La Frappe est-il un bon film ? Que pensent les spectateurs de ce premier long métrage de Julien Gaspar-Oliveri présenté à Cannes ?
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Présenté en séances spéciales lors de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, "La Frappe" est actuellement en salles. Découvrez les premiers retours des spectateurs.

Après plusieurs courts métrages remarqués et la série Ceux qui rougissent, le réalisateur Julien Gaspar-Oliveri signe son premier long métrage avec La Frappe. Présenté en séance spéciale à la Semaine de la critique du Festival de Cannes 2026, il a également été récompensé au Festival du film francophone d'Angoulême 2026 du Valois de la mise en scène et du Valois du meilleur acteur pour Diego Murgia.

La Frappe
La Frappe
Sortie : 2 septembre 2026 | 1h 46min
De Julien Gaspar-Oliveri
Avec Diego Murgia, Bastien Bouillon, Romane Fringeli
Presse
3,9
Spectateurs
3,4
Séances (352)

Enzo, 19 ans et sa soeur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable. Rattrapé par son passé, Enzo doit se confronter à une vérité qu’il a trop longtemps gardée pour lui.

Qu'ont pensé les spectateurs de ce film très remarqué en festival ? Sur AlloCiné, le film obtient actuellement une moyenne de 3,6 sur 5, basée sur 68 notes et 15 critiques.

Un film coup de poing

La Frappe n'a laissé aucun spectateur indifférent. Le public salue la justesse de la mise en scène ainsi que la prestation habitée des acteurs, à commencer par Bastien Bouillon. Sa finesse et son choix de la pudeur rendent le traitement de l'inceste d'autant plus pertinent et réussi.

C67 (5/5) : "J'ai été particulièrement bouleversé par ce premier long métrage depuis sa découverte à la Semaine de la critique à Cannes. La mise en scène au plus près des corps, les comédiens qui crèvent l'écran, c'est un film qui marque et qui mérite d'être vu au cinéma !"

Direct-actu.fr du Club Allociné (5/5) : "(...) Bastien Bouillon est terrifiant dans ce film de Julien Gaspar-Oliveri. Des micro-expressions, des regards, des silences qui glacent. Le casting réunit deux jeunes talents bruts : Diego Murgia, fragile, hanté et habité par les traumatismes qui n'arrivent plus à rester silencieux. Quant à Romane Fringeli, elle marche sur le fil du rasoir, dit non et tente de tourner la page, mais ce père revient et vient progressivement faire s'effondrer le peu d'équilibre trouvé avec son frère... On retrouve également Héloïse Volle, que nous avions adorée dans Les Filles du ciel. Une réalisation minutieuse où la dégradation et l'implosion des êtres se retrouvent filmées comme c'est rarement le cas au cinéma ! (...)"

Sylvain P du Club Allociné (4,5/5) : "Filmé au plus près des visages pour en capter les émotions et contribuer à une atmosphère claustrophobique, La Frappe est un uppercut d'une rare précision. Enzo (Diego Murgia, impérial dans un rôle difficile) accueille son père qui sort de prison. On comprend qu'il a été, avec sa sœur, victime d'inceste de la part de ce père envoûtant. Les parcours des victimes, si différents, se répondent comme au ping-pong. On en sort secoué."

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LLDS76 (4,5/5) : "Un film hyper fort qui m'a remué dans tous les sens. Un casting de très haut niveau, avec des performances incroyables. Ce silence écrasant est si vrai. Merci pour ce sujet, ce traitement et ce scénario, quoi ! J'ai aussi été subjugué par l'image, les rendus de peau, la lumière crue et douce à la fois, les cadrages des visages toujours justes, signifiants et puissants. Un grand premier film !"

Arthur Brondy du Club Allociné (4/5) : "C'est le film coup de poing de la rentrée. Julien Gaspar-Oliveri signe un premier long métrage brillant, affrontant le délicat sujet de l'inceste. Enzo et Carla sont frère et sœur. Lorsque leur père Anthony est libéré de prison, Enzo cherche à rétablir un lien familial. Mais l'illusion ne va pas résister à la réalité des traumatismes. Le film est fort car il parvient à plonger le spectateur dans le malaise des souvenirs. Sans presque jamais aborder frontalement le sujet, on comprend le drame qui a frappé la vie des jeunes personnages : l'emprise, le charisme, le secret, la violence. C'est puissant, impressionnant. Mention spéciale aux compositions de Delphine Malausséna, qui apportent au film un élan d'émotions supplémentaire."

Entre silence et pudeur

Certains spectateurs ont eu du mal à s'accommoder des non-dits et des silences du film. Sa mise en scène est parfois jugée trop démonstrative, manquant de la subtilité nécessaire pour traiter un sujet aussi lourd.

Sagis (3/5) : "Le film et le thème m'ont mis mal à l'aise, but recherché sans doute pour installer l'état d'esprit des deux jeunes personnages. De bonnes scènes, d'autres moins, je pense être passé à côté du film. Ou pas."

Traversay1 du Club Allociné (2,5/5) : "On aurait aimé apprécier davantage le premier long métrage de Julien Gaspar-Oliveri, mais quelque chose résiste au contact de ses personnages qui s'expriment peu et oscillent entre tendresse et animosité. Le film tarde à faire apparaître tous les éléments de compréhension de l'intrigue, et en particulier les relations entre un frère et une sœur et celles de ceux-ci avec leur père qui sort de prison. D'emblée, le réalisateur s'attarde en plans très serrés sur la peau de ses deux jeunes protagonistes. Tout le film sera marqué par des gros plans de visages, comme élément essentiel de mise en scène.

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On sait où cette dernière souhaite nous emmener, au plus près des corps, dans un rapport épidermique qui a du sens par rapport aux traumatismes du passé. Mais cette volonté paraît trop évidente et démonstrative, sans laisser l'espace nécessaire pour prendre du recul et mieux comprendre le déni, la violence ou la haine. Le sujet est important et rarement traité dans le cinéma français, mais davantage de dialogues et beaucoup moins de gros plans auraient peut-être permis de rendre le film plus poignant. Après, c'est le parti pris de son réalisateur, et la seule chose qu'on ne peut lui reprocher est d'avoir été jusqu'au bout fidèle à la forme qu'il entendait donner à son récit, âpre jusque dans ses anfractuosités."

Paris10 (2/5) : "Un film sur l'inceste qui ne sait pas comment affronter son sujet. Dommage, malgré sa dureté, la mise en scène est de grande qualité."

Benoit C. (2/5) : "Ça ne prend absolument pas, le film paraît long, on comprend ce qui va se passer au bout de 30 minutes. Le sujet est important, c'est bien. Mais le contenu autour est vraiment moyen."

Ithurria Annie (1/5) : "Film très, très long, beaucoup de longueurs, je me suis vraiment ennuyée, l'histoire n'a ni queue ni tête. Je ne comprends même pas comment on peut financer un film de la sorte, on ne comprend rien de rien à l'histoire, nul, nul, nul. C'est le premier film que je vois d'aussi inintéressant."

En résumé

La Frappe séduit par l'efficacité de sa mise en scène dans la gestion de l'émotion et du non-dit, gestion portée par un choix risqué mais salué : ne jamais montrer la violence. Le casting est unanimement salué pour l'intensité de ses interprétations mises au service d'un traitement de l'inceste jugé brillant et nécessaire. Le film divise cependant sur son rythme, parfois perçu comme lent ou trop démonstratif.

La Frappe est actuellement en salles.

Gaëlle Robert
Gaëlle Robert
-Pigiste
Une fourchette dans une main, les yeux sur l’écran, Gaëlle Robert est une vraie cinéphage. Journaliste gastronomique le jour, spectatrice assidue la nuit, elle dévore aussi bien les assiettes que les films. Ses péchés mignons : les teen movies et l’animation, qu’elle engloutit sans modération.
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