434 574 entrées : 2 ans plus tard, les attachants Golo et Ritchie reviennent au cinéma et nous emmènent en vacances
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Deux ans après le succès de leur premier long métrage, Golo et Ritchie sont de retour avec un second film, toujours aussi plaisant et attachant, qui nous raconte leurs vacances en Camargue.

Ça parle de quoi ?

De retour après leur premier film, Golo et Ritchie mettent le cap sur la Camargue avec les jeunes de leur quartier. Leur objectif : rénover un bateau pour offrir des vacances à d’autres enfants. Mais le rêve d’un été fraternel se heurte au réel. En quête d’indépendance, Ritchie – qui vit avec un trouble du spectre de l’autisme – s’improvise "capitaine" et s’éloigne peu à peu de Golo, mettant le chantier et leur amitié à l’épreuve. Entre rires, tensions et les premières vacances de leur ami John Café, Les Vacances de Golo & Ritchie livre une aventure profondément humaine et touchante.

Les Vacances de Golo & Ritchie
Les Vacances de Golo & Ritchie
Sortie : 22 juillet 2026 | 1h 20min
De Martin Fougerol, Ahmed Hamidi
Avec Golo , Ritchie , john Café
Presse
3,0
Spectateurs
3,0
Séances (279)

Voyage, voyage

Être star d'internet ne veut pas dire que le succès vous tendra les bras au cinéma. Beaucoup l'ont appris à leur dépens mais il y a eu quelques exceptions, et Golo et Ritchie en font partie. Suivi par 1,5 million de personnes sur Snapchat, 850 000 sur TikTok et 650 000 sur Instagram, le duo originaire du quartier de la Grande Borne à Grigny (Essone) s'est laissé tenter par l'aventure du grand écran que leur proposait le producteur Hugo Sélignac (L'Amour ouf) et les réalisateurs Ahmed Hamidi (Le Médecin imaginaire) et Martin Fougerol, et leur premier film est sorti dans nos salles pendant l'été 2024.

Au final, 434 574 personnes ont embarqué à leurs côtés pour suivre leur périple à vélo à travers la France. Et beaucoup ont découvert, grâce à ce documentaire, l'univers à la fois drôle et tendre des deux complices, et l'amitié qui unit Ritchie, atteint d’une forme légère d’autisme, et Golo depuis leur tendre enfance. "Au début, j'avais beaucoup peur de ça", nous raconte le second lorsque nous revenons avec lui sur ce succès qui n'était pas gagné d'avance. "Quand on a vu les gens qui étaient sur internet et sur les réseaux traverser ce monde-là pour arriver dans le cinéma, on a réalisé que c'était compliqué."

"Si les gens nous aimaient comme ça, ils pourraient continuer à le faire sur grand écran vu qu'on ne change pas"

"Quand on nous propose ce petit projet, de traverser la France à vélo et de rencontrer les gens, moi je voulais garder l'ADN de de Snapchat, tourner de la même manière : sans surjeu, qu'avec du direct. On appuie sur le bouton et voilà. Je voulais vraiment garder ça, car je me suis dit que si les gens nous aimaient comme ça, ils pourraient continuer à le faire sur grand écran vu qu'on ne change pas. Et ça a marché. Quand on tourne, quand Ahmed et Martin nous filment, moi je prends ça comme le prolongement de mon bras. Donc on reste dans notre nature, comme sur les réseaux, tranquille, on délire, on avance et on kiffe."

Tout en mettant beaucoup d'eux-mêmes et réalisant un rêve : "Il y a dans le film un vrai message par rapport aux gens qui sont différents de nous. C'est vrai que physiquement, quand tu le vois, il y a une différence. Mais nous, on fait avec. Pour nous, il n'y a pas de différence et c'est vraiment sur ça qu'on voulait appuyer : il ne faut pas faire de différence mais se mélanger. Peu importe la couleur, la religion, peu importe la maladie des gens. C'est très, très important. On a beaucoup besoin de ça aujourd'hui, parce que ces gens sont mis à l'écart. Beaucoup, on ne va pas se mentir. Et nous, dans le quartier, c'est comme ça qu'on s'occupe des gens : on les met avec nous, on rigole avec eux, s'il faut les insulter, on va les insulter. C'est comme ça qu'ils sont heureux."

Apollo

"Sur les réseaux, je n'ai jamais montré vraiment qui était Ritchie, ce qu'il avait ou ce qu'il faisait. Ma vie non plus je ne l'ai pas montrée. Parce que j'ai toujours gardé espoir, quand les gens nous parlaient de nos vidéos et du fait que ça les faisait rire, de trouver une porte de sortie pour les montrer sur le grand écran." Et plutôt deux fois qu'une, avec cette suite dont l'idée a émergé petit-à-petit, au fil du tournage du premier volet.

"Quand on tourne le premier film, on ne sait pas où il va. Ça n'est même pas un film pour nous : on ne sait même pas s'il va aller au cinéma, on l'imagine sur Netflix, et on le fait parce qu'on a kiffé le projet. On a kiffé de rencontrer des gens à travers l'itinéraire qu'on a fait. Moi, je voulais vraiment découvrir ça, parce que c'est vrai qu'on était beaucoup au quartier et qu'on ne sortait pas. Ça nous a fait une expérience supplémentaire et nous a permis de mieux nous connaître encore. Tu peux connaître des gens pendant 20, 30, 40 ou 50 ans, mais quand tu vas dans un autre pays et que tu te déplaces seul avec une personne, tu continues de la découvrir."

"450 000 entrées, ça n'était pas arrivé depuis longtemps pour un documentaire"

"Une fois le tournage terminé, c'était fini pour nous. Ils faisaient le montage, mais on ne les calculait pas, on a continué nos snaps et tout. Mais Hugo nous dit que les gens dans le cinéma ont kiffé. Puis ils nous montrent le film, et on kiffe de ouf, donc il nous dit qu'il y a quelque chose à faire avec ce film, et nous parle de cinéma. Et même avant ça, pendant qu'on tournait, tu avais Ahmed et Martin qui nous disaient qu'ils allaient nous emmener au cinéma. Mais je lui répondais : 'Qu'est-ce que tu me racontes, le cinéma ? On ne connaît pas, nous, on est sur Snap' (rires)"

"Et au final, 450 000 entrées, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps pour un documentaire. Avec des super retours mais des gens qui nous disent que le film est trop court. Ils en voulaient en deuxième, donc on a kiffé. Mais Ritchie il ne voulait pas en faire un autre. Il ne voulait pas venir au début." Et c'est pour cette raison que les deux amis sont séparés, dans le premier tiers, lorsque Golo part en Camargue avec les enfants de leur quartier, et que Ritchie reste en Île-de-France, avant de les rejoindre, suite aux appels insistants de son compère.

Apollo

Sans le savoir, Golo a ainsi répondu à l'une des questions que l'on se pose devant chacun des deux films : quelle part d'écriture et de mise en scène y a-t-il dans ces documentaires, surtout si l'idée est de rester dans la veine de leur vidéos prises sur le vif ? "Il y a un fil conducteur, ils nous mettent en situation, et basta ! Il se passe ce qu'il se passe, on prend ce qui vient. On ne refait pas les prises : on prend ce qui en sort, et après on passe à autre chose. Et parfois, on peut tourner pendant une journée entière, pour rien."

C'est donc cette spontanéité qui fait le charme de cette nouvelle aventure, pleine de belles valeurs, qui oscille entre rire et émotion et nous fait voyager grâce à ce duo, toujours aussi attachant et que l'on suivrait volontiers dans un troisième film. "Si on le fait, ce serait bien de le faire en Afrique !" Rendez-vous dans deux ans ?

Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris le 7 juillet 2026

Maximilien Pierrette
Dans sa tête, la comédie parfaite rassemble l’écriture de Billy Wilder, le sens du détail de Bruno Podalydès, les répliques du Splendid, l’énergie colérique de Louis de Funès, le discours social de Chaplin, les références du Palmashow, le grand n’importe quoi des ZAZ et le chaos des Marx Brothers.