Mort à 86 ans d'Olivera Katarina, star yougoslave des années 1960 et 1970 et vedette au Festival de Cannes en 1967
Partager cet article

Bien triste nouvelle pour le monde du cinéma. Olivera Katarina, principalement connue pour son rôle dans le film "J'ai même rencontré des tziganes heureux", s'en est allée à l'âge de 86 ans.

Elle était une figure majeure de la culture serbe et du cinéma yougoslave. Ce 21 juillet 2026, la star Olivera Katarina est décédée à 86 ans. Bien qu'elle s'était éloignée des caméras depuis les années 80, elle est restée une actrice importante, notamment grâce à l'un de ses rôles qui a contribué à sa renommée internationale.

J'ai même rencontré des tziganes heureux
J'ai même rencontré des tziganes heureux
Sortie : 15 novembre 2017 | 1h 32min
De Aleksandar Petrovic (I)
Avec Bekim Fehmiu, Gordana Jovanovic, Bata Živojinović
Presse
4,8
Spectateurs
3,3

Olivera Katarina, star d'un long métrage primé à Cannes, est décédée

En 1967, un film faisait sensation au Festival de Cannes. Son titre ? J’ai même rencontré des tziganes heureux du réalisateur yougoslave Aleksandar Petrovic. Cette comédie dramatique avait reçu le Grand prix spécial du jury et le Prix de la critique internationale, et avait été nommée aux Oscars. En 2017, elle avait été remise à l'honneur sur la Croisette dans la catégorie "Cannes Classics - Copies restaurées".

Dans ce film, on suit Bora (Bekim Fehmiu), un homme marié à une femme plus âgée, Lence, incarnée par Olivera Katarina. Mais un jour, il la délaisse pour une sauvageonne nommée Tissa (Gordana Jovanovic). Mais Mirta (Bata Živojinović), le beau-père de Tissa, devient son pire ennemi. La performance d'Olivera Katarina a longtemps marqué les esprits, et notamment son interprétation de la chanson Djelem, Djelem, considérée comme l'une des plus belles versions. À l'époque du film J’ai même rencontré des tziganes heureux, l'actrice n'avait que vingt-sept ans.

Une actrice et une chanteuse à la renommée internationale

Après ce rôle devenu culte, Olivera Katarina a joué dans plusieurs films, comme La Marque du diable de Michael Armstrong (1970) ou encore Goya - oder Der arge Weg der Erkenntnis de Konrad Wolf (1971). Mais c'est surtout dans sa carrière musicale que l'artiste yougoslave s'est distinguée. Il faut dire qu'Olivera Katarina — également connue sous le nom d'Olivera Vuco — savait aussi bien interpréter des chansons en grec qu'en japonais.

C'est donc une immense figure de la culture serbe qui s'éteint aujourd'hui, comme l'a rappelé le Président de la République de Serbie : "Elle était une diva authentique et charismatique dont le style d'interprétation et la voix unique ont dépassé les frontières de cette région et porté la gloire de notre culture à travers le monde".

Mégane Bouron
Mégane Bouron
Mégane Bouron apprécie tous les genres et les formats, bien qu’elle ait un penchant pour le court métrage et le cinéma jeune public. Les yeux rivés sur l’écran, elle voit rarement le temps défiler devant un film ou une série.
Sur le même sujet