C'est l'adolescente en colère la plus connue de la littérature et du cinéma d'horreur. On ne présente plus Carrie, gamine injustement victime de moqueries et de harcèlement de la part de ses petits camarades de classe. Et Mike Flanagan – auteur génial de The Haunting of Hill House (entre autres) – a décidé de s'emparer du sujet pour une série qui verra le jour sur Prime Video.
La plateforme a dévoilé les premières images de cette toute première adaptation télé du roman culte de Stephen King. Les huit épisodes seront disponibles dès le 7 octobre.
C'est quoi déjà Carrie ?
La série est "une réinterprétation audacieuse et d’actualité de l’histoire de Carrie White, une lycéenne marginale qui a passé sa vie recluse aux côtés de sa mère autoritaire", comme le laisse entrevoir le synopsis. "Après la mort soudaine et prématurée de son père, Carrie doit faire face à l’univers inconnu du lycée public, à un scandale de harcèlement qui bouleverse sa communauté et à l’émergence de mystérieux pouvoirs télékinétiques."
C'est Summer H. Howell qui incarne Carrie White, aux côtés de Siena Agudong dans le rôle de Sue Snell et de Matthew Lillard dans celui du proviseur Grayle. La série met également en scène Samantha Sloyan dans le rôle de Margaret White, la mère abusive de Carrie.
Quelle est l'approche de Mike Flanagan ?
Pour beaucoup, Carrie est l’histoire d’une lycéenne victime de harcèlement dotée de pouvoirs télékinétiques qui a fait l’objet de nombreuses adaptations au fil des ans. Mais on retient surtout le film culte de 1976 avec Sissy Spacek.
Dans ce contexte, de nombreux fans se sont montrés sceptiques quant à la nécessité d’une nouvelle adaptation de Carrie, et Flanagan partageait initialement ce sentiment. Mais il a changé d’avis après avoir réalisé qu’au lieu de se contenter d’adapter à nouveau le livre, il pouvait en faire quelque chose de complètement nouveau.
"Il existe deux types d'adaptation : d'un côté, celle où l'on s'efforce de préserver au mieux l'œuvre originale lors de son adaptation à l'écran, et de l'autre, celle où l'on la déconstruit entièrement pour en faire quelque chose de nouveau à partir de ses éléments, et c'est précisément pour cette raison qu'on a choisi cette approche", explique-t-il dans les colonnes de USA Today.
"Ça n'avait absolument aucun intérêt d'essayer de revenir en arrière pour réaliser le genre d'adaptation qui avait déjà été faite, et de manière aussi emblématique et spectaculaire. La seule chose qu'on pouvait faire, c'était d'essayer de créer quelque chose de nouveau." poursuit-il.
Capture d'écran YouTube
Pourquoi la série est si différente du film avec Sissy Spacek ?
En réalité, Flanagan a choisi Howell précisément parce que "notre version de Carrie est tellement différente" de toutes celles qui l’ont précédée.
"La Carrie qu’on recherchait, et celle que Summer a su incarner, était un personnage empreint de curiosité, de sincérité et d’ouverture d’esprit, doté d’une délicate vulnérabilité qui cachait également une force insondable", explique-t-il, opposant cette image à la "boule de traumatismes tremblante" que les fans ont vue dans les versions précédentes.
Cela ne veut pas dire qu’il s’agissait d’un choix conscient de sa part pour se démarquer de Spacek : Summer H. Howell, qui joue depuis l’âge de 8 ans et qui a précédemment incarné Alice Pierce dans la franchise Chucky, ne connaissait même pas Carrie avant que la série ne voie le jour, et elle n’avait pas encore vu le film avec Spacek avant d’avoir terminé le tournage.
Flanagan s’est entretenu avec Spacek "à plusieurs reprises" au cours du processus et affirme que la star était "très curieuse" de savoir ce qu’il avait sous le coude. "C’était vraiment amusant de voir cette curiosité, d’abord prudente, se transformer en enthousiasme", raconte-t-il.
De son côté, Howell n’a pas encore rencontré Spacek, mais a reçu un "bonjour par SMS" de la part de la star du film de 1976.
Rendez-vous en octobre pour se faire son opinion.