Frankenstein sans effets numériques : Guillermo del Toro révèle ce qui est vraiment réel dans son film Netflix... Et c'est impressionnant !
Emilie Semiramoth
Emilie Semiramoth
Cheffe du pôle streaming, elle a été biberonnée aux séries et au cinéma d'auteur. Elle ne cache pas son penchant pour la pop culture dans toutes ses excentricités. De la bromance entre Spock et Kirk dans Star Trek aux désillusions de Mulholland Drive de Lynch, elle ignore les frontières des genres.

Pour son "Frankenstein" à 120 millions de dollars, Guillermo del Toro a banni la CGI. Décors monumentaux, cascades réelles : le réalisateur explique son choix radical.

À l'heure où l'intelligence artificielle et les effets numériques envahissent Hollywood, Guillermo del Toro nage à contre-courant. Pour son Frankenstein, qui fait de jolis scores sur Netflix, le réalisateur mexicain a fait un choix radical : privilégier le réel au virtuel. Et avec un budget de 120 millions de dollars, il ne s'est pas privé.

Frankenstein
Frankenstein
Sortie : 7 novembre 2025 | 2h 30min
De Guillermo del Toro
Avec Oscar Isaac, Jacob Elordi, Mia Goth
Presse
3,6
Spectateurs
3,9
Voir sur Netflix

"Je ne veux pas de digital, je ne veux pas d'IA"

"C'est extrêmement important pour moi de garder vivante la réalité de l'artisanat cinématographique", explique Del Toro à Variety. "Je veux de vrais décors. Je ne veux pas de digital. Je ne veux pas d'IA. Je ne veux pas de simulation. Je veux de l'artisanat à l'ancienne. Je veux des gens qui peignent, qui construisent, qui martèlent, qui plâtrent. J'entre moi-même et je peins les accessoires. Je supervise la construction des décors."

Le réalisateur va même plus loin dans la vidéo ci-dessous où il parle de son processus créatif : "Je voulais tester les capacités de chaque métier du cinéma. Il y a d'énormes décors, d'énormes accessoires, des costumes complexes. Je voulais que ça ressemble à un vieux film réalisé à l'âge d'or d'Hollywood, luxueux et opératique."

Un bateau grandeur nature (et des cascades sans doublure numérique)

L'exemple le plus spectaculaire ? Le navire qui apparaît dans le film. "Je me suis dit : je ne vais pas faire le bateau en VFX. Je veux un vrai bateau. Parce que le bateau est un personnage", raconte-t-il. Résultat : un vaisseau complet, intérieur et extérieur, construit après "des recherches approfondies". "Ce bateau est un exploit monumental", se réjouit-il et on ne saurait le contredire.

Même philosophie pour les cascades : "Quand le monstre attrape un type et le jette, il est vraiment jeté. Toutes les cascades sont réelles, pas de cascades numériques. Si vous pouvez le faire pour de vrai, les gens le ressentent."

Frankenstein est actuellement disponible sur Netflix.

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