Bienvenue à Guantãnamo ! La série se veut en effet un plaidoyer du "les terroristes très méchants contre les gentils du gouvernement".
On retrouve donc l'apologie du célèbre Patriot Act qui autorise les autorités à enfermer qui que se soit, dès lors qu'une simple suspicion laisse à penser qu'il s'agit d'une personne en relation avec une entreprise terroriste.
Violation des droit de l'homme, de la Convention de Genève, aucun procès, aucun avocat, ni même besoin d'avoir à justifier de tel arrestation et leur emprisonnement (pas de chef d'inculpation).
On retrouve donc James Denton, le sympathique faux plombier de Desperate Housewives, qui se la joue texan sauveur de l'espèce humain à coup de rentre-dedans et de "tu vas parler, sale terroriste!" Qui considère toute personne remettant en question les USA comme des ennemis (il est donc fasciste).
Pour contrebalancer le Chuck Norris de la série, son ex-femme, interprété par la charmante Kelly Rutherford, joue la psy ascendante profiler de l'équipe, qui a divorcé du boss (on comprend pourquoi...) et qui essaye de comprendre les sentiments et l'humanité des suspects.
Bien entendu, on ne nous épargnera pas le coup de super-gadget-technologique-de-la-mort-qui-tue, qui permet d'informer en temps réel l'équipe avec des satellites et l'accès à toutes les bases d'information depuis le Mésopotamique !!!!
J'ai trouvé drôle qu'il arrive à avoir accès à des archives civiles de pays étrangers, et des infos tel que : les parents d'un suspect sont mort dans un bombardement américain en Iraq, ce qui laisse supposer qu'il ont accès aux données médico-légales d'un pays en guerre civile (!), et sont même capables de retrouver le régiment précis qui a tiré l'obus, comme si l'armée faisait un rapport pour chaque obus tiré !!!
Le côté ouvertement "patriotique représentant du monde libre c'est moi qui ait raison et tous les autres ont tort et sont de vilains terroristes" rend la série plus que gerbante à force.