La Frappe de Julien Gaspar-Oliveri
Avec Diego Murgia, Bastien Bouillon, Romane Fringeli...
De quoi ça parle ? Enzo, 19 ans et sa soeur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable.
Le saviez-vous ? Après plusieurs courts-métrages remarqués et la série Ceux qui rougissent, le réalisateur Julien Gaspar-Oliveri signe son premier long-métrage avec La Frappe. Longtemps réticent à aborder de face la question du père et de l'inceste dans ses écrits, le cinéaste a eu un véritable déclic en plein confinement.
Il se rappelle : « Une nuit en plein confinement, j'écris une scène dans laquelle le personnage va chercher cet amour-là auprès de son père... Je ne pouvais plus éviter le père. Le film est né de ce refus de l'évitement ».
Trois adieux de Isabel Coixet
Avec Alba Rohrwacher, Elio Germano, Galatea Bellugi...
De quoi ça parle ? Après une dispute sans importance, Marta et Antonio se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l'appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l'envie de vivre sans peur.
Salvation de Emin Alper
Avec Caner Cindoruk, Berkay Ateş, Feyyaz Duma...
De quoi ça parle ? Deux villages turcs, l’un à flanc de montagne, l’autre dans la plaine. Quand les habitants du bas, exilés, décident de revenir sur leurs terres, des conflits ancestraux ressurgissent avec ceux du haut. Progressivement, croyances, paranoïa et luttes de pouvoir s’exacerbent, mettant en péril la fragile cohabitation des deux communautés.
Le saviez-vous ? Pour constituer sa distribution, Emin Alper a privilégié lors des auditions des comédiens capables de parler kurde et familiers de la région. Le réalisateur en a profité pour retrouver des visages connus, notamment Berkay Ateş (qui incarne Yılmaz).
Les deux hommes avaient déjà collaboré sur le film Abluka : Suspicions en 2015, rôle pour lequel l'acteur avait d'ailleurs remporté le prix de la révélation masculine au Festival du film d'Adana.
La Dernière patiente de Rémi Bassaler
Avec Anouk Grinberg, Luàna Bajrami, Félix Lefebvre...
De quoi ça parle ? La veille de son départ à la retraite, Judith, médecin de banlieue, ouvre la porte de son cabinet à Aïda, enceinte de huit mois et en rupture de soin. Confrontée à un système de santé à bout de souffle, Judith accepte d'héberger la jeune femme et s'engage alors dans une nuit où toutes ses convictions de soignante seront mises à l’épreuve.
Lettres d'amour de ma grand-mère de Hongchun Lan
Avec Sitong Li, Yantong Wang, Shaoqing Wu...
De quoi ça parle ? Pendant des décennies, Ye Sogriu a survécu grâce aux lettres et aux mandats que son mari lui envoie depuis la Thaïlande. Lorsque son petit-fils Hiou-ui part sur les traces de son grand-père, il découvre que l’histoire derrière cette correspondance est bien différente de ce que la famille avait toujours imaginé.
The Good Sister de Sarah Miro Fischer
Avec Marie Bloching, Anton Weil, Proschat Madani...
De quoi ça parle ? Rose est très proche de son frère aîné Sam, qu’elle adore. Lorsqu’une femme accuse Sam de viol, Rose est appelée à témoigner dans le cadre d’une enquête menée à son encontre.
The Holy Boy de Paolo Strippoli
Avec Michele Riondino, Romana Maggiora Vergano, Roberto Citran...
De quoi ça parle ? Lorsque Sergio, un enseignant hanté par son passé, est muté à Remis, un petit village de montagne réputé pour être le plus heureux d'Italie, l'endroit semble idéal pour prendre un nouveau départ. Mais l’apparente quiétude de cette "vallée des sourires" cache un étrange secret : chaque semaine, les habitants se rassemblent autour de Matteo, un adolescent que l’on dit capable d'absorber la douleur des autres.
Le saviez-vous ? L'idée de The Holy Boy trouve ses origines à la fin des études du réalisateur Paolo Strippoli et de ses coscénaristes Milo Tissone et Jacopo del Giudice au Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome.
Écrit à partir de la fin de l'année 2017, le récit vise à interroger les mécanismes compensatoires que l'être humain met en place pour échapper à la souffrance. Le cinéaste explique : « Nous sommes programmés [...] pour ne pas souffrir et pour nous sentir bien ».
Gouffres et merveilles de Jean Boiron-Lajous
Avec Christine Dancausse, Jean Boiron-Lajous...
De quoi ça parle ? Le réalisateur propose un road movie à Christine, sa meilleure amie : traverser le sud de la France à la recherche d’une lettre d’adieu laissée par son père – et peut-être d’une forme d’acceptation du comportement tyrannique de sa mère. Mais rien ne se passe comme prévu.
Le saviez-vous ? Le projet trouve son origine lors du tournage de Paroles de bandits, le précédent documentaire de Jean Boiron Lajous. Christine Dancausse était alors son ingénieure du son, et leurs longs trajets en voiture pour se rendre sur les plateaux sont devenus un espace d'échange privilégié. Découvrant le passé familial complexe et la relation toxique que Christine entretenait avec sa mère, le réalisateur a d'abord proposé le film sous forme de boutade.