La comédie romantique L’Âme idéale d’Alice Vial est actuellement en salles. Porté par Jonathan Cohen et Magalie Lépine-Blondeau, le long-métrage suit Elsa, 40 ans, célibataire qui a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu particulier la tient à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts.
Pourtant, un soir, elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant qui lui redonne l’espoir que tout est possible. Mais au moment où elle commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est peut-être pas aussi réelle qu’elle le pensait…
Attention, la suite de cet article peut contenir des spoilers si vous n'avez pas vu la bande-annonce
On apprend dès le début du film qu’Elsa voit les morts… et qu’Oscar vient de mourir, même s’il ne le sait pas encore. Lorsqu’elle en prend conscience, Elsa - déjà tombée sous le charme - va tout faire pour l’aider à passer de l’autre côté.
Les influences : de Ghost à L’Aventure de Madame Muir
Difficile alors de ne pas penser à Sixième Sens, Last Christmas ou encore Ghost. Des films que l’équipe a d’ailleurs revus en préparation. Lors de notre émission Grand écran, Jonathan Cohen nous confiait :
"On a été obligé de revoir ces films car ils font partie du genre – même si Sixième sens c’est plus horreur – mais on a revu plein de films dans la même lignée pour voir la manière dont eux traitaient ce personnage qui est là sans être là puisque c’est un fantôme."
Marie Camille Orlando
Alice Vial complète en évoquant ses influences directes dans le dossier de presse : "J'ai grandi avec Ghost, évidemment et son audacieux mélange des genres. Il y avait aussi Rencontre avec Joe Black, où il y a cette idée de la mort qui s'incarne dans un corps.
Et aussi un vieux film que j’adore : L’aventure de Madame Muir, avec Gene Tierney. Le plus gros défi en écrivant était de ne pas tomber dans le kitsch, c’est pour ça que je cherchais ce réalisme poétique, une certaine simplicité pour approcher l’aspect fantastique. Il ne fallait pas non plus que l’histoire d’amour soit trop « sucrée ». Tout en assumant l’émotion, les sentiments. Un dosage pas simple."
Un film inspiré d'une histoire vraie !
La réalisatrice explique ensuite que l'idée de L'âme idéale vient de son co-auteur Jean-Toussaint Bernard :"C'est lui qui a eu cette idée d’un mort qui ne sait pas qu'il est mort et de cette femme qui le maintient un temps dans cette illusion. Et bien sûr de l’impossible histoire d'amour qui naît entre eux. Mais la première chose qui m’a plu, c’est ce personnage de passeuse d'âmes, qui a honte de son don et s’isole."
Maris-Camille Orlando
Un personnage au don extralucide qui semble inventé mais est pourtant inspiré d'une véritable infirmière. Alice Vial raconte : "On s'est inspirés d'une femme qui avait été infirmière en soins palliatifs. Il y avait un vrai respect des autres soignants pour sa médiumité - qu'on y croit ou non. Elle avait besoin d'un petit temps avec chaque mort pour apaiser l’âme avant qu’elle ne s’en aille.
Pour préparer le film, on a aussi visité une unité de soins palliatifs. Ils nous ont parlé de ce qu'ils appellent entre eux dans le service les “Jedi”. Ils savaient que des collègues soignants avaient une petite connexion particulière avec l’invisible. Notamment quand un patient passait sa dernière journée, ils le sentaient, ils savaient. On ne choisit pas de travailler dans ce type d’unité par hasard…"
L’Âme Idéale prend ainsi racine dans une histoire vraie, enrichie d’influences cinématographiques et d’un vrai travail d'écriture pour ancrer cette histoire fantastique dans le réél. Le film offre ainsi un récit à la fois poétique et profondément humain.
L’Âme idéale est actuellement en salles.
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