Présenté à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes en mai dernier, le premier film de la réalisatrice et scénariste Pauline Loquès a fait sensation. Décrit comme tendre et touchant, il a surtout révélé l’acteur québécois Théodore Pellerin qui a reçu le prix fondation Louis Roederer de la révélation lors du festival.
Le film suit Nino, qui doit affronter une grande épreuve en trois jours. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions : deux impératifs qui vont le conduire à travers Paris et le pousser à renouer avec les autres… et avec lui-même.
Avec 124 notes et 35 critiques, les spectateurs lui ont attribué la très belle moyenne de 4 sur 5, un score remarquable pour un premier film.
La révélation : Théodore Pellerin
Les retours des spectateurs sont quasi unanimes : le jeune acteur Théodore Pellerin crève l’écran. Son interprétation juste et sensible, pleine de nuances, porte ce film qui gravite autour de son personnage central, comme le suggère le titre : Nino.
ADOC (5/5) : "Nino est une merveille de finesse portée par un magnifique Théodore Pellerin, tout en retenue. Juste et très touchant, le film reste en tête bien après qu’on l’a vu."
Theodora (5/5) : " Un bijou ! Vu dans le cadre d’une avant-première, ce film est une merveille à tous points de vue... Écriture au cordeau, jeu impeccable, mise en scène remarquable... Un grand premier film : Pauline Loquès a du talent ! Tout comme ses acteurs : une nouvelle garde à suivre... Ils nous offrent un regard tendre et intelligent sur leur génération de trentenaires. Courez-y et bravo à eux. Attraper le spectateur par l'espoir et la douceur demande bien plus de courage et de talent que tout le reste ! "
Simon T. (5/5) : "Un film qui touche au cœur, infiniment émouvant et finement drôle, à la mise en scène sobre et juste, habité par un Théodore Pellerin magnétique, qui navigue à vue sur un fil tendu vers l'inconnu. Autrement dit : ce film est trop bien, il mérite 8 oscar, la palme et la caméra d'or pour avoir une productrice, des acteurs et actrices et une réalisatrice pareil !!!!"
Jour2Fête
Arthur Brondy (4,5) : "Théodore Pellerin incarne Nino à la perfection, une révélation éclatante, bouleversante. Ses scènes partagées avec William Lebghil, qui incarne le meilleur ami de Nino m’ont littéralement déchiré le cœur. On pleure, on vibre, on s’attache. Pauline Loquès signe un premier long-métrage très réussi et plein de justesse."
W'arou (4/5) : "Vu en avant-première avec la réalisatrice et une des actrices, ce premier long-métrage est d'une sensibilité et d'une profondeur émouvante. Sans tomber dans le pathos ni dans la comédie, ce film est une traversée physique de Paris, filmée magnifiquement, et une traversée psychologique du personnage, retranscrite superbement par l'interprétation subtile et touchante de l'acteur principal. On est embarqué dans cette errance captivante grâce aussi aux superbes seconds rôles, très bien écrits et interprétés. Un grand film !"
Un sujet poignant, un équilibre fragile
En suivant le parcours de ce jeune homme récemment diagnostiqué d’un cancer, la réalisatrice aborde un sujet sensible. Pour certains spectateurs, le pathos est parfois mal dosé : trop présent pour certains, ou insuffisamment approfondi pour d’autres.
Simone Gentile (3,5/5) : "Un premier film incontestablement réussi, porté par une sensibilité remarquable et une énergie qui rendent son récit attachant. On y perçoit un vrai désir de cinéma, avec des personnages habités et une mise en scène attentive. Sa limite se trouve peut-être justement dans cette même délicatesse : comme son personnage, le film semble parfois retenir sa propre vulnérabilité, sans toujours oser l’afficher pleinement. Ce petit retrait laisse entrevoir un potentiel encore plus fort."
domit64 (3,5/5) : "L’interprétation de Théodore Pellerin est exceptionnelle, en revanche, certaines scènes sont inutiles (scène de la salle de bain) et la métaphore du « ciel qui lui tombe sur la tête » avec cette accumulation de « malheurs » que connaît le héros en 3 jours est un peu trop « too much ». La retenue, l’acceptation, la difficulté à annoncer la maladie est juste. Les paroles de l’oncologue « au fait » me semblent peu adaptée, ni réalistes (pour avoir fréquenté ces services de longues années)… A voir pour l’interprétation et malgré tout pour le traitement d’un sujet sensible."
Melvin RICHER (3/5) : "Sympa mais je trouve le film « trop simple », certes c’est beau, touchant, humain avec quelques plans beau esthétiquement en plus. Mais je trouve que le film va pas assez loin dramatiquement ou pas assez tout court… J’ai vraiment l’impression que le film aurait pu être plus long. Mais pour un premier long métrage, bravo."
Jour2Fête
Shawn777 du Club Allociné (2/5) : "Mais face à cette relative légèreté dans l'histoire qui n'oublie pour autant pas ses moments dramatiques, on a un certain pathos instauré par la mise en scène qui gâche un peu tout. D'autant plus que c'est souvent très "cliché film d'auteur", c'est-à-dire que nous avons de très longs plans qui ne servent pas à grand-chose et puis qu'est-ce que c'est bavard ! Nous avons par exemple cette scène dans la salle de bain qui est too much et qui nous sort presque de ce moment, jusque-là, suspendu dans le temps entre Nino et son amie. En réalité, on ressent beaucoup cet effet premier film, où la réalisatrice a un peu ce côté prouveur, sûrement involontaire, montrant qu'elle sait réaliser du drame sensible de plaire à une critique élitiste. Bref, malgré une performance d'acteur incroyable (Théodore Pellerin est toujours très juste), "Nino" ennuie finalement beaucoup plus qu'il ne touche. "
Willard_S (2/5) : "J'avais pourtant été enthousiasmé au vu des critiques dithyrambiques mais quelle déception ! Le sujet était pourtant intéressant mais le film se perd dans des détails sans intérêt qui étirent péniblement ce récit sur 1h30 (ressenti 3h00). Aucune émotion, aucun enjeu ne se dégage de cet énième mélodrame sur le thème du cancer qui fait bien pâle figure à côté du "De son vivant" d'Emmanuelle Bercot. C'est dommage car j'apprécie particulièrement Théodore Pellerin et William Lebghil. Bref, je suis passé complètement à côté de ce film."
En conclusion
Les spectateurs s’accordent pour saluer la performance éclatante de Théodore Pellerin, véritable cœur du film. La mise en scène immersive et la sensibilité du récit touchent profondément, même si certains jugent le film trop long ou inégal dans le traitement émotionnel. L’ensemble dépeint un premier long-métrage prometteur, entre justesse et fragilité, qui marque par sa sincérité.
Vous pouvez dès aujourd'hui découvrir Nino en salles.