a eu à traverser précédemment. Sans doute moins drôle, la saison se regarde toutefois avec un certain plaisir et permet de continuer à explorer des facettes inexploitées de notre chère Edie Falco (décidément excellente en toutes circonstances), d'autant que les seconds rôles restent (presque) aussi savoureux, l'arrivée de Betty Gilpin, sans être indispensable, réservant quelques bons moments. On sent toutefois que la série tire un peu à la ligne, si bien qu'un léger sentiment de lassitude vient parfois nous accompagner, signe d'une œuvre touchant les limites de ses possibilités : on ira évidemment jusqu'au bout, mais pour le coup, et on ne peut plus logiquement : « Nurse Jackie », c'était mieux avant.
The November Man

Critique de The November Man

   2 - Pas terrible
Ah, on ose nous en faire un de temps en temps comme ça : un « bon » film d'action à l'ancienne, réalisé par un vétéran du genre (Roger Donaldson, en l'occurrence), dont on aimerait dire à quel point il est le symbole qu' « avant, on faisait beaucoup mieux dans le genre »... sauf que ça n'est pas le cas. Au-delà du vague plaisir que l'on peut ressentir devant ce récit d'espionnage rappelant clairement les 90's, tout cela reste assez banal et sans réelle saveur, même les scènes d'action (hormis une ou deux, plutôt bien foutues) ne sortant pas cette course-poursuite géante du tout-venant. Pour tout vous dire, je n'ai d'ailleurs quasiment plus aucun souvenir de ce divertissement calibré, relativement professionnel et sans personnalité. Reste cet affrontement entre un vieux de la vieille et son ancien « élève », pas trop manichéen et empreint d'une légère ambiguïté, compensant vaguement des seconds rôles sans réelle envergure. Les nostalgiques y trouveront peut-être leur compte, les autres passeront tranquillement leur chemin devant cet « action movie » on ne peut plus anecdotique.
Au Revoir Là-haut

Critique de Au Revoir Là-haut

   4 - Très bien
J'avais adoré le livre, et il était peu dire que j'attendais beaucoup de cette adaptation signée Albert Dupontel, ravi que celui-ci ait enfin un projet de grande ampleur à mener. Résultat : une satisfaction, malgré une légère pointe de déception. C'est toujours le risque lorsque vous connaissez le roman : faire le jeu des comparaisons en sachant (surtout avec une durée aussi « courte ») que certains aspects adorés du roman seront quasiment absents ici, tout comme certains personnages, à peine esquissés. D'où une légère frustration, ce qui n'empêche pas le réel plaisir ressenti tout du long. Ces deux heures passent à la vitesse d'une balle, à la fois très fidèles au roman (sans doute parfois pas assez développés dans certaines scènes clés (notamment celle d'ouverture, immersive au possible)), tout en étant empreint d'une vraie identité visuelle, dans les couleurs, les costumes, la reconstitution, l'humour, la personnalité de Dupontel apparaissant constamment, notamment à travers plusieurs moments faisant appel à l'enfance, au jeu, au déguisement (superbe travail sur les masques), pour le coup de manière presque plus poussée que dans le roman. Et puis il n'y a pas à dire : même si celle d'origine est plus riche, lorsque vous avez un tel matériel de base pour travailler, difficile de vous louper totalement. Le résultat est moins corrosif, provocateur que ne pouvait l'être le prix Goncourt, mais on retrouve un minimum ce ton, ce discours pas franchement conformiste, ce regard différent de celui que l'on peut avoir sur la Grande Guerre, avec sa galerie de personnages étonnants, brillants, hauts en couleur, parfois émouvants, que l'on retrouve avec bonheur le temps d'une séance, d'autant que l'interprétation, sans être exceptionnelle, est globalement à la hauteur de l'événement (à l'image de Laurent Lafitte). Le réalisateur se permet quelques rares modifications, plutôt bénéfiques pour l'intrigue et l'émotion. Je n'ai pas été entièrement conquis, certains choix m'ont paru étonnants, mais au vu de ce que nous propose le cinéma français depuis de très nombreuses années, une œuvre ambitieuse, empreinte de lyrisme et de politiquement incorrect (un peu), cela ne se refuse pas : à vous de voir maintenant si vous souhaitez privilégier le superbe roman ou ce film, car selon ce choix, votre regard risque sensiblement de ne pas être le même.
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