Si vous regardez la nouvelle série Stuart Fails to Save the Universe, peut-être constaterez-vous que le temps passe très vite devant certains épisodes. Ceci ne tient pas forcément qu’à leur qualité, mais également à leur durée raccourcie : certains épisodes affichent en effet une durée d’à peine 15 ou 18 minutes, quand ceux de la série dont elle est le prolongement – The Big Bang Theory – duraient 22 minutes.
Ce qui change par rapport à la série originale
Le spin-off suit plusieurs personnages secondaires de la sitcom originale (dont Stuart, le vendeur de BD) plongés dans des mondes miroirs du nôtre. Empruntant les codes de la science-fiction, la série rivalise en effets spéciaux et se démarque donc de la série dont l’action se déroulait principalement dans l’appartement des protagonistes ou sur leur lieu de travail.
Pour cette raison, beaucoup suspectent que la durée raccourcie des épisodes soit d'ordre budgétaire. Mais à en croire le créateur de la série, Chuck Lorre, cela n’est pas du tout le cas. Dans un entretien accordé à Deadline, le scénariste américain révèle que la diffusion de la série sur une plateforme de streaming (HBO Max) offre davantage de liberté qu’une diffusion sur une chaîne de télévision classique (The Big Bang Theory était proposée sur CBS aux États-Unis).
Pour résumer, à l’époque de The Big Bang Theory, il était obligatoire de proposer chaque semaine un épisode de 22 minutes. Pour Stuart Fails to Save the Universe, les scénaristes peuvent choisir la durée qui leur convient. Généralement, le choix est fait de rallonger les épisodes (en streaming, les épisodes de séries dramatiques durent généralement 60 minutes, contre 42 minutes pour les séries de network).
Le temps nécessaire pour raconter une histoire
Dans le cas présent, le choix a été fait d’accorder à chaque épisode la durée nécessaire pour raconter une histoire. Et si 15 minutes suffisent, alors pourquoi rallonger l’épisode ? "On avait simplement le sentiment d'avoir raconté l'histoire correctement. En rajouter aurait été du remplissage, et le remplissage, généralement, c'est comme un hamac tendu entre deux scènes importantes — alors pourquoi faire ça s'il n'y a pas de vraie raison ?", a-t-il expliqué.
Il ajoute : "La durée historique d'une série est totalement arbitraire ; elle vient de la télévision traditionnelle, où il faut vendre une certaine quantité de pubs pour financer la création du programme, mais ce n'est plus du tout un paramètre sur les plateformes de streaming."
Voilà pourquoi la durée des épisodes de Stuart Fails to Save the Universe diffère à ce point de celle de The Big Bang Theory. Cet aspect aura-t-il un impact sur l’appréciation de la série par les fans de la franchise ? Réponse chaque semaine, en exclusivité sur HBO Max.
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