C'est l’un des meilleurs épisodes de Stargate SG1 : il y a 25 ans, inspiré d'un classique du cinéma, il a tenu en haleine des millions de fans de science-fiction
Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.

Diffusée sur M6 entre 1997 et 2007, la série de science-fiction "Stargate SG1" a marqué l'esprit des fans, qui continuent de vouer un culte à la saga SF. Retour sur un des épisodes les plus mémorables du show télévisé.

La série Stargate SG1 a fait les beaux jours de la chaîne M6 entre 1997 et 2007, devenant rapidement un phénomène de la science-fiction. En 214 épisodes répartis sur 10 saisons, le show a eu le temps de construire un univers cohérent et passionnant.

Les créateurs, Brad Wright et Jonathan Glassner, ont tissé une intrigue qui a tenu en haleine des millions de fans pendant de longues années. Parmi toutes ces histoires, un épisode a particulièrement marqué les esprits, le 6ème de la saison 4 : "L'Histoire sans fin", diffusé pour la première fois en 2000.

Stargate SG-1
Stargate SG-1
Sortie : 1997-07-27
Série : Stargate SG-1
Avec Ben Browder, Michael Shanks (I), Amanda Tapping
Spectateurs
3,5
Regarder sur M6+

Un Jour sans fin au SGC

En mission sur P4X-639, une planète connaissant une forte activité solaire, l’équipe SG1 rencontre un archéologue extraterrestre nommé Malikai (Robin Mossley). Lorsque la perturbation géomagnétique atteint son pic, la Porte des étoiles s'active simultanément sur la planète et sur Terre, et un éclair frappe Malikai, le colonel Jack O'Neill (Richard Dean Anderson) et Teal'c (Christopher Judge) près d'un ancien autel.

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O'Neill rouvre les yeux… au SGC, dans la cafétéria, face à Daniel Jackson et Samantha Carter qui, visiblement, n'ont aucune idée de ce qu’est P4X-639. Problème : lui, il s'en souvient très bien. Et Teal'c aussi. Les médecins font tous les tests possibles, mais tout va bien.

Du moins jusqu'à ce qu'une activation non programmée de la Porte renvoie O'Neill… au même petit-déjeuner. Là, on comprend : félicitations Jack et Teal'c, vous avez gagné un ticket pour votre Jour sans fin galactique. Ils vont revivre à chaque fois les 10 dernières heures, à l'infini !

Pendant que les journées se répètent, boucle temporelle oblige, Daniel traduit les inscriptions de l'autel photo par photo, mais son cerveau oublie tout à chaque tour, ce qui, franchement, n'aide pas vraiment l'équipe.

SG1 retourne sur la planète P4X-639 et découvre que Malikai se souvient également des boucles, mais avant de pouvoir couper le courant de l'autel, O'Neill retourne au café du matin. Carter tente alors un plan brillant pour empêcher le vortex d'arriver et casser la boucle, plan qui se solde par un magnifique échec 1 fois, 2 fois… 34 fois… bref, de nombreuses fois !

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O'Neill et Teal'c en roue libre

Daniel, lui, essaie de traduire le texte encore et encore, mais c’est comme réviser pour un examen sans jamais pouvoir garder les notes. La mission est impossible pour notre scientifique préféré. Finalement, O'Neill et Teal'c comprennent qu'ils vont devoir apprendre l’alien en accéléré. C’est alors que Daniel lâche LA phrase : "Mais de toute façon, rien de ce qu’on fait dans la boucle n’a de conséquences." Monumentale erreur.

O'Neill et Teal'c vont en profiter pour se lâcher complètement, dans des séquences désopilantes ! Pour supporter la frustration d'être coincés dans une boucle temporelle, ils se lancent dans une partie de Golf à travers la Porte active ! Teal'c décide ensuite d’éliminer définitivement l'aviateur qui lui claque la porte au nez à chaque cycle : timing parfait, satisfaction maximale.

Le colonel O'Neill teste la poterie et devient carrément bon au bout de 200 essais, comme Bill Murray qui apprend le piano petit à petit dans Un Jour sans fin. Il traverse aussi la base en vélo façon Jaques Tati, et finit même par démissionner de l’Air Force juste pour avoir légalement le droit d'embrasser Carter avant la réinitialisation !

Après 3 longs mois dans cette boucle infernale, Daniel parvient enfin à reconstituer l'histoire de la planète : les Anciens avaient tenté de fuir une peste en construisant une machine temporelle… mais comme d'habitude, ils ont laissé un truc dangereux et inachevé traîner dans la nature.

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Une fin douce-amère

La team SG1 retourne à nouveau sur la planète de Malikai et découvre qu'il veut utiliser la machine pour revoir sa femme décédée. C’est finalement l'histoire tragique du propre fils de Jack O'Neill qui le convainc d'éteindre le dispositif avant de relancer encore 3 mois de folie temporelle.

De retour au SGC, l'équipe prend enfin un petit-déjeuner qui ne se réinitialisera pas. Daniel demande innocemment à O'Neill s'il a fait des choses bizarres pendant la boucle. O'Neill répond par un long regard vers Carter. Un très long regard. Et cette dernière comprend probablement très bien ce qu'il signifie.

Cet épisode de Stargate SG1 est l'un des meilleurs de la série, car il condense tout ce qui fait la force du show de science-fiction. Il combine avec brio intrigue captivante, références brillantes à la pop culture et surtout, un humour qui fait mouche, notamment via les performances exceptionnelles de Richard Dean Anderson et Christopher Judge !

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