Compostelle avec Alexandra Lamy : ce film est-il inspiré d'une histoire vraie ?
Laëtitia Forhan
Laëtitia Forhan
-Chef de rubrique cinéma
Fan de cinéma fantastique, de thrillers, et d’animation, elle rejoint la rédaction d’AlloCiné en 2007. Elle navigue depuis entre écriture d'articles, rencontres passionnantes et couvertures de festivals.

Alexandra Lamy est à l'affiche cette semaine de "Compostelle", au côté du jeune comédien Julien Le Berre. Le film de Yann Samuell est inspiré de faits réels. On vous explique.

Après Jeux d'enfants, La Guerre des boutons et plus récemment l'adaptation de la BD à succès La Guerre des Lulus, le réalisateur Yann Samuell revient avec Compostelle, dans lequel il dirige Alexandra Lamy, Julien Le Berre, Mélanie Doutey et Éric Métayer.

Le long métrage raconte l’aventure de Fred et Adam, un adolescent en rupture et une ancienne professeure. Ils ne se connaissent pas, mais grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée.

Compostelle
Compostelle
Sortie : 1 avril 2026
De Yann Samuell
Avec Alexandra Lamy, Julien Le Berre, Mélanie Doutey
Presse
2,6
Spectateurs
4,1
Séances (1 062)

Un film inspiré d'un livre d'histoires vraies

Au départ, le cinéaste souhaitait faire un film sur l’adolescence. Avec ses producteurs, Dalil Merad et Marc de Dommartin, il a donc épluché de nombreux faits divers à la recherche d’histoires à raconter. C’est alors qu’il est tombé sur le livre "Marche et invente ta vie" de Bernard Ollivier, dans lequel l’auteur évoque son programme de réinsertion par la marche grâce à son association Seuil. À la lecture du récit, le réalisateur a été ému et s’est dit qu’il y avait un film à tirer de ces expériences. Il a donc écrit un scénario inspiré de cette démarche.

Les personnages du long métrage sont en revanche totalement fictifs. Yann Samuell explique ainsi dans le dossier de presse : "Le personnage que j’ai créé est totalement fictif. Je n’ai pas rencontré le Adam du livre mais je me suis inspiré de plein d’anecdotes recueillies auprès d’autres jeunes que j’ai vus, écoutés."

Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Page Films - Apollo Films Distribution - France 3 Cinéma - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma- Artémis Productions

Certaines scènes du film sont en revanche directement inspirées de faits réels, comme celle où le personnage chante dans un monastère : " Elle est inspirée de l’histoire d’un adolescent qui était resté silencieux tout le long du chemin (…) et qui, un soir dans un monastère, s’est mis à parler, à raconter parce que, pour une fois, on s’intéressait à lui."

Le film s’inscrit donc dans une réalité sociale bien réelle, celle de jeunes en difficulté à qui l’on propose une alternative à la prison : la marche.

Le film a-t-il été tourné sur le chemin de Compostelle ?

Le film se déroule en grande partie sur le célèbre chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, un itinéraire de pèlerinage historique qui traverse la France et l’Espagne jusqu’à la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Page Films - Apollo Films Distribution - France 3 Cinéma - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma- Artémis Productions

Pour le réalisateur, ce choix n’est pas anodin : "Quand j’ai commencé à écrire, l’association proposait des marches vers de nombreuses villes en Europe, mais je voulais trouver une destination qui ait du sens. Avec Compostelle, tout le monde comprend qu’il s’agit d’un film évoquant la marche. Et puis il y a la quête intérieure sous-jacente, le chemin spirituel vers soi-même. Nous avons tourné le long de la via Podiensis en France et du Camino Francés en Espagne jusqu’à Compostelle.

Avec ce départ du Puy-en-Velay et cette trappe incroyable qui s’ouvre dans le sol de la cathédrale comme un symbole du passage de l’ombre à la lumière. C’est à ce moment que le cadre change pour élargir l’horizon. La partie de l’histoire qui précède est filmée en 4/3 pour montrer que dans leur vie d’avant ils sont bloqués entre des murs qu’ils s’imposent, comme dans un univers carcéral."

Un tournage physique

Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Page Films - Apollo Films Distribution - France 3 Cinéma - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma- Artémis Productions

Dans le film, la marche devient une forme de reconstruction personnelle. Marcher durant plusieurs semaines, à raison d’environ 25 kilomètres par jour, oblige à se dépouiller du superflu (comme le fait littéralement le personnage d’Alexandra Lamy au début du film) et à se confronter à soi-même. Le chemin devient alors un véritable parcours initiatique pour les personnages, qu’il s’agisse d’Adam ou de Fred, une épreuve qui rapprochera les deux inconnus à jamais.

Le tournage a été particulièrement physique pour toute l’équipe, qui changeait de lieu presque tous les jours et a vécu comme les marcheurs, dormant dans des gîtes et croisant des pèlerins, comme le souligne Yann Samuell : "Le tournage a été très éprouvant avec des changements de lieu quotidiens, voire plusieurs fois par jour. Le soir, au gîte, nous retrouvions des marcheurs croisés pendant le tournage, nous nous suivions sur le chemin. Nous avons fait de nombreuses rencontres passionnantes."

Compostelle est à découvrir au cinéma.

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